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✦ Exorium Mémoires d'une toute petite queue XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Mémoires d'une toute petite queue — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ce qui séduit d'emblée, c'est la voix : légère, précise, avec juste ce qu'il faut d'autodérision pour qu'on ne sache plus si on doit rire ou compatir. La scène du camping, où le narrateur « se gorge » des vacancières comme on grignote en cachette, a quelque chose de délicieusement juste. Et les dialogues d'Éva — cash, sans filtre — donnent au récit une fraîcheur rare. On est embarqué sans effort.

Mémoires d'une toute petite queue

Chapitre 1

Elle m'a serré dans ses bras.
‒ Que je suis contente ! Tu restes tout l'été, hein ?
‒ Mais oui, grand-mère, mais oui ! Comme tous les ans.
Elle a passé un rapide coup de torchon sur la grande table de la cuisine.
‒ T'as eu ton bac, m'a dit ton père. Tu as toujours si bien travaillé. Je suis tellement fière de toi, mon grand. Je le dis à tout le monde. Tout le monde. Mais je parle, je parle… Tu veux manger quelque chose ? Non ? Va te reposer alors ! Tu dois être fatigué avec cette chaleur. Et tous ces kilomètres.
‒ Je vais plutôt aller d'un saut dire bonjour à Éva.
‒ Va ! Va ! Elle est charmante, cette petite. Et puis qui sait ? Peut-être qu'un jour…
Je n'ai pas relevé, mais oh, alors ça !
J'avais fait la connaissance d'Éva au tout début des vacances de l'année précédente. On avait sympathisé. Son franc-parler, son aplomb, son naturel me fascinaient. On s'était promenés. On s'était baignés. On avait beaucoup parlé. Et passé énormément de temps ensemble. Sans qu'il y ait eu pour autant entre nous quoi que ce soit de sentimental ou de sexuel. Ça restait de l'ordre de l'amitié.
‒ Salut !
‒ Salut !
À son ton, à son air, j'ai tout de suite senti qu'il y avait quelque chose qui clochait.
‒ Faut que je te dise…
On s'est assis côte à côte sur le banc en pierre devant chez elle.
‒ Ça pourra pas être comme l'année dernière tous les deux. J'aurai pas autant de temps à te consacrer.
‒ T'as rencontré quelqu'un. C'est ça, hein ?
Elle s'est mise à gratter une touffe d'herbe du bout du pied.
‒ Oui. Ludovic. On est amoureux. Enfin, je crois.
Elle a posé sa main sur mon bras.
‒ On pourra quand même se voir un peu, mais moins. Beaucoup moins.
Et haussé les épaules.
‒ Tu rencontreras peut-être une copine. C'est ce qui pourrait t'arriver de mieux. Même si… tu l'es toujours ?
J'ai balbutié, en rougissant un peu.
‒ Toujours, oui.
Je lui avais confié, au cours des vacances de l'année précédente, un soir que j'étais en veine de confidences, que j'étais encore puceau.
‒ Fonce ! Prends le taureau par les cornes. T'es pas vilain garçon. T'as du charme. Alors, forcément, ça va finir par le faire.
Ce n'était pas si simple. Elle ne savait pas tout.
‒ Et puis, qu'on nous voie sans arrêt ensemble, comme l'an dernier, ce serait plutôt un handicap qu'autre chose pour toi. On nous croirait en couple. Ça te fermerait des portes.
Elle avait dit qu'on se verrait moins. J'espérais que ce serait quand même un peu. Et un peu plus qu'un peu. Ce fut très peu. Presque pas. Je tuais le temps comme je le pouvais. Le matin, j'allais me promener, un peu au hasard. Mes pas m'entraînaient souvent, comme malgré moi, aux abords des terrains de camping. Je les longeais. Lentement. Le plus lentement possible. C'était l'heure où on se rendait aux douches. De jeunes femmes. De moins jeunes. Souvent encore ensommeillées. En shorts, parfois moulants, et en petits hauts sous lesquels il se devinait, de temps à autre, que celle-ci ou celle-là ne portait rien. Je me gorgeais d'elles sans jamais parvenir à m'en rassasier.
Les après-midis, je les passais à la piscine. Où j'avais, de longues heures durant, une foule de jolies naïades à ma disposition. C'étaient souvent les mêmes. Qui revenaient de jour en jour. Il y en avait trois ou quatre dont j'étais tombé éperdument amoureux. Quand l'une ou l'autre « oubliait » de venir, je m'inquiétais. L'avais-je définitivement perdue ? Quand elle refaisait enfin son apparition, j'étais ivre de reconnaissance à son égard. Ivre de bonheur. De certaines je connaissais le prénom : je les avais entendu appeler par une amie. Les autres, je les avais baptisées moi-même. Il y avait Marie. Il y avait Carla. Il y avait Aurore. Je rentrais le soir, chez ma grand-mère, tout imbibé d'elles. Je les caressais, je me caressais, je les pénétrais. Et je jouissais furieusement en elles.
* * *
Ce soir-là, ma grand-mère n'a rien eu de plus pressé que de me dire qu'Éva était passée.
‒ Qu'est-ce qu'elle voulait ?
‒ Elle ne m'a pas dit. Oh, mais elle reviendra.
Je ne lui en ai pas laissé le temps. Je suis allé aux nouvelles.
Elle finissait de manger. Elle m'a entraîné dehors. On a fait quelques pas, côte à côte, dans le petit chemin qui, derrière chez elle, mène à la forêt.
‒ Bon, que je te raconte ! Il y a une fille, Lydie elle s'appelle, dont je me suis fait une copine. Je lui ai parlé de toi. Et que t'étais encore puceau à dix-neuf ans. « C'est vrai ? Oh, mais ça me tenterait bien de m'occuper de son cas, moi ! Un mec, la toute première, il se la rappelle toute sa vie. » Et donc, on se retrouve demain tous les trois au bord de l'étang du Louvier. Il y a jamais personne là-bas. Le temps de faire connaissance et je m'éclipse. Je vous laisse tous les deux. À toi de jouer. Alors ? Qu'est-ce qu'on lui dit à la petite Éva ?
‒ Merci. T'es un amour.
En réalité, je n'en menais pas large. Ça allait être l'épreuve de vérité. Je n'ai pas dormi de la nuit. Je me tournais et me retournais dans mon lit. J'étais en nage. J'appréhendais. Non, mais comment j'appréhendais !
Le lendemain, je me suis rendu à l'étang la peur au ventre.
Lydie était une petite brune toute souriante qui s'est, d'emblée, efforcée de me mettre à l'aise. On a parlé musique. Jeux vidéo. On s'est baignés. On s'est étendus au soleil. On a encore parlé. Et puis, soudain, Éva s'est levée. D'un bond.
– Quatre heures ! Déjà ! Hou la la ! Je vous laisse, moi ! Il va m'attendre, Ludo.
On l'a regardée, Lydie et moi, s'éloigner à travers les genêts.
Elle s'est rapprochée de moi. Épaule contre épaule.
‒ Je te plais pas ?
‒ Oh, si ! Si ! Beaucoup.
‒ Eh ben alors !
Elle m'a pris la main. Et je me suis penché sur elle. Je lui ai picoté le front, le nez, les joues, de tout un tas de petits baisers. J'ai cherché ses lèvres. J'y ai englouti ma langue. J'ai empoigné ses seins sous le maillot de bains. Je les ai pétris, malaxés.
Elle m'a repoussé.
‒ Doucement ! Fais doucement !
Je me suis faufilé dans sa culotte. J'étais en feu. Je l'ai escaladée. Avec mes doigts, j'ai cherché l'entrée. Je l'ai trouvée. J'y suis allé. Dedans. Elle a écarquillé les yeux, m'a repoussé.
‒ Fais voir ! Non, mais fais voir !
Elle s'est penchée dessus.
‒ Ah, ben d'accord ! D'accord !
Me l'a examinée, sous toutes les coutures, avec curiosité.
‒ À ce point-là, je pensais quand même pas que ça pouvait exister.
Elle s'est levée.
‒ En tout cas, avec un truc pareil, c'est pas demain la veille que t'arrêteras d'être puceau.
Tout était dit.
* * *
Éva était furieuse.
‒ Tu m'as fait passer pour une belle conne !
‒ Mais non, mais…
‒ Mais quoi ? T'aurais pu me le dire, non ? Depuis le temps qu'on se connaît, que t'arrêtais pas de me répéter, sur tous les tons, qu'on était amis. T'avais honte, c'est ça ? Oui, ben, c'est idiot. T'es comme ça, t'es comme ça. Il y a pas de quoi en faire tout un fromage.
Elle s'est radoucie d'un coup.
‒ Oh, mais fais pas cette tête-là ! Je t'en veux pas. Enfin si, un peu quand même, mais ça me passera.
Et elle a demandé.
‒ Elle est si petite que ça ?
‒ Ben…
‒ Tu me fais voir ?
Et comme j'hésitais…
‒ Oh, tu peux bien ! Qu'est-ce ça peut foutre ?
J'ai soupiré. Et je me suis déculotté.
‒ Ah, oui, dis donc, oui !
Elle a hoché la tête.
‒ Oui, c'est un clito, quoi ! Un gros clito, mais un clito quand même !
Et comme j'entreprenais de me reculotter.
‒ Attends ! Attends ! C'est trop marrant. J'ai pas fini de regarder.
Le lendemain matin, je suis retourné longer le camping. Comme avant. Et, mon après-midi, je l'ai passée à la piscine.
‒ Petit ! Petit ! Petit !
Trois filles, sur le chemin du retour.
‒ Petit ! Petit ! Petit !
Trois filles qui m'ont fait un brin de conduite en pouffant de rire.
‒ C'étaient qui, ces filles ?
Éva n'en savait rien.
‒ En tout cas, c'est pas moi qui leur ai dit. Et qu'est-ce que ça peut foutre ? Parce que si tu dois faire toute une histoire chaque fois qu'on se fichera de toi là-dessus, ben, t'as pas fini !
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quemoi
22 janvier 2026 à 18:30
ce premier chapitre, donne envie de lire la suite
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Répondre
Photo de profil de bruno17
bruno17
18 septembre 2025 à 07:43
belle histoire et en plus cela change des hommes sur membrés que l' on a l habitude de croiser dans les histoires
vivement la suite
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Dickfer
17 septembre 2025 à 20:02
On doit faire avec ce que la nature nous a fourni et il y a plein de façon d’avoir des orgasmes même avec une toute petite.
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Photo de profil de plemagne
plemagne
17 septembre 2025 à 18:13
C'est très plaisant à lire.
D'un côté, c'est savoureux de drôlerie, d'un autre il y a bien quelques hommes qui doivent souffrir de la situation.
En parler ne peut que dédramatiser la chose ...
Soyez respectueux
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