Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Road movie — Chapitre 9 · L'envol de Louise
Auteur
Road movie
Chapitre 9 · L'envol de Louise
Qu’est-ce qu’elle entend par différent ? Si ce sont des trucs sado-maso, merci bien ! Pas mon truc. Et puis non, elle a dû jouer à la dominatrice avec son « mari » et n’a pas aimé ! Qu'elle a dit...
— Écoute, explique Lilly. J'ai un gros service à te demander et comme tu es le plus gentil garçon du monde (je fais la moue) — de New-York à New-Orleans ? (nouvelle moue) — de cet hôtel ? (je hausse les épaules) — dans cette pièce en tous cas ! — tu vas prendre sur toi et me rendre ce service. Figures-toi qu'il y a là, juste à côté, une jeune et charmante petite vierge qui en a marre de trimballer son pucelage. Je te connais, tu ne vas pas la laisser dans l'embarras, même si ça te coûte beaucoup ?
— Dis donc, petite mère maquerelle, quand tu auras fini de te foutre de moi... Mais blague à part, une vierge... je ne sais pas comment m'y prendre. Je ne savais pas que ça pouvait encore exister de nos jours une fille de dix-huit piges encore vierge !...
— Écoute, p'tit gars, t'angoisse pas ! Tu fais comme d'habitude et ce sera très bien. Et si t'as peur, je serai là, pour te tenir la main.
— Ah parce que... tu seras là, tu comptes participer à la cérémonie.
— Ben je veux oui ! Je ne vais pas te laisser faire n'importe quoi ! C'est sérieux cette affaire. Dis-toi que tu es en mission !
— D'accord chef, et c'est programmé pour quand ?
— Tu as ton agenda ?
Je fais semblant de palper les poches intérieures de la veste que je n'ai pas, puisque je ne porte en tout et pour tout qu'un short !
— Zut, non, je ne l'ai pas sur moi !
— Oh dommage, déclare Lilly. T'arriveras à te rappeler ? Pas sûr, tu te prénommes comment de nouveau ? Al ? Aloïs ? Aloïs Alzheimer ? Merdre, on peut pas prendre de risques alors ! Bon alors, pas le choix : faut le faire tout de suite !
On peut bien plaisanter, je n'en mène pas large tout à coup. Et comme Lilly me tire par le bras, je proteste :
— Non mais attends, euh... là, tout de suite, mais comment... euh...
Panique à bord ! Ne me demandez pas pourquoi, mais c'est ainsi !
— T'inquiète ! Suis-moi ! Fais-lui l'amour, c'est tout ! Et point-barre comme tu dis toujours...
Fermement, je refuse :
— Non !
Lilly me regarde stupéfaite, bouche bée. J'argumente :
— Lilly, faisons le point : entre nous, ça a démarré sur les chapeaux de roues ! Nous nous sommes jetés dans une histoire d'humour et de sexe. Et c'était génial, ce n'est pas moi qui dirais le contraire. Mais les choses ont évolué, il n'y a plus désormais qu'une simple histoire de sexe entre nous, me semble-t-il. Je ne suis pas le petit voyou que tu pensais, tu n'es pas la fille légère que j'avais cru, une relation s'est tissée entre nous, un sentiment est né. Dans la clairière, nous n'avons pas simplement baisé, nous nous sommes offerts l'un à l'autre, nous nous sommes aimés. Sans retenue et...
— C’est vrai, j’ai été aussi sincère que toi !
— Lilly, pour en revenir à la clairière, sache que cela restera pour moi, un instant magique. À moins bien sûr que je ne me trompe sur tes sentiments ?
Lilly vient s'installer sur mes genoux. Prenant ma tête entre ses mains, elle m'offre ses lèvres pour un doux baiser.
— Je t'aime Al, et je veux vivre avec toi !
— Moi aussi je t'aime Lilly. Moi aussi, je veux vivre avec toi. Je ne te promets pas que c'est pour la vie, je ne te promets pas une fidélité à toute épreuve...
Lilly me coupe :
— Je ne te demande pas la fidélité absolue ! Voyons les choses en face : d'ici peu, sur notre île paradisiaque, nous vivrons comme des nababs. Avoue que ce serait quand même dommage qu'on n'en profite pas un peu. Pour être franche, que tu t'envoies la femme de chambre, la gouvernante, comme ça, en passant, je m'en fous complètement ! Je te demanderai juste de ne pas me le cacher. Que tu te fasses toutes mes amies, passerait encore, à condition de le savoir. Je ne vais pas te mettre la corde au cou, je te laisse ta liberté, il me semble que c'est là le meilleur moyen de te garder. Amuses-toi si tu en as envie, mais reviens-moi !
Comme je reste sans voix, elle enchaîne :
— Et si un jour, tu tombes réellement et complètement amoureux d'une "gazelle" comme tu dis souvent, si un jour tu ne me reviens pas, c'est que cela devait arriver. Tant pis pour moi alors, tant pis pour nous... Chacun reprend ses billes et...
Cette déclaration d'intentions me laisse comme deux ronds de flan :
— Je te savais libre et libérée, mais là ! Cela dit, le contrat me va bien et dans les deux sens bien sûr...
Très sérieuse, Lilly enchaîne :
— Je n'en attendais pas moins de toi MAIS... Mais en ce qui me concerne, je précise que, sauf occasion à saisir sur le champ, à la minute, moi, je ne me lancerai dans aucune aventure sans t'en parler avant.
Comme je veux intervenir, elle me pose un doigt sur la bouche :
— Tttt, tais-toi, j'explique. Sache que nous, les femmes, enfin moi en tous cas, nous n'avons pas la même approche du sexe que vous. Sauf calcul ou nécessité, nous ne couchons pas avec la même facilité et le même détachement que vous. Nous sommes ainsi faites qu'il nous est difficile de nous donner sans mettre une pointe de sentimentalité dans l'acte.
— Dis donc, quand nous nous sommes rencontrés, il ne t'a pas fallu une demi-heure pour me sauter dessus ! Et tu n'étais pas amoureuse !
— Calcul ! Nécessité ! J'avais besoin de toi ! Mais franchement, avec mon petit million en poche, les cas d'urgence risquent d'être rares ! Et donc, demain, si j'ai envie d'un homme, je t'en parlerai avant !
Très conventionnelle la demoiselle décidément ! Mais je ne m'en plaindrai pas !
— Chérie, tout pareil pour moi ! Y a pas de raison qu'il en soit autrement ! Où est-ce qu'on signe ?
— Crétin, il n'y a rien à signer ! Il y a juste à s'y tenir, et tout ira bien, dans le meilleur des mondes...
Comme nos lèvres se retrouvent pour valider le pacte, mes mains s'égarent sur la nuisette vaporeuse, montent à l'assaut des seins tentateurs. Mais Lilly garde la tête froide :
— Maintenant, pour en revenir à Louise, considérons la situation : Louise nous accompagne ; un jour ou l'autre, elle fera sa vie. Mais en attendant, tu ne voudrais pas qu'on la laisse toute seule, sans amour et sans affection. Si elle se glisse entre nous de temps à autres, je n'y vois pas d'inconvénient. D'autant que je ne déteste pas me gouiner gentiment à l'occase,... et je ne pense pas que cela te dérange n'est-ce pas ?
Le petit sourire que je lui décoche lui suffit largement comme réponse.
— Cette petite n'a pas démarré du bon pied, continue-t-elle, il faut la remettre en selle, la bichonner, la cajoler...
— D'accord, dis-je d'assez mauvaise grâce, elle est gentille et mignonne
— Mais elle ne te plait pas ?
— Si, laisse-moi finir ! Elle est TRES mignonne et tout à fait à mon goût ! Mais c'est pas ça... D'abord, tu es vraiment sûre qu'...
— Sûre et certaine, c'est elle qui me l'a demandé ! Elle t'attend !
Embarrassé, je hoche de la tête :
— Ok, j'entre dans la chambre avec mon sourire enfariné et hop, je lui saute dessus ?
— D'abord, il n'est pas question de lui sauter dessus, je compte sur toi pour y mettre les formes ! Mais bon, tu voudrais quoi ? Qu'on se rhabille tous et qu'on se lance dans un strip-poker, histoire de créer un alibi ? Il te faut un scénario pour enrober le paquet ? Allons, cette petite veut se débarrasser de son pucelage, c'est tout ! Elle a confiance en toi, et moi aussi j'ai confiance en toi ! Alors, p'tit gars, tu ne vas pas caler devant l'obstacle ? D'autant qu'en terme d'obstacle, il y a pire qu'elle je pense !
Comme je reste indécis, elle poursuit :
— Louise est un peu maigrichonne, mais des petits seins tout mignons, c'est plutôt tentant non ? Imagine, elle est là, à attendre dans le lit, toute nue, immaculée ou presque, elle brûle de t'offrir tous ses trésors. Imagine ce corps impatient, ces petits seins palpitant de désir, le feu qui brûle le delta de ses cuisses, ça ne t'excite pas ? Une jolie vierge qui t'attend, là, juste à côté ? Et ne dis pas non, je sens bien le contraire, conclut l'entremetteuse en glissant la main dans mon short !
— Ok, je me rends ! D'accord, je vais aller goûter ce gentil petit fruit...
— Ah, tout de même, dis Lilly en se levant. Allez, viens, gros bêta !
Un peu décontenancé malgré tout, je me lève et suis Lilly. Juste avant d'entrer dans la chambre, elle me glisse encore, à voix basse et très vite :
— Juste après..., laisse-lui le temps de respir...
Je la coupe en la fusillant du regard :
— Oh ça va bien maintenant les conseils, hein...
Dans le grand lit à baldaquins, Louise est allongée en plein milieu, les draps remontés jusqu'au nez. Immobile comme une statue, elle fixe le toit du lit. Avec ses cheveux clairs frisottant sur la taie, c'est l'Infante d'Espagne, sage et recueillie !
Lilly me mène jusqu'au lit et me pousse à m'y glisser. Elle-même enjambe Louise et s'allonge de l'autre côté.
Je me fais l'impression du mec qui se retrouve pour la première de sa vie dans un resto chic face à une ribambelle de couverts différents ! Le plat est devant moi, et je ne sais pas comment l'attaquer ! C'est Lilly qui me sauve, en se coulant contre la cousine, pour l'embrasser dans le cou, la nuque, sur les lobes, les joues. Comme la petite est distraite par cette diversion, j'assure la stéréo, bizouille moi aussi cette peau fraîche, parcourt ses joues. Lilly effleure les lèvres palpitantes, je prends le relais pour un baiser à peine plus appuyé, laisse la place un instant à Lilly, reprend la bouche tremblante pour y appliquer un baiser plus chaud, plus entreprenant, plus gourmand. Le drap en profite pour descendre. Je n'insiste pas sur la bouche, mes lèvres glissent dans le cou tendu, s'aventure vers la gorge dénudée.
Lilly vient de faire voler sa nuisette et offre un sein à Louise qui timidement embrasse le téton offert. Si Lilly possède des seins incroyablement ronds comme des fruits juteux, des seins hauts et rapprochés, tendus et fermes, je découvre chez Louise, des petits seins en poire, moins fermes, moins pleins, mais joliment espacés, une peau laiteuse hérissée par la chair de poule, des tétons tout petits, rosés, pâles. Des petits seins qui ne demandent qu'à être croqués, flattés, caressés, cajolés. Et je ne m'en prive pas ! Sous ma langue, dans ma bouche, les aréoles se contractent, les tétons se dressent, durs, fiers, incisifs !
Les bras le long du corps, Louise a tout de la victime destinée à être immolée sur l'autel du plaisir. Sous mes caresses vagabondes, je sens sa main se crisper, s'ouvrir pour se refermer ensuite, sa paume s'appuyer timidement contre ma cuisse. Alors que les deux femmes se cajolent, que mes lèvres parcourent la gorge nue, ma main continue sa progression, trousse le drap, dévoile le ventre qui se creuse à son contact. Doucement, sans précipitation, mes doigts amadouent le corps de la biche effrayée. D'autres doigts se mêlent aux miens, rampent sur la peau douce.
Puisque Lilly assure le relais, j'en profite lâchement pour me débarrasser de mon short et reviens me serrer contre la jeune fille. Mon sexe tendu frotte contre le poignet de Louise qui dans un mouvement réflexe retire d'abord sa main, mais la ramène ensuite. Des doigts timides, malhabiles, effleurent ma verge, l'enveloppe en douceur, provoquant en moi un frisson irrépressible. Lilly la coquine a encore retroussé le drap, un petit buisson clair, joliment taillé en bande verticale apparaît. Je m'attendais à trouver une charmante broussaille, une forêt un peu folle, mais c'était sans compter avec Lilly : j'avais oublié que la perverse avait pris sa cousine en main ! Notez que je ne m'en plains pas, une bande toute fine, j'aime ça, point-barre ! Mais je suis censé assurer une mission : ma main repousse gentiment mais fermement les doigts un peu trop entreprenant de ma perverse amie.
Comme un gamin, je brûle de découvrir la vallée enchantée. Je me découvre une véritable passion pour la géographie ces derniers temps ! Et la topographie est à la hauteur de mes espérances : sous le trait de poils clairs, le pubis forme une petite colline bien renflée que mes phalanges dégringolent bien vite pour s'immiscer dans la vallée encadrée de belles digues, bien formées, saillantes; de belles dunes, sans végétation aucune, dorées et dodues. Entre elles, le lit d'une rivière sombre, impétueuse, aux rives submergées par une crue soudaine. L'aventure serait-elle périlleuse ? Prudent, mon index plonge dans les flots, descend le cours mais bute rapidement sur un petit rocher. Le caillou est trop gros pour qu'on le néglige, il faut en prendre la mesure, l'escalader, le contourner, le scanner du bout du doigt. S'agit-il d'un barrage, d'une retenue dans laquelle j'aurais ouvert une brèche ?
Les flots en tous cas redoublent, le cours grossit, des tremblements de terre agitent le paysage. Douce Louise dont le corps tout entier se tend, se relâche pour se tendre à nouveau. J'ai hâte de poursuivre vers les chutes, le gouffre dans lequel la rivière suave se jette, à moins qu'elle n'en surgisse, mais les ondes montantes du plaisir de la petite me retiennent sur le promontoire sensible. Sur mon sexe, les doigts de la donzelle s'accrochent comme un noyé le ferait à un tronc, surtout depuis que je fais rouler la perle délicate entre pouce et index. Ma bouche est revenue sur le sein, fait rouler le téton à l'unisson du bouton. Lilly inflige traitement identique à l'autre sein, nos regards se croisent et, complices, expriment notre plaisir de voir notre victime consentante se tendre vers l'extase.
Sous nos bouches, sous nos doigts, la jeune fille ondule, se cabre, se tend. Il serait bon sans doute de porter l'estocade, mais je veux en savoir plus. Mes doigts glissent dans la fente, abordent l'entrée de la grotte, hésitent un instant avant de s'y glisser précautionneusement. Leur progression est rapidement stoppée, l'exploration bute sur un voile. Le rideau me paraît bien élastique, trop peut-être, il ne s'agirait pas que ma tête de nœuds y rebondisse !
Curieux, je voudrais bien explorer encore le rempart mais je crains que cette fouille ne tourne à l'inspection, ne risque de gêner sa propriétaire. Sans insister davantage, mes doigts reviennent vite se noyer dans la rivière déchaînée.
Je roule sur Louise, me glisse entre ses cuisses ouvertes, présente mon chibre heureusement délivré de l'étreinte violente des doigts serrés de la jeune fille. Popaul se présente à l'entrée béante du sexe inondé. Doucement, il pénètre l'antre bouillant, jusqu'au cou simplement.
"Est-ce que quelqu'un pourrait mettre un peu de lumière SVP ? Si déjà je dois me taper la tête contre le mur, j'aimerais bien voir à quoi il ressemble…"
Prudent Popaul ! Le voilà qui ressort, puis entre à nouveau :
"Centre de contrôle, je prends les dernières mesures, je vous envoie mes relevés, et on va pouvoir y aller si tout le monde est prêt…"
"Ok Houston, lancez le compte à rebours, mais surtout n'oubliez pas les contre-mesures, il faut une diversion, c'est in-dis-pen-sable ! Que tout le monde s'y mette !"
J'ai l'air de plaisanter, de prendre ça à la légère, mais tu parles, j'en mène pas large en fait !
Mais bon, allez, hop, on y va ! Feu !
Ma bouche s'écrase sur les lèvres de Louise, je la bâillonne de mes lèvres. Mes mains s'accrochent à ses seins, tordent les tétons, quand d'un coup de rein sec, je me propulse. Mon sexe plonge entre les cuisses écartelées, s'engouffre dans la fente brûlante. Sous le bâillon de mes lèvres, Louise m'asphyxie, aspire tout l'air de mes poumons avant de regonfler mes joues de son souffle chaud. Son cri, cri il y a eu, est resté presque inaudible tant nos bouches étaient soudées.
Une petite seconde d'éternité s'installe, puis, Popaul qui s'est explosé sa tête (de nœud) contre l'utérus exulte :
"Bingo ! Houston ! Champagne ! On a crevé le mur du con ! Bang !..."
"Mais relancez les moteurs, maintenant, il faut pomper, le plus dur reste à faire ! Plein gaz, il faut absolument la faire décoller !"
N'allez pas croire que je me moque. Je plaisante, pour moi, pour faire le fier, pour oublier mon trouble et mes appréhensions de la seconde passée.
Alors que mon pieu va et vient dans l'antre défloré, en fait, je ne souhaite plus qu'une seule et unique chose :
"Louise, petite Louise, jouis !
Prends, prends tout, ne donne plus rien désormais.
Prends, profite, Louise, envole-toi !
Tu as des ailes désormais !"
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