Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les révélations de Caroline — Chapitre 8 · Amour-les-Bains II
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les révélations de Caroline
Chapitre 8 · Amour-les-Bains II
Un dizaine de minutes de marche est nécessaire pour arriver à la plage principale d'Amour-les-Bains. Le soleil et la chaleur amènent de nombreux habitants sur le sable. Nous passons devant des vestiaires. Je regarde Caroline.
— Tu veux te changer ici ou sur la plage.
— Je me change là. Je ne sais pas où on sera assis.
Dans la petite cabine, nous enfilons nos maillots de bains, un caleçon long orange pour moi, un maillot une pièce noir pour Caroline. Je bande à nouveau. Caroline mate et j'aime énormément ses yeux à ce moment-là.
— Je ne me lasse pas de regarder ta bite. Et si tu ressens la même chose devant mon corps nu quand je te le montre, je comprends que tu “réagisses” ainsi.
— Tu veux te changer ici ou sur la plage.
— Je me change là. Je ne sais pas où on sera assis.
Dans la petite cabine, nous enfilons nos maillots de bains, un caleçon long orange pour moi, un maillot une pièce noir pour Caroline. Je bande à nouveau. Caroline mate et j'aime énormément ses yeux à ce moment-là.
— Je ne me lasse pas de regarder ta bite. Et si tu ressens la même chose devant mon corps nu quand je te le montre, je comprends que tu “réagisses” ainsi.
Elle remet sa robe, nous sortons et trouvons rapidement un coin qui nous plait, où il y a plus de couples, de personnes seules et moins de familles. Je dépose nos serviettes et je me déchausse. Caroline ôte sa robe et je remarque déjà plusieurs paires d'yeux qui se posent sur elle. Elle s'assied sur sa serviette et regarde au loin. Je lui demande :
— Tu es prête ?
— Oui, je suis impatiente.
— Tu as déjà capté l'attention.
— J'ai vu.
— On procède comment ?
— On se met de la crème. Toi puis moi. J'ai une idée.
Elle me donne le tube de crème solaire. Je m'en mets sur le ventre, le torse, les bras, les épaules puis Caroline m'en badigeonne le visage et le dos. Ensuite, la belle s'en met sur les bras avant de s'agenouiller sur sa serviette, face à son “public”. Elle garde le buste bien droit quand je commence à lui badigeonner le dos. Elle tenait à ce que je fasse ensuite tomber ses bretelles pour lui mettre de la protection sur les épaules.
— Tu es prête ?
— Oui, je suis impatiente.
— Tu as déjà capté l'attention.
— J'ai vu.
— On procède comment ?
— On se met de la crème. Toi puis moi. J'ai une idée.
Elle me donne le tube de crème solaire. Je m'en mets sur le ventre, le torse, les bras, les épaules puis Caroline m'en badigeonne le visage et le dos. Ensuite, la belle s'en met sur les bras avant de s'agenouiller sur sa serviette, face à son “public”. Elle garde le buste bien droit quand je commence à lui badigeonner le dos. Elle tenait à ce que je fasse ensuite tomber ses bretelles pour lui mettre de la protection sur les épaules.
Vient ensuite le moment attendu. Passant mes bras autour d'elle, j'exhibe alors lentement son opulente poitrine. Pour la première fois, elle montre ses seins en public. Malgré les lunettes de soleil, il n'est pas difficile de deviner les regards qui se posent sur Caroline. Elle est très belle et de si gros seins avec un tel maintien pour une quadra sont rarement exhibés sur les plages. Je murmure :
— Les deux mecs qui marchent à gauche se sont arrêtés, le mec allongé en maillot orange à côté de sa meuf, le mec avec le maillot vert, les deux jeunes femmes droit devant toi, le couple à leur droite, le mec dans l'eau et tout à droite, le gars assis dans la chaise blanche. Une bonne dizaine de fans.
— Je vois, c'est tellement bon ! Je suis tellement excitée.
Pendant que je m'occupe de son dos et des ses flancs, Caroline badigeonne ses seins de crème solaire et en profite discrètement pour se procurer du plaisir. Elle roule ensuite son une-pièce à la taille et s'allonge sur sa serviette.
— Mon Flo, c'est un moment super excitant.
Elle souffle et ajoute :
— C'est trop bon. Il va vite me falloir un autre “shoot”.
— Tu veux qu'on aille dans l'eau ?
— On devra passer au milieu d'eux.
— C'est clair…
— Les deux mecs qui marchent à gauche se sont arrêtés, le mec allongé en maillot orange à côté de sa meuf, le mec avec le maillot vert, les deux jeunes femmes droit devant toi, le couple à leur droite, le mec dans l'eau et tout à droite, le gars assis dans la chaise blanche. Une bonne dizaine de fans.
— Je vois, c'est tellement bon ! Je suis tellement excitée.
Pendant que je m'occupe de son dos et des ses flancs, Caroline badigeonne ses seins de crème solaire et en profite discrètement pour se procurer du plaisir. Elle roule ensuite son une-pièce à la taille et s'allonge sur sa serviette.
— Mon Flo, c'est un moment super excitant.
Elle souffle et ajoute :
— C'est trop bon. Il va vite me falloir un autre “shoot”.
— Tu veux qu'on aille dans l'eau ?
— On devra passer au milieu d'eux.
— C'est clair…
Quelques minutes plus tard, je me lève et aide Caroline à faire de même. Les têtes se tournent à nouveau vers elle. Elle me prend la main et nous marchons jusqu'au lac. Une petite trentaine de mètres durant lesquels j'ai l'impression d'accompagner une célébrité. De face puis de dos, Caroline est dévorée des yeux. La fraîcheur de l'eau est très agréable. Il faut dire que la température est élevée tant à l'extérieur qu'à l'intérieur du corps. Nous avançons dans le lac et lorsque nous avons de l'eau à la taille, nous nous laissons glisser dedans. Caroline est aux anges.
— Je ne pensais pas que je me sentirais si bien.
Elle vient contre moi, m'enlace tendrement.
— Je suis heureuse de passer cette journée avec toi. J'aurais peut-être vécu toute ma vie sans connaître cela. Tu te rends compte ?
— J'espère que tu pourras désormais le faire autant que tu le souhaites. Je suis sûr que l'annonce à Marco se passera bien et qu'il comprendra.
Elle prend le temps de répondre.
— C'est étrange ce que je vais dire, mais depuis le 7 juin, c'est devenu secondaire.
Je dois faire des yeux ronds.
— Ah bon ?
— Bon, tu es prêt ? Je vais t'expliquer tout ce qui tourne dans ma tête depuis dix jours et même avant, de manière inconsciente ou refoulée. Ma vie change. L'été passé, mon fils aîné a quitté la maison. À la rentrée, le deuxième part étudier à l'autre bout du pays. Le mois dernier, ma fille cadette a eu 18 ans. Avec ça, Marco va diminuer son taux d'activité et lancer une activité de coaching personnel qui va lui prendre du temps. Et puis, notre situation au travail depuis deux ans, les départs, les licenciements, notre déménagement… J'ai la certitude aujourd'hui que ces événements m'ont impactée bien plus que je l'imaginais. Surtout depuis cet automne avec les problèmes au travail, j'ai ressenti beaucoup de stress, des angoisses, même de la peur parfois. Et bien sûr, j'ai tout gardé pour moi.
— Évidemment.
Elle sourit.
— Je pense que c'est ce qui a provoqué mon aveu.
— Je n'imaginais pas toute cette agitation dans ta vie et autour de toi. On peut aussi remarquer que ton entourage choisit ces changements et que toi, tu les subis. Ça t'a bouleversée, ce monde qui s'écroule autour de toi, tu étais peut-être dans une forme d'urgence.
Caroline m'embrasse sur la joue et me serre à nouveau dans ses bras.
— Nous avons chacun vécu deux divorces, les soucis au travail, et je sais que je n'ai pas fait cet aveu à n'importe qui. Je savais, inconsciemment, que tu pouvais entendre cela et me soutenir sans me juger. Et j'avais raison.
Elle relâche son étreinte et poursuit :
— Tu as dis que je subissais et c'est vrai. Bizarrement, je crois que c'est l'anniversaire de ma fille, un événement non provoqué, qui a fait déborder le vase. J'ai repris l'agenda : c'était deux jours avant notre soirée de Pâques durant laquelle je t'ai dit que j'avais un fantasme.
— Curieuse coïncidence, en effet.
— À partir de là, tout s'est bousculé. Je voulais revenir en arrière tout en fonçant en avant, je voulais que ça s'arrête et que tout s'emballe dans le même temps. J'étais mal. Te l'avouer m'a soulagée et passer à l'acte juste après, je te jure que ça a été l'un des moments les plus intenses et les plus heureux de toute ma vie. Et peut-être celui où j'ai été le plus fier de moi. Mais j'ai aussi pris très vite conscience que ça n'allait pas du tout être conciliable avec ma vie et qu'il fallait tout que j'arrête.
— Je m'en souviens, une semaine compliquée.
— Oui, mais sincèrement, je crois que je serai parvenue avec le temps, à faire machine arrière. C'est à Pentecôte, en Italie, que Marco m'a parlé de son projet de développer son activité de coaching. Il le fait de manière bénévole dans un club et il adore ça. Plusieurs personnes lui ont dit qu'elles le prendraient comme coach personnel s'il se lançait. Alors il veut essayer, à 20% pour commencer. Et l'entendre parler avec passion de coaching, à tel point qu'il décide d'oser se lancer à son compte dans cette activité, décrire son projet, s'excuser d'avant que ça risquait de prendre du temps sur nos moments, voir son émotion quand je lui ai fait part de mon soutien, ben ça a chamboulé ma détermination à refermer la boîte de Pandore.
— Indirectement, il t'a aidée.
— Voilà. Si chacun pense à soi, c'est que moi aussi, je dois penser à moi. Car ce n'est pas de famille, de couple, de Marco qu'il s'agit. Mais de moi, uniquement de moi. Alors je me teste, certes, mais je sens dans mes entrailles que l'exhibition fait partie de moi. Me montrer, m'exhiber, ce n'est pas une envie, c'est un besoin. C'était enfoui en moi et depuis dix jours, je peux enfin le vivre. C'est la première fois de ma vie que je me surprends à penser à moi en premier et à mon bien-être. C'est grisant et ça fait un bien fou.
Elle sourit, comme soulagée. Elle poursuit ensuite.
— Je veux vivre ça, Flo, ces moments. Pour moi et je verrai ensuite. Je me dis que Marco pourrait peut-être me suivre du moment que je m'exhibe pour lui. Mais est-ce que je m'en contenterais ? Après ce matin, la réponse est “non”. C'est un premier problème. Il y en a un second corollaire au premier : j'ai toujours aimé me vêtir avec élégance et soin, mais sans être ostentatoire ni sexy. Je pense que tu peux le confirmer. Mais là, je me verrai tout à fait sortir dans des tenues qui laisseraient peu de doutes sur mon anatomie.
Nous rions. Elle ajoute :
— Et les femmes qui en montrent trop, ce n'est pas du tout du goût de Marco. Et je ne veux pas l'accabler, car il y a un mois, j'étais comme lui.
Elle soupire.
— Je ne veux plus être frustrée, en fait. C'est brutal, violent, à la hauteur du refoulement.
— Ça ne sera pas simple, effectivement.
— Et je n'ai pas évoqué la dimension sexuelle. L'exhibition m'excite énormément et me donne envie d'aller plus loin. Tu vois, quand on est arrivé dans l'eau, j'avais très envie de sexe; dans les cabines d'essayage des deux boutiques aussi; après le resto, dans le vestiaire… Quand je te dis “très envie”, c'est “très, très, très, très envie”. Ma libido est remontée en flèche depuis que j'ai commencé à m'exhiber au bureau. Je t'assure que cela me demande énormément de self contrôle pour parvenir à la canaliser, à me retenir. J'ai parfois tellement envie de baiser, de sucer et de me masturber. Je n'ai jamais ressenti des envies de sexe comme ça, aussi puissantes, aussi fréquentes. Et à ce niveau-là, Marco…
— Il ne suivrait pas ?
— Depuis dix jours, on est passé à un rapport par jour alors qu'on était sur deux à trois par semaine auparavant. Il assure, mais je vois qu'il se pose des questions. Je te l'avais dit, il est très traditionnel, classique. Ce qui me convient très bien, car jusqu'ici, je n'étais pas aventureuse du tout, tu le sais. On s'est très bien trouvés, lui et moi. Je suis épanouie, on est sur la même longueur d'onde. Du moins, jusqu'ici. Car une femme très orientée sur le sexe, ça va le faire fuir. Il va prendre peur !
— C'est comment votre sexualité, si ce n'est pas trop intime comme question ?
— Disons qu'on est conventionnel. En discutant avec mes amis, je remarque qu'on le fait relativement souvent, mais que notre sexualité n'est pas aussi variée que la leur. Mais ça nous convient très bien.
— C'est l'essentiel. La sexualité est si importante au sein d'un couple. Si ce que vous faites vous satisfait pleinement, c'est parfait.
Elle sourit.
— Je suis tout à fait d'accord. Mais le lieu de notre sexualité est le lit. On ne fait jamais l'amour ailleurs. Même pas dans le canapé du salon ou dans la salle de bains. Ni même hors du lit, d'ailleurs. Alors tu imagines les envies dont je viens de te faire part ? Elles ont vocation à se concrétiser et pas dans cinq ans.
— Je comprends.
— Alors il n'y a pas trente-six issues : soit il a des fantasmes inassouvis qui s'apparentent à mes besoins et on a une chance; soit il part en courant.
— Je ne pensais pas que je me sentirais si bien.
Elle vient contre moi, m'enlace tendrement.
— Je suis heureuse de passer cette journée avec toi. J'aurais peut-être vécu toute ma vie sans connaître cela. Tu te rends compte ?
— J'espère que tu pourras désormais le faire autant que tu le souhaites. Je suis sûr que l'annonce à Marco se passera bien et qu'il comprendra.
Elle prend le temps de répondre.
— C'est étrange ce que je vais dire, mais depuis le 7 juin, c'est devenu secondaire.
Je dois faire des yeux ronds.
— Ah bon ?
— Bon, tu es prêt ? Je vais t'expliquer tout ce qui tourne dans ma tête depuis dix jours et même avant, de manière inconsciente ou refoulée. Ma vie change. L'été passé, mon fils aîné a quitté la maison. À la rentrée, le deuxième part étudier à l'autre bout du pays. Le mois dernier, ma fille cadette a eu 18 ans. Avec ça, Marco va diminuer son taux d'activité et lancer une activité de coaching personnel qui va lui prendre du temps. Et puis, notre situation au travail depuis deux ans, les départs, les licenciements, notre déménagement… J'ai la certitude aujourd'hui que ces événements m'ont impactée bien plus que je l'imaginais. Surtout depuis cet automne avec les problèmes au travail, j'ai ressenti beaucoup de stress, des angoisses, même de la peur parfois. Et bien sûr, j'ai tout gardé pour moi.
— Évidemment.
Elle sourit.
— Je pense que c'est ce qui a provoqué mon aveu.
— Je n'imaginais pas toute cette agitation dans ta vie et autour de toi. On peut aussi remarquer que ton entourage choisit ces changements et que toi, tu les subis. Ça t'a bouleversée, ce monde qui s'écroule autour de toi, tu étais peut-être dans une forme d'urgence.
Caroline m'embrasse sur la joue et me serre à nouveau dans ses bras.
— Nous avons chacun vécu deux divorces, les soucis au travail, et je sais que je n'ai pas fait cet aveu à n'importe qui. Je savais, inconsciemment, que tu pouvais entendre cela et me soutenir sans me juger. Et j'avais raison.
Elle relâche son étreinte et poursuit :
— Tu as dis que je subissais et c'est vrai. Bizarrement, je crois que c'est l'anniversaire de ma fille, un événement non provoqué, qui a fait déborder le vase. J'ai repris l'agenda : c'était deux jours avant notre soirée de Pâques durant laquelle je t'ai dit que j'avais un fantasme.
— Curieuse coïncidence, en effet.
— À partir de là, tout s'est bousculé. Je voulais revenir en arrière tout en fonçant en avant, je voulais que ça s'arrête et que tout s'emballe dans le même temps. J'étais mal. Te l'avouer m'a soulagée et passer à l'acte juste après, je te jure que ça a été l'un des moments les plus intenses et les plus heureux de toute ma vie. Et peut-être celui où j'ai été le plus fier de moi. Mais j'ai aussi pris très vite conscience que ça n'allait pas du tout être conciliable avec ma vie et qu'il fallait tout que j'arrête.
— Je m'en souviens, une semaine compliquée.
— Oui, mais sincèrement, je crois que je serai parvenue avec le temps, à faire machine arrière. C'est à Pentecôte, en Italie, que Marco m'a parlé de son projet de développer son activité de coaching. Il le fait de manière bénévole dans un club et il adore ça. Plusieurs personnes lui ont dit qu'elles le prendraient comme coach personnel s'il se lançait. Alors il veut essayer, à 20% pour commencer. Et l'entendre parler avec passion de coaching, à tel point qu'il décide d'oser se lancer à son compte dans cette activité, décrire son projet, s'excuser d'avant que ça risquait de prendre du temps sur nos moments, voir son émotion quand je lui ai fait part de mon soutien, ben ça a chamboulé ma détermination à refermer la boîte de Pandore.
— Indirectement, il t'a aidée.
— Voilà. Si chacun pense à soi, c'est que moi aussi, je dois penser à moi. Car ce n'est pas de famille, de couple, de Marco qu'il s'agit. Mais de moi, uniquement de moi. Alors je me teste, certes, mais je sens dans mes entrailles que l'exhibition fait partie de moi. Me montrer, m'exhiber, ce n'est pas une envie, c'est un besoin. C'était enfoui en moi et depuis dix jours, je peux enfin le vivre. C'est la première fois de ma vie que je me surprends à penser à moi en premier et à mon bien-être. C'est grisant et ça fait un bien fou.
Elle sourit, comme soulagée. Elle poursuit ensuite.
— Je veux vivre ça, Flo, ces moments. Pour moi et je verrai ensuite. Je me dis que Marco pourrait peut-être me suivre du moment que je m'exhibe pour lui. Mais est-ce que je m'en contenterais ? Après ce matin, la réponse est “non”. C'est un premier problème. Il y en a un second corollaire au premier : j'ai toujours aimé me vêtir avec élégance et soin, mais sans être ostentatoire ni sexy. Je pense que tu peux le confirmer. Mais là, je me verrai tout à fait sortir dans des tenues qui laisseraient peu de doutes sur mon anatomie.
Nous rions. Elle ajoute :
— Et les femmes qui en montrent trop, ce n'est pas du tout du goût de Marco. Et je ne veux pas l'accabler, car il y a un mois, j'étais comme lui.
Elle soupire.
— Je ne veux plus être frustrée, en fait. C'est brutal, violent, à la hauteur du refoulement.
— Ça ne sera pas simple, effectivement.
— Et je n'ai pas évoqué la dimension sexuelle. L'exhibition m'excite énormément et me donne envie d'aller plus loin. Tu vois, quand on est arrivé dans l'eau, j'avais très envie de sexe; dans les cabines d'essayage des deux boutiques aussi; après le resto, dans le vestiaire… Quand je te dis “très envie”, c'est “très, très, très, très envie”. Ma libido est remontée en flèche depuis que j'ai commencé à m'exhiber au bureau. Je t'assure que cela me demande énormément de self contrôle pour parvenir à la canaliser, à me retenir. J'ai parfois tellement envie de baiser, de sucer et de me masturber. Je n'ai jamais ressenti des envies de sexe comme ça, aussi puissantes, aussi fréquentes. Et à ce niveau-là, Marco…
— Il ne suivrait pas ?
— Depuis dix jours, on est passé à un rapport par jour alors qu'on était sur deux à trois par semaine auparavant. Il assure, mais je vois qu'il se pose des questions. Je te l'avais dit, il est très traditionnel, classique. Ce qui me convient très bien, car jusqu'ici, je n'étais pas aventureuse du tout, tu le sais. On s'est très bien trouvés, lui et moi. Je suis épanouie, on est sur la même longueur d'onde. Du moins, jusqu'ici. Car une femme très orientée sur le sexe, ça va le faire fuir. Il va prendre peur !
— C'est comment votre sexualité, si ce n'est pas trop intime comme question ?
— Disons qu'on est conventionnel. En discutant avec mes amis, je remarque qu'on le fait relativement souvent, mais que notre sexualité n'est pas aussi variée que la leur. Mais ça nous convient très bien.
— C'est l'essentiel. La sexualité est si importante au sein d'un couple. Si ce que vous faites vous satisfait pleinement, c'est parfait.
Elle sourit.
— Je suis tout à fait d'accord. Mais le lieu de notre sexualité est le lit. On ne fait jamais l'amour ailleurs. Même pas dans le canapé du salon ou dans la salle de bains. Ni même hors du lit, d'ailleurs. Alors tu imagines les envies dont je viens de te faire part ? Elles ont vocation à se concrétiser et pas dans cinq ans.
— Je comprends.
— Alors il n'y a pas trente-six issues : soit il a des fantasmes inassouvis qui s'apparentent à mes besoins et on a une chance; soit il part en courant.
Nous faisons quelques brasses. Nous avons parlé pendant près d'une heure dans l'eau et nous commençons à avoir un peu froid. Nous sortons, le spectacle recommence. Caroline est une femme heureuse. Un peu plus tard, elle va aux toilettes et traverse une bonne partie de la plage seins nus. Elle revient toute détendue.
— Je me suis masturbée, c'était nécessaire et parfait.
— Je me suis masturbée, c'était nécessaire et parfait.
Un peu avant 16h, nous décidons de partir. Quelques instants plus tôt, Caroline avait désigné l'un de ses contemplateurs, face auquel elle voulait se changer. Sa chance ? Être isolé. Ainsi, nous nous levons et j'entoure Caroline dans la serviette. Je ne l'entoure pas complètement en réalité : je tiens la serviette bras tenus de part et d'autre de son corps si bien que la vue est complètement dégagée pour l'heureux élu. Caroline retire son monokini et reste une bonne minute nue. Derrière ses lunettes de soleil, il ne fait aucun doute que l'homme regarde sans discontinuer. Une fois rhabillée, Caroline lui fait un petit signe de la main. Nous quittons la plage. Au parking, la voiture est bien fraîche. Nous reprenons la route.
Une fois sur l'autoroute, Caroline me remercie une nouvelle fois de l'avoir accompagnée. Je lui demande :
— Alors c'est l'heure du débriefing. Qu'as-tu préféré et qu'as-tu moins aimé ?
— Je vais faire point par point : l'exhib dans la première boutique était incroyable. J'étais vraiment à l'aise, notamment car j'étais rassurée par ta présence dans le magasin. Être matée de cette manière par un inconnu était très intense, stressant et excitant. J'ai également adoré le faire avec toi. J'ai très envie de recommencer l'expérience, tant seule qu'avec toi.
— Un point négatif ?
— Non, aucun. C'était le bon lieu, il n'y avait qu'un homme, un rideau pour fermer la cabine… Toutes les conditions étaient réunies. Pour la seconde boutique, j'ai aimé aussi, parce que je remarque que ce sont des choses que j'ai envie de faire avec mon partenaire. Mais il y a alors une importante dimension sexuelle que je ne peux assouvir avec toi. Mais je remarque cette différence : avec un inconnu, l'exhibition provoque de l'excitation; avec mon partenaire, l'exhibition provoque le désir. Et j'ai vraiment envie des deux.
— C'est intéressant que tu parviennes à le distinguer.
— Actuellement, c'est vraiment ce que je ressens. On verra si cela évolue.
— Le lunch ?
— Inattendu et très excitant. J'ai adoré que la serveuse réagisse à mon exhibition et qu'elle joue avec nous ensuite. C'était fou de te masturber devant elle, avec tous ces gens autour. Aussi une expérience à refaire à l'occasion. S'il y a un regret, c'est qu'elle ne nous ait pas accompagnés cet après-midi. On ne lui a pas demandé mais après coup, je me suis dit que ça aurait été sympa de le faire à deux. Peut-être une autre fois.
— Oh ?! Tu aurais voulu partager ce moment avec elle ?
Elle réfléchit un instant :
— Aujourd'hui, non. Mais à l'avenir, je crois que j'aimerais bien le faire avec une autre femme, oui.
— C'était une belle occasion, en effet.
— On reviendra peut-être.
— Oui. Et la plage ?
— Vraiment un moment parfait aussi. Voir tous ces regards quand tu as dénudé ma poitrine, c'était fort. Mais c'est moins intense que de le faire pour une personne. C'est un shoot, très agréable, mais c'est bien en dessous de l'exhib de la première boutique. Attention, je ne dis pas que ce n'est pas excitant d'être regardée par une dizaine de personnes, mais c'est une sensation différente que de le faire volontairement pour une seule.
— On trouvera une autre activité alors.
— Non, je ne dis pas ça. J'ai très envie de refaire du topless, mais ce n'est pas ce qui est le plus excitant. De même lorsque je me suis changée. L'homme était trop loin et bref… Je pense que le topless n'est pas une exhibition. Ni même le naturisme.
— Avec ta poitrine, c'est tout de même exceptionnel. Il y avait quelques autres femmes seins nus sur la plage et aucune n'attirait autant les regards que toi.
Elle sourit.
— C'est pour cela que j'ai envie de le refaire.
— Et le naturisme ?
Elle hoche la tête.
— Ma chatte n'est pas aussi impressionnante que mes seins. Mais j'ai envie d'essayer, au moins une fois.
Je ris.
— Alors c'est l'heure du débriefing. Qu'as-tu préféré et qu'as-tu moins aimé ?
— Je vais faire point par point : l'exhib dans la première boutique était incroyable. J'étais vraiment à l'aise, notamment car j'étais rassurée par ta présence dans le magasin. Être matée de cette manière par un inconnu était très intense, stressant et excitant. J'ai également adoré le faire avec toi. J'ai très envie de recommencer l'expérience, tant seule qu'avec toi.
— Un point négatif ?
— Non, aucun. C'était le bon lieu, il n'y avait qu'un homme, un rideau pour fermer la cabine… Toutes les conditions étaient réunies. Pour la seconde boutique, j'ai aimé aussi, parce que je remarque que ce sont des choses que j'ai envie de faire avec mon partenaire. Mais il y a alors une importante dimension sexuelle que je ne peux assouvir avec toi. Mais je remarque cette différence : avec un inconnu, l'exhibition provoque de l'excitation; avec mon partenaire, l'exhibition provoque le désir. Et j'ai vraiment envie des deux.
— C'est intéressant que tu parviennes à le distinguer.
— Actuellement, c'est vraiment ce que je ressens. On verra si cela évolue.
— Le lunch ?
— Inattendu et très excitant. J'ai adoré que la serveuse réagisse à mon exhibition et qu'elle joue avec nous ensuite. C'était fou de te masturber devant elle, avec tous ces gens autour. Aussi une expérience à refaire à l'occasion. S'il y a un regret, c'est qu'elle ne nous ait pas accompagnés cet après-midi. On ne lui a pas demandé mais après coup, je me suis dit que ça aurait été sympa de le faire à deux. Peut-être une autre fois.
— Oh ?! Tu aurais voulu partager ce moment avec elle ?
Elle réfléchit un instant :
— Aujourd'hui, non. Mais à l'avenir, je crois que j'aimerais bien le faire avec une autre femme, oui.
— C'était une belle occasion, en effet.
— On reviendra peut-être.
— Oui. Et la plage ?
— Vraiment un moment parfait aussi. Voir tous ces regards quand tu as dénudé ma poitrine, c'était fort. Mais c'est moins intense que de le faire pour une personne. C'est un shoot, très agréable, mais c'est bien en dessous de l'exhib de la première boutique. Attention, je ne dis pas que ce n'est pas excitant d'être regardée par une dizaine de personnes, mais c'est une sensation différente que de le faire volontairement pour une seule.
— On trouvera une autre activité alors.
— Non, je ne dis pas ça. J'ai très envie de refaire du topless, mais ce n'est pas ce qui est le plus excitant. De même lorsque je me suis changée. L'homme était trop loin et bref… Je pense que le topless n'est pas une exhibition. Ni même le naturisme.
— Avec ta poitrine, c'est tout de même exceptionnel. Il y avait quelques autres femmes seins nus sur la plage et aucune n'attirait autant les regards que toi.
Elle sourit.
— C'est pour cela que j'ai envie de le refaire.
— Et le naturisme ?
Elle hoche la tête.
— Ma chatte n'est pas aussi impressionnante que mes seins. Mais j'ai envie d'essayer, au moins une fois.
Je ris.
Caroline me donne la bouteille d'eau et j'en bois une grande gorgée. Elle fait de même. Je lui demande :
— Est-ce que tu serais intéressée pour qu'on organise une exhibition ?
— Que veux-tu dire ?
— On prend contact avec un mateur, on définit un lieu, des limites, etc.
— J'aime que ça soit spontané, mais pourquoi pas. Tu as un exemple ?
— Je sais que ça s'organise sur des parkings, le soir. Tu t'exhibes dans la voiture et le mateur vient à la fenêtre. Mais ça peut se faire dans les bois, sur des aires d'autoroute. Bref, c'est à l'exhibitionniste de décider des règles.
Caroline reste silencieuse quelques instants.
— Oui, je crois que j'ai envie de tester ça aussi. Mais pas tout de suite.
— On a le temps, ma Caro, tout notre temps.
— Est-ce que tu serais intéressée pour qu'on organise une exhibition ?
— Que veux-tu dire ?
— On prend contact avec un mateur, on définit un lieu, des limites, etc.
— J'aime que ça soit spontané, mais pourquoi pas. Tu as un exemple ?
— Je sais que ça s'organise sur des parkings, le soir. Tu t'exhibes dans la voiture et le mateur vient à la fenêtre. Mais ça peut se faire dans les bois, sur des aires d'autoroute. Bref, c'est à l'exhibitionniste de décider des règles.
Caroline reste silencieuse quelques instants.
— Oui, je crois que j'ai envie de tester ça aussi. Mais pas tout de suite.
— On a le temps, ma Caro, tout notre temps.
Nous arrivons chez moi un quart d'heure plus tard. Nous sortons de la voiture. Je prends mon sac. Nous nous enlaçons longuement.
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Toujours dans le respect, l'écoute et l'accompagnement dévoué au bien-être de sa collègue et attentif à ne pas la brusquer. Merci pour le partage.