Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'initiation de Manon — Chapitre 15 · Découverte entre femmes
Auteur
L'initiation de Manon
Chapitre 15 · Découverte entre femmes
Claire m'a ouvert la porte à quatorze heures, comme d'habitude. Derrière elle, dans le couloir, Gilles enfilait sa veste.
— Bonjour, Manon, a-t-il dit en attrapant ses clés sur la console.
J'ai regardé Claire, puis Gilles, puis Claire à nouveau. Quelque chose ne collait pas. Gilles ne s'habillait jamais pour sortir quand j'arrivais. Gilles posait sa tasse, s'asseyait dans son fauteuil, et attendait.
— Gilles nous laisse cet après-midi, a dit Claire. C'est juste nous deux aujourd'hui.
Mon ventre s'est contracté. De surprise, d'abord. Puis autre chose, plus chaud, plus trouble, qui s'est installé quelque part entre ma poitrine et mon bas-ventre.
Gilles s'est approché de moi, m'a embrassée sur le front, un geste qu'il n'avait jamais fait, un geste paternel et tendre qui m'a serrée la gorge.
— Passe un bon après-midi, a-t-il dit. Claire a des choses à te montrer.
Il a échangé un regard avec Claire. Un regard qui disait qu'ils en avaient parlé, que c'était décidé, que Gilles partait parce que Claire l'avait demandé et qu'il avait dit oui. Puis il est sorti. La porte s'est refermée. Le bruit de ses pas dans l'escalier, puis le silence.
Claire et moi, seules dans l'appartement.
L'énergie de la pièce avait changé d'un coup. Sans Gilles, l'appartement semblait plus intime, comme si les murs s'étaient rapprochés pour ne contenir que nous deux. Plus de fauteuil occupé par un homme qui observait avec cette patience totale. Plus de triangle. Juste une ligne droite entre Claire et moi, sans personne au milieu pour distribuer les rôles, absorber les regards, structurer l'espace. L'air même sentait différemment. Juste le parfum de Claire, et quelque chose d'autre que je ne parvenais pas à identifier mais que mon corps reconnaissait.
— Viens, a-t-elle dit. Je nous ai fait du thé.
Le rituel. Le salon, les tasses, le canapé. Mais tout était décalé d'un cran, comme un accord familier joué dans une tonalité différente. Claire s'est assise à côté de moi, sur le canapé, sa cuisse à quelques centimètres de la mienne. Ce positionnement disait tout. Avec Gilles, ils étaient souvent face à moi, en duo. Aujourd'hui Claire s'asseyait à mes côtés. Pas en face. Avec moi. La chaleur de sa jambe à travers le tissu de sa jupe irradiait vers la mienne, et je ne me suis pas écartée.
— Comment ça va ? Les cours ? Les partiels approchent, non ?
— Ça va. On révise pas mal. Julie stresse un peu, mais elle gère. Et avec Lucas, ça a l'air d'avancer. Doucement, mais ça avance.
— Tant mieux, a dit Claire avec un sourire qui ne disait rien de particulier sur le fait que nous parlions de sa fille.
— Ça va. On révise pas mal. Julie stresse un peu, mais elle gère. Et avec Lucas, ça a l'air d'avancer. Doucement, mais ça avance.
— Tant mieux, a dit Claire avec un sourire qui ne disait rien de particulier sur le fait que nous parlions de sa fille.
Puis elle a posé sa tasse. Pas comme Gilles, pas le geste cérémonial qui annonçait le changement de registre. Un geste plus simple, plus doux. Elle s'est tournée vers moi.
— Tu te souviens de notre baiser ? La dernière fois ?
Mon cœur a bondi. Évidemment que je m'en souvenais. J'y avais pensé tous les soirs. Ses lèvres sur les miennes, le goût de Gilles entre nos bouches, sa main sur ma nuque, la profondeur du baiser qui avait surpris tout le monde, peut-être même Claire.
— Oui.
— Qu'est-ce que tu as ressenti ?
— Qu'est-ce que tu as ressenti ?
La question était directe. Claire ne tournait jamais autour. J'ai cherché mes mots, les vrais, ceux qu'elle m'avait appris à trouver.
— J'ai adoré ça. Ça m'a surprise. Je n'avais jamais spécialement eu envie d'embrasser une femme. Mais toi...
J'ai marqué une pause. Claire attendait, sans presser.
— Toi, c'est différent. Je ne sais pas si c'est parce que c'est toi, ou parce que tu es une femme, ou parce que c'était dans ce contexte. Mais j'y ai repensé. Souvent. Et ce qui me revient, ce n’est pas ce côté transgressif. C'est la douceur. Ta bouche était douce. Et tes mains. Et ton odeur. Tout était...
— Féminin ?
— Oui. Féminin. Différent de tout ce que je connaissais. Et ça m'intrigue. Ça me fait un peu peur, aussi, parce que je ne sais pas ce que ça dit de moi.
— Oui. Féminin. Différent de tout ce que je connaissais. Et ça m'intrigue. Ça me fait un peu peur, aussi, parce que je ne sais pas ce que ça dit de moi.
Claire a souri. Pas un sourire pédagogique. Un sourire de femme.
— Ça dit que tu es vivante, Manon. Que ton désir ne rentre pas dans des cases. Tu n'as pas besoin de te coller une étiquette. Bisexuelle, hétéro-curieuse, fluide, peu importe. Les mots viendront peut-être un jour, ou peut-être pas. Ce qui compte, c'est ce que tu ressens. Maintenant. Ici. Avec moi.
Elle a levé sa main et a repoussé une mèche de cheveux derrière mon oreille. Le geste était simple. La sensation était immense. Ses doigts contre ma tempe, la douceur de son toucher, la lenteur délibérée. Mon souffle s'est raccourci.
— Et ce que je ressens, a dit Claire, sa voix d'un ton plus bas, c'est que j'ai très envie de t'embrasser à nouveau. Sans Gilles entre nous. Juste toi et moi.
Elle n'a pas attendu ma réponse. Elle savait. Elle s'est penchée vers moi, lentement, me laissant le temps de reculer si j'en avais eu envie, et je n'ai pas reculé. Ses lèvres se sont posées sur les miennes. Légères d'abord. Un effleurement, une question posée bouche contre bouche.
Mon monde s'est arrêté. Un samedi après-midi, deux tasses de thé qui refroidissaient sur la table, la rumeur de la rue en contrebas, et les lèvres d'une femme sur les miennes. Pas n'importe quelle femme. Claire. La mère de ma meilleure amie. La femme qui m'avait appris à jouir vraiment, à parler, à me connaître. Cette pensée, au lieu de me freiner, a ouvert quelque chose en moi, comme si toute l'intimité que nous avions construite depuis des semaines convergeait vers ce point précis, cette pression douce de sa bouche sur la mienne.
J'ai répondu en entrouvrant mes lèvres. Le baiser a commencé doucement, nos bouches qui se cherchaient, s'apprivoisaient. C’était différent de la dernière fois, différent de tout. Sans le goût de Gilles entre nous, sans le gland partagé. Juste ses lèvres et les miennes. Sa langue contre la mienne. Son souffle qui se mêlait au mien. Et la douceur, encore, cette douceur qui n'appartenait qu'à elle, qui n'appartenait qu'aux baisers entre femmes.
Claire a posé sa main sur ma nuque. L'autre sur ma hanche. Nos corps se sont rapprochés sur le canapé, ma poitrine contre la sienne à travers nos vêtements. Je sentais la chaleur de son corps, la rondeur de ses seins contre les miens, la douceur de tout.
Le baiser s'est approfondi. Plus de langue, plus de souffle, plus d'urgence. Quelque chose en moi lâchait, une résistance que je ne savais même pas avoir, des questions qui perdaient leur pertinence à chaque seconde.
Est-ce que j'aime les femmes ? Est-ce que j'aime Claire ? Est-ce que ce qui se passe en ce moment va changer ce que je suis, ou est-ce que ça me révèle ce que j'ai toujours été ?
Les questions tournaient encore, de plus en plus faiblement, comme un son qui s'éloigne. Je n'avais pas besoin d'y répondre. Elles appartenaient à la Manon d'avant, celle qui avait besoin de cases et d'étiquettes pour se rassurer. Cette Manon-là perdait du terrain à chaque mouvement de la langue de Claire contre la mienne. Mon corps ne se posait aucune question. Mon corps savait. Il s'ouvrait, se tendait vers elle, la voulait avec une clarté qui rendait les questions presque risibles.
Je m'en fiche. Je m'en fiche des étiquettes. Je suis ici. Je la désire. C'est tout ce qui compte.
— Viens, a murmuré Claire contre mes lèvres.
La chambre d'amis. Notre territoire. Claire a fermé la porte, et nous étions seules dans cette pièce qui avait vu tant de choses, mais jamais ça. Jamais juste nous deux.
Claire a déboutonné son chemisier. Lentement, comme toujours, ce geste qui n'appartenait qu'à elle. Le tissu bordeaux qui glissait de ses épaules. Son soutien-gorge, noir, simple, qu'elle a dégrafé avec un geste sûr. Ses seins, libres, lourds, magnifiques. Sa jupe, sa culotte. Elle était nue devant moi, et pour la première fois je ne la regardais pas comme une élève regarde son professeur. Je la regardais comme quelqu'un qui a envie de toucher.
— Déshabille-toi, Manon.
J'ai obéi. Mon pull, ma jupe. Mon soutien-gorge, ma culotte. Nues face à face, dans la lumière tamisée de la chambre. Deux corps de femmes, si différents. Claire plus grande, plus mince, ses longues jambes, ses hanches étroites, sa peau claire. Moi plus compacte, mes courbes, mes seins arrondis, mes hanches larges. Et entre nous, un désir qui ne demandait la permission de personne pour exister.
Claire s'est approchée. Elle a pris mon visage entre ses mains et m'a embrassée à nouveau, plus profondément, sa langue cherchant la mienne avec une intention qui n'était plus exploratoire. Ses mains ont glissé dans mon dos, sur mes hanches, ont remonté vers mes seins, les ont pris, les ont tenus. J'ai gémi dans le baiser parce que les mains de Claire sur mes seins étaient différentes de celles de Gilles, plus petites, plus précises, plus douces.
— Touche-moi, a dit Claire. Touche-moi, Manon.
Mes mains tremblaient. Je les ai posées sur ses épaules. Sa peau était chaude, lisse, incroyablement douce. J'ai descendu sur ses bras, remonté vers sa clavicule, puis, lentement, comme on s'approche de quelque chose de précieux. J’ai posé mes mains sur ses seins. Les seins d'une femme sous mes doigts. La sensation m'a fait fermer les yeux. Pas les mêmes que les miens. Une rondeur différente qui remplissait mes paumes d'une manière nouvelle. Les aréoles larges, granuleuses sous mes pouces, les pointes dressées qui se durcissaient encore sous ma pression. J'ai serré doucement et la chair a cédé sous mes doigts, souple, vivante, chaude.
Claire a fermé les yeux. Un souffle est sorti de ses lèvres, à peine audible. Ce son, cette preuve que mes mains lui faisaient quelque chose, m'a traversée de la tête aux pieds. J'avais touché les seins de Gilles, plats, musculaires. J'avais touché les miens, mille fois. Mais ça, les seins d'une autre femme entre mes doigts, c'était un langage que je ne parlais pas encore et que mes mains apprenaient en le pratiquant.
Mes mains ont continué. Son ventre, la courbe de ses hanches, la douceur de sa peau à l'intérieur de ses cuisses. Je découvrais le corps d'une femme avec mes mains, ni dans un miroir, ni de l'extérieur, mais par le toucher. Chaque zone explorée ajoutait une couche à quelque chose qui se construisait en moi, quelque chose qui ressemblait à une compréhension nouvelle de ce que le désir pouvait être.
Mes doigts ont trouvé le sexe de Claire. La chaleur d'abord. Puis l'humidité, abondante, qui a enduit mes doigts dès le premier contact. Le soyeux de ses lèvres, gonflées, ouvertes. La découverte d'un autre sexe que le mien sous mes doigts, similaire dans sa structure et pourtant unique dans chaque détail, la manière dont ses lèvres intérieures se dépliaient, la douceur de sa peau, l'odeur qui montait, chaude, musquée, plus sucrée que la mienne.
L'évidence de son excitation m'a coupé le souffle. Elle était mouillée. Pour moi. C'est moi qui faisais ça, mes baisers, mes mains, ma présence. Cette pensée m'a fait serrer les cuisses, mon propre sexe répondant en écho, comme si le désir de Claire était contagieux, passant de son corps au mien par le simple contact de mes doigts.
— C'est bien, Manon, a murmuré Claire. Continue de me toucher. Découvre, apprends.
J'ai exploré. Du bout des doigts d'abord, hésitante, traçant les contours de ses lèvres, remontant vers son clitoris, cette architecture que je connaissais par cœur sur moi-même et que je découvrais sur un autre corps, similaire et différente à la fois. Plus saillant que le mien, plus sensible peut-être, parce qu'au premier effleurement les hanches de Claire ont bougé, un mouvement involontaire vers ma main.
Claire m'a guidée vers le lit. Nous nous sommes allongées face à face, nues, nos corps entrelacés, nos jambes mêlées. Elle m'a embrassée encore, longuement, sa main dans mes cheveux. J’ai senti ses seins contre les miens, peau contre peau, tétons contre tétons. Cette sensation-là, cette douceur totale, cette féminité absolue, m'a fait fermer les yeux et abandonner les dernières questions qui tournaient encore dans ma tête.
Je m'en fiche des étiquettes.
Claire a commencé à descendre. Sa bouche sur mon cou, dans le creux de mon épaule, sur ma clavicule. Des baisers humides, qui laissaient une traînée de chaleur sur ma peau. Ses lèvres sur mes seins, prenant un téton en bouche, le suçant doucement, sa langue qui tournait autour avec une patience que je lui connaissais, cette patience spécifiquement féminine, cette connaissance intime de ce qu'un sein ressent parce qu'elle en avait elle-même.
— Personne ne connaît le corps d'une femme comme une autre femme, a-t-elle murmuré contre ma peau. Nous savons ce qui fait du bien. Nous savons où appuyer. Où lécher. Où mordre.
Elle a mordu légèrement mon téton. J'ai gémi. Ses lèvres ont continué de descendre. Mon ventre, mes hanches, l'intérieur de mes cuisses. Elle prenait son temps, un temps immense, embrassant chaque centimètre de peau, et l'attente me rendait folle. Quand sa bouche s'est enfin posée sur mon sexe, j'ai senti la différence à nouveau.
Ce n'était pas la bouche de Gilles. Sans la rugosité de sa barbe contre l'intérieur de mes cuisses, sans cette force contenue qui caractérisait chacun de ses gestes. C'était la bouche de Claire. Douce. Les lèvres fines, souples, qui épousaient la forme de mon sexe comme si elles avaient été faites pour ça. La langue plus étroite, plus agile, qui trouvait mon clitoris avec une exactitude qui disait qu'elle savait exactement ce qu'elle cherchait, parce que c'était le même organe que le sien, parce qu'elle avait passé des années à apprendre sur son propre corps ce qui fonctionnait et qu'elle transposait cette connaissance sur le mien avec l'assurance tranquille de quelqu'un qui traduit d'une langue maternelle à une autre.
Sa langue travaillait avec une lenteur qui frisait la torture. De longs mouvements, appuyés, de la base de mon sexe jusqu'à la pointe de mon clitoris, puis des cercles serrés autour de la pointe, puis juste la pression de sa bouche, aspirant doucement, relâchant, aspirant à nouveau. Enfin, ses doigts sont entrés en moi, deux, glissant sans effort dans mon humidité, se courbant vers l'avant pour trouver ce point qui me rendait folle, que j’avais trouvé par mes propres descentes sur le vibromasseur, et que Claire trouvait maintenant avec une facilité déconcertante.
— Oh mon Dieu, j'ai soufflé.
Sa bouche et ses doigts travaillaient ensemble, la langue sur mon clitoris, les doigts contre mon point G, un rythme coordonné, synchrone, qui construisait le plaisir par couches, par strates. Chaque strate s'appuyait sur la précédente pour monter plus haut. C'était différent de tout. C'était Claire. Sa douceur et sa précision, son silence concentré, juste le bruit humide de sa bouche sur moi et mes propres gémissements qui remplissaient la chambre.
L'orgasme est monté. Il prenait possession de mon corps par le bas, mes orteils qui se sont recroquevillés d'abord, puis mes cuisses qui ont tremblé, puis mon ventre qui s'est contracté, puis tout le reste, en une seule longue ondulation qui m'a traversée des pieds à la tête. Il ne m'a pas submergée comme ceux de Gilles. Il m'a enveloppée. Il m'a tenue. Il m'a bercée. Comme un bain chaud dans lequel on glisse, comme des bras qui se referment. Un orgasme féminin donné par une femme, et la différence était là, dans cette douceur enveloppante, dans cette absence de force, dans cette sensation d'être comprise de l'intérieur.
— Claire, j'ai gémi. Claire...
La première fois que je jouissais en prononçant un nom. Pas « oh putain », ni un cri sans mots. Un nom. Le sien. Et le son de ce nom dans ma bouche pendant l'orgasme a ajouté une couche que je n'avais pas prévue, quelque chose qui serrait la gorge autant qu'il ouvrait le corps. Quelque chose qui ressemblait à de la tendresse au milieu du plaisir, une émotion qui n'avait rien à faire là selon tout ce que je croyais savoir sur le sexe, et qui était pourtant vraie.
Claire est remontée lentement. Nos visages se sont retrouvés. Elle m'a embrassée, et j'ai goûté mon propre plaisir sur ses lèvres. C’était intime au-delà de tout ce que j'avais vécu.
— C'était magnifique, j'ai murmuré.
— Ce n'est que le début, a dit Claire.
— Ce n'est que le début, a dit Claire.
----
Merci pour votre « J'aime » si vous avez apprécié ce chapitre...
Curieux de vos commentaires, ici ou en MP.
Merci pour votre « J'aime » si vous avez apprécié ce chapitre...
Curieux de vos commentaires, ici ou en MP.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()