Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jeux de garçons — Chapitre 16 · L’équilibre par les actes
Auteur
Jeux de garçons
Chapitre 16 · L’équilibre par les actes
— Réveillez-vous !
— Huuuumm, argh !
— Allons, ressaisissez-vous !
— Où suis-je ?
— Nous sommes toujours chez vous, Gaëtan, dans votre chambre. Votre famille est là, soyez tranquille.
— Pas certain que ce soit de bon augure.
— Un petit sarcasme, voilà qui est bien ! Comment vous sentez-vous ?
— Pas très bien.
— Je l’imagine volontiers. Luttez encore un peu, nous n’avons pas fini votre histoire.
— Mon histoire ? Mais je vous ai déjà tout dit, dans les moindres détails.
— Il est vrai que vous ne m’avez pas épargné.
— Huuuumm, argh !
— Allons, ressaisissez-vous !
— Où suis-je ?
— Nous sommes toujours chez vous, Gaëtan, dans votre chambre. Votre famille est là, soyez tranquille.
— Pas certain que ce soit de bon augure.
— Un petit sarcasme, voilà qui est bien ! Comment vous sentez-vous ?
— Pas très bien.
— Je l’imagine volontiers. Luttez encore un peu, nous n’avons pas fini votre histoire.
— Mon histoire ? Mais je vous ai déjà tout dit, dans les moindres détails.
— Il est vrai que vous ne m’avez pas épargné.
Gaëtan se mit à rire, ce qui lui déclencha une violente toux. Il avait tout raconté, dans les moindres détails, même les plus scabreux. En termes choisis, il avait bravé tous les interdits de la bienséance, mais il avait aussi voulu se rappeler ses moments de félicité, où rien d’autre que son désir et son bonheur ne comptait. Il fixa son interlocuteur avec un air de défi.
— Et encore, j’ai des anecdotes bien plus chaudes en stock. Vous les voulez ?
— Sans façon. Je me demande encore pourquoi vous m’avez raconté tout cela.
— J’avais besoin que quelqu’un sache vraiment ce que j’avais vécu, et ce qu’il y avait au fond de mon cœur.
— Avec une pointe de provocation. C’est tout vous, je le reconnais.
— Pourquoi portez-vous cet habit ridicule ?
— C’est traditionnel, et c’est moins ridicule que certaines des tenues de vos histoires, du moins quand vous en portiez. Dois-je vous rappeler votre conte de Noël ?
— C’est pas faux. Mais vous êtes glauque, attifé de la sorte. Koof, kooof…
— Continuons, dit-il en l’ignorant. Que s’est-il passé ensuite ?
— Que voulez-vous qu’il se soit passé ? J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, parce que j’ai brisé le cœur d’Antoine et que j’ai rompu avec l’homme de ma vie. La vérité, c’est que je me suis brisé moi-même, et que la dernière part de bonheur qu’il y avait en moi s’est envolée ce jour-là. J’ai fait ce qu’il fallait pour réparer ma faute et je me suis confessé à ma femme.
— Et comment l’a-t-elle pris ?
— Relativement mal. Ça a commencé par des cris, puis je me suis pris trois revers de claques sur chaque joue.
— Comment avez-vous réagi ?
— Je n’ai strictement rien dit. J’avais accepté à l’avance le châtiment. Élodie et moi étions mariés devant Dieu, vous comprenez ?
— Je crois, oui, répondit-il en roulant les yeux au ciel. Et ensuite ?
— Elle a fait vœu de détruire toutes mes affaires, et elle s’est parfaitement appliquée à la tâche. Le smartphone ? Dans les chiottes ! Mes livres de fantasy et toute ma collection Tolkien, dans le poêle pour un bel autodafé. Quant à la Switch ? Ah, là, c’était plus compliqué : cette foutue console symbolisait les fous rires qu’on avait avec Antoine. Bref, elle l’a amenée dans le bûcher et, avec un grand coup de merlin, elle l’a brisée en deux.
— Ce ne sont là que des choses matérielles.
— Oui, je m’en rends compte désormais, mais à l’époque, toutes ces babioles avaient de l’importance pour moi. Kooof, kooooof… Et c’est pour cette raison qu’en pénitence de mes actes, j’ai accepté toutes les brimades qu’elle m’a infligées à compter de ce jour. Et jamais, oh grand jamais, je ne lui en ai tenu rigueur, car je le méritais.
— Croyez-vous en Dieu ?
— Bien sûr que oui. Pourquoi croyez-vous que je vous raconte tout mon baratin ?
— Sans façon. Je me demande encore pourquoi vous m’avez raconté tout cela.
— J’avais besoin que quelqu’un sache vraiment ce que j’avais vécu, et ce qu’il y avait au fond de mon cœur.
— Avec une pointe de provocation. C’est tout vous, je le reconnais.
— Pourquoi portez-vous cet habit ridicule ?
— C’est traditionnel, et c’est moins ridicule que certaines des tenues de vos histoires, du moins quand vous en portiez. Dois-je vous rappeler votre conte de Noël ?
— C’est pas faux. Mais vous êtes glauque, attifé de la sorte. Koof, kooof…
— Continuons, dit-il en l’ignorant. Que s’est-il passé ensuite ?
— Que voulez-vous qu’il se soit passé ? J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, parce que j’ai brisé le cœur d’Antoine et que j’ai rompu avec l’homme de ma vie. La vérité, c’est que je me suis brisé moi-même, et que la dernière part de bonheur qu’il y avait en moi s’est envolée ce jour-là. J’ai fait ce qu’il fallait pour réparer ma faute et je me suis confessé à ma femme.
— Et comment l’a-t-elle pris ?
— Relativement mal. Ça a commencé par des cris, puis je me suis pris trois revers de claques sur chaque joue.
— Comment avez-vous réagi ?
— Je n’ai strictement rien dit. J’avais accepté à l’avance le châtiment. Élodie et moi étions mariés devant Dieu, vous comprenez ?
— Je crois, oui, répondit-il en roulant les yeux au ciel. Et ensuite ?
— Elle a fait vœu de détruire toutes mes affaires, et elle s’est parfaitement appliquée à la tâche. Le smartphone ? Dans les chiottes ! Mes livres de fantasy et toute ma collection Tolkien, dans le poêle pour un bel autodafé. Quant à la Switch ? Ah, là, c’était plus compliqué : cette foutue console symbolisait les fous rires qu’on avait avec Antoine. Bref, elle l’a amenée dans le bûcher et, avec un grand coup de merlin, elle l’a brisée en deux.
— Ce ne sont là que des choses matérielles.
— Oui, je m’en rends compte désormais, mais à l’époque, toutes ces babioles avaient de l’importance pour moi. Kooof, kooooof… Et c’est pour cette raison qu’en pénitence de mes actes, j’ai accepté toutes les brimades qu’elle m’a infligées à compter de ce jour. Et jamais, oh grand jamais, je ne lui en ai tenu rigueur, car je le méritais.
— Croyez-vous en Dieu ?
— Bien sûr que oui. Pourquoi croyez-vous que je vous raconte tout mon baratin ?
Là encore, une forte toux prit Gaëtan. Il se tordit en deux, à s’en faire mal aux côtes.
— Calmez-vous, respirez. Je vais vous laisser un peu tranquille.
— Faites donc ça ! répondit Gaëtan d’un geste nonchalant qui lui demanda beaucoup d’efforts.
— Profitez de votre famille et de vos fils, ils vous aiment.
— Je sais ! Kooof, koooooof…
— Faites donc ça ! répondit Gaëtan d’un geste nonchalant qui lui demanda beaucoup d’efforts.
— Profitez de votre famille et de vos fils, ils vous aiment.
— Je sais ! Kooof, koooooof…
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Gaëtan s’éveilla après avoir fort mal dormi. Il avait mal partout et se sentait dans un état second. Le rouquin était revenu.
— Encore vous ?
— Si je suis là, c’est à votre demande, rappelez-vous !
— Où avais-je la tête ?
— Je peux m’en aller, si c’est ce que vous souhaitez.
— Non, restez.
— Alors continuons. Avez-vous revu Antoine par la suite ?
— Vous connaissez la réponse à cette question.
— Oui, mais je veux vous l’entendre dire !
— J’aimais ma femme, vous savez ? Même s’il n’y avait plus rien de charnel entre nous.
— Comment s’est matérialisé cet amour ?
— Par les actes. Par mes actions. Élodie était atteinte d’un mal dont on ne guérit pas. Nous l’avons appris environ deux ans après toutes ces histoires. Alors, je me suis entièrement voué à elle, pour lui rendre la vie aussi confortable que possible. C’est dans l’épreuve que nous nous sommes retrouvés. Oh, mon amour… ma belle petite femme.
— Si je suis là, c’est à votre demande, rappelez-vous !
— Où avais-je la tête ?
— Je peux m’en aller, si c’est ce que vous souhaitez.
— Non, restez.
— Alors continuons. Avez-vous revu Antoine par la suite ?
— Vous connaissez la réponse à cette question.
— Oui, mais je veux vous l’entendre dire !
— J’aimais ma femme, vous savez ? Même s’il n’y avait plus rien de charnel entre nous.
— Comment s’est matérialisé cet amour ?
— Par les actes. Par mes actions. Élodie était atteinte d’un mal dont on ne guérit pas. Nous l’avons appris environ deux ans après toutes ces histoires. Alors, je me suis entièrement voué à elle, pour lui rendre la vie aussi confortable que possible. C’est dans l’épreuve que nous nous sommes retrouvés. Oh, mon amour… ma belle petite femme.
Des larmes se mirent à couler de ses yeux embrumés tandis qu’il tendait la main, comme pour saisir quelqu’un.
— Restez encore un peu avec nous.
— Je n’en peux plus… je veux partir.
— Je sais, mais vous n’avez pas répondu à ma question.
— MAIS QU’EST-CE QUE ÇA PEUT BIEN VOUS FOUTRE, À LA FIN ! cria Gaëtan, gaspillant le peu d’énergie qu’il lui restait.
— Il en va du salut de votre âme.
— Oui, je l’ai revu ! Vous êtes content ?
— Là n’est pas la question. Pourquoi avoir fait ça ?
— J’étais seul après la mort d’Élodie. Je ne savais plus vers qui me tourner, alors j’ai repris contact. J’ai débloqué son numéro et, comme une âme en peine, je me suis livré à lui. Il ne m’a ni rejeté ni jugé. Il aurait pu, pourtant, tant je l’avais maltraité, mais Antoine était un homme bien meilleur que moi. C’était comme s’il avait toujours attendu que je l’appelle. J’ai alors appris que son beau concept de couple libre avait volé en éclats lorsque Mathilde s’était amourachée d’un de ses amants. Elle l’avait quitté du jour au lendemain, abandonnant mari et enfants. Comment lui en vouloir ? Après tout, Antoine avait montré la voie en violant déjà les règles, par amour pour moi.
— Et qu’avez-vous fait ?
— Nous avons enfin vécu notre amour au grand jour. J’ai été bouleversé quand il m’a raconté comment il avait vécu notre séparation, comment il avait dû affronter les démons de la dépression. Il est venu me rejoindre chez moi, et nous avons été heureux. Sa femme s’était tirée en lui laissant les enfants. Alors, nous avons reconstitué une famille. Ce n’était peut-être pas très conventionnel, mais c’en était une quand même. Ici, dans cette maison, nous avons continué d’élever nos enfants avec tout l’amour dont ils avaient besoin. Plus rien ne pouvait nous séparer… du moins, jusqu’à ce que la mort le fauche à son tour. Pourquoi n’avions-nous pas droit plus longtemps au bonheur ? Oooh, mon Antoine… Kof, koooof… Dites-moi… est-ce un crime d’aimer ?
— Dieu est amour, mon fils.
— Je vous ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça. Je pourrais être votre père !
— Et pourtant, je suis bien plus vieux que vous. Mais vous me voyez tel que vous souhaitez me voir.
— Antoiiiiiiiine…, grommela Gaëtan en gémissant et en tendant la main vers le prêtre.
— Je ne suis pas Antoine.
— Mon seul crime est d’avoir aimé… aaaargh ! Et il a fallu que je connaisse les deux amours de ma vie en même temps… Kooof, koooof… Mais je reconnais ma faute. Je n’aurais jamais dû tromper Élodie. Je me repens de tous mes péchés. Oui, je suis un pécheur, mon père.
— Nous le sommes tous.
— En revanche, je refuse de renier mon amour pour Antoine. L’amour est-il un péché ?
— Non, mon fils, dit le prêtre en se levant. Nous en avons presque fini.
— Je me sens si faible…
— Je sais. Encore un peu de courage, Gaëtan.
— Je n’en peux plus… je veux partir.
— Je sais, mais vous n’avez pas répondu à ma question.
— MAIS QU’EST-CE QUE ÇA PEUT BIEN VOUS FOUTRE, À LA FIN ! cria Gaëtan, gaspillant le peu d’énergie qu’il lui restait.
— Il en va du salut de votre âme.
— Oui, je l’ai revu ! Vous êtes content ?
— Là n’est pas la question. Pourquoi avoir fait ça ?
— J’étais seul après la mort d’Élodie. Je ne savais plus vers qui me tourner, alors j’ai repris contact. J’ai débloqué son numéro et, comme une âme en peine, je me suis livré à lui. Il ne m’a ni rejeté ni jugé. Il aurait pu, pourtant, tant je l’avais maltraité, mais Antoine était un homme bien meilleur que moi. C’était comme s’il avait toujours attendu que je l’appelle. J’ai alors appris que son beau concept de couple libre avait volé en éclats lorsque Mathilde s’était amourachée d’un de ses amants. Elle l’avait quitté du jour au lendemain, abandonnant mari et enfants. Comment lui en vouloir ? Après tout, Antoine avait montré la voie en violant déjà les règles, par amour pour moi.
— Et qu’avez-vous fait ?
— Nous avons enfin vécu notre amour au grand jour. J’ai été bouleversé quand il m’a raconté comment il avait vécu notre séparation, comment il avait dû affronter les démons de la dépression. Il est venu me rejoindre chez moi, et nous avons été heureux. Sa femme s’était tirée en lui laissant les enfants. Alors, nous avons reconstitué une famille. Ce n’était peut-être pas très conventionnel, mais c’en était une quand même. Ici, dans cette maison, nous avons continué d’élever nos enfants avec tout l’amour dont ils avaient besoin. Plus rien ne pouvait nous séparer… du moins, jusqu’à ce que la mort le fauche à son tour. Pourquoi n’avions-nous pas droit plus longtemps au bonheur ? Oooh, mon Antoine… Kof, koooof… Dites-moi… est-ce un crime d’aimer ?
— Dieu est amour, mon fils.
— Je vous ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça. Je pourrais être votre père !
— Et pourtant, je suis bien plus vieux que vous. Mais vous me voyez tel que vous souhaitez me voir.
— Antoiiiiiiiine…, grommela Gaëtan en gémissant et en tendant la main vers le prêtre.
— Je ne suis pas Antoine.
— Mon seul crime est d’avoir aimé… aaaargh ! Et il a fallu que je connaisse les deux amours de ma vie en même temps… Kooof, koooof… Mais je reconnais ma faute. Je n’aurais jamais dû tromper Élodie. Je me repens de tous mes péchés. Oui, je suis un pécheur, mon père.
— Nous le sommes tous.
— En revanche, je refuse de renier mon amour pour Antoine. L’amour est-il un péché ?
— Non, mon fils, dit le prêtre en se levant. Nous en avons presque fini.
— Je me sens si faible…
— Je sais. Encore un peu de courage, Gaëtan.
Les enfants de Gaëtan et d’Antoine avaient rejoint la maison familiale, conscients que le pire était à venir. Ce furent Briac et Arthur qui donnèrent l’alerte. Sophie et Nicolas, les enfants d’Antoine, étaient désemparés. Sophie adorait « l’oncle Gagou ». Il était le seul lien qu’il leur restait avec leur père tant aimé.
Gaëtan se sentait de plus en plus mal alors qu’il parlait au prêtre. Dans un état second, il tenta de lui agripper le bras. L’inquiétude des enfants grandissait en voyant leur père gesticuler et parler tout seul au fond du lit. Il était si faible.
Gaëtan se remémora la naissance de Briac et son mariage avec Élodie. Son fol amour pour Antoine, ses moments de peine alors qu’il aidait sa femme à survivre. Puis Arthur, ce lumineux enfant qui l’avait extrait d’une vie de mensonge. Tous ces souvenirs s’amalgamèrent avant de se fondre dans une brume éthérée aux reflets verts qui enveloppa le prêtre. Le rouquin en soutane leva la main pour bénir le mourant.
— Votre balance déconne à nouveau, l’ami.
— Je vous le redis : elle est parfaitement fonctionnelle, dit le prêtre alors que le plateau droit penchait désormais, comme si un poids s’y trouvait. Admirez la valeur de votre âme, Gaëtan !
— L’heure est donc venue ? M’accompagnerez-vous ?
— Oui, je serai là. Car Dieu vous aime.
— Je vous le redis : elle est parfaitement fonctionnelle, dit le prêtre alors que le plateau droit penchait désormais, comme si un poids s’y trouvait. Admirez la valeur de votre âme, Gaëtan !
— L’heure est donc venue ? M’accompagnerez-vous ?
— Oui, je serai là. Car Dieu vous aime.
De grandes ailes jaillirent de sa soutane tandis que la tempête s’intensifiait autour de lui. Des éclairs fendirent l’air de toutes parts. L’Archange s’éleva alors dans la lumière, et une croix ardente traversa le plafond de la chambre de part en part.
— Ils sont là…, murmura Gaëtan.
— Que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint, dit l’Archange en battant des ailes. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève auprès de Lui. Car Dieu est amour, et Il vous aime. In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti.
— Que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint, dit l’Archange en battant des ailes. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève auprès de Lui. Car Dieu est amour, et Il vous aime. In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti.
Les yeux de Gaëtan s’ouvrirent en grand. Dans la lumière apparut Élodie. Sa femme lui souriait tendrement.
— Oh, mon amour… enfin, nous nous retrouvons.
Derrière elle, adossé au mur, se tenait Antoine. Élodie et Antoine se retournèrent en lui souriant, l’invitant à les rejoindre. Toinou arborait un large sourire qui illuminait son visage de blondinet.
— Tu en as mis, du temps, copain ! dit Antoine. Viens, ajouta-t-il en lui tendant la main.
— Élodie… Antooooiiiine…, souffla le mourant en tendant le bras pour saisir la main de son meilleur pote. Vous… êtes… si beaux… murmura-t-il difficilement, les larmes aux yeux.
— Élodie… Antooooiiiine…, souffla le mourant en tendant le bras pour saisir la main de son meilleur pote. Vous… êtes… si beaux… murmura-t-il difficilement, les larmes aux yeux.
Et, lorsqu’il toucha la paume de son Toinou, un dernier sourire illumina son visage avant que son âme ne quitte définitivement son enveloppe charnelle. Il était enfin en paix et heureux.
FIN.
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