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Couverture de Confessions d’une Pharmacienne, par Galaxie rouge
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Confessions d’une Pharmacienne — Chapitre 11 · Les mots du plaisir

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Galaxie rouge
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Confessions d’une Pharmacienne

Chapitre 11 · Les mots du plaisir

Note de l'auteur

Contenu du message
Résumé du chapitre précédent
Au petit matin, dans la salle de bain baignée de lumière, Sophie se retrouve face à son reflet nu. Traces de la veille, peau sensible, souffle encore trouble. Elle doute. Hésite. Puis Jimmy la rejoint, silencieux. Il ne dit rien. Il la regarde. L'embrasse dans le cou. Et lentement, il l'aime debout, contre le miroir. Elle le regarde, la pénétrer, lui parle, le supplie, le guide. Il lui demande de ne pas détourner les yeux. Qu'elle se voie jouir. Qu'elle se regarde devenir belle. Et elle y parvient. Les yeux ouverts, la bouche entrouverte. Sophie jouit enfin en se voyant femme entière, brûlante, offerte.[/auteur]
Les lumières de la route glissent sur leurs visages sans un mot, juste des respirations plus lourdes. Sur l'accoudoir central, leurs doigts s'effleurent à nouveau. Puis Jimmy, d'un geste mesuré, glisse sa main vers la cuisse de Sophie. Par-dessus le tissu léger de sa jupe, il la touche, d'abord du bout des doigts.
Elle frissonne. Son souffle se bloque une seconde, puis elle pose sa paume sur la sienne, sans détourner le regard cette fois. Elle sent sa chaleur irradier dans sa chair, une chaleur qui pulse, qui monte. Son ventre se contracte doucement. Ce simple contact, discret, déclenche une onde un feu doux, mais profond. Elle pince les lèvres, lutte contre l'envie de fermer les cuisses ou de les écarter davantage. Elle ne fait rien. Juste respiré. Juste sentir. C'est déjà trop.
Un hôtel discret. Façade terne. Pas de nom, pas de charme. Juste : « Chambres ».
À la réception, la jeune femme ne jette même pas un regard à Sophie. Mais Jimmy, elle le fixe. Insiste. Avec un sourire trop appuyé, des gestes de cheveux sur le côté, une voix sucrée qui en fait trop. Elle fait claquer ses ongles sur le clavier, relève les yeux avec lenteur, mâche ses mots avec une sensualité forcée. Elle bat des cils en lui tendant la carte, penche le buste à outrance, juste ce qu'il faut pour dévoiler un décolleté volontairement mal ajusté.
Sophie ne bronche pas. Elle fait semblant de ne rien voir. Ne dis rien. Parce qu'elle sait ce qu'elle lui fait, à Jimmy. Et que ce soir, c'est elle qui le mènera là où il n'est encore jamais allé.
— Chambre 207. Deuxième étage, à droite, en sortant de l'ascenseur.
Elle prend la carte. Pas un mot de plus.
L'ascenseur est lent. Le silence entre eux est chargé, saturé d'une tension qui enfle à chaque étage franchi. Jimmy se tient juste derrière elle. Pas assez près pour la toucher. Mais assez pour sentir. Son parfum, doux et chaud, monte en volutes presque lascives. Ses yeux sont aimantés par la nuque de Sophie, par la ligne fine de ses cheveux détachés, la façon dont l'imper s'ouvre, juste assez pour dévoiler la naissance de son dos, une peau pâle et nue qu'il rêve de goûter.
Il n'a pas encore vu ce qu'elle porte dessous. Mais il sent. Son regard glisse lentement vers le bas, devine les courbes sous le tissu léger, la cambrure de ses reins, le mouvement discret de ses hanches qui ondulent au rythme du mécanisme de l'ascenseur. Elle ne dit rien. Mais elle sait. Elle sent ses yeux. Et elle bouge. À peine. Juste assez pour attiser.
Le souffle de Jimmy s'alourdit. Il serre la mâchoire. Chaque seconde devient une épreuve. Son excitation monte, lente et chaude, insupportablement délicieuse. Il espère. Il imagine. Il devine la dentelle, la transparence, les attaches qui effleurent sa peau. Il ne voit rien. Mais il brûle déjà. Elle est devant lui, impassible, souveraine. Et lui, derrière, fébrile, prêt à se consumer au moindre geste de travers.
La chambre est sobre, mais ce dépouillement même devient le théâtre d'un vertige charnel. Un grand lit aux draps blancs, deux lampes diffusant une lumière jaune tamisée qui caresse les murs, une fenêtre entrouverte d'où filtre un souffle tiède chargé de nuit. Le silence n'est pas un vide, il est un appel. Un souffle suspendu. Juste eux deux, seuls, enfermés dans un écrin de tension électrique. Chaque détail devient sensuel : le froissement du tissu sous leurs pas, l'éclat moite dans les yeux de Sophie, la façon dont la lumière découpe les ombres sur son imper. Il n'y a pas de bruit, juste l'attente qui vibre.
Sophie se tourne. Et retire son imper d'un geste lent.
Sous le tissu beige : un body noir en dentelle fine, d'une transparence provocante, qui épouse avec audace chaque courbe de son corps. Les seins, nus sous la résille, pointent avec insolence, les tétons durcis trahissant déjà le frisson du désir. Le tissu s'effile entre ses cuisses, moule la moindre ligne, épouse la moindre pulsation. Chaque pas fait jouer la lumière sur le tissu tendu, attirant le regard vers l'arc profond de ses hanches. Des bas noirs, maintenus par leur propre arrogance, enserrent ses cuisses, soulignés d'un ruban de dentelle mate. Sa peau semble plus chaude, plus vivante. Elle a les cheveux libres, le regard planté droit, maquillé à peine, mais avec une intensité crue. Ses yeux brûlent. Et dans cette lumière tamisée, elle n'est plus seulement belle. Elle est une promesse. Une injonction de plaisir.
Jimmy reste près de la porte. Il ne bouge pas.
Elle s'avance. Droit vers lui. Et dans un murmure net :
— Ce soir, c'est moi qui te brûle. Moi qui choisis où tu poses les mains. Moi qui décide à quel rythme tu me prends… ou pas.
Sa voix est basse, chaude, tranchante comme la lame d'un plaisir qu'elle aiguise lentement. Elle ne le quitte pas des yeux, son souffle caresse sa joue, et dans ce murmure étouffé pulse déjà l'orage. Elle ne lui parle pas. Elle le possède.
Elle le pousse. Doucement, mais avec une autorité brûlante. Il recule à tâtons jusqu'au bord du lit, happé par son regard, s'y assied. Et elle grimpe sur lui. À califourchon. Son bassin vient se poser sur le sien dans un lent frisson d'alignement, le tissu fin de sa dentelle frôlant son jean encore fermé. Elle ne bouge pas tout de suite. Elle respire contre lui. Sature l'espace de son odeur, de sa chaleur. Puis elle ondule, imperceptiblement, juste pour sentir la forme de son désir sous elle.
Ses mains se posent sur son torse, explorent la matière. Elle est chaude. Vibrante. Chaque battement de son cœur résonne entre ses cuisses.
Chaque contact l'électrise, fait jaillir un picotement au creux de son ventre. Elle sent l'humidité l'envahir. Elle est un orage contenu dans un corps de femme. Et ce soir, elle ne veut plus retenir la foudre. Elle veut l'abattre. Sur lui. En elle.
— Et tu vas m'écouter. Jusqu'au bout.
Jimmy la regarde. Il sourit. Pas pour se moquer. Pour dire : je comprends. Et je te suis. Jusqu'où tu veux.
Elle bouge lentement, presque en apesanteur. Son bassin glisse contre le sien, cherchant le contact, la friction, l'évidence de ce qu'il cache encore.
Il est encore habillé, mais elle le sent pleinement. Son érection durcie pulse sous le jean, impossible à ignorer. À travers le tissu, la pression est presque insupportable, et elle l'explore, s'y frotte, ondulant avec précision, avec cruauté.
Elle ferme les yeux un instant. Son ventre se contracte. Une moiteur plus vive s'éveille entre ses cuisses. Le frottement de sa dentelle humide contre la toile brute l'électrise. Chaque mouvement est un appel. Une provocation lente, maîtrisée. Elle sent son propre désir monter, brûlant, irradiant depuis son sexe jusqu'à sa gorge. Un feu intérieur, profond, qui ne demande qu'une étincelle.
Elle rouvre les yeux, plonge dans ceux de Jimmy, et dans un souffle :
— Tu me fais perdre le contrôle… mais ce soir, je le garde encore un peu. Rien que pour te faire imploser.
— Déshabille-toi, Jimmy... tout. J'ai besoin de sentir ta peau contre la mienne. Là. Devant moi.
Sa voix est un murmure qui brûle, une caresse impérieuse. Elle glisse ses mains sur son torse, effleure son cou, son ventre, puis ses hanches. Elle l'embrasse du regard. Et ajoute, plus bas, plus rauque, comme si le désir venait de lui mordre la langue :
— Mets-toi nu pour moi. Laisse-moi te regarder. Laisse-moi te vouloir.
Il obéit. Se redresse lentement, comme s'il répondait à un rituel. Il retire son tee-shirt d'un geste fluide, découvrant un torse tendu, vibrant d'envie. Elle effleure du regard chaque muscle, chaque ligne qui se dévoile. Il déboutonne son jean, mais c'est elle qui tire dessus avec une lenteur calculée, le tissu râpant doucement contre sa peau. Le caleçon glisse enfin, dévoilant son sexe, dressé, imposant, palpitant de désir. Elle le regarde longuement, fascinée, presque envoûtée. L'image s'imprime dans ses pupilles, résonne dans son bas-ventre. Une chaleur liquide irradie en elle, profonde, vorace.
Elle se penche, effleure de ses lèvres son ventre, juste au-dessus de la ligne du pubis, puis redresse la tête, le fixe avec intensité, et murmure, d'une voix rauque :
— J'ai envie de toi. Mais à ma façon.
Elle se frotte. Doucement. Sa dentelle sur sa peau. Elle gémit, un peu. Puis attrape son visage, l'oblige à la regarder :
— Tu ne fermes pas les yeux. Tu me regardes. Et tu m'écoutes.
Il hoche la tête. Fasciné.
Elle prend sa main avec lenteur, l'amène sur son sein, le guide du bout des doigts comme on trace un itinéraire secret. Sous la dentelle, son téton est déjà dur, tendu, vibrant à la moindre pression. Il le caresse doucement et elle frissonne, sa bouche entrouverte laisse échapper un souffle tremblant.
— Plus fort… presse-le. Là. Oui… serre-le pour moi.
Elle ferme les yeux, s'abandonne une seconde à la chaleur, à cette morsure délicieuse qui fait jaillir un éclair de plaisir jusqu'à son bas-ventre. Ses hanches se meuvent, imperceptiblement. Son corps réclame plus. Elle rouvre les yeux, et sa voix s'assombrit encore :
— Descends… plus bas. Tout doucement.
Sa voix est basse, vibrante. Elle entrouvre un peu plus les cuisses, laisse sa main se perdre entre elles. Il obéit. Sa paume frôle son ventre, puis s'aventure plus bas, là où la chaleur est la plus vive, la plus intime.
Ses doigts rencontrent la dentelle, détrempée. Un choc la traverse. Elle halète.
— Tu sens ? C'est brûlant… c'est pour toi.
Il hoche la tête, troublé, son souffle court. La moiteur sous ses doigts le rend fou. Elle, elle se cambre légèrement, sa bouche entrouverte cherche l'air, ses hanches s'animent lentement, épousant ses gestes sans même bouger.
— Ne bouge pas encore. Juste effleure. Là… tu vois ? Ce frisson-là, c'est moi qui m'ouvre.
— C'est pour toi. Mais c'est moi qui commande.
Elle écarte le tissu de son body d'un geste lent, presque cérémonial, exposant sa chair nue à ses doigts impatients. Elle guide sa main, ses doigts, avec une précision fiévreuse, tremblante d'envie.
— Doucement… pas là… plus haut… ici. Tu sens ce petit creux ? Là. Oui. Là, Jimmy…
Son souffle se brise. Elle gémit, plus fort cette fois, son dos se cambre dans un arc nerveux. Ses hanches s'ouvrent plus largement, s'offrent, avides. Jimmy la regarde, fasciné, hypnotisé par sa voix, par les secousses qui la traversent. Il bouge ses doigts exactement comme elle le lui ordonne. Rythme, pression, profondeur : tout lui appartient.
Elle ondule lentement contre sa main, ses cuisses se contractent et se détendent au rythme de son plaisir. Elle sent son sexe qui gonfle, qui vibre, sa peau moite, son cœur qui cogne. La chaleur en elle est devenue fournaise.
— Ne t'arrête pas… même si je crie… même si je pleure de plaisir… continu…
Il accélère. Elle se tend, tout son corps arc-bouté contre le sien, chaque nerf tendu à l'extrême. Son bassin frotte contre son bas-ventre, contre son sexe tendu qui palpite, frustré de ne pas entrer encore. Elle descend lentement, volontairement, le frôle de son ventre, de son sexe mouillé, le recouvre presque sans le prendre. Elle l'effleure de toute sa chaleur, laisse une trace humide brûlante sur sa peau. Sa bouche s'ouvre, haletante, le feu est là. Au bord.
— Tu veux me pénétrer ?
Sa voix est un souffle provocant, un fil de soie brûlante entre ses lèvres.
Il hoche la tête. Haletant. Les yeux rivés à elle, il est tendu comme un arc, au bord de l'explosion. Mais elle sourit, lentement, avec une noirceur délicieuse au coin des lèvres.
— Pas encore… Je veux d'abord te dire ce qui me consume. Ce que j'aime. Ce que je veux. Et tu vas m'écouter. Tu vas me sentir le dire.
Elle descend plus bas, toujours à califourchon sur lui, et oriente son bassin. Elle frotte son clitoris gonflé sur le sommet de son sexe, sans le laisser entrer. Un frisson animal la traverse. Chaque frottement est une onde de plaisir.
Elle pousse un gémissement court, presque douloureux, et recommence. Encore. Plus lentement. Elle appuie. Cherche le point exact où le plaisir la transperce. Jimmy est immobile sous elle.
Elle pose ses deux mains sur son torse, sent ses muscles tendus, le cœur qui cogne sous sa paume. Puis elle se redresse, sa poitrine offerte, sa voix rauque, sa peau luisante d'envie :
— Regarde-moi. Regarde comment je me retiens… pour mieux t'engloutir.
Il obéit. Elle s'élève lentement, puis descend tout aussi lentement sur lui, l'englobe avec une précision sensuelle, presque douloureuse. Son sexe le prend centimètre par centimètre, dans une lenteur étudiée, volontaire, chargée d'électricité. Chaque muscle en elle se tend, s'adapte, l'accueille. Et quand il est enfin entièrement en elle, elle s'immobilise. Juste un instant. Pour sentir. Pour faire durer. Pour faire grimper la tension encore.
— Comme ça… pas plus vite. Pas encore. Laisse-moi m'imprégner de toi.
Elle roule lentement des hanches, comme si elle pétrissait la sensation. Ses seins, à moitié dévoilés, vibrent sous le tissu noir tendu. Sa voix tremble d'émotion contenue, mais reste ferme :
— Ne bouge pas. Laisse-moi faire. C'est moi qui décide. Toi, tu profites.
Elle ondule sur lui, fluide, précise, contrôlant chaque mouvement, chaque pression. Il la sent se resserrer autour de lui, à chaque va-et-vient, chaque frisson. Elle gémit, bas, rauque, et recommence.
— Respire. Je veux t'entendre… fort. Que ton souffle me suive. Que ton plaisir se mêle au mien.
Il gémit, la tête en arrière, la mâchoire serrée. Elle accélère. Chaque descente est un choc de plaisir. Elle le prend, le chevauche, le dévore. Et le regard planté dans le sien :
— Tu sens ? Tu sens comment je te veux ? Chaque contraction, c'est mon envie. Chaque coup de reins, c'est mon feu. C'est moi qui t'absorbe.
Elle se cambre, ses mains glissent sur ses cuisses, puis remonte vers ses seins. Elle dégage les tétons, les pince, halète, laisse ses soupirs devenir cris étouffés. Le rythme monte. Le feu aussi. Et la foudre approche.
— Oui… Là… Tu sens ? … Tu sens comme je te veux ?
Elle se cambre, sent sa colonne onduler sous la vague de plaisir. Son corps devient fluide, animal. Sa chair glisse contre la sienne dans un va-et-vient chargé de moiteur, de feu.
Ses mains glissent le long de ses cuisses, remontent le long de ses flancs. Puis elle attrape ses seins, les soulève, tire lentement sur les tétons durs, les pince, les maltraite avec un plaisir cru. Un gémissement guttural lui échappe.
— Pénètre-moi. Plus fort maintenant. Oui… Là… Voilà… Là, putain !
Il s'ajuste, la prend plus profondément. Chaque mouvement la traverse comme une secousse. Elle se laisse aller à la spirale du rythme, à l'onde qui monte, gonfle, envahit. Elle murmure encore, haletante, dévorante :
— C'est moi qui jouis. Tu entends ? Pas une autre. Moi. C'est ma voix. Mon cri. Mon orgasme.
Il halète, perdu entre admiration et soumission. Sa bouche cherche la sienne. Elle la donne. L'embrasse à pleine bouche. Mord sa lèvre jusqu'au sang. Elle l'avale, le marque, l'habite.
— Je viens, Jimmy… je viens… Regarde-moi… Tiens-moi… Laisse-moi exploser…
Elle se tend d'un coup, un cri déchire l'air. Ses muscles se figent. Elle tremble, spasme, hurle, foudroyée par une vague de plaisir déchirante.
— Oh putain, OUI ! Là ! Encore… encore !
Son corps se déploie. Se referme. Elle respire vite. Très vite. Puis s'arrête. Fixe. Immobile. Juste un souffle. Juste sa main sur son torse.
Elle descend. Se blottit. Pose l'oreille contre son épaule. Murmure :
— Merci d'avoir écouté.
Jimmy caresse son dos. Ne dit rien. Il est encore en elle. Il n'a pas joui. Mais il est ému. Transporté. Il la tient. La respire. La découvre.
— Tu es magnifique, souffle-t-il enfin. Terriblement.
Elle sourit.
— C'est parce que je parle.
Et il sait qu'elle dit vrai.
Ce soir-là, Sophie a pris le pouvoir. Pas sur lui. Sur elle-même.
Sophie haletante, ses mains crispées sur son torse, les reins cambrés, le souffle court. Elle est au bord. À une fraction de seconde de l'onde. Elle sent l'orgasme monter, s'enrouler en elle, prête à jaillir. Jimmy l'accompagne, la tient, la contemple, ivre de sa puissance.
Mais soudain, elle se fige. Se redresse, en sueur, les cuisses tremblantes, le regard incandescent.
— Non.
Jimmy entrouvre les lèvres, surpris. Elle sourit, souffle, descend lentement de lui. Le vide qu'elle laisse est brutal, brûlant. Elle attrape un oreiller, le cale sous sa tête, puis glisse le long de son corps avec une lenteur calculée.
— Pas maintenant. Pas encore. Je veux autre chose.
Elle le regarde, son regard aussi chaud que sa peau luisante.
— Allonge-toi. Mets les mains là. Sur la tête de lit. Et ne bouge plus.
Il obéit. Muet. Envoûté. Sa poitrine se soulève par à-coups, comme s'il cherchait de l'air dans une atmosphère devenue incandescente. Son sexe est tendu, dur, vibrant de désir. Elle le regarde un instant, un sourire chargé de promesses aux lèvres, puis s'agenouille entre ses jambes. Ses ongles effleurent l'intérieur de ses cuisses, provoquant un frisson qui le traverse de part en part. Elle ne le touche pas là où il le voudrait. Elle prend son temps. Elle le frustre. Et ça l'excite.
Puis elle remonte. Lentement. Sensuellement. À quatre pattes. Son corps glisse contre le sien, ses seins frôlent ses abdominaux. Elle se hisse, frotte ses hanches, son ventre chaud et mouillé contre lui. Chaque geste est un effleurement brûlant, une menace délicieuse. Elle sent son souffle s'accélérer. Sa langue passe lentement sur sa lèvre inférieure.
— Tu vas goûter à mon feu, Jimmy. Et tu vas m'en redemander.
— Je vais m'asseoir sur ta bouche, Jimmy. Et tu vas me lécher. Comme je te le dis.
Elle écarte le tissu détrempé de son body. Son sexe est nu, gonflé, brillant, vibrant.
— Ne parle pas. Utilise ta langue. Écoute-moi. Chaque mot. Chaque soupir. C'est ton guide.
Elle s'installe sur son visage, centimètre par centimètre, avec une sensualité lente, souveraine, presque solennelle. Le contact de l'air frais sur ses lèvres humides la fait frissonner, mais c'est la chaleur de sa bouche ouverte, avide, qui la fait haleter. Jimmy ouvre les lèvres, son souffle tiède caresse déjà sa vulve gorgée de désir. Elle ne s'assied pas encore. Elle laisse planer son sexe au-dessus, juste assez proche pour qu'il sente, pour qu'il devine chaque pulsation, chaque odeur, chaque promesse.
Puis elle s'abaisse lentement, effleure à peine sa langue du bout de ses lèvres intimes. Et là, elle le laisse à peine respirer. Juste assez pour survivre. Juste assez pour goûter. Et comprendre : elle est reine. Et il est à elle.
— Là… commence. Lèche-moi. D'abord le contour. Pas le clitoris. Pas encore. Tourne autour. Oui… comme ça…
Elle gémit, un son profond, guttural, presque animal. Sa main jaillit pour agripper la tête de lit comme si son plaisir exigeait un point d'ancrage. L'autre main froisse les draps avec la violence douce d'un corps au bord de l'explosion. Elle ondule lentement sur son visage, chaque mouvement millimétré, calculé, tissé de feu. Son sexe, humide et tendu, se frotte contre sa langue dans une glissade moite, presque insoutenable. Elle sent la chaleur, la douceur, l'audace de cette bouche qui l'explore. Chaque coup de langue est une vague. Chaque frôlement, une étincelle sous sa peau. Et son ventre se contracte, encore, encore, comme si le plaisir s'enroulait autour de sa colonne pour mieux remonter jusqu'à sa gorge.
— Maintenant plus vite. Mais toujours autour. Ne monte pas. Pas encore. Obéis.
Jimmy suit. Sa langue épouse sa vulve. Douce. Frottée. Vibrante. Elle sent tout. Chaque ondulation. Chaque frémissement. Elle monte. Elle brûle.
— Bien… maintenant un coup de langue là… au centre… oui. Encore. Et encore. Ne t'arrête pas.
Elle serre les cuisses. L'étreint. Elle l'enveloppe, le respire, se donne à lui par vagues. Sa voix devient plus rauque.
— Tu me lèches comme un dieu. Continue. Prends-moi. Prends ce que je t'offre.
Elle gémit plus fort, un cri voilé qui monte de ses entrailles, comme arraché à son ventre incandescent. Son corps entier se tend, chaque muscle contracté, chaque nerf en feu. Elle sent l'orgasme revenir furieux, déchirant, enroulé autour de sa colonne comme un serpent prêt à mordre. Son sexe palpite, engloutit sa langue avec une faim animale. Ce feu qu'elle avait suspendu se déploie d'un seul coup, brutalement, comme un éclair traversant son bas-ventre, irradiant dans ses cuisses, sa gorge, son esprit. Elle ne le retient pas. Elle s'ouvre, elle éclate, elle se verse, tremblante, souveraine, entière.
— Là. C'est bon… C'est bon ! Continue… Ne t'arrête pas…
Elle crie. Fort. Un cri brut, viscéral, traversé de plaisir pur. Elle se cambre violemment au-dessus de lui, ses seins pointés vers le plafond, la tête rejetée en arrière. Chaque spasme qui la secoue vient des profondeurs, de ce centre incandescent qu'il a attisé sans relâche. Ses hanches ondulent de manière incontrôlée, frénétiques, comme prises de convulsions sensuelles. Sa main tremblante vient agripper ses cheveux, les tirer, les tenir, comme pour ancrer ce qu'elle vit. Elle jouit. Longtemps. À voix haute. Sans honte. Comme une femme qui s'appartient enfin.
— Tu m'entends ? C'est moi qui jouis. MOI. Tu m'as fait jouir. Avec ta langue. Avec ton obéissance. Avec mon feu.
Puis elle s'effondre lentement sur lui. Respire fort. Haletante. Rassasiée. Mais pas vidée. Elle rit doucement, contre sa gorge.
— Tu veux me prendre maintenant ? Me pénétrer si fort que je n'arrive plus à parler ? Tu le veux, hein… sentir mes jambes s'agripper à tes hanches pendant que tu me remplis, lentement, profondément…
Jimmy murmure un « oui » rauque, presque suppliant.
— Alors, retourne-toi. Et laisse-moi t'achever à ma manière…
Il s'exécute, fébrile, le corps tendu d'envie. Elle le suit, le chevauche dans le mouvement, ses cuisses encore moites venant se plaquer contre ses hanches. Sa main glisse entre leurs deux corps, guide son sexe vers l'entrée d'elle-même, qui palpite, tremble encore des secousses précédentes.
— Ne bouge pas…
Elle frotte lentement l'entrée de son sexe sur lui, l'enduit de sa chaleur, le caresse avec la pulpe de sa chair la plus intime. Elle gémit, grave, comme une note longue et vibrante. Son corps est en feu, mais cette fois, elle veut tout prendre, à son rythme.
Elle descend lentement, s'empale sur lui en un seul souffle brisé, les yeux clos, les reins cambrés. Il est profondément en elle. Et elle ne bouge pas.
Pas encore. Elle veut sentir. L'habiter. S'enivrer de cette présence dure et chaude en elle.
— Là… ne parle pas. Juste reste en moi. Je vais te faire jouir. Mais d'abord… je vais me reprendre encore une fois.
Elle commence à onduler, lentement, une vague continue et profonde. Son plaisir recommence à jaillir, à l'étreindre de l'intérieur. Et cette fois, elle veut qu'il la suive dans la chute.
Elle ondule plus fort, plus vite, sentant le plaisir revenir, mais différent, plus dense. Il est toujours là, ancré en elle, vibrant, vivant. Chaque coup de bassin la rapproche du bord. Elle le regarde dans les yeux, le fixe, l'entraîne. Ses mains s'accrochent à ses épaules, elle se cambre, monte plus haut, descend plus fort. Son sexe l'enveloppe, l'avale, le serre à chaque va-et-vient, le masse, l'excite, le dévore.
— Regarde-moi… Tu sens comme je te prends ? Comme je me serre sur toi ?
Il grogne, les mains agrippées à ses hanches, l'aide à monter, à descendre. Le rythme devient furieux. Sophie sent son propre plaisir monter en flèche, irradiant depuis ses reins jusqu'à sa gorge.
— Je vais jouir… encore… jouis en moi… je veux que tu me fasses jouir une deuxième fois !
Jimmy pousse un râle, se tend brutalement, l'enfonce à fond. Et c'est l'explosion.
Elle le sent jaillir en elle. Elle sent chaque pulsation, chaque battement charnel la traverser comme une vague brûlante. Son sexe s'ouvre encore, l'accueille, se gorge de lui. La chaleur qu'il déverse est brute, sauvage, irrépressible, et c'est cette brutalité tendre, cette offrande liquide, chaude, profonde, qui déchire le barrage en elle. Une onde plus aiguë que les précédentes naît dans son ventre, remonte comme un cri muet dans sa poitrine, explose entre ses cuisses. Elle se cambre violemment, sa chair tremble, son cœur cogne. Elle le sent ancré, enraciné en elle, et c'est là, dans ce lien viscéral, que le plaisir la submerge de nouveau — plus animal, plus pur, plus sien que jamais.
— OUI ! Là ! Encore ! C'est bon, Jimmy, c'est bon !
Elle s'agrippe à lui, se tend, se déchire dans une jouissance furieuse, incontrôlable, un cri étranglé dans sa gorge, ses cuisses qui tremblent, son ventre qui se contracte violemment autour de lui.
Elle s'effondre sur son torse, plaquée contre lui, haletante, noyée dans le plaisir, dans la chaleur, dans l'odeur de leurs corps mêlés. Mais Jimmy, encore en elle, n'a pas encore lâché prise. Son souffle est court, son ventre contracté, son sexe palpite contre ses parois encore serrées. Elle le sent bouger légèrement sous elle, se retenir, la contenir.
Elle remue à peine les hanches, juste ce qu'il faut pour raviver la braise. Et soudain, il pousse un gémissement rauque, profond. Il jouit en elle. D'un coup. En silence d'abord, puis en la serrant fort, ses mains plaquées sur ses fesses, la retenant au plus profond de lui. Il se vide, par vagues, avec une tension déchirante dans tout le corps.
Sophie le sent. Elle le sent si fort que sa propre chair réagit, se contracte, absorbe, se gorge. Et sans prévenir, dans ce déferlement masculin, elle jouit une troisième fois. Un orgasme surprise, violent, animal, déclenché par la chaleur de sa semence et la sensation d'être prise à nouveau, jusqu'au fond. Ses cuisses tremblent, ses ongles s'enfoncent dans ses épaules. Elle hurle, étouffée contre sa gorge.
— Encore… encore… reste en moi…
Elle l'embrasse dans le cou, haletante, tremblante, le souffle coupé par la violence du plaisir.
Elle rit. Doucement. Et alors qu'elle croit le feu apaisé, elle le sent bouger sous elle. Lentement. Mais avec une force nouvelle. Jimmy se redresse légèrement, ses mains quittent sa taille pour glisser sur ses cuisses, puis plus haut, sur ses flancs, et enfin jusqu'à ses poignets.
— Tourne-toi, souffle-t-il. Doucement.
Elle lève les yeux, surprise. Son regard a changé. Ce n'est plus celui du jeune homme guidé. C'est un homme qui a appris, et qui va lui rendre tout ce qu'elle lui a donné. Elle obéit, presque envoûtée, se retourne lentement, s'allonge sur le ventre, les cuisses ouvertes, encore palpitantes. Elle l'entend se glisser derrière elle, sent sa chaleur se rapprocher, sa main qui écarte ses cheveux pour embrasser sa nuque. Un frisson la traverse.
Il la pénètre d'un coup de bassin ferme. Entièrement. Profondément. Elle gémit fort, un gémissement qui jaillit de sa gorge comme une plainte délicieuse. Son sexe, encore gonflé de sa dernière jouissance, l'accueille avec une moiteur chaude et vibrante, l'enveloppe, le serre d'instinct comme pour ne plus jamais le laisser sortir. Elle le sent glisser en elle, chaque centimètre étire ses parois sensibles, la remplit à nouveau d'un feu qu'elle pensait éteint.
Mais il ne cède pas. Il tient le rythme. Lent, puissant, calculé. Chaque poussée est une promesse tenue. Il plante son bassin avec précision, comme s'il sculptait en elle une empreinte charnelle. Elle tremble sous cette autorité tranquille, cette façon de la prendre sans poser de question, juste en la sentant, en la devinant. Et plus il la pénètre, plus elle s'ouvre, se cambre, s'offre encore affamée d'un plaisir qu'il rallume d'un seul coup de reins.
— Maintenant, c'est moi qui décide comment tu vas jouir, murmure-t-il à son oreille, sa voix grave, presque cruelle.
Ses mains emprisonnent ses poignets contre le matelas. Elle est plaquée, offerte, soumise à la volonté brûlante de Jimmy, clouée par son désir, contenue par sa force. Et pourtant, dans cet abandon tendu, elle se sent vivante, embrasée, vénérée jusque dans ses failles. La morsure de ses doigts autour de ses poignets est un ancrage, une signature. Chaque poussée la traverse comme une lame de chaleur. Son souffle devient rauque, ses gémissements s'épaississent, sa peau se tend sous ses assauts. Elle est prise, tenue, sculptée par lui. Et jamais, jamais, elle ne s'est sentie aussi profondément adorée dans la fièvre nue de cette domination charnelle.
Il la prend, chaque coup de reins plus profond que le précédent, avec une intensité qui la déchire et la reconstruit à chaque poussée. Il ne la pénètre pas, il l'ancre. Il imprime en elle un rythme viscéral, une empreinte charnelle. Elle le sent dans ses os, dans sa poitrine, jusque dans sa gorge. Chaque poussée déclenche une onde qui se propage en spirale, qui la fait gémir, puis crier, puis supplier sans honte.
Ses seins frottent contre le drap, sensible, tendu. Ses jambes flanchent sous les secousses, son ventre se contracte à chaque impact. Et son sexe, déjà tendu, se gorge de sensations, se serre sur lui comme pour le retenir à jamais.
Elle halète, halète encore, et ses gémissements deviennent des sanglots. De joie. De vertige. De perte de contrôle. Elle pleure de plaisir, incapable de dire s'il s'agit de souffrance ou de jouissance peut-être est-ce les deux, fusionnés dans cette brûlure sacrée qu'il fait naître en elle, encore, encore, sans relâche.
— Jimmy… c'est trop…
— Non. Pas encore. Tu ne cries pas assez.
Il relâche un bras, glisse sa main entre ses cuisses et trouve son clitoris, gonflé, gorgé, vibrant. Juste effleurer ce bouton brûlant déclenche un sursaut dans tout son corps. Elle halète, puis gémit, puis bascule dans un cri rauque. Il le caresse. Pas avec douceur, mais avec la précision cruelle d'un homme qui la connaît. Qui sait où appuyer, à quel rythme, avec quelle pression. Elle se cambre, sa colonne ondule, son ventre se tord de tension, chaque fibre de son corps sur le fil.
Ses jambes tremblent, sa bouche s'ouvre sans son, ses yeux roulent sous ses paupières closes. Elle est au bord. Accrochée au gouffre. Et sa main sur elle, ce frottement, cette cadence, c'est le vent qui l'y pousse.
Elle hurle. Son corps entier se soulève, arqué, suspendu, prêt à éclater. Elle ne peut plus se retenir. Elle ne veut plus. Le plaisir l'envahit, déborde, inonde chaque pore de sa peau.
— JOUIS. Maintenant.
Et elle obéit. Elle ouvre les cuisses, tout entière offerte à sa frappe charnelle. Son corps se tend, se cambre, se soulève sous l'assaut, chaque va-et-vient la fait plier, chaque poussée l'arrache un peu plus à elle-même. Elle est au bord, happée, dévorée, et Jimmy l'étrangle de plaisir avec ses mains, sa bouche, son sexe.
Elle crie. Long. Fort. Une plainte aiguë et déchirée, traversée de feu. Elle explose littéralement. Ses reins se cambrent dans un arc parfait, ses muscles se tendent dans un spasme total, chaque nerf vibrant sous sa peau moite. Elle jouit violemment, prise, transpercée, offerte. Un frisson la traverse de la nuque aux chevilles, son sexe se contracte sans fin autour de lui. Elle se brise. Se défait. Se fond dans une lumière pure, blanche, acide.
Et elle tombe, enfin, hors d'elle, hors du monde. Écrasée, consumée, mais entière.
Et quand enfin elle s'effondre pour de bon, vidée, elle murmure, la voix hachée, entre deux sanglots de plaisir :
— Cette fois… je crois que je suis vraiment… à toi.
Il reste en elle. Longtemps. Le front posé contre son dos en sueur. Ils ne bougent plus. Le silence s'installe, moite et vibrant, troublé seulement par leurs respirations désynchronisées, encore prises dans l'onde.
Sous lui, Sophie tremble encore, à peine. Pas de froid. Mais de plaisir. Trop de sensations. Trop de lui. Et c'est délicieux.
Il embrasse sa nuque, lentement. Une seule fois.
— À moi, répète-t-il, dans un souffle rauque.
Elle sourit. Elle ne répond pas. Son corps le fait pour elle. Il s'ouvre encore un peu plus. Comme pour le retenir.
Et dans ce silence gorgé d'épuisement, de sueur et d'orgasme, une certitude nouvelle se pose entre eux.
Plus rien ne sera jamais comme avant.
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Chapitre 12 · L’embrasure
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Utilisateur supprimé
2 août 2025 à 11:28
Merveilleux, vivement la suite
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