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✦ Vivi75 Wesh la campagne XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Wesh la campagne — Chapitre 1 · Premiers jours à la ferme

9 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Vivi75
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Wesh la campagne

Chapitre 1 · Premiers jours à la ferme

En cette fin de journée d'août, le vent soufflait doucement à travers les champs de blé. La ferme de Bernard, perdue au fond de la campagne, était silencieuse, à l'exception du moteur enroué d'un tracteur au loin. Ce silence, Hassan le sentit comme une claque en descendant du vieux bus départemental. Rien à voir avec le vacarme des rues de la banlieue où il avait grandi.
Le jeune homme posa son sac à ses pieds et balaya du regard l'horizon. 22 ans, une silhouette longiligne, nerveuse, affûtée comme celle d'un chat de ruelle. Son jean skinny usé dessinait ses cuisses tendues, et son blouson paraissait presque déplacé dans cet environnement rustique.
Ses yeux sombres, d'un noir profond, reflétaient une certaine défiance, une fatigue aussi. Il passa une main dans ses cheveux noirs, coupés courts sur les côtés, plus longs au-dessus, soigneusement coiffés. Des traits fins, presque androgynes, mais un menton volontaire ; une bouche charnue, mais agressive aussi, comme si un mot de trop menaçait d'en sortir à tout moment. Une beauté brute, marquée par la rue en somme.
Il n'aimait pas parler de lui. Dans son quartier, il valait mieux avoir l'air fort et sûr, même quand tout partait en vrille. Depuis le collège, Hassan avait accumulé les renvois, les surveillances, les galères. Des journées passées à traîner, à faire des conneries plus par fierté que par besoin. Il n'était pas méchant, juste en colère. Et personne ne lui avait jamais montré comment la faire taire.
Avec ses potes, c'était la loi du groupe : loyauté, vanne facile, parfois violence contenue sous les blagues. Ensemble, ils jouaient les durs, défiaient les flics de quartier, traînaient au pied des tours jusqu'à pas d'heure. Il y avait eu des bagarres, des courses poursuites, des gardes à vue. Juste de quoi exister. À la maison, c'était encore une autre tension. Né de parents marocains, Hassan avait grandi entre le respect dû aux anciens, les prières marmonnées par sa mère et le silence pesant autour des « choses qu'on ne dit pas ». La tradition, il la portait comme un poids qu'il ne savait pas toujours nommer, entre fierté et enfermement. Chez lui comme dans tout le quartier, la religion était partout, comme une toile de fond discrète, mais constante, étouffante.
Les petits délits qu'il avait commis quelques semaines plus tôt lui avaient valu ce stage de deux mois à la ferme. La juge avait été claire : sans diplôme, il pouvait échapper à la case « prison » s'il acceptait de partir seul, dans la Beauce, chez un agriculteur volontaire pour l'accueillir et l'initier aux travaux des champs. Une première étape vers un « CAP cultures céréalières » ? Au départ, cette idée saugrenue avait amusé Hassan ; puis elle l'avait vraiment ennuyé, lui qui n'avait aucune envie d'être là, loin de son quartier et de ses potes. Mais il s'y était plié.
Bernard l'attendait, adossé contre la porte de sa grange. Il se contentait de fixer Hassan d'un regard clair, presque glacial. Il mesurait bien une tête de plus que lui. Large d'épaules, torse puissant sous la chemise à carreaux retroussée sur des avant-bras noueux, veinés, burinés par le travail. La quarantaine bien tassée, mais encore dans la force de l'âge. Il avait cette prestance des hommes de la terre : enraciné, inébranlable.
Ses cheveux poivre et sel étaient courts, un peu en bataille, et une barbe de plusieurs jours couvrait sa mâchoire carrée. Il portait un vieux jean sale, des bottes crottées, et pourtant... Hassan sentit immédiatement quelque chose, un magnétisme brut. L'homme dégageait une virilité écrasante. Pas de paroles inutiles. Juste une présence.
— T'es Hassan ? demanda Bernard d'une voix grave, rocailleuse.
Sans sourire ni montrer la moindre politesse, le jeune homme hocha la tête.
— Suis-moi. J'te montre la chambre.
Hassan le suivit, son sac à la main. Le sol craquait sous leurs pas. La maison était simple, rustique, mais propre. Une odeur de bois, de terre, de tabac froid flottait dans l'air. Tout ici semblait vieux, solide, comme si le temps s'était arrêté. La chambre était à l'étage, modeste : un lit, une table sans âge, un minuscule lavabo ébréché, une armoire, une lucarne donnant sur les champs.
— C'est là. Les toilettes sont au fond du couloir. Demain je viens te chercher à six heures.
Bernard se retourna sans attendre de réponse. Hassan le regarda partir. Le dos large, les épaules carrées, la manière dont son jean épousait ses cuisses épaisses. Il sentit un picotement au creux du ventre, une chaleur étrange, presque inconfortable. Ce type, c'était juste son hôte. Un taiseux bourru, un paysan comme les autres qui le mettait mal à l'aise.
Un maigre sandwich dans une assiette était posé sur la table. Dans le silence revenu, Hassan l'engloutit. Puis il s'allongea sur le lit, les yeux fixés au plafond. Demain, il commencerait à bosser. Il savait que ce ne serait pas facile. Mais il n'imaginait pas encore à quel point ce séjour à la ferme allait réveiller en lui des désirs qu'il pensait maîtriser. Épuisé par le voyage, il s'endormit.
Le réveil avait été brutal. À six heures tapantes, Bernard avait frappé contre la porte avec une autorité tranquille. Pas un mot de plus. Juste ce poing massif contre le bois, comme un rappel que la journée commençait et que, dans ce monde-là, on ne traînait pas. Une toilette rapide à l'eau tiède, dans le petit lavabo. Puis des vêtements rapidement enfilés dans la pénombre. Enfin, un café pour tenter de se réveiller. Hassan n'était pas fait pour ça, il le savait.
La journée s'était déroulée sous le soleil, entre les bêtes à nourrir, les ballots à soulever, les silences pesants et les gestes sûrs de Bernard : sa façon de manipuler une fourche, de s'essuyer le front du revers de l'avant-bras, de marcher, lentement, en imposant sa masse tranquille. L'homme ne parlait presque pas.
Hassan avait volé des regards tout au long de la journée. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Il y avait ce moment, par exemple, où Bernard s'était penché dans l'étable, son dos immense tendant le tissu de sa chemise, révélant les creux et les bosses de muscles entretenus par des années de labeur. Et puis ses mains épaisses, calleuses, faites pour la terre et pour imposer. Le paysan impressionnait le jeune arabe, qui n'avait pas arrêté de le détailler, presque malgré lui. Il y avait chez cet homme quelque chose d'inquiétant et de fascinant à la fois. Pas seulement sa carrure imposante ou ses bras noueux, mais cette façon qu'il avait de se tenir, solide, comme enraciné dans la terre. Il dégageait une force tranquille, un calme presque animal, et cette manière de le regarder — sans jugement, mais sans chaleur non plus — l'avait déstabilisé. Bernard n'était pas un homme comme les autres.
En fin d'après-midi, le ciel commença à virer à l'orange. Hassan, sale, transpirant, était en train de rincer un seau derrière la grange, quand il entendit l'eau couler dans la salle de bain attenante à la maison.
La porte était entrebâillée.
Il ne savait pas pourquoi il s'était approché. Par pur hasard, par ennui, ou par cette curiosité qu'on n'ose pas nommer. Le carrelage luisait de buée. L'air était chaud, chargé de vapeur. Et à travers la brume, Hassan aperçut la silhouette massive de Bernard, sous le jet brûlant.
Il était de dos. Nu.
Son corps, large, couvert de cicatrices fines, de taches de soleil, était un paysage en soi. Ses omoplates bougeaient à chaque mouvement de bras, et l'eau glissait le long de sa colonne vertébrale, contournant la cambrure de ses reins pour suivre les lignes nettes de ses fesses. Rondes. Musclées. Ferme. Ses mains s'activaient, massaient, frottaient sa nuque, ses bras, son torse. La mousse coulait en traînées blanches et savonneuses le long de ce corps massif.
Hassan demeurait figé, le souffle coupé. Caché derrière la porte entr'ouverte, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Son ventre se serra. Son cœur s'accéléra. Une chaleur sourde monta en lui, plus bas, plus fort. Son visage était en feu, ses oreilles bourdonnaient. Il déglutit, incapable de détacher son regard. Peut-être était-ce le danger d'être surpris, en train d'observer son hôte sous la douche.
Et soudain... Bernard tourna la tête.
Pas un mot.
Juste un coup d'œil, par-dessus l'épaule. Calme. Neutre. Mais terriblement présent.
Hassan sentit son estomac se retourner. Pris. Surpris. Mais pas réprimandé. Il voulut parler, bredouilla un vague début d'excuse et fit un pas en arrière, empli de gêne. Mais il n'y avait rien à dire. Sans une expression, Bernard se retourna et continua sa douche comme si de rien n'était.
Hassan recula rapidement et referma la porte sans bruit, le cœur battant à tout rompre. Seul dans la cour, la gorge sèche, il prit pleinement conscience du ridicule de la situation. Il remonta les escaliers, les jambes faibles. Allongé sur le lit, il ne parvenait pas à penser à autre chose. À ce qu'il avait vu. À ce qu'il avait ressenti. Il avait déjà pris de douches avec des potes, au foot ; jamais alors il n'avait éprouvé un tel trouble. Pourquoi lui avait-il été impossible de détacher son regard du corps trempé de Bernard, de ses épaules carrées, viriles, de ses fesses velues, si puissantes ? Et surtout, cette absence de réaction de l'agriculteur qui avait vu, mais n'avait rien dit.
Le soir tomba, Hassan resta seul dans sa chambre et ne descendit pas pour le dîner. Bernard ne sembla pas s'inquiéter de l'absence de son stagiaire. Tard dans la soirée, le jeune arabe ouvrit la lucarne et laissa l'air frais de la nuit s'engouffrer. Les champs s'étendaient à perte de vue, baignés d'un clair de lune laiteux. Le silence de la campagne, d'abord pesant, devenait presque apaisant. Une sensation étrange montait en lui, entre la peur et l'excitation. Il se demandait ce que Bernard avait vu, ce qu'il avait compris dans ce bref regard échangé.
Il referma la fenêtre, frissonnant malgré la chaleur résiduelle de l'été. Dans son lit, il tira la couverture sur lui, espérant chasser les images et les sensations. Mais elles restaient, ancrées dans sa peau comme la poussière de la journée. Demain serait un autre jour.
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draghixa
25 août 2025 à 12:17
Waouh, remarquablement bien écrit, décors superbement planté, merci.
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Photo de profil de PourquoiPas2025
PourquoiPas2025
27 mai 2025 à 23:34
Bon début, j'ai très envie de connaître la suite :)
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Photo de profil de Manekenpiss
Manekenpiss
25 mai 2025 à 19:23
Bon début sauf qu'au mois d'août, le blé est déjà fauché, battu et ensilé.
Soyez respectueux
Répondre

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