Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Wesh la campagne — Chapitre 13 · Une demoiselle à l'écoute
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Wesh la campagne
Chapitre 13 · Une demoiselle à l'écoute
Frôlant Hassan, Lucas se redressa légèrement sur le lit, décroisa les jambes croisées dans un relâchement étudié. Il pencha la tête sur le côté, les cheveux blonds retombant sur une épaule dénudée ; puis il souffla, sur un ton plus bas, presque joueur « On va voir si les filles t'excitent vraiment. » Sa voix était douce, presque innocente, mais les mots étaient un piège. Il y avait dans ses yeux une lueur taquine, presque féline. Lentement, il fit glisser une des fines bretelles de sa nuisette.
— Regarde... murmura-t-il.
Mais Hassan n'avait pas besoin d'être encouragé. À cet instant, il ne lui était plus possible de détourner les yeux. Il était crispé, entièrement tendu vers Lucas, comme si celui-ci était une apparition. Sa gorge était sèche. Son cœur battait fort et dans son caleçon son sexe commençait à se raidir. Une voix en lui disait que ce n'était pas une fille, qu'il n'était pas censé bander pour elle, mais elle était de moins en moins audible.
Lucas se leva, en une lente reptation contrôlée. Ses cuisses fines s'ouvrirent légèrement, sa culotte en dentelle moulait son entrejambe, laissant juste assez à deviner. Il effleura ses hanches, remonta sur le côté, et, caressant la soie de la nuisette, il passa un doigt sous la bretelle restante qu'il tira lentement, la laissant retomber elle aussi. Il attendait. Il lisait sur le visage d'Hassan chaque frémissement, chaque battement de paupière plus long.
Lucas se leva, en une lente reptation contrôlée. Ses cuisses fines s'ouvrirent légèrement, sa culotte en dentelle moulait son entrejambe, laissant juste assez à deviner. Il effleura ses hanches, remonta sur le côté, et, caressant la soie de la nuisette, il passa un doigt sous la bretelle restante qu'il tira lentement, la laissant retomber elle aussi. Il attendait. Il lisait sur le visage d'Hassan chaque frémissement, chaque battement de paupière plus long.
— T'as chaud ? T'as soif ? Ou t'as juste envie ?…
La nuisette glissa le long des jambes. La fille blonde ne portait maintenant plus que son soutien-gorge et sa culotte. Lucas s'exposait, oui, avec assurance. Mais sans vulgarité. Il offrait une image. Une vision. Un vertige d'érotisme. Avec un mélange déconcertant de masculinité tranquille et de féminité sensuelle, il se pencha en avant, glissa lentement ses doigts sur ses propres cuisses et remonta jusqu'à son ventre.
Le sexe s'était dressé douloureusement. Il sentait la pression, le frottement du tissu contre son gland gonflé. Il transpirait. Il serrait les cuisses, espérant contrôler quelque chose. Mais il était trop tard. Avalant sa salive, les yeux écarquillés, il entendait les doutes qui martelaient son cerveau : « Wesh putain ! Vas-y, c'est pas une meuf ! Mais pourquoi j'ai envie ? Pourquoi j'ai envie de toucher ? De l'embrasser ? J'ai envie de quoi, là ? De lui ou d'elle ? Mais qu'est ce qui m'arrive encore ? »
Ondulant son bassin, Lucas se retourna. Après une chute de rein bien cambrée, la culotte rouge moulait deux petites fesses rondes, galbées. Elles bougeaient en rythme. Il revint face à Hassan. Il respirait lentement, profondément, accentuant les mouvements de sa poitrine sous le tissu du soutien-gorge. Ses mains soulignèrent la rondeur des seins, et les pressèrent. Puis, il en fit vibrer une bretelle du bout de l'index.
Hassan inspira fort. Son regard était accroché à ce corps devant lui, ce corps qui échappait à toutes ses règles. Ses pensées étaient chaotiques, alors que ses yeux se perdaient sur la peau blanche de Lucas, sur le creux de ses hanches, sur la dentelle rouge. Chaque détail l'excitait. Chaque geste l'ébranlait. Mais il était pris au piège, entre érection et panique.
— Ça te fait quoi, Hassan ? Ça te plaît ce que tu vois ?
Mais Hassan ne pouvait pas répondre. Sa queue turgescente était impossible à ignorer. Il avait le sentiment d'être nu, exposé, alors qu'il ne bougeait pas d'un centimètre. Lucas se pencha un peu plus, jusqu'à frôler de la main la cuisse du jeune arabe. Il murmura :
— Tu bandes, Hassan.
Il le dit sans moquerie. Juste un constat. Il se redressa à nouveau, le regard sérieux, presque solennel maintenant. Puis, dans un souffle :
— Montre-moi... Montre-moi ce que ça fait quand une fille t'excite… Je veux la voir.
Un ordre. Doux, mais sans appel. Sans réfléchir, Hassan, le souffle court, baissa lentement son short et son caleçon vers le bas. Son sexe jaillit, dur comme du bois déjà tendu à l'extrême. Lucas reconnut cette queue, une belle verge circoncise, large, d'un brun chaud. Il la regarda avec envie. Ses doigts recommencèrent doucement à jouer avec la dentelle rouge.
— Branle-toi, maintenant.
Hassan baissa une main hésitante. Ses doigts enroulèrent lentement son sexe. La chaleur était brutale. Il le tint fermement, et commença à se masturber. Lucas se fit plus pressant :
— Regarde-moi pendant que tu le fais. Je veux que tu te branles pour moi.
Il ne pensait plus à Bernard. Ni à sa cité. Ni même à la honte. Tout ce qui existait, c'était Lucas. Il avait envie de ce corps mystérieux. Il se branlait, oui. Pour cette fille, qui n'en était pas une. Pour cette image qui piétinait toutes ses certitudes. Lucas continua, comme s'il savait exactement quoi faire. Il tendit la main, et d'un geste lent, précis, il effleura le gland du sexe qu'Hassan agitait en cadence. Cette caresse furtive fit trembler le bel arabe. Alors, Lucas demanda avec une voix fatiguée :
— Je te plais, hein ? Tu voudrais bien te faire sucer par une belle meuf comme moi, pas vrai ? Tu voudrais me prendre, me baiser à fond ?
Hassan se branla encore plus ; il regardait la jeune fille avec des yeux de supplication. Il regardait ces yeux de poupée provocante, la bouche brillante de salive et de gloss, les joues roses, la bretelle du soutien-gorge glissée sur son épaule. Quelque chose de plus fort que la honte, de plus fort que la peur éclata. Un feu noir, une urgence. D'un coup, il se leva. Un sourire de satisfaction perverse éclaira le visage de Lucas, qui espérait cette réaction. Il libéra les désirs d'Hassan.
— Vas-y, souffla-t-il. Montre-moi que t'es un vrai mâle.
Ce fut la détonation. Hassan agrippa les cheveux blonds de Lucas à pleine main et le força à s'agenouiller. La jeune fille, haletante d'excitation, n'opposa aucune résistance, impatiente. La bite dressée claqua contre les lèvres maquillées. Lucas sourit, les yeux lumineux de concupiscence, et il ouvrit grand la bouche. La voix d'Hassan émit un ordre instinctif : « Suce-moi, salope » et d'un coup de reins, il enfonça sa verge dans cette bouche ouverte comme dans un trou béant. Sans retenue. Lucas bascula vers l'arrière mais il fut forcé d'engloutir, la tête tenue par les cheveux, les lèvres écartées. Sa gorge vibra autour du sexe d'Hassan, qui poussa plus fort.
— C'est ça que tu voulais, hein ?! cria Hassan. Tu voulais bouffer ma grosse queue ?
Le souvenir de Bernard lui revint : son regard froid, ses paroles de brute, « ouvre la bouche », la fellation crasseuse qui avait failli l'étouffer. Mais à présent les rôles s'inversaient : c'est désormais lui qui avait à ses pieds cette créature, entre garçon efféminé et salope sublime. C'est lui qui tenait Lucas, fragile et maquillé, à sa merci. Une soif de revanche et une jouissance du contrôle décuplèrent son excitation. La rage monta. Ses propos se firent très crus :
— Ouais, c'est ça. Prends tout, connasse. Tu l'aimes, hein ? Tu l'aimes, ma grosse queue d'arabe ?
Et il lui baisa violemment la bouche, avec la hargne d'un homme qui veut sentir qu'il domine. Lucas ne pouvait parler, mais ses gémissements étaient clairs. Il prenait, il gobait. Il avait les joues creuses, rouges, brillantes de bave. Chaque va-et-vient faisait s'échapper de sa bouche un filet de bave, jusqu'à son menton. Les bruits étaient obscènes. Et c'était ça qui excitait Hassan. Il ne retirait sa grosse bite de cette la bouche que pour la passer sur le visage : la salive souillait alors le maquillage, qui s'était mis à couler. La jolie jeune fille était défigurée. Mais Hassan ne manifestait aucune pitié.
— Voilà… En plein sur ta gueule !
Et il lui cracha plusieurs fois sur le visage et dans la bouche, forçant Lucas à avaler. Et la fellation reprenait. Le jeune boulanger ne répondait rien. Sa bouche était pleine, ses lèvres gonflées, rouges, ses yeux embués de plaisir. Il s'étouffait presque, mais il en redemandait.
Hassan sentait son orgasme monter, mais il en voulait encore. Il voulait prendre. Comme Bernard l'avait fait avec lui. Il arracha sa queue de la bouche de Lucas, d'un coup sec, avec un « plop » sonore. Lucas, avec un sourire extatique, presque dément, supplia :
Hassan sentait son orgasme monter, mais il en voulait encore. Il voulait prendre. Comme Bernard l'avait fait avec lui. Il arracha sa queue de la bouche de Lucas, d'un coup sec, avec un « plop » sonore. Lucas, avec un sourire extatique, presque dément, supplia :
— Baise-moi. Maintenant. Prends-moi comme une fille.
Hassan ôta rapidement tous ses vêtements. Lorsqu'il fut nu, il attrapa Lucas par les hanches, le jeta sur le lit. Le petit blond se retourna, à quatre pattes ; il se cambra, le dos arqué, le derrière relevé, offert. Son amant dominateur prit la culotte rouge et ne la baissa pas plus loin qu'au bas des fesses. Le sexe de Lucas demeura effacé, recroquevillé contre la soie. Il écarta alors ses fesses, le plus possible, avec les deux mains. Son trou, habitué à être baisé, était déjà bien ouvert.
— Vas-y, gémit-il. Montre-moi qui commande.
Hassan tenait son sexe en main, énorme, gonflé. Il le frotta contre l'entrée, plaça son gland contre ce trou et, dans un souffle court, il enfonça tout. Lucas hurla, la bouche ouverte, la joue écrasée contre les draps. Mais ce cri n'était pas un appel à l'aide. C'était un cri de délivrance et de jouissance, un râle de bête offerte.
— Allez, grogna Hassan. Bouge bien ton cul, pétasse. Je vais t'ouvrir en deux.
Il l'agrippa par les hanches et se mit à l'enculer. Fort. Sans rythme au début. Juste des coups de reins violents, pleins de rage. Comme s'il voulait l'écraser de l'intérieur. Comme s'il voulait le faire taire, le briser. Mais Lucas ne se taisait pas.
— Plus fort ! Plus fort ! hurlait-il. Vas-y, bâtard ! Cogne ! Défonce-moi ! Je veux sentir ta grosse bite !
Et il riait. Un petit rire nerveux, presque hystérique. Hassan accéléra. Il le baisait comme s'il ne pensait plus. Comme si chaque coup de reins était un coup de poing contre tout ce qu'il avait subi. Contre Bernard. Contre lui-même. Contre cette honte et cette foutue étiquette de mec de quartier, de virilité. Contre la religion et le silence.
— C'est moi ! C'est moi qui te baise maintenant, connasse ! T'entends ? C'est moi qui te prends !
Hassan enfonçait sa queue dans le cul tendu du garçon devenu fille, à coups de reins lourds, encore et encore. C'était un martèlement, un assaut. Il ne voyait plus Lucas comme un garçon, ni même comme un travesti. Il ne voyait qu'un corps de femelle en chaleur qu'il baisait comme on se venge, comme on s'arrache à la honte.
— Prends ça ! Sale pute ! Prends tout dans ton cul de chienne !
— Ha ! Haaaa ! Haaaa ! Oui ! Oui j'adore ça ! Vas-y plus fort !
— Ha ! Haaaa ! Haaaa ! Oui ! Oui j'adore ça ! Vas-y plus fort !
Le lit grinçait, le sommier geignait. Lucas criait par à-coups, la tête enfoncée dans l'oreiller. La bave lui coulait de la bouche, mouillant le drap froissé. Il leva son cul, planta ses ongles dans ses fesses et les écarta au maximum, pour s'ouvrir en grand et engloutir toute la bite. Il se retourna à moitié, les yeux rougis, les joues striées de traces noires de maquillage, et hurla :
— Je suis ta pute, Hassan ! Je suis ta salope ! C'est bon, ! Oui, baise-moi ! Baise-moi bien la chatte !
Vibrant de toute cette perversion douce qu'il portait en lui, il réclamait la queue. Sa voix tremblait, mais il souriait encore. Les larmes aux yeux. Des larmes de plaisir, de soumission. Il jouissait de subir les assauts rudes et les insultes, jouissait d'être traité en chienne. Et finalement, un long gémissement d'extase :
— Oooooh… Hassan… Je jouis, putain ! je jouis du cul… !
Il fut secoué de spasmes rapides. Ses doigts agrippaient les draps, son sexe tressaillait, coincé dans la culotte de dentelle. Son orgasme naissait là, dans l'anus, dans cette cavité qu'Hassan labourait avec rage. Cette jouissance du cul électrisa Hassan, qui, de plus belle, le tirait vers lui à chaque coup. Sa queue glissait, entrait, ressortait, cognait au fond, encore, et encore. Il enculait cette petite salope de toute sa puissance, lui frappant le cul régulièrement. Les paroles qu'hurlait Lucas, le maquillage qui coulait, son corps mince et tremblant, cette voix de fille et cet orgasme anal. C'était trop. Trop puissant. Trop bon. Hassan s'enfonça plus fort, encore, jusqu'à sentir ses propres limites se briser. Sa peau claquait contre celle de Lucas, il sentit le feu monter dans ses couilles. Il hurla à son tour :
— Tu l'aimes, ma bite ? Hein ? Réponds !!
Lucas répondit, presque délirant :
— Mmmm... Oui, oui Hassan ! J'ai besoin de ta bite ! Je veux crever avec ta bite en moi !
— T'as un putain de cul ! murmura-t-il. Je vais te remplir !
— Oh oui ! Oh oui ! Ouiiiiii ! gémit Lucas. Gicle-moi dedans, j'veux tout ton foutre ! Tout !
— T'as un putain de cul ! murmura-t-il. Je vais te remplir !
— Oh oui ! Oh oui ! Ouiiiiii ! gémit Lucas. Gicle-moi dedans, j'veux tout ton foutre ! Tout !
Alors, en sueur, Hassan s'agrippa au corps blanc de Lucas comme à une bouée et, dans un cri bestial, il éjacula en lui tout ce qu'il avait. Il baissa la tête, le regard dans le vague. Il n'entendait plus rien. Il ne voyait plus rien. Il se déversait, sentait chaque décharge chaude remplir Lucas, couler à l'intérieur, battre contre les parois de chair qu'il venait de ravager.
Lucas ne bougeait pas. Les yeux mi-clos, il souriait, béat, dévasté. Un sourire épuisé, extatique, presque effrayant. Sa voix était brisée : « Je le sens… je le sens en moi.. Tu m'as tout mis, Hassan… C'était toi, le vrai mâle. T'as bien baisé ta salope... » Il se laissait flotter dans le plaisir.
Hassan, lentement, sortit. Sa queue glissa hors du fondement de Lucas avec un bruit gluant. Le sperme s'échappa aussitôt de l'ouverture rougie, coula sur la cuisse de Lucas, puis sur les draps. Une souillure, une preuve qu'Hassan contemplait, fasciné, le sexe encore à moitié dressé, dégoulinant. Il s'effondra sur le lit.
Lucas tourna doucement la tête vers lui. Son maquillage était détruit, la bave et la transpiration avaient collé ses cheveux. Ses yeux étaient rouges, sa bouche gonflée. Mais il souriait. Avec une tendresse inattendue. Puis, il vint se glisser contre Hassan, nu et heureux, et l'embrassa sur l'épaule.
— Tu peux pleurer, tu sais.
Hassan ferma les yeux. Une larme coula, sans bruit. Pendant un temps, les deux garçons restèrent allongés, collés l'un à l'autre, leurs peaux moites de transpiration. Ils entendaient leurs cœurs battre forts, au même rythme, et leurs respirations lentes et régulières se coordonner. Il n'y avait plus de mots. Juste le silence qui s'installe après la tempête. Ce silence étrange, presque gênant, où l'on revient à soi, au monde, à la gravité. Lucas murmura :
— Je vais aller me nettoyer un peu. Je reviens.
Il se leva lentement, son corps encore tremblant, et s'éloigna dans un silence presque pudique. Il avait réajusté la culotte. Ses pas étaient un peu hésitants, comme si son corps n'avait pas encore digéré ce qu'il avait reçu.
Hassan resta seul. Il était en sueur, vidé, encore dans le vertige. Il regardait ses mains. Ses jambes. Son sexe, détendu, souillé. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il ressentait, mais il n'éprouvait aucune gêne, aucune honte, aucun regret. Il avait fait l'amour à Lucas, mais une version totalement féminine de Lucas, et il en ressentait une immense sérénité.
Quelques minutes plus tard, Lucas revint. Son visage avait changé. Démaquillé. Il portait une grande chemise ouverte sous laquelle il était nu. Un peu plus garçon. Mais dans ses gestes, dans sa posture, quelque chose d'infiniment féminin restait là. Il s'assit sur le lit, à côté d'Hassan.
Hassan resta seul. Il était en sueur, vidé, encore dans le vertige. Il regardait ses mains. Ses jambes. Son sexe, détendu, souillé. Il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il ressentait, mais il n'éprouvait aucune gêne, aucune honte, aucun regret. Il avait fait l'amour à Lucas, mais une version totalement féminine de Lucas, et il en ressentait une immense sérénité.
Quelques minutes plus tard, Lucas revint. Son visage avait changé. Démaquillé. Il portait une grande chemise ouverte sous laquelle il était nu. Un peu plus garçon. Mais dans ses gestes, dans sa posture, quelque chose d'infiniment féminin restait là. Il s'assit sur le lit, à côté d'Hassan.
— Tu regrettes ? demanda-t-il simplement.
— Non, sourit le jeune homme. Vraiment pas.
— Non, sourit le jeune homme. Vraiment pas.
Il avait l'air plus heureux, soudain. Épanoui. Comme si toute cette rage, cette hargne, cette virilité projetée s'était écroulée d'un coup. Cette baise intense avait fait s'envoler les questions absurdes de masculinité et de féminité qui lui rongeaient le crâne et avec lesquelles il se débattait depuis des jours.
— J'ai aimé. J'ai joui. Mais j'sais pas ce que ça a fait de moi. J'ai plus envie de me cacher.
Lucas hocha la tête.
— Tu veux que je te dise ce que ça a fait de toi ?
Hassan tourna les yeux vers lui.
— Ça a fait de toi quelqu'un qui a cessé de fuir pendant une heure. Quelqu'un qui a senti. Vécu. Et qui s'est rendu compte que rien n'était sale ni honteux. Et surtout, qui a dépassé les vieilles conneries de virilité.
Un silence. Hassan se redressa sur un coude. Il s'enquit : « Mais toi… t'as aimé ? C'était pas trop...brutal ? » Lucas glissa ses doigts sur le torse de son ami, caressa sa beau brune. Il caressa doucement les pectoraux, ses deux tétons bruns, puis passa aux épaules solides, aux abdos.
— J'adore les garçons, Hassan. J'adore leur sueur. Leur bite. Leurs mains. Et t'as un corps magnifique. Mais c'est pas juste ça que j'ai aimé. Là, j'avais envie de faire disparaître complètement le garçon qui vit en moi. Envie de me sentir totalement fille. Mais une fille qui jouit pleinement. Une fille qui se lâche, qui devient une vraie salope. Là, j'ai eu un orgasme comme une vraie meuf. Et c'est toi qui m'as aidé à vivre ça.
— T'es pas le seul à aimer ça, répondit Hassan tout bas. Moi aussi, j'ai envie de mecs. De vrais mecs.
— T'es pas le seul à aimer ça, répondit Hassan tout bas. Moi aussi, j'ai envie de mecs. De vrais mecs.
Et il embrassa Lucas sur la bouche, avec passion. Leur baiser dura longtemps, fut fougueux. La main de Lucas s'aventura jusqu'au sexe d'Hassan. Approchant sa bouche de l'oreille de son amant, il susurra :
— Si j'étais pas explosé, je te sucerais encore, là, maintenant. Jusqu'à te voir tordre de plaisir.
— T'es vraiment qu'une salope ! répondit Hassan en riant.
— T'es vraiment qu'une salope ! répondit Hassan en riant.
Ils plaisantaient. Puis l'atmosphère redevint sérieuse. Lucas reprit, plus doucement, en posant une main sur l'épaule d'Hassan :
— Et pour Bernard ?… Tu vas faire quoi ?
Hassan baissa les yeux.
— Il m'a baisé. Mais je ne sais pas s'il m'a aimé… ou juste utilisé.
Lucas le fixa, longuement. Puis, sans forcer, il glissa :
— Je crois qu'il tient à toi. Peut-être qu'il sait pas comment aimer autrement. Peut-être qu'il s'est protégé toute sa vie derrière sa brutalité. Et qu'il a vu en toi un miroir.
— Je ne veux pas redevenir le mec soumis, Lucas. Pas comme avant. Ou alors pas seulement ça.
— Je ne veux pas redevenir le mec soumis, Lucas. Pas comme avant. Ou alors pas seulement ça.
Lucas s'approcha, posa son front contre celui d'Hassan.
— Alors reviens vers lui. Mais plus en tant que victime. Reviens en tant qu'homme. En tant que mec qui a compris ce qu'il veut. Et propose-lui de recommencer. Mais cette fois… fais-lui clairement sentir qu'il te domine parce que tu le veux, mais que t'en n'as pas honte. Parce que t'as envie. Et surtout, que toi aussi, tu aimes dominer. Et qu'il pourrait prendre son pied à te laisser les commandes.
— Tu crois qu'il comprendrait ?
— Il sentira la différence. Crois-moi. Les vrais dominants sentent quand le pouvoir est donné !
— Tu crois qu'il comprendrait ?
— Il sentira la différence. Crois-moi. Les vrais dominants sentent quand le pouvoir est donné !
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Commentaires ()
La suite.. .
Hâte de découvrir comment va se passer son retour à la ferme avec Bernard
Pour moi, ce n'est que mon avis, Hassan resterai avec Lucas. Depuis le début je les voyais bien ensemble, et je les voit toujours...
Des le 1er chapitre je l'ai mis dans mes favoris pour pouvoir relire quand j'en ressens le besoin.
Très bonne écriture.. bravo.
Et vivement la suite
Pour moi, ce n'est que mon avis, Hassan resterai avec Lucas. Depuis le début je les voyais bien ensemble, et je les voit toujours...
Des le 1er chapitre je l'ai mis dans mes favoris pour pouvoir relire quand j'en ressens le besoin.
Très bonne écriture.. bravo.
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