Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une annonce dans le hall — Chapitre 4 · La honte et le désir de replonger
Auteur
Une annonce dans le hall
Chapitre 4 · La honte et le désir de replonger
Le lendemain, je prends mon courage à deux mains. Je me connecte sur ma boîte mail et ouvre le message de Françoise avec les photos jointes.
— Merci encore, Valérie. Tu as été magnifique. Voici ce que les artistes ont vu.
Je les ouvre une par une, le cœur serré.
La première me montre de profil, assise, les jambes serrées, le paréo glissant. Puis celle où je suis à genoux, le dos cambré, la tête au sol. Et enfin… la dernière. Celle que j’ai tenue seulement quelques secondes avant de me relever. À quatre pattes, les cuisses écartées, la culotte de dentelle noire toujours en place, collée à mon sexe. On ne voit pas tout… mais on devine. La forme de mes lèvres sous le tissu fin, l’humidité qui commence à le rendre transparent par endroits.
Je suis rouge de honte. Rouge jusqu’aux oreilles. Et pourtant ma main a déjà glissé entre mes cuisses. Je m’allonge sur le lit, les photos encore ouvertes sur mon téléphone. Je me caresse comme une folle, deux doigts enfoncés, le pouce sur mon clitoris, les hanches qui se soulèvent. Je revois le regard de Marc, sa bosse énorme, la façon dont il a baissé la main pour se cacher. Je revois les autres qui me dévoraient des yeux. La honte me brûle le ventre en même temps que le plaisir. Je jouis fort, la main sur la bouche, en fixant la photo où ma chatte est à peine dissimulée sous la dentelle noire… et en imaginant ce que j’aurais dû faire : l’écarter vraiment. Ensuite je reste là, tremblante, encore plus rouge qu’avant.
La semaine qui suit
Je fais tout pour éviter Marc. Je change d’horaire pour sortir. Je regarde par le judas avant d’ouvrir la porte. Une fois, je le croise quand même dans le hall. Il me sourit, un peu trop longuement. Je réponds un « bonjour » trop sec et je m’enfuis dans l’escalier. Mon cœur bat à tout rompre. Je suis certaine qu’il a vu la photo. Qu’il se souvient exactement de ce qu’il a vu de moi… et de ce qu’il n’a pas vu.
Mercredi soir, Françoise m’appelle.
— Valérie ? C’est Françoise. J’organise une séance plus intime samedi prochain. Dans mon salon privé. Ambiance cosy, feu de cheminée, peu de monde. Lingerie noire… guêpière, porte-jarretelles, bas. Tu serais d’accord ?
Je refuse tout de suite.
— Non. Je… je ne peux pas. La dernière fois c’était déjà trop.
Elle insiste doucement.
— Je comprends. Mais les artistes ont adoré. Et ce sera vraiment différent. Plus feutré. Plus… spécial.
Je reste ferme. « Non, vraiment. »
Je raccroche le cœur battant, soulagée… et un peu frustrée.
Jeudi, elle m’envoie un message :
— Si tu changes d’avis, dis-le-moi. La place est encore libre. Et Marc a déjà confirmé sa présence.
Le nom de Marc me fait tressaillir. Je ne réponds pas.
Vendredi soir, je n’en peux plus. La honte, le désir, le souvenir des photos, l’idée qu’il sera là… tout se mélange. À 22 h 47, j’envoie un simple message :
— D’accord. Je viens.
Françoise répond presque immédiatement :
— Parfait. Samedi 10 h. Apporte juste toi. Le reste sera là.
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Commentaires ()
Françoise entre dans une nouvelle vie.