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Couverture de Road movie, par Azimuteur
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Road movie — Chapitre 11

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Azimuteur
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Road movie

Chapitre 11

Debout devant la porte-fenêtre ouverte, mon amazone fume. En contre-jour, sa silhouette élancée se détache. Ses jambes interminables, ses cuisses fuselées, ses petites fesses serrées dans un bête slip en coton, son dos nu, sa nuque délicate finissent de réveiller mon désir. Comme je glisse derrière elle, me plaque contre elle, elle incline la tête en arrière sur mon épaule et m'octroie un petit bécot. Mes mains bien accrochées à ses seins nus malaxent fermement ses tétons. Relevant les yeux, j'aperçois alors, à trente mètres dans le parc, un vieux jardinier immobile, confortablement appuyé sur le manche de son râteau et qui nous observe sans vergogne.
— Hey, petite allumeuse, ne me dis pas que tu n'avais vu le jardinier !
— Bien sûr que je l'avais vu !
— Dis donc, tu ne serais pas vaguement exhibitionniste ?
— Vaguement ? Carrément oui ? Tu n'imagines pas à quel point ! J'adore ça ! Franchement, si j'avais pas mes ragnagnas, on serait déjà en action !
La présence de ce témoin voyeur excite mon désir, que Lilly soit ainsi exposée à son regard envieux me comble d'aise, je découvre que je tire une sorte de fierté machiste à caresser ce corps voluptueux face à un témoin distant. Lilly ondule contre moi, plaque ses fesses contre mon sexe déjà bien réveillé. Je prends un malin plaisir à caresser ses seins, les soupesant et les dressant en direction de l'employé subjugué. Mais quand ma main glisse vers le delta de ses cuisses, Lilly bloque ma manœuvre :
— Taratata, trop tôt p'tit gars, trop tôt...
Je pleurniche :
— Oh Lilly, j'm'en fous, j'ai envie de toi...
— Franchement, j'en tirerais aucun plaisir... Alors patiente, jusqu'à demain...
Se détachant de moi, Lilly referme les rideaux, non sans décocher au voyeur un sourire triomphant et un petit mouvement d'épaule qui fait balancer effrontément sa poitrine arrogante. Revenant vers moi, elle susurre :
— Ce n'est que partie remise...
— Alors, raconte-moi tes petites aventures exhibitionnistes !
— Oh la-la, on en aurait pour la journée... Qu'est-ce que tu veux que je raconte ?
Lilly se dirige vers le lit où elle s'assoit en tailleur. Je la rejoins et m'allonge à côté d'elle.
— D'abord, reprend-t-elle, je dois dire que j'ai une préférence pour les petits jeunes et les petits vieux.
— Je vois, courageuse mais pas téméraire ! Tu allumes mais tu limites les risques, tu vises des mecs qui ne risquent pas de te sauter dessus !
— Non, c'est pas ça, mais les mômes ou les petits vieux apprécient particulièrement ce qu'on peut leur offrir... Tiens par exemple, un jour, à la banque, une collègue m'a demandé de venir garder son "bébé" pour qu'elle et son mari puissent sortir. Le "bébé" en question était de toute évidence majeur mais sûrement pas vacciné : avec encore des traces d'acné sur son visage bovin, une silhouette rondouillarde, il ne devait pas attirer les nénettes de son bahut ! Le puceau, vu son âge, aurait bien pu se garder lui-même mais ses parents redoutaient qu'il ne fasse des conneries. À l'heure dite, ou plus exactement, dix minutes après l'heure prévue, je me pointe chez eux. Très clean, un long imper brun, très cintré, en toile aspect huilé et fripé. Janet et son mari sont à la bourre, et dans les trente secondes suivantes ils ont filé, me laissant seule avec le gamin qui, tu peux l'imaginer, fait plus ou moins la gueule. Sûr, j'ai beau être mignonne, je suis quand même une "vieille" pour ce morveux boutonneux. J'essaye d'engager la conversation mais le jeune homme répond à peine !
Calculant mes effets, je commence à déboutonner mon imper, je l'entrouvre, découvrant ainsi une petite jupe en stretch marron clair, très moulante, de longueur tout à fait raisonnable, mi-cuisses, mais très sexy avec mes bottes en daim et mes cuisses gainées de nylon. Pour le haut, un chemisier diaphane sagement et provisoirement caché par un gilet très sage. Visiblement, le gamin apprécie, son œil s'allume. À ma demande, il me fait faire le tour du propriétaire. De retour dans le salon, je finis de me débarrasser de mon manteau, le jetant négligemment sur un fauteuil avant de rejoindre la cuisine. Matt ne fait aucun effort pour m'aider, s'installe à table, et se contente de m'indiquer au fur et à mesure où je vais trouver les éléments préparés de son dîner. Je virevolte dans la pièce, me trompant volontairement, me baissant et me relevant plus que nécessaire, manœuvres qui font régulièrement et irrémédiablement remonter ma jupe sur mes cuisses. Il en est au dessert quand je m’installe sur un tabouret de bar, en face de lui. Avec ma jupe retroussée, les jambes légèrement écartées, il distingue sans aucun doute les hauts de mes bas, peut-être à l'occasion quelques centimètres carrés de mon string.
Le gamin en oublie presque de manger sa glace, en tous cas, il y met le temps ! Le voilà tout à coup beaucoup plus bavard et serviable, il se lève comme une flèche lorsque je signale que j'ai soif. Il est prêt à tout pour que je ne quitte sous aucun prétexte mon promontoire. "Ne bouge pas" me dit-il.
Il débarrasse, éponge la table avec une application exagérée, en se penchant plus qu'il n'en serait besoin. Je récompense ses efforts en écartant imperceptiblement les cuisses, m'amusant alors de la lenteur progressive de ses mouvements d'éponge et de son cou qu'il se dévisse. Histoire de gagner du temps, le petit voyeur me propose un café, et file se rasseoir sagement pendant que je sirote mon expresso.
Pour le récompenser, j'ouvre un peu plus encore les cuisses. Ses oreilles rougies et ses joues empourprées me confirment que ma petite culotte lui est désormais bien visible.
Désormais, tout sourire, Matt marque un léger dépit lorsque je me lève mais accepte avec enthousiasme la partie de cartes que je lui propose en m'asseyant dans un fauteuil du salon. Nous nous retrouvons assis l'un en face de l'autre, séparés par une table basse. Configuration idéale : table basse, fauteuils bas, nous sommes obligés de nous pencher en avant. L'ado jette aussi souvent qu'il le peut des coups furtifs à mon entrejambes, son attention détournée ne lui permet pas de se concentrer sur son jeu, et il enchaîne défaite sur défaite.
— Tu n'as pas de veine, ou alors, tu as la tête ailleurs...
— Ouais c'est vrai, heureusement qu'il n'y a pas de gages, sinon je serais mal !
Petit futé !
— Je suis certaine que si on jouait au strip-poker, tu serais beaucoup plus concentré (le gamin me regarde d'un air ahuri, les yeux pleins d'espoir)... mais inutile de rêver, mon gars, on joue à la bataille, sans gage...
Dépité, le gars se met à rougir comme une pivoine. Comme je ne suis pas garce, je décide de compenser sa déception et je déboutonne lentement mon gilet, fait mine de l'enlever, avant de me raviser. Et puis quelques instants plus tard, j'enlève finalement le vêtement. Là, je peux te dire que j'ai vraiment cru que les yeux allaient lui sortir de la tête ! Sous mon chemisier transparent, je portais un remonte-nénés comme celui que j'avais l'autre soir au resto ! Mes tétons dressés marquaient le tissu de mon chemisier, le gamin était écarlate et se tortillait sans arrêt sur son fauteuil. Un sourire béat éclairait son visage et il ne savait visiblement plus où regarder.
Au bout d'un quart d'heure sous ce régime, il est plus que mûr ! Je n'ai aucun mal à le convaincre d'aller se coucher : bien sûr, il est déçu d'abandonner le spectacle mais il est tellement pressé de se soulager qu'il ne moufte pas ! Il était temps d'ailleurs, ma culotte à moi est trempée...
Je commence à bien connaître ma compagne et j’imagine la suite :
— J'imagine... Et donc, dès que le gamin a eu le dos tourné, la "baby-sitter" s'est soulagée elle aussi ?
— NON ! Surtout pas ! J'ai attendu ! Pas longtemps d'ailleurs ! Lorsqu'il était parti dans sa chambre, j'avais viré mon string, allumé la télé et je m'étais confortablement installée sur le canapé, dos au couloir. Il faut que je t'explique que le salon n'était pas très grand mais le décorateur ou je ne sais qui, avait eu la bonne idée de recouvrir la totalité du mur du fond par un immense miroir. Idée géniale car du coup, la pièce paraissait deux fois plus spacieuse, deux fois plus longue. Idée géniale aussi, car allongée comme j'étais, je pouvais surveiller le couloir. J'avais chaussé des lunettes aux verres légèrement fumés, et avec la réverbération des lumières, mon regard était invisible dans le miroir. Cinq minutes après son départ, le gamin était de retour dans le couloir.
Planqué derrière un bac à plante, il m'observait. Il était en pyjama, sa petite bite ramollie entre les mains. Pas pour longtemps : je me suis employée alors à lui redonner de la vigueur ! Jupe retroussée, chemisier ouvert, seins et foufoune à l'air, je ne lui ai rien caché de mon anatomie, je lui ai offert un spectacle grandiose. Je me suis branlée comme une folle et je peux te dire que le gamin a connu sa deuxième éjaculation de la soirée bien avant que je ne décolle moi-même ! Sûr qu'après ça, il a bien dormi le gamin !
Sacrée Lilly : quelle bonne âme, toujours prête à voler au secours des nécessiteux !
— Bravo, dis-je d'un ton faussement grondeur. Et quand les parents sont rentrés, Mademoiselle Sainte-Nitouche était gentiment rhabillée et sage comme une image...
— Rhabillée oui ! Mais sage...
— C'est-à-dire ?
— C'est-à-dire que ma jupe à rétrécissement automatique a également bien fonctionné avec eux !
— D'accord, je vois... Tu n'as pas perdu ta soirée !
— Oh que non !
La petite garce affiche un air rêveur au souvenir de cette soirée. Les yeux perdus dans le vague, elle se remémore cette soirée. Elle me plaque distraitement sa main sur la braguette, me caresse à travers mon jean : elle ne peut que sentir la vigueur de mon désir.
— Oh-la-la, le pauvre, il est bien excité. Toi, tu devrais aller voir Louise...
— Louise ?
— Si tu veux mon avis, elle aussi est en manque !
Posant un doigt sur la bouche, Lilly m'enjoint à la suivre. Silencieux, nous approchons de la porte de communication à peine entrouverte entre les deux chambres. Lilly s'accroupit un peu, et nous glissons un œil : sur son lit, Louise, en tee-shirt, est allongée, cuisses écartées. Genoux relevés, talons presque aux fesses, la demoiselle écartelée se contorsionne pour permettre à sa main droite, glissée sous ses fesses, de fourrager dans sa petite chatte : deux doigts disparaissant dans la grotte entrebâillée, les doigts de l'autre main s'activent sur le bouton d'amour. La tête rejetée en arrière, l'ex-pucelle dévergondée se branle gentiment ! Ses tétons pointent sous le tissu léger, les muscles de son cou sont tendus, sa bouche ouverte laisse échapper de petites plaintes.
Le spectacle d'une femme se donnant du bien est, pour moi parmi les tableaux les plus excitants qui soient. Dans la même situation, l'homme est ridicule, obscène, de mon point de vue en tous cas. Il faut bien reconnaître que les mouvements saccadés du paluchage forcené d'un célibataire esseulé n'ont en rien la grâce des caresses lascives d'une gourmande coquine...
Et celle-ci est particulièrement gourmande ! Ses mains courent son corps comme des insectes avides, araignées lubriques qui s'insinuent dans le triangle profond des cuisses, creusent le ventre, se faufilent sous l'étoffe légère pour escalader les barricades dressées des seins érigés. Les hanches roulent, les fesses décollent du matelas, les reins se creusent. Appuyée sur ses seules épaules, le corps en petit pont, le sexe projeté vers l'avant, pris en tenailles en ses mains, Louise, en gymnaste indécente, se cambre, roule et ondule, se contorsionne. Le tee-shirt est troussé, dévoile les monts blancs et leurs pics rougeauds. Cette débauche d'énergie désordonnée ne semble cependant pas suffire à la demoiselle qui lâche des plaintes désespérées, petits cris de dépit de ne pouvoir gravir les pentes glissantes d'un plaisir qui semble vouloir lui échapper.
Me faisant signe de reculer, Lilly se redresse, s'avance dans l'encadrement de la porte et toussote légèrement.
D'où je suis, dans les carreaux de la baie vitrée de sa chambre, j'aperçois la cousine découverte et confuse qui tente de masquer ses agissements. Brutalement retombée sur le drap, elle cache comme elle peut son intimité dévastée, rabat son tee-shirt sur ses seins.
— Allons ma douce, pas d'affolement. Ne t'inquiète pas ! Tu devrais commencer à savoir que ce n'est pas le genre de trucs que je reprocherais ! Je serais plutôt du genre à te donner un coup de main ! Mais j'ai l'impression que tu es vraiment en manque et que tu n'arriveras à rien toute seule ! Et comme de l'autre côté, j'ai un Doudou qui a lui aussi des petits soucis, je me dis qu'on pourrait facilement solutionner vos deux problèmes, en vous réunissant. Qu'est-ce que tu en penses ?
— Oh mais pourquoi pas...
Lilly revient dans notre chambre et m'enlace. Quelques secondes s'écoulent, et Louise apparaît dans l'encadrement de la porte. La demoiselle porte toujours son tee-shirt sous lequel pointent ses petits seins mais peine à cacher son intimité. En contre-jour, ses cuisses très fines ne se touchent pas, et la lumière crue du matin découpe les reliefs tourmentés de son coquillage. La jeune fille déclare d'un air gourmand :
— Vous savez, moi, si je peux rendre service...
Portant sa main sur son sexe, elle ajoute :
— Si le Doudou a quelque chose de bien à me proposer, je ne suis pas contre ! Mes dix doigts ne me suffisent plus...
Eh bien, la demoiselle se libère !
Roulant des hanches et se caressant les seins à pleines mains, la pseudo cousine nous rejoint, tourne autour de nous, parade, exposant tour à tour ses fesses et son petit buisson ; le tee-shirt s'envole et retombe sur la moquette. Nue, provocante, Louise plonge ses deux mains entre ses cuisses entrouvertes :
— Il y a un sacré incendie ici, j'espère bien que Monsieur a une lance suffisamment puissante pour éteindre ce feu qui me dévore...
Lilly entreprend d'ouvrir mon jean.
— Il me semble, dit-elle, que le Monsieur a ce qu'il faut pour te contenter, mais nous allons vérifier tout de suite.
Mon jean a tôt fait de glisser sur mes chevilles, rapidement suivi par mon slip. Ma bite jaillit comme un "Jack in the Box", se redresse vaillamment.
— Ma foi, voilà un bel engin, ajoute Lilly en tombant à genoux. Ce Jésus-là vaut bien une génuflexion !
Deux, elles seront deux à batailler pour l'accès à mon manche — et déjà quatre mains s'activent sur mon joystick. Ça va finir en looping cette affaire !
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Chapitre 12 · Aïe-aïe caramba
Le pied bot, un coffre rempli de valises et une frontière qui approche : pour le conducteur, le moment de vérité semble imminent. Derrière lui, Lilly et Louise s'impatientent, à bout de fatigue après des jours de route. Une douanière s'avance, le regard appuyé, et chaque voiture qui franchit la barrière rapproche la file du contrôle. Ce qui attend le trio de l'autre côté reste une question ouverte — et peut-être la plus dangereuse du voyage.
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