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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Sous les toits — Chapitre 13 · Chapitre 16

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EntreDeux
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Ce qui retient l'attention dès les premières pages, c'est la précision des petits gestes — la brosse à dents posée dans un verre, le torchon lancé à travers la cuisine, la façon qu'ont les corps de prendre leurs habitudes avant que les mots suivent. L'histoire ne force jamais rien : elle laisse les émotions venir d'elles-mêmes, et c'est souvent le silence qui en dit le plus. On aime particulièrement la façon dont les scènes avec Camille et celles avec Nina se répondent sans jamais se confondre, chacune ayant sa propre respiration.

Sous les toits

Chapitre 13 · Chapitre 16

Chapitre 16 — Les dimanches
Le dimanche matin, Elsa se réveilla chez Nina avant elle. La chambre était encore grise, traversée par une lumière de fin d’automne qui hésitait derrière les rideaux. Nina dormait sur le ventre, un bras sous l’oreiller, les cheveux en désordre, le drap descendu jusqu’au creux des reins. Elsa resta un moment à la regarder. Quelques semaines plus tôt, elle aurait probablement détourné les yeux devant une nudité aussi tranquille ; maintenant elle connaissait ce dos, cette taille, la rondeur des fesses sous le drap, et surtout la personne qui habitait ce corps. Elle posa la main sur sa hanche. Nina remua sans se réveiller complètement puis recula contre elle avec un petit bruit de satisfaction. Elsa sourit. Elle aimait que le désir puisse désormais revenir le matin sans cérémonie, mêlé au sommeil, aux cheveux emmêlés et à l’haleine pas encore fraîche. Nina finit par ouvrir les yeux, l’embrassa sans parler et glissa les doigts sous le tee-shirt qu’Elsa avait remis dans la nuit. Elles reprirent lentement certains gestes appris les jours précédents, avec moins d’hésitation et davantage de jeu. Nina connaissait maintenant la sensibilité de sa poitrine et s’amusait parfois à la faire attendre ; Elsa savait comment poser sa main sur les hanches de Nina, comment ralentir lorsqu’elle sentait son corps répondre. Elles n’avaient plus besoin de demander à chaque seconde, mais elles continuaient à se regarder suffisamment pour savoir quand poursuivre ou s’arrêter. Ce matin-là, elles finirent surtout par rire parce qu’Elsa, en voulant se rapprocher, fit tomber le téléphone de Nina sous le lit.
Elles prirent ensuite une douche ensemble, chose qu’elles n’avaient encore jamais faite. Cela commença uniquement parce que Nina refusait d’attendre son tour et que la salle de bain était minuscule. La proximité sous l’eau les fit rire d’abord : impossible de se savonner sans se cogner, les longs bras d’Elsa partout, Nina qui protestait qu’elle prenait toute l’eau chaude. Puis l’amusement se transforma en une autre curiosité. Elsa regarda les gouttes courir sur la poitrine et le ventre de Nina ; Nina passa les mains dans ses cheveux mouillés, descendit sur ses épaules, ses seins, sa taille. Elles se lavèrent mutuellement le dos, puis un peu plus que le dos, avec cette liberté nouvelle qui consistait à pouvoir toucher sans que chaque geste annonce nécessairement une scène entière. Quand elles descendirent plus tard acheter des viennoiseries, Elsa portait un sweat de Nina trop court aux manches et son jean de la veille. Nina lui prit la main au coin de la rue. Elsa regarda encore les passants par vieux réflexe, mais ne retira pas ses doigts. La petite tension qui l’aurait autrefois traversée resta présente, simplement moins forte que l’envie de garder cette main.
Au retour, Nina lui montra une brosse à dents neuve achetée la veille. « Comme ça tu arrêtes d’utiliser la mienne quand tu oublies la tienne. » Elsa protesta qu’elle ne l’avait fait qu’une fois. Nina répondit deux. La brosse fut placée dans un verre à côté de l’autre avec une simplicité qui troubla Elsa davantage que la nudité partagée une heure plus tôt. Leur corps devenait familier ; leur vie quotidienne, elle, commençait seulement à se mélanger. Une brosse à dents signifiait qu’on prévoyait le prochain matin. Nina le savait et n’en fit pourtant rien de solennel. Elle embrassa Elsa sur la joue puis partit chercher le café. Elsa resta devant le verre quelques secondes avant de la rejoindre.
L’appartement du dessous était silencieux lorsqu’Elsa rentra. Elle descendit remplir sa bouteille et trouva Camille dans la cuisine, assise de côté sur une chaise avec une tasse froide entre les mains. Elle portait un pantalon souple et un débardeur gris ; ses cheveux encore humides étaient attachés sans soin. Cette simplicité familière troubla Elsa d’une manière plus persistante que les robes de la réception. Elle détourna les yeux vers la cafetière, contrariée de remarquer encore si vite la ligne d’une épaule ou le creux d’une clavicule. Camille lui demanda si elle avait passé une bonne nuit chez Nina. Elsa répondit oui avec un sourire trop visible. Camille sourit à son tour et proposa du café. Elle ne demanda rien de plus.
Jean était parti tôt. Camille le mentionna au bout de quelques minutes : un confrère à voir, deux dossiers à régler avant la semaine. Le prénom d’Adrien ne fut pas prononcé. Elsa n’en avait pas besoin pour sentir tout ce que le mot dimanche pouvait maintenant contenir. Elle ne posa pas de question. Depuis la réception, elle avait compris que Camille parlait davantage lorsqu’on ne cherchait pas à lui arracher des réponses. Cela se vérifia encore. Camille raconta qu’au début de leur mariage elle détestait les dimanches où Jean travaillait. Elle l’attendait sans savoir s’il rentrerait pour déjeuner ou pour dîner, puis s’énervait contre elle-même d’avoir organisé la journée autour d’un horaire qui changeait sans cesse. Avec le temps, elle avait cessé d’attendre. Elle nageait, lisait, allait marcher, recevait des amis. Sa voix n’était ni amère ni triste. Elle racontait une habitude ancienne.
Elsa pensa à la phrase de la réception, puis à celle du café : certains vêtements devenaient plus intéressants à cause de ce qu’on ne voyait pas. Elle ne demanda rien. Ce fut peut-être précisément ce silence qui fit venir la suite. Camille joua un moment avec la poignée de sa tasse puis dit que, lorsqu’ils étaient plus jeunes, Jean avait justement trouvé une manière très efficace de rendre certains dimanches moins longs. Elsa releva les yeux. Camille sembla aussitôt regretter la formulation. « Rien », dit-elle. Elsa sourit. Elle ne posa pourtant pas la rafale de questions habituelle. Elle attendit.
Camille resta plusieurs secondes, silencieuse. Puis elle raconta. C’était quelques années après leur mariage, à une époque où Jean travaillait déjà beaucoup et où les dîners professionnels leur semblaient encore suffisamment nouveaux pour qu’ils fassent l’effort de bien s’habiller. Un dimanche, il devait participer à une soirée organisée par un laboratoire dans un hôtel. Camille n’avait aucune envie d’y aller. Elle connaissait à peine les autres invités et savait qu’elle passerait des heures à écouter des discussions de médecins. Jean, qui la connaissait déjà très bien, lui avait proposé un jeu. Il choisirait sa tenue, mais elle aurait le droit de refuser une seule chose. Camille avait accepté parce qu’elle était certaine qu’il sélectionnerait seulement une robe trop classique et des chaussures trop hautes.
Jean avait choisi une robe noire très simple, presque sage, celle que Camille portait lorsqu’elle ne voulait surtout pas être remarquée. Puis il avait posé sur le lit les autres vêtements, un à un. Camille s’interrompit là, le sourire revenu malgré elle. Elsa comprit avant qu’elle le dise. « Et tu as refusé quoi ? » demanda-t-elle doucement. Camille secoua la tête. « Tu es insupportable. » Elsa ne protesta pas. Elle attendit encore. Camille finit par reconnaître qu’elle avait choisi de refuser le soutien-gorge. Jean avait alors déclaré que la culotte, elle, restait dans le tiroir. Elsa sentit son visage chauffer. Camille leva aussitôt un doigt : « C’était son jeu, pas une règle universelle. Et j’avais dit oui. » Elsa hocha la tête. Ce détail de consentement, dit presque machinalement, lui sembla important et typiquement Camille.
Le souvenir n’avait rien eu d’exhibitionniste, expliqua-t-elle. La robe était longue, opaque, parfaitement décente. Personne n’aurait pu deviner quoi que ce soit. C’était précisément cela que Jean aimait : entrer dans une salle pleine de gens qui connaissaient leur visage, leur profession, leur nom, et conserver entre eux une information invisible. Camille avait passé le début du dîner beaucoup trop consciente du tissu directement sur sa peau, puis avait presque oublié. De temps à autre, Jean la regardait de l’autre côté de la table, sans geste, sans commentaire, et le souvenir revenait. Il ne lui avait pas demandé davantage. Le jeu existait dans cette attente, dans le fait qu’eux seuls savaient. Camille en parlait maintenant avec une douceur que l’histoire d’Adrien n’avait jamais dans sa voix.
Elsa écoutait sans rire. Ce qui l’impressionnait n’était pas tant l’absence de sous-vêtement que la précision du souvenir. Camille se rappelait la robe, la salle, le regard de Jean, probablement même la sensation de ce soir-là. Elle voyait soudain le couple autrement. Jean n’était plus seulement l’homme blessé dans son adolescence, le chirurgien élégant, le mari peut-être infidèle. Il avait été aussi celui qui connaissait la façon de rendre Camille impatiente avec presque rien. Camille ajouta que son accident avait obligé très tôt leur sexualité à sortir des chemins les plus évidents. Au début Jean en avait eu honte. Ensuite, avec elle, il avait découvert qu’il existait mille manières de donner du plaisir, de créer de l’attente, de jouer avec ce qu’on montre et ce qu’on garde pour soi. « Il avait beaucoup d’imagination », répéta-t-elle, exactement comme après la réception.
Elsa posa enfin la question qui lui brûlait la langue : « L’œuf, c’était lui ? » Camille ferma les yeux. Le silence dura une seconde, puis elle se mit à rire malgré elle. « Je savais que je n’aurais jamais dû raconter quoi que ce soit. » Elsa insista seulement du regard. Camille finit par répondre que oui, l’idée venait de Jean, mais que ce serait la seule information supplémentaire qu’elle obtiendrait. Qui l’avait acheté, quand, comment ils l’utilisaient, pourquoi : rien. Elsa récita exprès la liste des questions qu’elle avait déjà posées le mercredi précédent. Camille lui lança un torchon. La scène bascula dans le rire, et c’était peut-être ce qui rendait la confidence supportable : elle restait intime sans devenir solennelle.
Après, Camille redevint plus calme. Elle dit qu’elle ne racontait jamais ces choses. Pas parce qu’elle en avait honte, mais parce qu’elles appartenaient à Jean et à elle, à une version de leur couple que leurs amis n’avaient pas besoin de connaître. Elsa sentit alors plus clairement ce qu’elle recevait. Ce n’était pas seulement une anecdote sexuelle. Camille lui confiait une mémoire privée, quelque chose qui éclairait à la fois son goût pour les petits secrets et l’affection persistante qu’elle portait à Jean malgré Adrien, malgré les dimanches, malgré tout ce qu’elle ne savait pas. Elsa aurait pu dire qu’elle comprenait mieux. Elle se contenta de promettre qu’elle ne raconterait rien. Camille répondit qu’elle le savait déjà, sinon elle n’aurait pas commencé.
Cette phrase accompagna Elsa toute la journée. Nina lui écrivit plusieurs fois, lui envoya une photographie ridicule de la brosse à dents installée dans son verre comme une cérémonie officielle. Elsa répondit aussitôt. Elle était heureuse de cette place concrète dans la salle de bain de Nina. Pourtant, dans la cuisine, une autre place venait de lui être donnée, beaucoup moins visible : celle de quelqu’un à qui Camille pouvait raconter un dimanche vieux de dix ans et le regarder rester un souvenir plutôt qu’un jugement. Les deux choses n’avaient rien à voir. Elsa ne les mélangeait pas. Mais elles existaient en elle avec une intensité presque égale.
Le mercredi suivant, le rituel de la piscine prit une couleur légèrement différente. Il faisait froid. Elsa avait choisi une jupe de laine et des collants opaques pour l’université, puis glissé dans son sac un pantalon de toile pour le retour. Dans le vestiaire, elle et Camille se changèrent dans l’espace collectif comme si cela allait désormais de soi. Elsa ne fit plus semblant de ne pas regarder. Camille retira son maillot après la douche et resta nue le temps d’attraper sa serviette ; Elsa suivit des yeux l’eau sur ses épaules, la poitrine pleine, la ligne de son ventre, puis le mouvement de ses fesses lorsqu’elle se pencha. Son regard descendit une seconde vers son pubis. Camille se redressa et leurs yeux se rencontrèrent dans le miroir. Elsa sentit le réflexe ancien de détourner la tête, mais elle le fit une fraction de seconde trop tard. Camille ne dit rien. Elle prit simplement sa serviette et commença à se sécher. Cette absence de remarque rendit le moment plus intense que n’importe quelle plaisanterie. Après, elles enfilèrent chacune leur pantalon sans sous-vêtement, comme chaque mercredi, et quittèrent la piscine avec leur secret habituel auquel venait de s’ajouter un autre, plus difficile à définir.
Leurs regards se croisèrent une seconde. Camille comprit probablement à quoi Elsa pensait, car son expression changea à peine : un sourire presque imperceptible, puis ses yeux descendirent vers le journal d’un voisin. Rien ne fut dit. Ce silence fit davantage d’effet à Elsa que si Camille avait établi elle-même le parallèle. Elle sentit le tissu de son pantalon, le mouvement du métro, la présence des inconnus, et surtout la conscience que Camille savait exactement ce qu’elle venait de comprendre. Leur jeu du mercredi n’était pas celui de Jean. Il n’avait pas la même histoire, pas la même place. Mais il appartenait désormais lui aussi à cette catégorie de choses invisibles dont deux personnes seulement connaissent l’existence.
Avec Nina, la semaine apporta une première petite dispute véritable. Nina voulait qu’Elsa reste chez elle tout le week-end suivant. Elsa avait du travail, du linge à faire, envie aussi de retrouver sa chambre et ses propres affaires. Elle répondit trop sèchement qu’elle ne pouvait pas passer sa vie chez elle. Nina se ferma. Elsa comprit après coup que le problème n’était pas le week-end mais la façon dont elle avait répondu, comme si l’envie de Nina était une contrainte. Elles échangèrent quelques messages maladroits, puis se retrouvèrent le vendredi. Nina lui dit simplement qu’elle avait parfois peur d’être beaucoup plus engagée qu’elle. Elsa ne sut pas produire une grande déclaration. Elle prit sa main, expliqua qu’elle avait besoin de revenir chez elle et que cela ne signifiait pas qu’elle voulait moins la voir. Puis elle ajouta, après une hésitation, que cette brosse à dents dans un verre lui avait fait plus d’effet qu’elle ne voulait l’admettre. Nina éclata de rire et l’embrassa. Elles restèrent longtemps enlacées avant de se déshabiller, et cette fois leur façon de faire l’amour fut différente : moins curieuse, moins occupée à découvrir une nouveauté, davantage tournée vers le plaisir de retrouver ce qu’elles connaissaient déjà. Elsa sut où poser les lèvres et les mains ; Nina sut exactement comment la faire perdre son sérieux. Après, elles parlèrent encore de leur dispute nues sous la couette, ce qui rendit presque impossible de conserver une colère digne. Elsa rentra le samedi après-midi comme prévu. Le compromis avait quelque chose d’adulte qu’elle ne se sentait pas encore tout à fait être.
Le dimanche suivant, Jean partit encore. Cette fois Adrien devait le rejoindre à la gare pour Strasbourg. Camille l’annonça en préparant une soupe. Elsa posa son sac et resta couper des légumes. Elles parlèrent de Nina, de la petite dispute, de la série photographique que Nina venait d’envoyer à l’appel à projets de l’université. Camille ne donna pas de conseil ; elle demanda seulement si Elsa avait envie de continuer avec elle. Elsa répondit oui sans hésiter. « Alors le reste s’apprend », dit Camille. Quelques minutes plus tard, son couteau ralentit. Elle regarda la casserole et ajouta, presque pour elle-même : « Tout s’apprend, en fait. Même à deux. » Elsa pensa à Jean, à la robe noire, à l’œuf dont elle ne saurait toujours presque rien. Elle ne posa aucune question.
En début d’après-midi, elle remonta travailler. Nina lui envoya un message auquel elle répondit immédiatement. Plus tard, Camille monta lui apporter une part de gâteau qu’elle disait incapable de finir seule. Elle resta à peine une minute dans l’encadrement de la porte. Avant de repartir, elle regarda le désordre de la petite chambre et aperçut une pince à cheveux de Nina sur la table. « Elle s’installe », dit-elle avec un sourire. Elsa répondit que oui, un peu. Camille hocha la tête, puis redescendit. Elsa referma la porte et posa l’assiette sur son bureau. Sur son téléphone, Nina venait d’envoyer un cœur. Dans l’escalier, les pas de Camille s’éloignaient. Elsa ne chercha pas à donner un nom à ce qu’elle ressentait. Elle savait seulement qu’en quelques semaines deux femmes étaient entrées très profondément dans sa vie, chacune par une porte différente.
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mozart
2 novembre 2026 à 10:57
Camille s'ouvre petit-à petit, Jean s'evade avec Adrien les dimanches de plus en plus. Elsa approfondie sa relation avec Nina. Mais dans ce calme apparent on peut percevoir que quelque chose est en train de naitre et qui va chambouler tout le monde.  Merci.
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Folgi74
2 novembre 2026 à 09:58
L’histoire progresse, le couple se construit … mais toujours cette sensation que tout peut basculer avec Camille … quand ? L’avenir le dira probablement..
Merci pour cette progression mesurée, toujours si bien écrite… 
Tu sais que je suis fan… merci

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