Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'étudiant encagé — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'étudiant encagé
Chapitre 10
Les vacances étaient terminées. Je n'avais pas revu Clara. Ni Aglaé. Seule Clotilde était venue me faire ses adieux.
‒ On se reverra, hein ?
Elle avait l'air d'y tenir beaucoup.
On se reverrait. Peut-être, oui.
‒ On se reverra, hein ?
Elle avait l'air d'y tenir beaucoup.
On se reverrait. Peut-être, oui.
Rentrer à Paris, cela signifiait d'abord et avant tout, rendre visite à l'infirmière. Avec qui j'ai pris sans tarder rendez-vous. Un rendez-vous que je n'ai pu obtenir que pour le mercredi de la semaine suivante.
‒ Je suis complètement débordée en ce moment.
Près de quinze jours d'attente. Ce qui ne m'a pas, bizarrement, contrarié plus que ça. Je m'étais accoutumé à ma cage et à la frustration qu'elle impliquait. Frustration pour laquelle je finissais, pour tout dire, par éprouver une certaine fascination.
‒ Par contre, envoie-moi deux photos de toi. L'une habillée et en pied, l'autre de ton visage en gros plan.
‒ Des photos ? Pour quoi faire des photos ?
‒ Tu verras bien.
Et elle a raccroché.
‒ Je suis complètement débordée en ce moment.
Près de quinze jours d'attente. Ce qui ne m'a pas, bizarrement, contrarié plus que ça. Je m'étais accoutumé à ma cage et à la frustration qu'elle impliquait. Frustration pour laquelle je finissais, pour tout dire, par éprouver une certaine fascination.
‒ Par contre, envoie-moi deux photos de toi. L'une habillée et en pied, l'autre de ton visage en gros plan.
‒ Des photos ? Pour quoi faire des photos ?
‒ Tu verras bien.
Et elle a raccroché.
* * *
Elle m'a fait asseoir.
‒ Alors, ces vacances ? Pas trop dur ? Pas trop de tentations ?
Non. Ça avait été.
‒ Bien. L'activité sexuelle est une excellente chose à condition de ne pas en abuser, qu'elle ne devienne pas un handicap. Tu finiras, à terme, par arriver à te maîtriser totalement, tu verras. Et la cage ne sera plus vraiment nécessaire. Bon, mais on n'est pas encore là. Chaque chose en son temps.
‒ Alors, ces vacances ? Pas trop dur ? Pas trop de tentations ?
Non. Ça avait été.
‒ Bien. L'activité sexuelle est une excellente chose à condition de ne pas en abuser, qu'elle ne devienne pas un handicap. Tu finiras, à terme, par arriver à te maîtriser totalement, tu verras. Et la cage ne sera plus vraiment nécessaire. Bon, mais on n'est pas encore là. Chaque chose en son temps.
Elle a extirpé deux photos de son tiroir. Qu'elle a posées sur le bureau entre nous. Une fille. Une jeune. D'à peu près mon âge. Châtain clair. Aux yeux noisette. Pas vraiment jolie, non, mais avec beaucoup de charme.
‒ T'en penses quoi ?
Ce que j'en pensais ? Ben, elle était ravissante. Pourquoi ?
‒ Elle a, tout comme toi, une libido particulièrement envahissante. Qui a nécessité la pose d'une ceinture de chasteté.
Ah ? Je me demandais bien où elle voulait en venir, là.
‒ Quand je la désincarcère et qu'elle se masturbe, elle imagine alors systématiquement qu'elle se fait prendre, à la hussarde, par un mâle en rut qu'on vient tout juste de libérer de sa cage.
Ça commençait à devenir intéressant. Très intéressant.
‒ Un fantasme que je peux l'aider à réaliser. J'ai ce qu'il faut sous la main. Toi ! Entre autres. Je lui ai montré un certain nombre de photos. Ce sont les tiennes qui ont retenu son attention. Donc, si, de ton côté, le cœur t'en dit…
Un peu que le cœur m'en disait ! Un peu !
‒ Dans ces conditions…
Et elle a inscrit un numéro de téléphone sur un bout de carton.
‒ Appelle-la ! Faites connaissance ! Et si le courant passe…
Elle s'est levée, dirigée vers la porte, m'a tendu la main.
‒ Tiens-moi au courant !
‒ Mais…
‒ Mais quoi ?
‒ Vous me libérez pas ?
‒ Ah, ben non ! Non. Pas aujourd'hui. Que tu sois le plus en forme possible si, ce que je crois, il doit y avoir mèche entre vous.
‒ T'en penses quoi ?
Ce que j'en pensais ? Ben, elle était ravissante. Pourquoi ?
‒ Elle a, tout comme toi, une libido particulièrement envahissante. Qui a nécessité la pose d'une ceinture de chasteté.
Ah ? Je me demandais bien où elle voulait en venir, là.
‒ Quand je la désincarcère et qu'elle se masturbe, elle imagine alors systématiquement qu'elle se fait prendre, à la hussarde, par un mâle en rut qu'on vient tout juste de libérer de sa cage.
Ça commençait à devenir intéressant. Très intéressant.
‒ Un fantasme que je peux l'aider à réaliser. J'ai ce qu'il faut sous la main. Toi ! Entre autres. Je lui ai montré un certain nombre de photos. Ce sont les tiennes qui ont retenu son attention. Donc, si, de ton côté, le cœur t'en dit…
Un peu que le cœur m'en disait ! Un peu !
‒ Dans ces conditions…
Et elle a inscrit un numéro de téléphone sur un bout de carton.
‒ Appelle-la ! Faites connaissance ! Et si le courant passe…
Elle s'est levée, dirigée vers la porte, m'a tendu la main.
‒ Tiens-moi au courant !
‒ Mais…
‒ Mais quoi ?
‒ Vous me libérez pas ?
‒ Ah, ben non ! Non. Pas aujourd'hui. Que tu sois le plus en forme possible si, ce que je crois, il doit y avoir mèche entre vous.
* * *
Aussitôt rentré chez moi, après avoir vérifié que j'étais bien seul à la maison, je me suis empressé de l'appeler.
‒ Allô…
‒ Oui ?
‒ Bonjour. C'est l'infirmière qui m'a donné votre numéro et…
‒ Vous devez vous tromper. Je ne connais aucune infirmière.
Et elle a raccroché.
J'ai contemplé mon téléphone, perplexe. J'ai vérifié que j'avais correctement composé le numéro qui m'avait été donné. C'était bien le bon. Sans doute s'était-elle emmêlé les pinceaux dans les chiffres. J'ai essayé de l'appeler. Ça ne répondait pas. J'ai recommencé. Tous les quarts d'heure. Sans succès. Tant pis. On verrait ça ultérieurement.
Aussitôt rentré chez moi, après avoir vérifié que j'étais bien seul à la maison, je me suis empressé de l'appeler.
‒ Allô…
‒ Oui ?
‒ Bonjour. C'est l'infirmière qui m'a donné votre numéro et…
‒ Vous devez vous tromper. Je ne connais aucune infirmière.
Et elle a raccroché.
J'ai contemplé mon téléphone, perplexe. J'ai vérifié que j'avais correctement composé le numéro qui m'avait été donné. C'était bien le bon. Sans doute s'était-elle emmêlé les pinceaux dans les chiffres. J'ai essayé de l'appeler. Ça ne répondait pas. J'ai recommencé. Tous les quarts d'heure. Sans succès. Tant pis. On verrait ça ultérieurement.
* * *
Je venais tout juste de m'endormir quand mon portable a vibré.
‒ C'est moi ! La fille à la ceinture de chasteté. Ariane. Désolée, mais je pouvais pas te parler librement quand t'as appelé tout à l'heure. J'étais en réunion. Ça aurait fait sacrément désordre. Bon, mais ça va ? Tu m'as pas trouvé trop moche alors, vu que t'as accepté.
‒ Hein ? Ah, mais non ! Non. Pas du tout. Au contraire.
‒ Donc, toi, de ton côté, t'es en cage. Ça fait longtemps ?
‒ Depuis la fin de l'année dernière.
‒ Ah, quand même ! Plus que moi, alors ! Moi, c'est depuis janvier. Comment ça s'est décidé pour toi ?
‒ Mes résultats universitaires étaient calamiteux.
‒ Et t'as décidé de prendre le taureau par les cornes.
‒ C'est-à-dire que… non… ça s'est pas vraiment passé comme ça. C'est ma mère, qui avait parfaitement compris de quoi il retournait, qui a contacté l'infirmière.
‒ Excellente initiative ! Quand il faut, il faut. Tu te branlais beaucoup ?
‒ Tous les jours. Et même, des fois, plusieurs fois par jour. C'était une drogue. Une véritable drogue.
‒ Tout comme moi. Je passais ma vie à ça. Partout. Tout le temps. J'y consacrais mes journées. Et mes nuits. J'avais une gueule de crevée. Et j'avais pas que la gueule. Je l'étais. Au point que j'ai failli perdre ma place. Au boulot, j'étais au radar. Je faisais connerie sur connerie. C'était plus possible. On me l'a bien fait comprendre. Et j'ai fait ce qu'il fallait. La mort dans l'âme, mais je l'ai fait. Mais que ça a été dur ! Bon sang, que ça a été dur. Ça l'est encore !
‒ Qui c'est qu'a ta clef ?
‒ L'infirmière, bien sûr ! Et puis une collègue. Beaucoup plus âgée que moi. À laquelle je me suis ouverte de tout ça. Et à qui je l'ai confiée. Qu'est-ce que j'ai pu, par la suite, la supplier de me la restituer ! Ne fût-ce que pour quelques heures. Elle n'a jamais voulu. Intransigeante. « Seulement en cas de force majeure. On en est loin. » Ce que j'ai pu la détester. Mais elle a raison. Évidemment qu'elle a raison. Bon, mais tu veux qu'on fasse quoi ?
‒ Comment ça ?
‒ On se voit avant pour discuter et faire plus ample connaissance ou bien on attend de se retrouver chez l'infirmière ?
‒ Je sais pas. Qu'est-ce tu préfères, toi ?
‒ Je suis partagée.
Elle a marqué un long temps d'arrêt.
‒ Mais quand même ! J'aimerais autant qu'on se voie. Chez moi. Demain soir. Sept heures. Je te mettrai mon adresse en SMS.
Elle a poussé un profond soupir.
‒ Comment ça m'a excitée de parler de tout ça avec toi ! Je suis trempée. Et je peux pas me soulager. À part me tripoter les seins. Sauf que ça fait encore pire comme résultat. T'en peux plus. C'est une torture.
Et elle a conclu.
‒ Finalement, t'es un vrai salaud, toi, si on y réfléchit bien, de me mettre dans des états pareils alors que je suis complètement réduite à l'impuissance.
‒ C'est moi ! La fille à la ceinture de chasteté. Ariane. Désolée, mais je pouvais pas te parler librement quand t'as appelé tout à l'heure. J'étais en réunion. Ça aurait fait sacrément désordre. Bon, mais ça va ? Tu m'as pas trouvé trop moche alors, vu que t'as accepté.
‒ Hein ? Ah, mais non ! Non. Pas du tout. Au contraire.
‒ Donc, toi, de ton côté, t'es en cage. Ça fait longtemps ?
‒ Depuis la fin de l'année dernière.
‒ Ah, quand même ! Plus que moi, alors ! Moi, c'est depuis janvier. Comment ça s'est décidé pour toi ?
‒ Mes résultats universitaires étaient calamiteux.
‒ Et t'as décidé de prendre le taureau par les cornes.
‒ C'est-à-dire que… non… ça s'est pas vraiment passé comme ça. C'est ma mère, qui avait parfaitement compris de quoi il retournait, qui a contacté l'infirmière.
‒ Excellente initiative ! Quand il faut, il faut. Tu te branlais beaucoup ?
‒ Tous les jours. Et même, des fois, plusieurs fois par jour. C'était une drogue. Une véritable drogue.
‒ Tout comme moi. Je passais ma vie à ça. Partout. Tout le temps. J'y consacrais mes journées. Et mes nuits. J'avais une gueule de crevée. Et j'avais pas que la gueule. Je l'étais. Au point que j'ai failli perdre ma place. Au boulot, j'étais au radar. Je faisais connerie sur connerie. C'était plus possible. On me l'a bien fait comprendre. Et j'ai fait ce qu'il fallait. La mort dans l'âme, mais je l'ai fait. Mais que ça a été dur ! Bon sang, que ça a été dur. Ça l'est encore !
‒ Qui c'est qu'a ta clef ?
‒ L'infirmière, bien sûr ! Et puis une collègue. Beaucoup plus âgée que moi. À laquelle je me suis ouverte de tout ça. Et à qui je l'ai confiée. Qu'est-ce que j'ai pu, par la suite, la supplier de me la restituer ! Ne fût-ce que pour quelques heures. Elle n'a jamais voulu. Intransigeante. « Seulement en cas de force majeure. On en est loin. » Ce que j'ai pu la détester. Mais elle a raison. Évidemment qu'elle a raison. Bon, mais tu veux qu'on fasse quoi ?
‒ Comment ça ?
‒ On se voit avant pour discuter et faire plus ample connaissance ou bien on attend de se retrouver chez l'infirmière ?
‒ Je sais pas. Qu'est-ce tu préfères, toi ?
‒ Je suis partagée.
Elle a marqué un long temps d'arrêt.
‒ Mais quand même ! J'aimerais autant qu'on se voie. Chez moi. Demain soir. Sept heures. Je te mettrai mon adresse en SMS.
Elle a poussé un profond soupir.
‒ Comment ça m'a excitée de parler de tout ça avec toi ! Je suis trempée. Et je peux pas me soulager. À part me tripoter les seins. Sauf que ça fait encore pire comme résultat. T'en peux plus. C'est une torture.
Et elle a conclu.
‒ Finalement, t'es un vrai salaud, toi, si on y réfléchit bien, de me mettre dans des états pareils alors que je suis complètement réduite à l'impuissance.
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Commentaires ()
Mais j'aime quand même beaucoup cette histoire j'adorerais qu'elle continue plus longtemps.