Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une lente dérive — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une lente dérive
Chapitre 3
Une lente dérive (3)
Vu mon attirance pour le bricolage, mes beaux parents faisaient régulièrement appel à mes services pour réaliser de menus travaux dans leur maison. Mon beau père n'est pas du tout bricoleur cela l'exaspère. Il n'était donc pas rare de me voir avec ma caisse à outils au moins une fois par mois chez eux et aujourd'hui encore cela continue. C'est fou ce que l'on peut faire comme réparations ou modernisations dans une maison surtout quand «l'artisan » est gratuit ! Je me rendais chez eux le plus souvent seul après mes heures de travail quand il s'agissait de quelque chose de simple et le samedi pour les chantiers plus complexes.
Le temps passait vite. Déjà un peu plus de quatre ans que j'étais entré dans cette famille et malgré quelques désagréments je me sentais bien avec les parents de Marie. J'appréciais l'entente cordiale que j'avais avec Patricia; Marie un jour m'en fit la remarque devant ses parents. Elle était étonnée qu'un gendre puisse s'entendre aussi bien avec sa belle mère. Je ne dis rien sur le moment puis après un petit de moment de réflexion je répondis que les dictons n'étaient pas obligatoirement applicables à l'ensemble des mortels, qu'il y avait heureusement des exceptions et cela depuis la nuit des temps ; ce qui fit rire tout le monde et permit de détendre l'atmosphère pour Patricia et moi-même, car nous redoutions que notre secret de complicité physique sous la table à l'insu de tous eût été remarqué. Même s'il ne s'agissait que d'amitié, cela serait à coup sûre mal interprété. Nos regards s'étaient croisés, nous nous étions compris, le temps pouvait reprendre son vol.
L'anniversaire de mon beau père qui allait avoir quarante cinq ans approchait. Marie avait encouragé sa mère pour le faire chez eux, dans le jardin et sur la terrasse, vu qu'il ferait beau et chaud. Connaissant son père, elle savait qu'il y avait un risque car dans ces moments là mon beau-père abusait volontiers de l'alcool. Patricia était comme moi, elle ne rechignait pas à boire un ou deux verres de vin mais on était très loin de la capacité d'Arthur. Marie pour sa part ne buvait pas.
Le repas fut organisé le dimanche midi et une fois de plus nous n'étions que tous les quatre. Décidemment je n'arrivais pas à les comprendre! Nous débutâmes par un bon apéro avec des petits fours concoctés par Patricia, le tout accompagné devin blanc pétillant. L'ambiance était chaleureuse et gaie, les verres se vidaient et se remplissaient presque automatiquement. Sous la table, nos pieds avaient repris leur place respective, l'avantage en cette saison était que le contact de nos peaux nues permettait de nous sentir plus proches. Arthur ouvrit une bonne bouteille de Chablis pour accompagner l'entrée puis une autre de Bourgogne rouge pour la viande. Par la suite il fit appel à sa petite sœur pour le vin dédié au fromage. Les esprits étaient joyeux et extrêmement gais notamment pour ceux qui buvaient de l alcool.
A un certain moment je sentis le pied de Patricia remonter lentement le long de mon mollet. Dès qu'il atteignait le genou il redescendait. Cette caresse qui au départ me tétanisait se transforma en doux frissons qui m'électrisaient de plus en plus. Elle continuait toujours avec la même douceur, de la cheville au genou et vice versa. J'appréciais cette caresse, qui me sublimait. Son pied, à la peau était chaude et très douce, tenta une incursion sur ma cuisse mais sa jambe devait être trop courte pour pouvoir atteindre correctement cette zone, alord son pied redescendit sur mon mollet.
L'alcool aidant et encouragé par les gestes de ma comparse, je fis les mêmes mouvements vers elle, caressant son mollet avec mon pied. Elle ne disait rien, semblant apprécier le contact, continuant de rire et échanger avec son mari et sa fille.
Au bout de cinq minutes de ce traitement, encouragé par son attitude, je voulus aller plus loin afin de découvrir une zone de son anatomie qui m était inconnue. Je tentais une incursion sur sa cuisse à l'aide de mon pied. Quelle douceur et quelle chaleur ! Sa peau ressemblait à du velours. Par réflexe elle resserra rapidement ses jambes et emprisonna mon pied. Je ne pouvais plus rien faire. En l'observant à la dérobé je sentis une gêne dans son regard, voire une angoisse qu'elle essayait de maitriser. Je décidai donc de retirer mon pied. Lorsque je voulus le remettre dans sa zone de prédilection je me rendis compte qu'elle avait rentré les siens sous sa chaise. J'étais confus ; quelque chose venait de se briser et j'en étais à l'origine.
La fin du repas fut glaciale entre elle et moi ; elle ne me regardait plus ; je la trouvais distante. Au moment de partir elle ne vint même pas nous faire la bise. Nous eûmes juste droit a un " au revoir " depuis le fond de sa cuisine.
L'alcool aidant et encouragé par les gestes de ma comparse, je fis les mêmes mouvements vers elle, caressant son mollet avec mon pied. Elle ne disait rien, semblant apprécier le contact, continuant de rire et échanger avec son mari et sa fille.
Au bout de cinq minutes de ce traitement, encouragé par son attitude, je voulus aller plus loin afin de découvrir une zone de son anatomie qui m était inconnue. Je tentais une incursion sur sa cuisse à l'aide de mon pied. Quelle douceur et quelle chaleur ! Sa peau ressemblait à du velours. Par réflexe elle resserra rapidement ses jambes et emprisonna mon pied. Je ne pouvais plus rien faire. En l'observant à la dérobé je sentis une gêne dans son regard, voire une angoisse qu'elle essayait de maitriser. Je décidai donc de retirer mon pied. Lorsque je voulus le remettre dans sa zone de prédilection je me rendis compte qu'elle avait rentré les siens sous sa chaise. J'étais confus ; quelque chose venait de se briser et j'en étais à l'origine.
La fin du repas fut glaciale entre elle et moi ; elle ne me regardait plus ; je la trouvais distante. Au moment de partir elle ne vint même pas nous faire la bise. Nous eûmes juste droit a un " au revoir " depuis le fond de sa cuisine.
Au lendemain de cette journée de fête je me rendis chez eux avec ma caisse à outil pour réparer le lampadaire du jardin, avec un peu d'appréhension. J'arrivai vers dix sept heures, sonnai à la porte attendant que quelqu'un vienne m'ouvrir. Ce fut Patricia qui m'accueillit, Arthur n'étant à priori pas encore revenu de son travail.
Je m'engageai dans le vestibule, me penchai pour lui faire la bise, mais au lieu de bises ce fut le déluge : je reçus sans même m'en apercevoir deux violentes gifles si fortes qu'en venant s'écraser sur mes joues elle firent trembler ma mâchoire et j'eus l'impression que mon cerveau vibrait dans mon crane. Je restai interdit, scotché sur place, ne sachant à quoi m'en tenir, une main toujours sur la poignée de la porte, l'autre tenant ma caisse à outils. Mes joues me brûlaient. Je n'avais rien pu faire, étant incapable de parer à ce geste. Puis ce fut une tempête verbale qui déferla sur moi :
— Tu n'es qu'un salaud, un profiteur, un pervers. Comment oses-tu ? Tu es mon gendre. Tu vis avec ma fille. Je ne m'attendais pas à ça de ta part, tu me déçois énormément, dit elle.
Désigné comme le dernier des goujats, j'eus droit à tout un plaidoyer sur mon comportement déplacé.
— Je…
— Tais-toi, ne m'adresse pas la parole et va-t'en ! Je suis totalement outrée par ton comportement ; tu me dégoutes !
Je m'engageai dans le vestibule, me penchai pour lui faire la bise, mais au lieu de bises ce fut le déluge : je reçus sans même m'en apercevoir deux violentes gifles si fortes qu'en venant s'écraser sur mes joues elle firent trembler ma mâchoire et j'eus l'impression que mon cerveau vibrait dans mon crane. Je restai interdit, scotché sur place, ne sachant à quoi m'en tenir, une main toujours sur la poignée de la porte, l'autre tenant ma caisse à outils. Mes joues me brûlaient. Je n'avais rien pu faire, étant incapable de parer à ce geste. Puis ce fut une tempête verbale qui déferla sur moi :
— Tu n'es qu'un salaud, un profiteur, un pervers. Comment oses-tu ? Tu es mon gendre. Tu vis avec ma fille. Je ne m'attendais pas à ça de ta part, tu me déçois énormément, dit elle.
Désigné comme le dernier des goujats, j'eus droit à tout un plaidoyer sur mon comportement déplacé.
— Je…
— Tais-toi, ne m'adresse pas la parole et va-t'en ! Je suis totalement outrée par ton comportement ; tu me dégoutes !
La douche était froide voire glaciale. Je m'attendais à des reproches mais pas d'un tel niveau.
Je retournai à mon véhicule, penaud, complètement hébété et blessé dans mon amour propre. J'avais le feu aux joues, et malgré ma douleur et mes angoisses je décidai, de partir, ne voulant pas croiser mon beau-père. Je me garai un peu plus loin, à l'écart sur le parking d'une grande surface. Tout s'embrouillait dans ma tête : qu'allait-elle faire ou dire et à qui ? Comment aborder cela avec Marie si sa mère lui en parlait ? Allait-elle le dire à son mari et si oui qu'allait-elle lui dire ? Et lui, qu'allait-il faire? Quel niveau de détails allait-elle donner ? Toutes ces questions tournaient en boucle dans ma tête mais je ne trouvais aucune réponse, me sentant au fond d'un trou, incapable de faire quoi que ce fût pour en sortir. Comment avait-elle pu me faire ca ? J'étais fautif, soit, mais je n'étais pas le seul ! c'est quand même elle qui avait commencé à me caresser avec son pied. Je n'arrivais pas à prendre de recul, je n'avais aucun pouvoir, c'est elle qui tenait les rênes.
Je retournai à mon véhicule, penaud, complètement hébété et blessé dans mon amour propre. J'avais le feu aux joues, et malgré ma douleur et mes angoisses je décidai, de partir, ne voulant pas croiser mon beau-père. Je me garai un peu plus loin, à l'écart sur le parking d'une grande surface. Tout s'embrouillait dans ma tête : qu'allait-elle faire ou dire et à qui ? Comment aborder cela avec Marie si sa mère lui en parlait ? Allait-elle le dire à son mari et si oui qu'allait-elle lui dire ? Et lui, qu'allait-il faire? Quel niveau de détails allait-elle donner ? Toutes ces questions tournaient en boucle dans ma tête mais je ne trouvais aucune réponse, me sentant au fond d'un trou, incapable de faire quoi que ce fût pour en sortir. Comment avait-elle pu me faire ca ? J'étais fautif, soit, mais je n'étais pas le seul ! c'est quand même elle qui avait commencé à me caresser avec son pied. Je n'arrivais pas à prendre de recul, je n'avais aucun pouvoir, c'est elle qui tenait les rênes.
Je restai interloqué, regardant dans le miroir de courtoisie les marques de ses mains sur mes joues. Je devais attendre que cela disparaisse si je ne voulais pas attirer les regards, surtout celui de Marie. Après une bonne heure d'attente je décidai de rentrer à l'appartement en espérant qu'aucun coup de téléphone n'eût été donné en mon absence.
— Alors ? Tu as pu réparer le lampadaire ? me demanda Marie.
— Non je n'y suis pas allé je viens juste de sortir du travail, j'avais un dossier urgent à traiter pour un client.
— Et ben ce sera pour la prochaine fois, dit-elle ; c'est pas grave, ils attendront.
Les jours qui suivirent je demeurais inquiet et angoissé, ne sachant pas ce qui allait se passer. Marie le remarqua.
— Qu'est ce qui t'arrive ? Je ne te sens pas dans ton état normal.
— C'est mon nouveau poste, je me demande si je vais y arriver, prétendis-je.
Venant de changer de poste dans mon travail je trouvai cette excuse bidon pour me justifier.
— Ca ira ne t'inquiète pas, tu te débrouilles bien en général, même si je comprends tout à fait que tu doives y consacrer un peu plus de temps.
Effectivement, les semaines qui suivirent je restais plus longtemps et il m'arrivait d'emporter du travail à la maison pour le week-end. Pour l'instant rien n'avait fuité, du moins à ma connaissance.
— Alors ? Tu as pu réparer le lampadaire ? me demanda Marie.
— Non je n'y suis pas allé je viens juste de sortir du travail, j'avais un dossier urgent à traiter pour un client.
— Et ben ce sera pour la prochaine fois, dit-elle ; c'est pas grave, ils attendront.
Les jours qui suivirent je demeurais inquiet et angoissé, ne sachant pas ce qui allait se passer. Marie le remarqua.
— Qu'est ce qui t'arrive ? Je ne te sens pas dans ton état normal.
— C'est mon nouveau poste, je me demande si je vais y arriver, prétendis-je.
Venant de changer de poste dans mon travail je trouvai cette excuse bidon pour me justifier.
— Ca ira ne t'inquiète pas, tu te débrouilles bien en général, même si je comprends tout à fait que tu doives y consacrer un peu plus de temps.
Effectivement, les semaines qui suivirent je restais plus longtemps et il m'arrivait d'emporter du travail à la maison pour le week-end. Pour l'instant rien n'avait fuité, du moins à ma connaissance.
Deux mois après cet événement mon beau-père appela Marie pour nous inviter à manger le dimanche midi suivant. J'étais un peu étonné que ce soit son père qui appelle mais je n'en fis pas la remarque. Le jour J, je prétextai un trop plein de travail pour ne pas me rendre à cette invitation et demandai à Marie de m'excuser auprès de ses parents. Le soir je guettai son retour ; mais rien ne m'indiquait que Patricia lui avait dit quelque chose.
Les mois passèrent et mon nouveau poste m'évitait de devoir continuer le bricolage, ce qui me permit de décliner une autre invitation à un déjeuner. J'essayais de me tenir loin de mes beaux parents.
Vers la fin de l'été, j'honorai toutefois une nouvelle invitation, même si le cœur n'y était pas. J'angoissais pour ces retrouvailles. J'évitai soigneusement de me mettre en face de Patricia. En l'observant à la dérobée je pus constater son embarras.
Le repas se déroula calmement, sans éclats. J'en ressortis rassuré mais je restais néanmoins sur la défensive. Si la digestion du repas se passait correctement, les deux gifles ne passaient toujours pas.
Le repas se déroula calmement, sans éclats. J'en ressortis rassuré mais je restais néanmoins sur la défensive. Si la digestion du repas se passait correctement, les deux gifles ne passaient toujours pas.
Pour Noël c'est Marie qui invita ses parents. Sans le faire exprès, elle m'avait placé en face de Patricia, ce qui n'était pas vraiment ce que j'espérais, désirant tenir mes distances avec elle afin de respecter son souhait. Je fis attention de ne pas laisser mes pieds trop en avant. Je les tenais en retrait pour éviter tout contact compromettant.
Tout se déroula comme prévu sauf qu'au moment du fromage, je sentis un pied venir au contact des miens, que je retirai rapidement pour les garder précautionneusement rentrés sous ma chaise.
Tout se déroula comme prévu sauf qu'au moment du fromage, je sentis un pied venir au contact des miens, que je retirai rapidement pour les garder précautionneusement rentrés sous ma chaise.
À suivre….
(correction par Vachette)
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