Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie sexuelle d'Amélia — Chapitre 30 · Nathalie et Amélia, nues et amantes
Auteur
La vie sexuelle d'Amélia
Chapitre 30 · Nathalie et Amélia, nues et amantes
Résumé
Nathalie a invité Amélia à une promenade sur son bateau. Amélia a fait l'amour avec Yves, un jeune marin employé par Nathalie.
À Houlgate, Yves et son amie Karine, enceinte, sont invités à déjeuner sur le bateau de Nathalie. La jeune femme n'est pas dupe...
Nathalie a invité Amélia à une promenade sur son bateau. Amélia a fait l'amour avec Yves, un jeune marin employé par Nathalie.
À Houlgate, Yves et son amie Karine, enceinte, sont invités à déjeuner sur le bateau de Nathalie. La jeune femme n'est pas dupe...
--------------------------------------------------------------------------
Karine
La sole normande est délicieuse, très bien préparée par Nathalie, fine cuisinière. On lui en fait compliment.
— Le vin est bon, remarque Yves, et il examine l'étiquette.
— Je l'ai acheté chez le marchand de vin du marché. Il me l'a conseillé. Nous en avons mis un peu dans la crème fraîche de la sauce.
— Je l'ai acheté chez le marchand de vin du marché. Il me l'a conseillé. Nous en avons mis un peu dans la crème fraîche de la sauce.
La table est petite. Yves a du mal à détacher son regard de mes longues cuisses nues. Je remarque les jambes croisées de Karine. La robe est partiellement retroussée. Elle a des genoux magnifiques et sa chair est si jeune... Je remarque que la peau, parfaitement lisse, est parsemée des points rouges d'une épilation toute récente...
Nathalie et moi nous levons pour débarrasser. Karine prend un ton sans réplique :
— Yves, va aider Nathalie, s'il te plaît. Yves ? Va aider Nathalie à débarrasser, s'il te plaît.
Et elle me fait signe de rester.
— Amélia, tu es une fille très sympa et aux mœurs libres, c'est super. Et aussi une très belle femme. J'ai apprécié ton invitation. Je ne suis pas tombée de la dernière pluie. Je ne sais pas ce que tu as fabriqué avec Yves et je ne veux pas le savoir : il est tout drôle depuis hier soir. Je tiens à lui et je ferai ce qu'il faut pour le garder, d'autant plus que je suis enceinte. J'en ai eu, des femmes trompées par leur mari, parmi mes patientes : je me suis juré qu'il n'y aurait jamais de cela chez moi ! Alors s'il y a eu quelque chose, ce sera la seule fois, OK ?
Extrêmement humiliée de me faire parler ainsi par une gamine, je rougis comme une pivoine. Moi qui projetais de nous rassembler nus tous les quatre dans la cabine après le café... C'est ma première rebuffade : depuis que je suis jeune ou plutôt depuis que j'ai quitté Odile (1), j'ai eu toutes les femmes et les quelques hommes que j'ai voulus... Comme prise en faute, bien que sincèrement convaincue de ne rien avoir fait de mal, je balbutie :
— Chérie, il ne s'agit que de sexe, c'est une chose tellement naturelle, c'est pour la santé et l'équilibre...
Elle a cessé de sourire.
— Je n'ai sans doute pas été claire : demain il vous reconduira à Deauville. Si tu as le malheur de t'approcher de lui, sexuellement, je veux dire, je le saurai et je te promets de t'arracher les yeux !
Je ne me suis jamais trouvée dans ce genre de situation. Le cœur battant, peu habituée à ce genre de discours, je réponds :
— Message reçu, chérie...
Soudain en colère, j'ajoute avec une rage contenue :
— Garde-le, ton Yves : j'ai un mari, un petit garçon, un couple et plusieurs amantes et je n'ai pas envie de changer pour un garçon qui a vingt-cinq ans de moins que moi !
Et je me retiens de dire car la vue de son petit ventre rond freine mon élan : si je le voulais, je te le prendrais sans problème, quand, où et comme je le voudrais...
Nathalie et Yves reviennent avec le fromage, autre spécialité du pays.
— De quoi parliez-vous ?
— De... de sexe. Karine m'a appris des choses surprenantes...
— De... de sexe. Karine m'a appris des choses surprenantes...
(1) (Voir « La Femme de chambre »)
-----------------------------------------------------------------------------------------
Nathalie et Amélia, nues et amantes
Ils sont repartis dans la Twingo de Karine. Yves reviendra demain matin pour reconduire le bateau à Deauville. Je suis frustrée et irritée : j'avais envie d'être pénétrée en présence des deux femmes, un désir lancinant, d'autant plus fort qu'il est contrarié. Il n'y avait pourtant pas de quoi faire un plat : dans le scénario que j'avais construit, Yves aurait d'abord fait l'amour avec sa femme et j'aurais moi-même introduit le sexe du garçon dans le vagin de Karine : simple question de courtoisie élémentaire et c'est un geste tellement sensuel... Il aurait ensuite pénétré sa patronne puis moi : pour un garçon si jeune, c'était faisable. Il m'aurait fait une anale : je me mords les lèvres tellement l'idée m'excite. Nathalie m'observe et m'embrasse tendrement.
— Tu as les pupilles dilatées et les lèvres gonflées et sombres, chérie...
Le minuscule string de mon bikini est trempé à tordre, terriblement odorant et j'en suis gênée : je suis une vraie femelle en chaleur... Je vais dans la cabine et je l'enlève, le fourrant dans mon sac de linge à laver et je le troque contre l'un de mes micro-shorts. Je me laverai à fond à Maisons-Alfort. Je remonte et nous achevons de remettre le bateau en ordre. Le ménage sera achevé par Yves, celui qu'on fait sur les bateaux quels qu'ils soient, un ménage de marin, soigné, obsessionnel, rendant l'embarcation « propre comme un salon », comme disait George Sand (1).
Je me retrouve avec mon amante encore toute nouvelle. Elle est mûre, sensuelle... Comme c'est bon, une femme, comme c'est reposant, doux, sans risque... Il n'y a qu'à aimer et se laisser aller à une volupté infinie... Bien que... Je décide d'avoir envie d'une femme, d'avoir envie d'elle.
Le temps change : nous sommes en Normandie, le ciel se couvre et une légère pluie tombe. Nous nous réfugions dans la cabine et après un dîner composé des restes, salade, pain, fromage et tarte, nous nous engouffrons nues dans l'étroite et chaude couchette.
Tout cela me permet de recadrer le but de ce week-end : Nathalie est une très belle femme et une merveilleuse amante. Nos cuisses s'entremêlent et nous nous enlaçons pour un baiser profond et interminable : sa langue est grosse et agile et j'en mouille abondamment de plaisir. Ses doigts habiles viennent explorer mon sexe et mon anus épilés et j'en crie de plaisir, blottie dans sa chair plantureuse, mes seins contre les siens.
— Chérie... Oui, comme ça, continue...
S'enduisant les doigts d'une noisette de lubrifiant, elle rentre un doigt dans mon anus, puis deux. Les mains sur les belles fesses rebondies et parsemées de douces fossettes de mon amie, je me laisse aller à la jouissance et je bascule vers l'orgasme, criant sans retenue et tant pis pour ce qu'on pensera dans les bateaux voisins !
Mon cerveau, entièrement occupé par le plaisir, n'est plus qu'un organe sexuel, un objet de luxure.
À suivre
(1) « Un hiver à Majorque »
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()