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✦ tounet777 Le prix de la victoire XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le prix de la victoire — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Le prix de la victoire

Chapitre 2

Chapitre 2
Quinze jours. Quinze jours à tourner en rond dans ma tête, à revivre chaque seconde de ce vestiaire comme une scène qu'on passe en boucle jusqu'à l'usure. Je me réveille la nuit, le corps tendu, le souffle court, sentant encore la chaleur de sa peau sous mes doigts, le battement affolé de son pouls contre ma paume, l'odeur salée de sa sueur qui me colle à la mémoire. Je n'ai pas son numéro. Je ne l'ai jamais eu. Pas de message échangé, pas de contact enregistré. Juste ce silence mutuel qui rend l'obsession plus lourde, plus acide. Chaque fois que je pense à lui, c'est comme si mon corps se rappelait avant mon cerveau : chaleur dans le ventre, tension dans le bas-ventre, érection involontaire rien qu'à l'idée de son regard vert qui me défie.
Je n'ai rien fait pour le retrouver. Pas cherché sur les réseaux, pas demandé à des connaissances communes. Rien. Et pourtant, je sais exactement où il joue ce soir. Un match à domicile pour son équipe, rien d'enjeu majeur, mais son nom est affiché partout sur les affiches du gymnase depuis des semaines. Je pars quand même. Parce que je ne tiens plus.
J'arrive tôt. Trop tôt. Le parking est encore à moitié vide. Je gare ma voiture loin, dans l'ombre d'un lampadaire défectueux, et je marche lentement vers l'entrée secondaire, celle réservée aux joueurs. Vent froid de mars qui fouette le visage, mais je ne sens rien. Mon sang pulse déjà trop fort dans mes veines. Je trouve le couloir latéral : murs en parpaings gris, néons qui bourdonnent faiblement, odeur de désinfectant industriel et de caoutchouc usé. Je m'adosse au mur, capuche relevée, mains enfoncées dans les poches de mon sweat noir. Invisible pour qui passe vite. Mais pas pour lui. Pas ce soir.
Les premiers joueurs arrivent en petits groupes. Bruits de sacs qui claquent contre les casiers lointains, rires forcés pour évacuer la pression, bribes de discussions tactiques à voix basse. Je les observe sans les voir. Mon regard est rivé sur l'entrée du couloir. J'attends. Mon cœur bat en rythme irrégulier, comme si mon corps anticipait déjà ce qui va se passer.
Et il arrive.
Seul. Toujours un peu en retrait, comme s'il prenait son temps pour absorber l'atmosphère du lieu. Ses cheveux noirs sont encore humides – il a dû se doucher chez lui avant de venir. Il porte le maillot d'échauffement bleu marine de son équipe, manches courtes, tissu fin et moulant qui épouse déjà chaque relief de son torse. Son sac pend négligemment sur son épaule droite – celle que j'ai cognée il y a quinze jours. Il marche d'un pas mesuré, épaules légèrement voûtées, comme s'il portait encore un poids invisible. Ses cuisses puissantes tendent le short, ses mollets saillants sous les chaussettes montantes. Il est beau à en crever. Et ça me rend malade de désir et de rage mêlés.
Il approche. À dix mètres. À cinq. À trois. L'air se charge soudain, comme avant un orage électrique. Mon pouls s'accélère. Je sors ma main droite de ma poche, lentement, sans geste brusque. Quand il passe exactement à ma hauteur – un mètre à peine –, je tends le bras.
Mes doigts effleurent son poignet gauche. À peine un contact. La pulpe de mes doigts contre sa peau chaude, légèrement moite de la douche récente. Une seconde. Deux. Je sens son pouls s'affoler sous ma pulpe, comme un oiseau qui bat des ailes contre une vitre.
Il s'arrête net. Sa tête pivote vers moi. Lentement. Ses yeux verts me trouvent dans l'ombre de ma capuche. Pas de surprise théâtrale. Juste une dilatation brutale des pupilles, une mâchoire qui se crispe imperceptiblement. Il ne dit rien. Il respire. Plus fort. Plus vite.
Je ne retire pas ma main tout de suite. Je laisse mes doigts traîner, descendant légèrement le long de son avant-bras, sentant les veines saillantes sous la peau fine. Sa respiration devient audible dans le silence du couloir. Un son rauque, presque un grognement étouffé.
— Toi, souffle-t-il enfin, si bas que c'est presque pour lui-même.
Je ne réponds pas. Mes yeux restent plantés dans les siens. Je sens mon propre corps réagir : chaleur qui descend dans mon ventre, tension dans mon bas-ventre, érection qui commence à se dessiner contre le tissu de mon jean. Je sais qu'il le sent. Il doit le sentir. Parce que son regard descend une fraction de seconde sur mon entrejambe, puis remonte, plus sombre, plus dangereux.
Un coéquipier crie son nom au loin – « Kylian, magne-toi, l'échauffement commence ! » – et il tressaille légèrement. Mais avant de bouger, il fait un pas minuscule vers moi. Son épaule effleure la mienne. Délibéré. Lent. Je sens la chaleur de son corps irradier à travers nos vêtements. Son odeur me frappe de plein fouet : savon frais, sueur propre, cette note unique qui est lui et qui me rend fou depuis quinze jours.
Puis il s'éloigne. Sans un mot de plus. Sans se retourner.
Je reste là, adossé au mur, le souffle court, la peau en feu là où il m'a touché. Ce minuscule contact m'a détruit plus que n'importe quel plaquage sur le terrain. Quinze jours sans rien, et il suffit d'un effleurement pour que tout revienne en force, plus violent, plus addictif. Je suis foutu. Et je sais qu'il l'est aussi.
Je monte enfin dans les gradins, choisis un siège isolé en haut, dans l'ombre la plus profonde. Le match va commencer. Mais pour moi, il a déjà commencé depuis l'instant où mes doigts ont touché sa peau.
Le coup d'envoi claque comme un fouet dans le gymnase. La foule s'embrase : cris, tambours, encouragements. Mais je n'entends presque rien. Mon monde s'est rétréci à lui seul. Kylian est au centre du terrain, numéro 7 sur le dos, capitaine ce soir. Il saute pour le premier ballon, ses muscles se contractent sous le maillot trempé en quelques minutes seulement. Chaque mouvement est précis, violent, magnifique. Il intercepte une passe, pivote, feinte, tire. But. La foule hurle son nom. Moi, je reste immobile, les mains crispées sur mes genoux, sentant mon pouls battre dans ma gorge, dans mes tempes, dans mon bas-ventre.
À chaque fois qu'il marque, il ne célèbre pas vraiment. Pas de poing levé vers le public, pas de cris vers ses coéquipiers. Juste un regard rapide, presque furtif, vers les gradins. Vers moi. Il sait que je suis là. Il l'a senti dans le couloir. Et ce regard – cette fraction de seconde où nos yeux se croisent à travers deux mille personnes – est plus intime que n'importe quel contact physique. Ses pupilles se dilatent légèrement. Sa mâchoire se serre. Puis il repart, plus agressif, comme si ce regard l'avait chargé d'une énergie sombre, presque punitive.
À la mi-temps, il s'assoit sur le banc avec ses coéquipiers. Tête renversée en arrière pour boire à sa bouteille, gorge offerte, pomme d'Adam qui monte et descend lentement. Je fixe cette ligne de peau, me rappelant exactement comment elle a vibré sous ma main il y a quinze jours. Comment il a fermé les yeux une seconde, comme s'il luttait contre quelque chose de plus fort que lui. Mon corps réagit malgré moi : chaleur qui monte dans mon ventre, érection qui durcit lentement, douloureusement contre le tissu de mon jean. Je change de position, croise les jambes, essaie de respirer par le nez. Mais c'est inutile. Chaque détail de lui me consume : la sueur qui perle sur ses tempes et coule le long de sa mâchoire, le maillot qui colle à ses pectoraux et révèle les contours de ses tétons durcis par l'effort, la façon dont ses cuisses s'écartent quand il s'assoit, le short tendu sur ses muscles puissants.
Le deuxième mi-temps commence. Il est partout. Il défend comme un animal, bloque un tir, charge, marque encore. À un moment, il saute pour contrer un tir adverse. Son corps s'étire en l'air, torse bombé, abdominaux visibles sous le tissu mouillé qui remonte légèrement sur son ventre, révélant une bande de peau pâle et tendue. Je sens ma bouche s'assécher. Mes ongles s'enfoncent dans mes paumes. Mes ongles s'enfoncent dans mes paumes. Je l'imagine plaqué contre moi, son poids sur mon dos, sa respiration saccadée contre mon oreille, sa main qui descendrait lentement… Pas ici. Pas avec deux mille personnes autour. Mais l'idée est là, brûlante, insistante, et mon corps répond malgré moi.
Vers la fin, il marque le but de la victoire. Un tir puissant, précis, presque rageur. La foule explose. Lui, il reste immobile un instant, le ballon encore dans les filets, puis il tourne la tête vers les gradins. Vers moi. Pas de sourire. Pas de geste. Juste ce regard fixe, intense, chargé de tout ce qu'on n'a pas dit. De tout ce qu'on n'a pas fait. Ses lèvres s'entrouvrent légèrement, comme s'il allait murmurer quelque chose. Puis il se détourne.
Victoire. Son équipe célèbre sur le terrain. Moi, je reste assis, le corps en ébullition, l'excitation contenue à grand-peine. Ma peau picote là où il m'a effleuré plus tôt. Mon sexe pulse contre le tissu de mon jean, douloureux de désir refoulé. Quinze jours, et un seul regard suffit à me ramener au bord du gouffre.
Je ne pars pas tout de suite. J'attends que la foule se disperse. J'attends qu'il sorte.
Les gradins se vident lentement. Bruits de pas qui s'éloignent, conversations excitées qui s'estompent, portes qui claquent au loin. Je descends enfin, lentement, chaque marche comme une épreuve. Mon corps est tendu, douloureux de désir contenu depuis des heures. Je traverse les couloirs, évite les derniers groupes de supporters, me dirige droit vers l'entrée des vestiaires. L'ombre m'avale à nouveau. Je m'adosse au même mur que tout à l'heure, attends.
Les joueurs sortent par vagues. Rires, tapes dans le dos, sacs qui claquent. Victoire facile. Ils sont euphoriques. Lui, il est le dernier. Toujours. Je l'entends avant de le voir : pas lourds sur le carrelage, respiration encore essoufflée malgré la douche, gouttes d'eau qui tombent de ses cheveux.
Il émerge enfin.
Torse nu sous sa veste d'équipe ouverte. Cheveux mouillés plaqués en arrière. Peau luisante sous les néons, encore rougie par l'effort et la douche chaude. Muscles encore gonflés, veines saillantes sur les avant-bras, le cou, les pectoraux. Son short de sport mouillé colle à ses cuisses puissantes. Il s'arrête net en me voyant. Pas de surprise. Juste une intensité qui fait crépiter l'air entre nous.
— T'es resté, dit-il, voix basse, rauque, encore marquée par le match et la fatigue.
Je ne réponds pas. Je m'approche. Un pas. Deux. Je m'arrête à trente centimètres. Assez près pour sentir sa chaleur post-douche, son odeur propre et animale : savon, sueur fraîche, cette note qui est lui et qui me rend fou. Ma main droite se lève lentement. Mes doigts effleurent son avant-bras gauche, remontent le long du biceps, sentent les muscles se contracter sous la peau humide. Il inspire profondément, les narines frémissantes.
— Pourquoi ? murmure-t-il, sans bouger d'un millimètre.
— Parce que je mène la danse, Kylian. Et toi, tu n'es pas encore prêt.
Ma voix est basse, contrôlée, un murmure qui glisse comme une lame. Je descends ma main. Lentement. Sur son torse. Paume à plat contre ses pectoraux. Je sens son cœur cogner, fort, vraiment fort. Ses abdominaux se durcissent sous mes doigts quand je descends encore, traçant chaque relief, chaque vallée sculptée par des années d'entraînement. Il ferme les yeux une seconde, un frisson visible parcourt sa peau. Son corps réagit malgré lui : respiration qui s'accélère, poitrine qui se soulève plus vite, short qui se tend visiblement à l'entrejambe.
Je descends encore. Très lentement. Mes doigts frôlent le bord élastique de son short. Je sens la bosse sous le tissu, la chaleur, la tension. Il grogne doucement, un son bas et animal qui résonne dans le couloir vide. Nos souffles se synchronisent : courts, saccadés, chauds. Je sens mon propre sexe pulser douloureusement contre mon jean, la friction du tissu presque insupportable. Mais je reste maître. Je ne vais pas plus loin. Juste cet effleurement léger, délibéré, qui le rend fou.
Ses yeux s'ouvrent, flamboyants, chargés d'une frustration brûlante. Sa main se lève, attrape mon poignet – pas pour arrêter, mais pour presser plus fort. Contre son ventre. Contre sa peau.
— T'arrêtes pas, grogne-t-il, la voix cassée, presque suppliante.
Je souris intérieurement. C'est là que commence le jeu. Je retire ma main lentement, traînant les doigts une dernière fois sur sa peau, sentant son corps trembler sous le contact. Puis je recule. Un pas. Deux. L'air entre nous vibre encore, chargé d'électricité, de désir inassouvi.
— Salut, à la prochaine, dis-je calmement, comme si de rien n'était.
Ses yeux s'écarquillent. Une fureur pure traverse son regard. Il fait un pas vers moi, les muscles tendus, le corps encore vibrant de l'excitation que je viens d'allumer et d'éteindre comme une allumette.
— Pourquoi tu fais ça ? crache-t-il, la voix rauque, presque brisée. Pourquoi tu me touches comme ça et tu t'arrêtes ?
Je m'arrête. Me retourne lentement. Nos regards se verrouillent. Je laisse un petit rictus étirer mes lèvres – pas un sourire franc, juste un coin de bouche relevé, chargé de promesses et de contrôle. Je le regarde de haut en bas, délibérément, m'attardant sur son torse luisant, sur son short tendu, sur ses poings serrés. Il est fou de rage, de désir, de frustration. Exactement comme je le veux.
Je ne réponds pas. Pas besoin. Le silence est ma réponse. Je me retourne et pars, le laissant là, haletant, le corps en feu, l'esprit en vrac.
Le jeu a commencé. Et il n'est pas prêt. Pas encore. Mais il le sera bientôt.
Je pars sans répondre. Sans un mot. Sans même un dernier regard en arrière. Je sens ses yeux me brûler la nuque pendant que je marche vers la sortie des vestiaires, sac sur l'épaule, veste ouverte sur mon torse encore chaud de la douche et du match. Le couloir est vide maintenant, les néons bourdonnent faiblement au-dessus de ma tête, l'odeur de sueur et de désinfectant flotte encore dans l'air. Mes pas résonnent sur le carrelage, réguliers, contrôlés. Je l'ai laissé là, juste après la porte des vestiaires, haletant, le corps tendu, le désir suspendu au bord du vide. Je l'ai touché juste assez pour le rendre fou : mes doigts ont effleuré le bord de son short de sport sous le sweat à capuche ouvert, ont senti la bosse dure et chaude sous le tissu fin, cette érection massive qui pulsait contre ma paume quand j'ai pressé légèrement. Il a grogné, ses hanches ont bougé malgré lui, et j'ai tout arrêté.
Juste assez pour qu'il reste avec cette sensation brûlante, cette frustration qui le ronge déjà.
Je pousse la porte extérieure, l'air froid de la nuit me frappe le visage. Parking presque désert, quelques voitures encore garées sous les lampadaires orangés. Je marche vers la mienne sans me presser, sans me retourner. Je sais qu'il est resté planté là, dans le couloir, poings serrés dans les poches de son jean, respiration saccadée, jean tendu à craquer par son érection douloureuse. Je sais qu'il fixe la porte que je viens de franchir comme s'il pouvait encore me retenir par la force de son regard. Je monte dans la voiture. Démarre lentement. Les phares éclairent le bitume vide devant moi. Dans le rétroviseur, je ne le vois plus. Mais je sais qu'il est toujours là, immobile, le corps en feu, l'esprit en vrac.
Je roule dans la nuit. Les rues sont désertes, les feux passent au vert sans que je ralentisse. Mon corps est encore en ébullition : l'effleurement de sa peau sous mes doigts, son grognement bas quand j'ai senti son sexe dur sous le short, la façon dont il s'est tendu instantanément contre ma paume. Je sens mon propre sexe pulser contre le tissu de mon short, douloureux, non soulagé. Mais je ne touche pas. Pas encore. Je garde cette tension pour moi. Pour le contrôle. Pour le jeu.
Chez moi, j'entre sans allumer la lumière. L'appartement est silencieux, sombre. Je jette mon sac dans l'entrée, enlève ma veste, mon short. Je reste en boxer noir, torse nu, la sueur du match encore collante sur ma peau. Je m'assois sur le canapé, jambes écartées largement, tête en arrière contre le dossier. Je ferme les yeux. Et je revois tout : son regard flamboyant quand je l'ai touché, sa respiration saccadée, ce grognement étouffé quand mes doigts ont frôlé son érection à travers le short fin, la chaleur dure et massive que j'ai sentie pulser sous le tissu. Kylian. C'est à lui que je pense. À son corps adossé au mur, sweat à capuche ouvert sur son torse, jean tendu à l'extrême, révélant les contours de sa queue épaisse, dure, prête à exploser.
Mon sexe est déjà dur comme de la pierre, tendu contre le tissu fin du boxer, la veine principale qui pulse visiblement sous la peau. Je glisse ma main droite sous l'élastique, empoigne ma queue avec fermeté. Elle est chaude, lourde dans ma paume, la peau douce et tendue sur la longueur rigide. Le gland est déjà gonflé, luisant de précum qui coule abondamment. Je commence lentement, un mouvement ascendant, du base jusqu'au gland, étalant le liquide clair sur toute la longueur. Avec ma main gauche, je remonte sur mon torse, pince mon téton droit entre le pouce et l'index. Je serre fort, une douleur aiguë et délicieuse qui me fait grogner bas. Kylian. Je l'imagine à genoux devant moi, ses lèvres pleines effleurant mon gland, sa langue traçant la veine principale, ses yeux verts levés vers moi, chargés de cette frustration que j'ai créée.
Je resserre ma prise sur ma queue, accélère légèrement le rythme. Ma main monte et descend, lubrifiée par le précum qui coule maintenant en filet continu du gland gonflé. Je sens chaque veine pulser sous mes doigts, la sensibilité du frein qui m'arrache un grognement plus profond. Ma main gauche descend sur mon autre téton, le pince plus fort, le tord légèrement. La douleur se propage comme une décharge électrique jusqu'à mon sexe, le faisant tressaillir dans ma paume. Kylian. Je le vois me supplier, voix rauque : « T'arrêtes pas. » Mais c'est moi qui décide. Moi qui le fais attendre. Moi qui le pousse au bord.
Ma main accélère, un rythme régulier, serré, qui fait monter la pression dans mes testicules. Je masse mes couilles avec la main gauche maintenant, les sentant se contracter au rythme de mes va-et-vient. Mon pouce passe sur le gland à chaque remontée, étale le précum, imagine que c'est sa langue qui le lèche, ses lèvres qui l'enveloppent, chaude et humide. Mon corps se cambre légèrement sur le canapé, mes hanches se soulèvent instinctivement, poussant ma queue plus profondément dans ma main. Le bruit humide de la peau contre la peau remplit la pièce sombre, obscène, intime.
Je pense à son jean tendu, à la façon dont j'ai senti sa queue dure et épaisse sous le tissu du short qu'il portait en dessous, à la chaleur qui irradiait contre ma paume, à son grognement quand j'ai pressé juste assez pour le faire trembler. Je l'imagine me plaquant à mon tour, ses hanches contre les miennes, frottant nos érections l'une contre l'autre à travers le tissu, le frottement chaud et frustrant qui nous rendrait fous tous les deux. Ma main va plus vite maintenant, presque frénétique. Je pince mes tétons alternativement, fort, la douleur se mélangeant au plaisir, amplifiant chaque sensation. Mon souffle est saccadé, mes grognements plus profonds, plus animaux.
L'orgasme monte d'un coup, violent, incontrôlable. Mon corps se tend comme un arc, mes abdos se contractent violemment, mes hanches se soulèvent du canapé. Un grognement primal m'échappe, long et guttural. Le premier jet de sperme gicle puissamment, chaud et épais, atterrissant sur mon torse, sur mes pectoraux, éclaboussant jusqu'à mon menton. Le deuxième suit, encore plus fort, atteignant mon visage – une giclée sur ma joue, sur mes lèvres entrouvertes, salée et chaude. Le troisième explose, arrosant le mur derrière le canapé, un arc blanc qui s'étale sur le plâtre dans un bruit humide. Les suivants coulent sur mon ventre, sur ma main encore en mouvement, lubrifiant les derniers va-et-vient tandis que l'orgasme me secoue en vagues interminables. Mon sexe pulse dans ma paume, vidant tout, chaque jet comme une libération accumulée depuis des semaines, depuis ce vestiaire où tout a commencé.
Le sperme continue de gicler, atteignant même mes cheveux, le coussin du canapé, le sol en dessous. Mon corps tremble, mes muscles se contractent en spasmes, mon souffle est haché, mon visage couvert de ma propre semence.
Je reste allongé, haletant, le corps tremblant, couvert de sperme – sur le torse, le visage, le mur derrière moi. La pièce sent le sexe, l'effort, le désir brut. Kylian. C'est à cause de lui. À cause de cette excitation qu'il allume en moi sans même le savoir. Ou en le sachant trop bien. Je passe une main sur mon torse, étale le sperme encore chaud sur ma peau, imagine que c'est le sien, que c'est lui qui m'a poussé à cet extrême.
Mais ce n'est pas fini. Ce n'est que le début. Il n'est pas prêt. Pas encore. Mais il le sera bientôt.
Les jours suivants passent dans un brouillard calculé. Je m'entraîne dur, je marque, je domine sur le terrain. Mais mon esprit est ailleurs. Je ne cherche pas à le croiser. Je ne regarde pas les réseaux pour voir s'il poste quelque chose. Je laisse le silence grandir. Je laisse la frustration s'accumuler en lui comme un poison lent. Et je sais que ça marche. Parce que je le sens. Dans l'air. Dans les rumeurs. Dans les regards que ses coéquipiers lui lancent quand il est distrait pendant les entraînements.
Trois semaines plus tard. Mon équipe joue à l'extérieur. Un match important, contre une équipe du haut de tableau. La salle est pleine, l'ambiance lourde d'attente et d'adrénaline. Je m'échauffe sur le parquet, muscles chauds, maillot déjà légèrement humide. Je sens la foule, les cris, les encouragements. Mais je sens surtout lui.
Il est là.
Au deuxième rang, juste derrière le banc adverse. Capuche relevée, mains dans les poches de son sweat noir, adossé contre le dossier de son siège. Il n'a pas choisi un siège discret. Il s'est mis là, en pleine vue, comme une provocation. Ou comme un aveu. Il est venu me voir jouer. Lui aussi. Inversé. Encore une fois.
Je ne lui fais pas signe. Je continue mes passes, mes tirs, mes étirements. Mais je sens son regard sur chaque partie de mon corps : sur mes épaules quand je saute, sur mon torse quand je transpire, sur mes cuisses quand je pivote. Je sais qu'il voit tout. Je sais qu'il se souvient de mes doigts sur lui, de la façon dont je l'ai laissé en plan. Et je sais que ça le rend fou.
Le coup d'envoi retentit. Je plonge dans le match comme dans un rituel. Chaque interception, chaque passe, chaque saut est calculé. Je sais qu'il regarde. Chaque fois que je marque, je ne célèbre pas vraiment. Juste un regard furtif vers les gradins. Vers lui. Une seconde. Deux. Nos yeux se croisent à travers la foule hurlante. Pas de sourire. Pas de provocation ouverte. Juste ce fil tendu entre nous, invisible pour tous les autres, mais brûlant pour lui.
À la mi-temps, je m'assois sur le banc. Tête renversée en arrière pour boire à ma bouteille, gorge exposée, pomme d'Adam qui monte et descend lentement. Je pivote légèrement. Nos yeux se croisent à travers la foule. Ses pupilles sont dilatées. Sa mâchoire est serrée. Il est tendu comme un arc. Je me détourne, impassible. Contrôle absolu.
Le deuxième mi-temps est une démonstration. Je suis partout. Je bloque, je charge, je marque. À un moment, je saute pour un contre aérien. Mon corps s'étire en l'air, torse bombé, maillot remontant sur mes abdos trempés de sueur, révélant une bande de peau tendue et sculptée. Je sais qu'il regarde. Je sais que ça le détruit. La victoire est acquise depuis longtemps. La foule hurle mon nom. Octavien. Octavien. Mais je n'entends que son silence, ce silence que je lui impose depuis des semaines.
Après le match, je traîne dans les vestiaires. Douche lente, savon qui glisse sur ma peau, muscles encore chauds par l'effort – et par l'anticipation. Mes coéquipiers sortent un à un, célébrant, riant, se tapant dans le dos. Je reste le dernier. Délibérément. Je sors enfin, torse nu sous ma veste ouverte, cheveux mouillés plaqués en arrière, short de sport encore humide collant à mes cuisses. Sac sur l'épaule.
Il est là. Dans le couloir extérieur, juste après la porte des vestiaires. Adossé contre le mur, capuche toujours relevée. Ses yeux verts me trouvent immédiatement. Pas de mots. Juste cette tension qui fait crépiter l'air, plus épaisse que jamais.
Je m'approche. Lentement. Sans hâte. Je m'arrête à trente centimètres. Assez près pour sentir sa chaleur, son odeur – propre, masculine, avec cette note de désir refoulé qui me fait durcir instantanément. Ma main droite se lève. Effleure sa main gauche, qui sort de la poche de son sweat. Je sens ses doigts trembler légèrement sous les miens. Je les serre doucement, juste assez pour qu'il sente ma prise.
— Pourquoi tu es venu ? je demande, voix basse, contrôlée, presque un murmure.
Il déglutit. Sa respiration s'accélère. Il hésite une seconde, puis répond, rauque :
— Parce que je n'arrive plus à penser à autre chose qu'à toi.
Je souris intérieurement. Je garde sa main dans la mienne un instant de plus, sentant son pouls s'affoler contre ma paume. Puis je lâche prise. Recule.
— Salut, à la prochaine.
Il explose presque. Me plaque contre le mur. Souffle chaud contre mon oreille.
— Arrête de jouer avec moi.
Je souris. Inverse les rôles. Le plaque à mon tour.
— Je joue parce que je peux. Et toi, tu me laisses faire.
Je pars. Le laissant enragé, excité, brisé. Le jeu est à moi. Pour l'instant.
Je pars sans répondre. Sans un mot. Sans même un dernier regard en arrière. Je sens ses yeux me brûler la nuque pendant que je marche vers la sortie des vestiaires, sac sur l'épaule, veste ouverte sur mon torse encore chaud de la douche et du match. Le couloir est vide maintenant, les néons bourdonnent faiblement au-dessus de ma tête, l'odeur de sueur et de désinfectant flotte encore dans l'air. Mes pas résonnent sur le carrelage, réguliers, contrôlés. Je l'ai laissé là, juste après la porte des vestiaires, haletant, le corps tendu, le désir suspendu au bord du vide. Je l'ai touché juste assez pour le rendre fou : mes doigts ont effleuré le bord de son short de sport sous le sweat à capuche ouvert, ont senti la bosse dure et chaude sous le tissu fin, cette érection massive qui pulsait contre ma paume quand j'ai pressé légèrement. Il a grogné, ses hanches ont bougé malgré lui, et j'ai tout arrêté.
Juste assez pour qu'il reste avec cette sensation brûlante, cette frustration qui le ronge déjà.
Je pousse la porte extérieure, l'air froid de la nuit me frappe le visage. Parking presque désert, quelques voitures encore garées sous les lampadaires orangés. Je marche vers la mienne sans me presser, sans me retourner. Je sais qu'il est resté planté là, dans le couloir, poings serrés dans les poches de son jean, respiration saccadée, jean tendu à craquer par son érection douloureuse. Je sais qu'il fixe la porte que je viens de franchir comme s'il pouvait encore me retenir par la force de son regard. Je monte dans la voiture. Démarre lentement. Les phares éclairent le bitume vide devant moi. Dans le rétroviseur, je ne le vois plus. Mais je sais qu'il est toujours là, immobile, le corps en feu, l'esprit en vrac.
Je roule dans la nuit. Les rues sont désertes, les feux passent au vert sans que je ralentisse. Mon corps est encore en ébullition : l'effleurement de sa peau sous mes doigts, son grognement bas quand j'ai senti son sexe dur sous le short, la façon dont il s'est tendu instantanément contre ma paume. Je sens mon propre sexe pulser contre le tissu de mon short, douloureux, non soulagé. Mais je ne touche pas. Pas encore. Je garde cette tension pour moi. Pour le contrôle. Pour le jeu.
Chez moi, j'entre sans allumer la lumière. L'appartement est silencieux, sombre. Je jette mon sac dans l'entrée, enlève ma veste, mon short. Je reste en boxer noir, torse nu, la sueur du match encore collante sur ma peau. Je m'assois sur le canapé, jambes écartées largement, tête en arrière contre le dossier. Je ferme les yeux. Et je revois tout : son regard flamboyant quand je l'ai touché, sa respiration saccadée, ce grognement étouffé quand mes doigts ont frôlé son érection à travers le short fin, la chaleur dure et massive que j'ai sentie pulser sous le tissu. Kylian. C'est à lui que je pense. À son corps adossé au mur, sweat à capuche ouvert sur son torse, jean tendu à l'extrême, révélant les contours de sa queue épaisse, dure, prête à exploser.
Mon sexe est déjà dur comme de la pierre, tendu contre le tissu fin du boxer, la veine principale qui pulse visiblement sous la peau. Je glisse ma main droite sous l'élastique, empoigne ma queue avec fermeté. Elle est chaude, lourde dans ma paume, la peau douce et tendue sur la longueur rigide. Le gland est déjà gonflé, luisant de précum qui coule abondamment. Je commence lentement, un mouvement ascendant, de la base jusqu'au gland, étalant le liquide clair sur toute la longueur. Avec ma main gauche, je remonte sur mon torse, pince mon téton droit entre le pouce et l'index. Je serre fort, une douleur aiguë et délicieuse qui me fait grogner bas. Kylian. Je l'imagine à genoux devant moi, ses lèvres pleines effleurant mon gland, sa langue traçant la veine principale, ses yeux verts levés vers moi, chargés de cette frustration que j'ai créée.
Je resserre ma prise sur ma queue, accélère légèrement le rythme. Ma main monte et descend, lubrifiée par le précum qui coule maintenant en filet continu du gland gonflé. Je sens chaque veine pulser sous mes doigts, la sensibilité du frein qui m'arrache un grognement plus profond. Ma main gauche descend sur mon autre téton, le pince plus fort, le tord légèrement. La douleur se propage comme une décharge électrique jusqu'à mon sexe, le faisant tressaillir dans ma paume. Kylian. Je le vois me supplier, voix rauque : « T'arrêtes pas. » Mais c'est moi qui décide. Moi qui le fais attendre. Moi qui le pousse au bord.
Ma main accélère, un rythme régulier, serré, qui fait monter la pression dans mes testicules. Je masse mes couilles avec la main gauche maintenant, les sentant se contracter au rythme de mes va-et-vient. Mon pouce passe sur le gland à chaque remontée, étale le précum, imagine que c'est sa langue qui le lèche, ses lèvres qui l'enveloppent, chaude et humide. Mon corps se cambre légèrement sur le canapé, mes hanches se soulèvent instinctivement, poussant ma queue plus profondément dans ma main. Le bruit humide de la peau contre la peau remplit la pièce sombre, obscène, intime.
Je pense à son jean tendu, à la façon dont j'ai senti sa queue dure et épaisse sous le tissu du short qu'il portait en dessous, à la chaleur qui irradiait contre ma paume, à son grognement quand j'ai pressé juste assez pour le faire trembler. Je l'imagine me plaquant à mon tour, ses hanches contre les miennes, frottant nos érections l'une contre l'autre à travers le tissu, le frottement chaud et frustrant qui nous rendrait fous tous les deux. Ma main va plus vite maintenant, presque frénétique. Je pince mes tétons alternativement, fort, la douleur se mélangeant au plaisir, amplifiant chaque sensation. Mon souffle est saccadé, mes grognements plus profonds, plus animaux.
L'orgasme monte d'un coup, violent, incontrôlable. Mon corps se tend comme un arc, mes abdos se contractent violemment, mes hanches se soulèvent du canapé. Un grognement primal m'échappe, long et guttural. Le premier jet de sperme gicle puissamment, chaud et épais, atterrissant sur mon torse, sur mes pectoraux, éclaboussant jusqu'à mon menton. Le deuxième suit, encore plus fort, atteignant mon visage – une giclée sur ma joue, sur mes lèvres entrouvertes, salée et chaude. Le troisième explose, arrosant le mur derrière le canapé, un arc blanc qui s'étale sur le plâtre dans un bruit humide. Les suivants coulent sur mon ventre, sur ma main encore en mouvement, lubrifiant les derniers va-et-vient tandis que l'orgasme me secoue en vagues interminables. Mon sexe pulse dans ma paume, vidant tout, chaque jet comme une libération accumulée depuis des semaines, depuis ce vestiaire où tout a commencé.
Le sperme continue de gicler, atteignant même mes cheveux, le coussin du canapé, le sol en dessous. Mon corps tremble, mes muscles se contractent en spasmes, mon souffle est haché, mon visage couvert de ma propre semence.
Je reste allongé, haletant, le corps tremblant, couvert de sperme – sur le torse, le visage, le mur derrière moi. La pièce sent le sexe, l'effort, le désir brut. Kylian. C'est à cause de lui. À cause de cette excitation qu'il allume en moi sans même le savoir. Ou en le sachant trop bien. Je passe une main sur mon torse, étale le sperme encore chaud sur ma peau, imagine que c'est le sien, que c'est lui qui m'a poussé à cet extrême.
Mais ce n'est pas fini. Ce n'est que le début. Il n'est pas prêt. Pas encore. Mais il le sera bientôt.
Les jours suivants passent dans un brouillard calculé. Je m'entraîne dur, je marque, je domine sur le terrain. Mais mon esprit est ailleurs. Je ne cherche pas à le croiser. Je ne regarde pas les réseaux pour voir s'il poste quelque chose. Je laisse le silence grandir. Je laisse la frustration s'accumuler en lui comme un poison lent. Et je sais que ça marche. Parce que je le sens. Dans l'air. Dans les rumeurs. Dans les regards que ses coéquipiers lui lancent quand il est distrait pendant les entraînements.
Trois semaines plus tard. Mon équipe joue à l'extérieur. Un match important, contre une équipe du haut de tableau. La salle est pleine, l'ambiance lourde d'attente et d'adrénaline. Je m'échauffe sur le parquet, muscles chauds, maillot déjà légèrement humide. Je sens la foule, les cris, les encouragements. Mais je sens surtout lui.
Il est là.
Au deuxième rang, juste derrière le banc adverse. Capuche relevée, mains dans les poches de son sweat noir, adossé contre le dossier de son siège. Il n'a pas choisi un siège discret. Il s'est mis là, en pleine vue, comme une provocation. Ou comme un aveu. Il est venu me voir jouer. Lui aussi. Inversé. Encore une fois.
Je ne lui fais pas signe. Je continue mes passes, mes tirs, mes étirements. Mais je sens son regard sur chaque partie de mon corps : sur mes épaules quand je saute, sur mon torse quand je transpire, sur mes cuisses quand je pivote. Je sais qu'il voit tout. Je sais qu'il se souvient de mes doigts sur lui, de la façon dont je l'ai laissé en plan. Et je sais que ça le rend fou.
Le coup d'envoi retentit. Je plonge dans le match comme dans un rituel. Chaque interception, chaque passe, chaque saut est calculé. Je sais qu'il regarde. Chaque fois que je marque, je ne célèbre pas vraiment. Juste un regard furtif vers les gradins. Vers lui. Une seconde. Deux. Nos yeux se croisent à travers la foule hurlante. Pas de sourire. Pas de provocation ouverte. Juste ce fil tendu entre nous, invisible pour tous les autres, mais brûlant pour lui.
À la mi-temps, je m'assois sur le banc. Tête renversée en arrière pour boire à ma bouteille, gorge exposée, pomme d'Adam qui monte et descend lentement. Je pivote légèrement. Nos yeux se croisent à travers la foule. Ses pupilles sont dilatées. Sa mâchoire est serrée. Il est tendu comme un arc. Je me détourne, impassible. Contrôle absolu.
Le deuxième mi-temps est une démonstration. Je suis partout. Je bloque, je charge, je marque. À un moment, je saute pour un contre aérien. Mon corps s'étire en l'air, torse bombé, maillot remontant sur mes abdos trempés de sueur, révélant une bande de peau tendue et sculptée. Je sais qu'il regarde. Je sais que ça le détruit. La victoire est acquise depuis longtemps. La foule hurle mon nom. Octavien. Octavien. Mais je n'entends que son silence, ce silence que je lui impose depuis des semaines.
Après le match, je traîne dans les vestiaires. Douche lente, savon qui glisse sur ma peau, muscles encore chauds par l'effort – et par l'anticipation. Mes coéquipiers sortent un à un, célébrant, riant, se tapant dans le dos. Je reste le dernier. Délibérément. Je sors enfin, torse nu sous ma veste ouverte, cheveux mouillés plaqués en arrière, short de sport encore humide collant à mes cuisses. Sac sur l'épaule.
Il est là. Dans le couloir extérieur, juste après la porte des vestiaires. Adossé contre le mur, capuche toujours relevée. Ses yeux verts me trouvent immédiatement. Pas de mots. Juste cette tension qui fait crépiter l'air, plus épaisse que jamais.
Je m'approche. Lentement. Sans hâte. Je m'arrête à trente centimètres. Assez près pour sentir sa chaleur, son odeur – propre, masculine, avec cette note de désir refoulé qui me fait durcir instantanément. Ma main droite se lève. Effleure sa main gauche, qui sort de la poche de son sweat. Je sens ses doigts trembler légèrement sous les miens. Je les serre doucement, juste assez pour qu'il sente ma prise.
— Pourquoi tu es venu ? je demande, voix basse, contrôlée, presque un murmure.
Il déglutit. Sa respiration s'accélère. Il hésite une seconde, puis répond, rauque :
— Parce que je n'arrive plus à penser à autre chose qu'à toi.
Je souris intérieurement. Je garde sa main dans la mienne un instant de plus, sentant son pouls s'affoler contre ma paume. Puis je lâche prise. Recule.
— Salut, à la prochaine.
Il explose presque. Me plaque contre le mur. Souffle chaud contre mon oreille.
— Arrête de jouer avec moi.
Je souris. Inverse les rôles. Le plaque à mon tour.
— Je joue parce que je peux. Et toi, tu me laisses faire.
Je pars. Le laissant enragé, excité, brisé. Le jeu est à moi. Pour l'instant.
Fin du chapitre 2.
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