Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Road movie — Chapitre 8 · Les aveux de Louise
Auteur
Road movie
Chapitre 8 · Les aveux de Louise
Ce n'est pas d’avoir à leur expliquer ce qui s'est passé qui me gêne, c'est d'être obligée de m'en souvenir. Se souvenir de Warren, de sa brutalité, de la façon dont il m'a traitée, prise de haut. Comment il m'a tarabusté les nichons. Non que je n'aie pas aimé : même brutales, ces "caresses" m'ont fait mouiller ma culotte.
Se souvenir surtout de ce salaud de shérif qui a retourné la situation, qui s'est foutu de moi, m'a traînée dans la boue, en a même profité pour me peloter lui aussi : lorsqu'il a retroussé mon chemisier, m'a mis les seins à l'air devant Warren, devant ses adjoints, j'ai cru mourir de honte ! J'ai bien eu envie de le tuer ce salaud ! Des types comme ça, on devrait leur couper les couilles !
Se souvenir surtout de ce salaud de shérif qui a retourné la situation, qui s'est foutu de moi, m'a traînée dans la boue, en a même profité pour me peloter lui aussi : lorsqu'il a retroussé mon chemisier, m'a mis les seins à l'air devant Warren, devant ses adjoints, j'ai cru mourir de honte ! J'ai bien eu envie de le tuer ce salaud ! Des types comme ça, on devrait leur couper les couilles !
Warren est un fumier, mais il ne pouvait pas imaginer les conséquences. Je ne cherche pas à l'excuser, je lui en voudrais toujours de s'être foutu de moi, de sa brutalité, d'avoir transformé ce qui aurait dû devenir un souvenir merveilleux en cauchemar dégueulasse. Mais ce petit con, égoïste, prétentieux, n'a quand même pas voulu tout le reste. Il voulait simplement protéger ses fesses !
Mais le shérif, est-ce qu'il avait vraiment besoin de m'humilier à ce point ? Est-ce qu'il était vraiment obligé de rendre cette affaire publique, de me transformer en putain, de me coller en garde à vue, de me ficher ! Cette ordure savait parfaitement ce qu'il faisait, en connaissait parfaitement les conséquences ! Tout ça, par vengeance ! Fumier !
C'est Maman qui m'a expliqué le pourquoi de cet acharnement ! Quand elle est venue me récupérer à la prison, je m'attendais à ce qu'elle m'expédie une tarte devant tout le monde, sans chercher à savoir ce qui s'était réellement passé. Au lieu de cela, elle m'a ouvert les bras, serrée contre sa poitrine, caressé les cheveux. Sur le coup bien sûr, j'ai pas pigé ! Et puis, une fois dehors, elle m'a demandé de lui raconter ce qui s'était réellement passé. J'ai tout déballé, depuis le parc jusqu'au bureau du shérif. Là, elle est entrée dans une rogne monstre, elle tapait contre son volant, gueulait des injures contre ce putain de shérif. Puis, elle s'était plus ou moins calmée et m'avait expliqué que, jeune fille, elle avait toujours repoussé les avances de ce salaud, qu'elle l'avait même ridiculisé :
— Et là, il me fait payer c't'enflure, en s'en prenant à toi ! Il se venge ce connard impuissant ! Vingt ans après, il doit bien jouir ce con !
En regardant ma mère aujourd'hui, on a bien du mal à imaginer qu'elle ait pu un jour provoquer les passions, les rivalités. Mais les quelques photos de sa jeunesse que j'ai pu voir m'ont toujours surprise : elle était sacrément mignonne la Wilma, à dix-huit ans ! Plus que moi !
Mais bon, du coup, c'est moi qui ai payé les pots cassés. Plus d'études, pas de boulot, cloîtrée dans la baraque pourrie pendant deux ans ! Deux ans pour remâcher mes pauvres souvenirs... deux ans entre haine et envies !
D'envies non satisfaites ! Parce que cette triste aventure ne les a pas calmées, mes envies. Allez pas croire que j'ai tiré un trait sur les mecs. Hey, j'avais bien envie d'en profiter. Mais pendant deux ans, calme plat. Au début bien sûr, le souvenir de Warren me foutait en pétard. Mais petit à petit, le soir, au fond de mon lit, j'ai recommencé à fantasmer. J'ai même fini par m'en vouloir de n'avoir pas cédé. J'étais foutue comme les autres, j'avais un petit gourmand entre les cuisses qui m'empêchait de dormir, tellement il avait faim ! Alors, la bite de Warren, que j'ai pas voulu prendre en bouche, Bon Dieu, qu'est-ce que j'ai pu la sucer depuis, soir après soir. Et j'ai pas fait que la sucer, je me la suis enfilée, de toutes les manières qui soient...
Du moins en rêve ! Et comme mes doigts ne suffisaient plus, j'ai voulu m'enfiler bien d'autres choses. Combien de fois, je n'ai pas lorgné des concombres avec envie, la moindre bouteille de Coca avait le don de me faire mouiller ! Mais cette saleté de pucelage m'empêchait d'aller au bout ! Combien de fois je n'ai pas été au bord de le faire sauter ! Mais au dernier moment, la trouille, panique à bord, la peur d'avoir mal ou je sais pas quoi encore...
Mais je veux plus rester comme ça longtemps ! Faut que ça change bordel !
Bon, maintenant avec Lilly et...
Lilly ! Waouh ! Ça, c'est de la gonzesse ! Et pas chiante, pas chichis-cucu la praline !
Quand elle a pris en main l'autre jour, elle m'a prise en main, c'est le cas de le dire ! On a passé un bon moment ensemble, dans la salle de bain. Sur le coup, quand elle m'a demandé de me désaper, j'étais toute gênée ! Elle l'a bien senti, et du coup, elle s'est foutue à poil elle aussi, sans attendre !
—
On va commencer par se prendre une bonne douche, avait-elle dit. Sans complexe, nue devant moi, nature ! Je crois bien que j'étais encore plus gênée du coup parce que cette fille a un corps ! Mais un corps ! PAR-FAIT ! Pas un poil de graisse ou de cellulite, et pas maigre comme moi. Elle a des formes, elle ! Ses seins, Waouh ! Je me sentais ridicule avec mes petites poires ! Et quand j'ai découvert sa chatte ! Un petit triangle parfait, un petit coquillage adorable... Alors que moi, avec ma forêt vierge, ma broussaille en bataille...
Dans la douche, elle m'a savonnée, caressée, cajolée... Je vous explique pas, mais si j'étais trempée entre les cuisses, c'était pas juste à cause de la douche. Ses caresses m'ont rendue folle. Ses mains qui parcouraient mon corps, ses doigts qui glissaient sur ma peau, sa bouche qui parcourait mon cou, mes épaules, mes seins, j'ai pas résisté ! Quand sa bouche est venue frôler mes lèvres, je me suis laissée faire. Ce baiser ! J'avais les genoux qui tremblaient, j'avais du mal à rester debout ! Et petit à petit, j'ai commencé à lui rendre ses caresses, je me suis saoulée de sa peau, de ses seins, de ses tétons tendus.
Bien sûr, compte tenu de mes complexes, je n'ai pas osé profiter vraiment de sa foufoune. Mais elle, elle s'est pas gênée. Sa main plaquée sur mon sexe, ses doigts n'ont pas tardé à débusquer mon clito. Je ne peux pas dire exactement, mais à mon avis, il ne lui a pas fallu deux minutes pour m'expédier au ciel. Je me suis retrouvée à genoux, toute tremblante, toute ravagée par le plus bel orgasme de ma vie ! Dé-ment !
La garce ne m'a pas laissé le temps de reprendre mon souffle. Elle m'a extraite de la douche et à peine séchée, elle m'a fait asseoir sur le bord de la baignoire :
— Écarte les cuisses, m'a-t-elle demandé.
Armée d'un tube de crème dépilatoire, elle m'a tartinée la bonbonnière. Sur le coup, j'ai cru qu'elle voulait tout m'enlever ! J'ai protesté mais elle m'a demandé de lui faire confiance :
— Ma chérie, tu ne vas garder ton pucelage éternellement ? Non ? Alors, il faut te faire belle. Là, franchement, avec la touffe que tu as, ces poils partout et qui cachent tout, t'es pas très bandante ! Les mecs aiment y voir clair quand même ! Laisse-moi faire...
Et voilà comment je me retrouve avec une petite chatte toute nette avec juste une petite bande toute fine de poils ras au-dessus ! J'avoue que je trouve ça plutôt joli ! Et excitant ! Un roudoudou tout lisse, c'est vachement sympa à caresser. D'ailleurs, j'arrête plus !
Mais j'aimerais bien qu'un mec puisse en profiter...
Et vite !
oooOOOooo
L'après-midi est bien avancée lorsque j'émerge. Avant d'ouvrir les yeux, je palpe le matelas, à la recherche de Lilly. Ma main ne trouve que le vide ! Inquiet, je me redresse vivement pour découvrir la belle, sagement assise en face de moi et d'une table où attend un copieux encas. Sourires, regard amusé de Lilly, sous-entendus :
— Je suis là, me dit-elle calmement. Viens, tu n'as pas faim ?
Je crève la dalle, oui ! Je me lève sans tarder, m'approche de la douce pour l'embrasser, révélant sans vergogne mon érection flamboyante. Nouveau sourire de Lilly qui m'embrasse tendrement tout en attrapant ma verge gonflée. Je me recule rapidement : puisqu'il n'est pas question de s'envoyer en l'air dans son état (j'ai bien essayé plus tôt, rien à faire !), autant ne pas donner de fausses joies à Popaul.
— Habille-toi un peu, je vais chercher Louise, elle doit avoir faim elle aussi...
J'acquiesce en ajoutant :
— Elle a des petits trucs à nous expliquer, mais on verra ça après manger si tu veux bien. À moins que tu saches de quoi il retourne, auquel cas, on laisse tomber : je ne cherche pas forcément à la mettre mal à l'aise.
— Non, je ne sais rien et je suis curieuse de savoir moi aussi. Mais tu as raison, mangeons d'abord.
— Non, je ne sais rien et je suis curieuse de savoir moi aussi. Mais tu as raison, mangeons d'abord.
Saucisses, jambons, laitages, fruits, céréales, café, thé, jus de fruits, etc., tout est parfait, sauf les œufs brouillés, cuits et recuits, qui sont immangeables. Notre collation se passe dans la bonne humeur, Louise restant cependant un peu plus silencieuse encore que d'habitude.
Rassasié, j'observe mes gazelles : d'un côté, Lilly, terriblement sexy avec sa nuisette diaphane qui ne cache rien de ses seins orgueilleux, et de l'autre, Louise, une veste de pyjama rayé. Rien de très affriolant en soi, mais bien trop grande, la veste flotte sur son corps et laisse entrevoir ses formes au gré de ses mouvements. Et comme la petite est assise sur une jambe repliée, sa petite culotte blanche est parfaitement visible !
Je lance un coup d'œil à Lilly qui comprend :
— Bien, dit-elle en s'adressant à Louise, si tu nous expliquais ta petite histoire ?
Mal à l'aise, Louise se rassied correctement avant d'entamer :
— C'est pas ce que vous croyez. Je me suis fait piéger. Au lycée, dans ma classe, il y avait un gars très mignon, après qui toutes les filles couraient. Il a accumulé les flirts et lorsqu'il s'est intéressé à moi, j'étais tellement heureuse que j'y ai cru, je me suis comportée comme une conne. Un jour, un prof nous a annoncé son absence. Nous finirions deux heures plus tôt le lendemain. Warren m'a demandé alors de le rejoindre au parc. Le lendemain, je l'ai effectivement retrouvé au parc, nous nous sommes planqués dans un bosquet. Là, il a commencé à me caresser, m'a à moitié déshabillée. Et puis, il m'a ouvert son jean, sorti sa... enfin vous voyez quoi et il m'a demandé de... de le sucer. Je voulais pas, mais il m'a obligé. Il est devenu violent, m'a giflée, attrapée par les cheveux.
Je me suis donc retrouvée à genoux, à moitié nue et en train de... quand un flic nous a découverts. Vous imaginez la suite, il nous a conduits devant le shérif qui, justement, était l'oncle de Warren : du coup, Warren a expliqué que c'était moi qui l'avais allumé... contre vingt dollars. Voilà, c'est tout, c'est comme ça que je me suis retrouvée fichée.
Je me suis donc retrouvée à genoux, à moitié nue et en train de... quand un flic nous a découverts. Vous imaginez la suite, il nous a conduits devant le shérif qui, justement, était l'oncle de Warren : du coup, Warren a expliqué que c'était moi qui l'avais allumé... contre vingt dollars. Voilà, c'est tout, c'est comme ça que je me suis retrouvée fichée.
À ce stade du récit, la pauvre gamine pleure :
— Le pire, c'est que j'ai aussi été virée du lycée. Pourtant, j'étais bonne élève, j'aurais pu aller loin. Mais bon, de toute façon, même si je n'avais pas été virée, j'aurais pas pu retourner au bahut. Vous vous rendez compte de la honte, de la réputation que je me trimbalais. D'ailleurs, après, quand j'ai cherché un job en ville, dans cette petite ville de merde, soit je me faisais jeter direct et insulter, soit je tombais sur des salauds qui voulaient profiter de la situation... et qui me jetaient en m'insultant parce que je ne voulais pas céder...
Lilly s'est levée, et placée derrière le siège de Louise, s'est baissée et enlace tendrement la petite :
— Mais c'est arrivé quand tout ça ?
— Il y a deux ans environ...
— Et alors, depuis, t'es restée à la ferme ?
— Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre... Depuis deux ans, je ne sors plus, je ne vois plus personne. Toute façon, les mecs ne pensent qu'à vous sauter, y a rien d'autre qui les intéresse. Enfin, vous comprenez pourquoi ma mère vous a demandé de m'emmener...
— Il y a deux ans environ...
— Et alors, depuis, t'es restée à la ferme ?
— Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre... Depuis deux ans, je ne sors plus, je ne vois plus personne. Toute façon, les mecs ne pensent qu'à vous sauter, y a rien d'autre qui les intéresse. Enfin, vous comprenez pourquoi ma mère vous a demandé de m'emmener...
Me levant à mon tour, je m'approche de la pauvrette, m'accroupis devant elle et lui prends les mains :
— Louise, maintenant la page est tournée. Là où on va, personne ne saura rien de ces conneries. Tout ira bien, tu es jolie et tu rencontreras un type bien, gentil et qui te rendra heureuse. Tous les mecs ne sont pas des salauds, tu verras.
Lilly renchérit :
— Regarde Al, c'est un type bien ! Et surtout, je veux que tu saches que faire l'amour est normal, c'est génial, rien à voir avec ce que tu as vécu...
Louise a l'air à moitié convaincue, et totalement gênée :
— Je veux bien te croire, je...
Embarrassée, Louise frotte les mains sur ses cuisses :
— Je... Vous me promettez de pas vous fâcher ?
Aïe, encore des révélations ?
Intrigués et nous interrogeant du regard, Lilly et moi tombons d'accord et répondons en chœur :
Intrigués et nous interrogeant du regard, Lilly et moi tombons d'accord et répondons en chœur :
— Promis
— Faut que je vous avoue un truc... Hier... Dans la forêt, je ne me suis pas vraiment éloignée... Je... Je vous ai vu... et j'ai bien compris que... enfin... que ça devait être génial...
— Non mais dis donc petite dévergondée, plaisante Lilly, tu nous as matés ! Hé ben, j'espère que ça t'a fait du bien !
— Faut que je vous avoue un truc... Hier... Dans la forêt, je ne me suis pas vraiment éloignée... Je... Je vous ai vu... et j'ai bien compris que... enfin... que ça devait être génial...
— Non mais dis donc petite dévergondée, plaisante Lilly, tu nous as matés ! Hé ben, j'espère que ça t'a fait du bien !
Louise rougit jusqu'aux oreilles, jette des coups d'œil un peu affolés. Sa main droite file même un instant entre ses cuisses, réflexe qui ne laisse aucun doute sur le plaisir qu'elle a dû se donner en nous observant !
Comprenant que je suis de trop désormais, que les cousines ont certainement plein de petites choses à se raconter, je me relève en déclarant :
— Bon, je vous laisse les filles, faut que je réfléchisse à la suite des événements.
Installé dans le salon de notre suite, je trace mes plans. Avec d'un côté la tempête tropicale annoncée, impossible de prendre la mer, et avec de l'autre côté, Lilly qui doit être sortie du pays sous deux-trois jours, le Mexique redevient d'actualité. Il va falloir se taper la route en bagnole. Le passage de la frontière sera un peu plus risqué, mais il n'y a pas trop le choix. Mais pour deux millions au bout du compte, on peut prendre quelques risques non ?
Je suis plongé dans mes réflexions lorsque Lilly me rejoint. Câline, elle vient ronronner dans mon cou.
— Lilly, c'est pas trop le moment... Et puis ne viens pas faire de la retape alors que tu n'as rien à offrir... sauf...
Hypocrite, je fais celui qui vient subitement d'avoir une illumination :
— Sauf que si la route est barrée pour travaux, il reste toujours la déviation. Jusqu'à présent, on a joué qu'à face, on pourrait se la jouer à pile et prendre l'entrée de service !
Lilly secoue la tête avec un petit sourire coquin et je l'entends penser "Ah ces mecs, tous les mêmes !" :
— J'ai peut-être mieux à te proposer !
Là, je fronce les sourcils et ma surprise n'est pas feinte :
— Mieux ?
— Différent !
— Différent ?
— Différent !
— Différent ?
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