Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Wesh la campagne — Chapitre 8 · Nuit décisive
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Wesh la campagne
Chapitre 8 · Nuit décisive
Un baiser.
Pas brutal. Pas affamé. Un baiser vrai. Moelleux. Long. Une bouche contre une autre. Des souffles qui se mélangeaient. Des langues qui se trouvaient, s'apprivoisaient. Le silence se fit. Un vrai. Pas celui, tendu, des jours précédents. Un silence apaisé. Dense. Hassan ferma les yeux. Il sentit les bras de Bernard se refermer autour de lui, les muscles qui palpitaient. C'était comme être serré par une montagne. Mais une montagne nue, qui tremblait un peu. Qui respirait fort. Qui vivait. Ils restèrent là à s'embrasser. Leurs mains exploraient les dos, les épaules, les reins. Hassan se perdait dans ce contact. Il n'avait jamais ressenti ça. Cette tendresse nue, brute. Cette bouche qui ne cherchait rien d'autre que la sienne. Ces bras immenses qui l'enserraient comme quelque chose de fragile.
Puis Bernard s'assit à nouveau sur le bord du canapé, et, tout en gardant Hassan contre lui, il l'invita à s'asseoir à califourchon sur ses cuisses. Leurs peaux se touchaient, moites. Leurs torses s'écrasaient l'un contre l'autre. Hassan sentit les poils humides de Bernard coller contre son ventre lisse.
— J'suis paumé, souffla le garçon.
— Ça va aller, répondit simplement Bernard.
Ils ne dirent plus rien. Il n'y avait rien à expliquer.
— J'suis paumé, souffla le garçon.
— Ça va aller, répondit simplement Bernard.
Ils ne dirent plus rien. Il n'y avait rien à expliquer.
Ils restèrent là longtemps, à se respirer, à se coller, à s'oublier dans la moiteur de la nuit. Et pour la première fois, Hassan n'éprouvait aucune honte. Il voulait rester là. Contre ce torse poilu. Contre cette force tranquille. Il ferma les yeux. Et laissa Bernard l'enlacer plus fort encore. Leurs bouches se cherchèrent à nouveau, à nouveau ils s'embrassèrent. Ce baiser, plus long, plus profond, mais moins doux, ralluma un feu qui, en réalité, n'était pas éteint. Quelque chose changeait dans la texture même de leurs souffles. Les langues se heurtaient, s'empoignaient.
Dans les bras de Bernard, Hassan se sentait soudain vulnérable, offert. Chaque battement de cœur semblait demander plus. Le fermier le serrait plus fort, ses mains devenaient pressantes sur son dos, puis glissèrent vers les fesses. Il les pétrit avec autorité. Hassan, toujours à califourchon, sentit sous lui le sexe dur de l'homme grossir contre sa raie. Alors, à son tour, il banda. Un vertige le gagnait, entre excitation et peur. Il savait ce qui allait venir. Et il ne savait pas s'il en avait envie ou besoin.
— Tu sais ce que ça veut dire ?murmura Bernard, sa voix grave.
Hassan hocha la tête. Toute tendresse disparut des yeux de Bernard pour laisser place à une ombre brûlante, primitive. Il regardait Hassan comme une proie. Comme un corps à soumettre, à dominer. D'un geste ferme, il saisit le jeune homme par les hanches, le souleva, le posa à la place qu'il occupait sur le canapé, qui craqua légèrement. Hassan, nu, haletant ne bougea pas.
Bernard le regardait comme un animal en rut. Il s'approcha lentement, son sexe déjà à nouveau tendu, gonflé, énorme. Il le saisit à la base, le fit rebondir contre sa main. Une bête prête.
— Tu veux être à moi ? C'est ça ?
Hassan murmura un « ouais » à peine audible.
— Alors retourne-toi !
Obéissance immédiate. Hassan se retourna. À quatre pattes sur le canapé, les jambes écartées, les fesses en l'air et tournées vers Bernard. Il sentit le souffle du fermier s'accélérer, sa chaleur, son odeur de terre, de sueur et de foutre séché. Une odeur de mâle. Puis ses mains, épaisses, puissantes. Une première caresse sur ses fesses. Puis un claquement. Fort et net, qui lui arracha un cri. Bernard écarta alors le cul d'Hassan. Un doigt glissa le long de la raie. Il cracha dans l'anus qui se dévoilait. Un jet brut, chaud, qui dégoulina entre les plis serrés. Puis à nouveau son doigt, d'abord sur l'extérieur, puis à l'intérieur. Il entra. Lentement. Hassan gémit au contact de la première phalange mais ne bougea pas.
— Oui… Vas-y… continue.
— Bouge pas ! intima le fermier
— Bouge pas ! intima le fermier
Et sans prévenir, il abandonna Hassan et se dirigea rapidement vers la cuisine. Pendant quelques instants, Hassan demeura dans cette position parfaitement obscène, le cul en l'air, attendant ce qui allait se passer. Bernard revint, avec la main une grosse motte de beurre dans une assiette. Hassan, apeuré, ravala sa salive.
— Bernard… Tu ... tu vas faire quoi ? demanda-t-il d'une voix pleine d'angoisse.
L'air mauvais, le fermier ne répondit rien. Les cuisses d'Hassan tremblaient. Bernard s'agenouilla derrière le jeune homme. Celui-ci sentit une langue râpeuse dans son anus. Puis un long filet de salive, chaud et épais, qui coula lentement le long de la raie. À nouveau, un doigt glissa, grossier, sans tendresse, pour étaler, pour préparer. Puis, Bernard saisit entre son index et son majeur une importante quantité du beurre qu'il avait apporté. Il l'appliqua ensuite contre le cul d'Hassan. Ainsi graissés, les doigts rugueux de Bernard s'immisçaient, ouvraient. Un premier doigt, puis un deuxième. Plus profond. Plus fort.
« Haaannn ! » Hassan gémissait maintenant sans retenue, cambré, offert, soumis. Bernard reprit une bonne dose de beurre. Il en massa lentement le rectum, fit des mouvements circulaires, déclenchant des frissons incontrôlables. Sous la pression d'un troisième doigt, Hassan poussa un gémissement rauque. Ça brûlait. Mais ça excitait. Terriblement.
Bernard fit directement glisser son sexe dressé dans l'assiette de beurre. Il en tartina généreusement son membre énorme.
Et puis, plus rien. Un silence.
Hassan retint sa respiration. Et soudain un poids. Le poids massif de Bernard qui s'alignait derrière lui. Le fermier gardait sa main refermée sur sa propre queue, l'amenant doucement au bon endroit. Le gland énorme, gonflé pointait contre le trou d'Hassan. Un simple frôlement suffit à faire trembler de jeune homme. Et lentement, Bernard poussa.
D'abord le bord. Le contour. Un millimètre. Puis un autre. C'était lent, mais implacable. Malgré la préparation de Bernard, l'anus résistait douloureusement. Alors l'homme poussa davantage et, sous la pression, le trou finit par céder.
« Aaaahh !! » Hassan hurla, les doigts crispés sur le dossier du canapé. Une chaleur étourdissante. Il sentait son cul s'ouvrir peu à peu. Centimètre par centimètre. Une sensation d'être envahi. Écarté. Pénétré. La douleur était atroce !
— Putain… t'es serré… souffla Bernard, haletant.
Et il poussa encore plus fort.
D'un seul coup, il entra profondément. Hassan cria de plus belle ! La queue remplissait tout. Il avait l'impression qu'elle remontait jusqu'à sa gorge. Il en sentait chaque veine, chaque pulsation, chaque frottement. Des larmes coulèrent. Oui, Hassan pleurait, de honte, de douleur. Mais son excitation demeurait vive.
Bernard grogna. Il s'immobilisa quelques secondes, laissant au cul du jeune arabe le temps de s'habituer à la présence de ce sexe glissé tout entier en lui. Puis il bougea lentement. Il ressortit un peu, puis rentra. D'abord des va-et-vient courts, pour accoutumer le corps d'Hassan à sa taille. Et de plus en plus profonds.
Et il commença à baiser.
Des coups de reins lents, puis plus rapides. Saccadés. Bruyants. Chaque va-et-vient faisait claquer leurs corps. Le canapé grinçait sous eux. Les gémissements d'Hassan devenaient incontrôlables. Il haletait, criait parfois, chaque fois que Bernard s'enfonçait plus fort. Et peu à peu, la douleur se changea en plaisir. Il se cambrait davantage, perdait pied, s'ouvrait. Il ne pensait plus. Il se laissait faire. Il aimait ça. Il aimait cette force qui le prenait. Cette puissance brutale. Ce sexe énorme qui le remplissait jusqu'au bout.
Des coups de reins lents, puis plus rapides. Saccadés. Bruyants. Chaque va-et-vient faisait claquer leurs corps. Le canapé grinçait sous eux. Les gémissements d'Hassan devenaient incontrôlables. Il haletait, criait parfois, chaque fois que Bernard s'enfonçait plus fort. Et peu à peu, la douleur se changea en plaisir. Il se cambrait davantage, perdait pied, s'ouvrait. Il ne pensait plus. Il se laissait faire. Il aimait ça. Il aimait cette force qui le prenait. Cette puissance brutale. Ce sexe énorme qui le remplissait jusqu'au bout.
Jamais il ne se serait imaginé, des mois plus tôt, à quatre pattes sur un canapé, offert à un homme, gémissant sous chaque poussée. Et pourtant, il y était. Ce n'était pas une défaite, c'était pire : un consentement brûlant, et presque heureux. Une part de lui hurlait à la trahison. Une autre, plus sourde, savourait chaque seconde.
Alors Bernard accéléra. Il pilonnait. Comme un taureau. Il tenait par Hassan par la taille. Ses grandes mains s'enfonçaient dans la peau mate. Il plantait ses doigts dans la chair, comme pour le posséder encore plus. Parfois, il lui crachait dans le dos, parfois il l'insultait à mi-voix, avec une voix grave qui rendait chaque mot plus sale, plus excitant :
— T'aimes ça, salope ?... Regarde-toi : t'en redemandes, pas vrai ?
— Oui… J'adore… continue…
— Oui… J'adore… continue…
Hassan ne crut pas que ses paroles aient pu sortir de sa bouche. À chaque va-et-vient, il sentait son corps céder davantage. Ce n'était plus seulement de la douleur qui le traversait, c'était du plaisir pur. Mais qu'était-il en train de devenir ? Était-ce encore lui, Hassan, un mec droit et sûr de lui ? Ou bien était-ce l'autre, celui qu'il avait vu dans le miroir de la salle de bain, dilaté et tremblant ? Et tandis qu'il se faisait baiser plus fort, que la queue de Bernard cognait au fond de lui, il sentit un basculement : ce n'était pas qu'un acte sexuel, c'était une mue. Une mue douloureuse et terriblement jouissive.
Le rythme devint sauvage. Bernard empalait Hassan sans relâche, sans pitié. Son bassin cognait contre les fesses, produisant des claquements humides, presque obscènes.
— T'es à moi maintenant, murmura-t-il à l'oreille d'Hassan. Je te remplis… je te remplis bien…
— Oh oui ! Oui ! Je veux tout… jusqu'au fond… Baise-moi !
Leurs souffles devenaient fous. La pièce puait le sexe et la sueur. Bernard ruisselait. Il était dans un état second. Un mâle en rut. Une bête. Qui ne pensait plus. Qui ne voulait qu'enfoncer sa queue dans ce trou serré. Hassan, lui, était en transe. Il n'avait jamais ressenti un plaisir aussi violent, aussi total. Il sentait la queue de Bernard cogner son point sensible, le faire trembler de l'intérieur. Ses gémissements, ses couinements devenaient plus aigus, emplissaient la pièce. Son propre sexe tendu battait sous lui, dégoulinant de mouille, même sans être touché.
Bernard s'en aperçut. Il se pencha, glissa une main sous son ventre, attrapa la queue d'Hassan. Il le branlait pendant qu'il le baisait.
— Vas-y… jouis ! ordonna-t-il… Fais-moi voir comme tu aimes te faire baiser comme une chienne !
Hassan gueulait son plaisir. Et il jouit. En grandes giclées brûlantes, il éclaboussa le canapé.
Et Bernard, quelques secondes après, se planta au plus profond de lui, arrachant un nouveau gémissement de bonheur et de souffrance à son jeune amant.
— Tu veux mon foutre, hein ? Tu veux que je te remplisse ?
Un grognement bestial monta de sa gorge. Son corps entier se tendit. Il déversa sa semence en longs spasmes lourds. Il se vida sans retenue. L'intérieur d'Hassan se gorgea de sperme chaud. Il sentait la queue couler en lui, l'emplir.
Puis Bernard s'effondra doucement contre lui. Le torse sur son dos. Le sexe encore planté, encore dur, comme scellé. Ils restèrent là, collés, liés, haletants. L'homme glissa une main sur le ventre d'Hassan, y sentit les gouttes chaudes du sperme de son jeune arabe. Il caressa doucement, puis remonta vers son torse, sa nuque. Il l'embrassa derrière l'oreille.
Hassan ferma les yeux. Il souriait. Il avait mal. Il était vidé. Il était trempé.
Alors, Bernard se retira lentement. Un filet de foutre blanc coula le long des cuisses d'Hassan, entre ses fesses rougies. Le jeune homme eut l'impression que la bite monstrueuse avait laissé un vide immense dans son anus distendu, qu'il sentait pulser. Son corps avait été envahi, rempli. À présent, il était simplement creux. Il n'eut pas de honte, pas tout de suite. Juste cette étrange sensation d'avoir été ouvert, possédé.
Il resta là, à genoux sur le canapé, les membres épuisés et le cœur tambourinant. Il n'osait pas encore bouger. Quelque chose en lui flottait, suspendu. Une sorte de paix inquiète. Il se sentait à la fois fier et misérable. Il venait de vivre ce qu'il n'aurait jamais cru possible ; son corps le remerciait, et sa tête hurlait de confusion. Il ferma les yeux, tenta de respirer lentement. De remettre de l'ordre. Mais rien ne vint. Juste l'odeur de foutre dans l'air et ce battement étrange au creux du ventre.
Sans un mot Bernard le reprit dans ses bras, le souleva et le porta jusqu'à sa propre chambre. Hassan se laissa faire. Il ne savait quoi penser. Il n'avait pas les mots. Juste ce besoin immense d'être enveloppé. De sentir que tout cela, aussi brutal que ça ait été, avait un sens. Peut-être pas de l'amour. Mais au moins une sécurité, un ancrage. Il posa la tête contre le torse velu de Bernard, écouta sa respiration, et ferma les yeux. Sur le lit, les deux hommes s'endormirent l'un contre l'autre, apaisés.
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