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Couverture de Cage Rose & Strings Trempés, par JonBirdAuteur
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trans & QIA+ Orientation principale dans ce chapitre

Cage Rose & Strings Trempés — Chapitre 26 · Partie 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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JonBirdAuteur
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Cage Rose & Strings Trempés

Chapitre 26 · Partie 2

Je regardai le plafond avec ses moulures blanches que la lumière de la rue découpait en ombres molles, je les connaissais par cœur depuis que j'avais emménagé ici, six mois plus tôt, dans cet appartement du Marais qui sentait la cire et les vieux rideaux.
Le parquet en chêne huilé luisait faiblement sous la fenêtre entrouverte. Dehors, le Marais respirait encore, quelques voix lointaines, un scooter.
Tiffany se redressa.
Son dos m'apparut d'abord, cette colonne vertébrale que je connaissais par cœur, les épaules rondes, la nuque dégagée par sa tresse défaite. Ses cheveux châtains retombaient en désordre sur ses omoplates. Elle pivota légèrement, et je vis la ligne de son flanc, la courbe généreuse de sa hanche, les vergetures nacrées que j'aimais tracer du bout de l'index.
— On a fini, dit-elle.
Sa voix était calme. Pas froide. posée.
Je fixai le baldaquin imaginaire au-dessus de moi et laissai échapper un souffle court.
— Déjà ?
La cage était là, comme toujours, serrée contre moi, fidèle et cruelle. Je la sentais à chaque battement de sang. Quelque chose cognait contre le métal, avec cette obstination de muscle qui ne comprend pas encore les règles du jeu.
— J'étais sur le point de jouir, ajoutai-je.
Tiffany se tourna vers moi. Dans la demi-pénombre, ses yeux marron clair brillaient avec cet éclat particulier qu'ils prenaient quand elle savait exactement ce qu'elle faisait. Elle était nue, assise en tailleur sur le drap, et les poils châtains de ses jambes captaient la lumière comme une fourrure douce, naturelle, qui faisait partie d'elle au même titre que ses fossettes ou son rire.
— La dernière fois, tu m'as dit la même chose, dit-elle. Je t'ai pénétré pendant quinze minutes et rien ne s'est passé. Hugo. Je te connais.
Je n'avais rien à répondre à ça. Elle avait raison, elle avait toujours raison sur ces choses-là, et c'était précisément ce qui me rendait fou.
— Délivre-moi alors, murmurai-je. Amuse-toi. Fais-moi jouir le plus possible.
Elle secoua la tête, sans brusquerie, avec une sorte de tendresse amusée.
— Non. J'en ai pas envie.
Je sentis quelque chose se contracter en moi, pas de la colère, quelque chose de plus complexe, de plus honteux, de plus délicieux.
— Demain tu pars pour six mois, dis-je. Et tu m'accordes même pas une libération.
Tiffany inclina légèrement la tête. Ses sourcils épais, jamais épilés, jamais travaillés, formèrent un arc interrogateur. Elle posa une main sur sa propre cuisse, cette main forte aux ongles courts, aux doigts solides qui avaient soulevé des cartons toute la journée et qui savaient aussi, quand elles le voulaient, exactement où appuyer.
— Je croyais que tu aimais ça, dit-elle doucement. Rester enfermé en cage de chasteté quand on fait l'amour.
Je déglutis.
— C'est vrai.
— Alors où est le problème ?
Il n'y en avait pas. Je le savais. Elle le savait. Mais le corps, lui, ne savait rien de tout ça. Mon corps épilé, lisse, pâle, des épaules jusqu'aux chevilles, cette peau claire sans un poil que je soignais par habitude autant que par désir de plaire, mon corps réclamait quelque chose que la tête avait accepté de remettre à plus tard.
— Aucun, dis-je enfin. Je ne veux pas qu'on se fâche.
Un sourire s'ouvrit sur son visage. Un vrai sourire, les dents légèrement de travers, les lèvres pulpeuses retroussées sur quelque chose de sincère.
— Je suis pas fâchée. J'adore quand tu es frustré comme ça. Je me sens désirable.
Elle dit ça simplement, sans fausse modestie et sans provocation calculée. C'était l'une des choses que j'aimais chez elle, cette manière d'habiter son corps sans excuses, avec ses poils et ses vergetures et ses kilos qu'elle ne comptait jamais. Elle se leva du lit pour attraper son verre d'eau sur la table de chevet en marbre, et je regardai ses cuisses, la légère toison sombre sur ses mollets, ses hanches qui bougeaient avec cette assurance calme.
— Si tu veux vraiment jouir, reprit-elle en se rasseyant, tu peux utiliser un vibrateur ou un plug anal.
— J'aime pas trop ça.
Elle me regarda avec cet œil vif, ce regard curieux qui fouillait.
— Tu veux des sextoys de mec, c'est ça ?
Elle éclata de rire, ce rire un peu fort, un peu bruyant, entier. Et malgré moi, ou peut-être à cause de moi, je ris aussi. La cage me serra encore un coup et je ris quand même.
— Ouais, avouai-je.
Elle reposa son verre. Croisa les bras sous sa poitrine généreuse. Son aisselle révéla une touffe sombre que la lumière de la rue rendit presque dorée.
— Pendant mon absence, dit-elle, j'ai pensé à quelque chose.
Elle marqua une pause, comme si elle pesait encore le mot.
— Léa.
Un silence. Pas d'hésitation dans ses yeux, mais quelque chose de plus attentif que d'habitude, cette façon qu'elle avait de regarder sans ciller quand elle voulait voir ma réaction avant de continuer.
— Elle est prête. Avec moi à six cents kilomètres pendant six mois, il faut bien que quelqu'un ait les clefs. Pour le reste, libre à toi d'aller plus loin avec elle ou pas.
— Ça ne te dérange pas trop ? demandai-je.
— Non. Puisque c'est moi qui te le propose. Et si tu me le demandes, je peux m'engager à coucher avec aucun mec pendant mon absence.
Quelque chose se déplaça dans ma poitrine. Quelque chose d'étrange, d'un peu sacrificiel, d'un peu galant.
— Si je m'amuses avec Léa, dis-je lentement, t'as le droit de coucher avec des mecs. Mais ça doit être des hommes alpha. Avec une grosse bite.
Elle me regarda, une seconde, deux secondes.
— T'inquiète, dit-elle.
— Et dis-leur que t'es en couple. Que c'est uniquement pour le sexe. Donc tu dois pas simuler un orgasme.
Elle baissa les yeux vers moi avec une expression que je ne saurais jamais tout à fait décrire. Quelque chose entre l'attendrissement et l'envie de se moquer, mais doucement.
— C'est mignon, dit-elle. Je promets tout ça.
Elle se pencha, et ses cheveux retombèrent sur mon visage comme un rideau tiède. Elle déposa un baiser sur mon front.
— Bonne nuit, Hugo.
Je restai immobile une seconde.
— Je peux dormir avec toi cette nuit ?
— J'ai besoin de dormir. Et je me lève tôt demain matin. Toi, t'es tellement excité que tu dormiras pas.
— C'est pas faux.
Elle sourit encore une fois, et je me redressai.
Avant de partir, je l'embrassai. Longtemps. Ses lèvres naturellement roses, sans gloss, l'odeur de sa peau mélangée à quelque chose de chaud et de dormeur. Je sentis la cage se rappeler à moi avec une insistance brutale, ce choc sourd contre le métal, ce refus méthodique du corps de comprendre les règles. Je voulais me branler. L'idée traversa mon esprit avec une clarté chirurgicale, la vitesse à laquelle ça aurait pu aller, les vingt secondes peut-être, la façon dont j'aurais posé le front contre le mur froid du couloir. Mais non. Pas ce soir. Ce soir n'était pas pour ça.
Je traversai l'appartement pieds nus. Le parquet du salon craqua sous mes talons. La vieille carte de Paris encadrée me regarda passer depuis le mur, ses rues mortes depuis un siècle. Je fermai doucement la porte de ma chambre.
Je m'allongeai sur le dos dans le noir.
La cage était là, serrée, chaude de toute cette chaleur inutile. Je glissai une main le long de mon ventre, cette peau lisse, épilée, que je reconnus sous mes paumes comme on reconnaît un territoire familier. Je me caressai à travers le métal, doucement, stupidement, conscient de l'inutilité parfaite du geste. Il y avait du liquide, un peu, cette humidité tiède qui ne mène nulle part.
J'étais trempé.
J'étais excité à un point qui rendrait le sommeil improbable pendant encore une heure au moins.
Demain, Tiffany partirait avec sa tresse, ses grandes valises, ses jambes poilues dans un jean, ce sourire de travers qui savait tout. Léa aurait les clefs. Et moi je serais là, dans cet appartement du Marais avec ses moulures et son lustre en cristal et ses rideaux en soie ivoire, à attendre que quelqu'un me dise quoi faire.
Je fixai le plafond dans le noir.
Il me fallut du temps pour m'endormir.
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DirtyEyes
12 juin 2026 à 16:30
Super, la suite me met en appétit, j'ai hâte de recevoir ma cage pour lire les autres chapitres dans les meilleures conditions
Soyez respectueux
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