Le projet artistique
Chapitre 56 · Arrivée en France
Le projet artistique Chapitre 1 · Surprise Chapitre 2 · Récidive Chapitre 3 · Bascule Chapitre 4 · Mise au point Chapitre 5 · Tournage Chapitre 6 · Espionnage Chapitre 7 · Marchandage Chapitre 8 · Retour de flamme Chapitre 9 · Flagrant délit Chapitre 10 · Revanche 1 Chapitre 11 · Revanche 2 Chapitre 12 · Sauvetage Chapitre 13 · Chantage Chapitre 14 · Remerciements Chapitre 15 · Apprentissage Chapitre 16 · Sentence Chapitre 17 · Troisième tournage Chapitre 18 · Coup de foudre 1 Chapitre 19 · Coup de foudre 2 Chapitre 20 · Coup de foudre 3 Chapitre 21 · Doutes Chapitre 22 · Secours Chapitre 23 · Châtiment Chapitre 24 · Retrouvailles Chapitre 25 · Enquête Chapitre 26 · Intégration Chapitre 27 · Gage Chapitre 28 · Nuit et jour Chapitre 29 · Conflit vu des filles Chapitre 30 · Conflit vu des garçons Chapitre 31 · Pénombre Chapitre 32 · Domination Chapitre 33 · Eveil Chapitre 34 · Réveillon 1 Chapitre 35 · Réveillon 2 Chapitre 36 · Réveillon 3 Chapitre 37 · Interlude 1 Chapitre 38 · Interlude 2 Chapitre 39 · Gamineries Chapitre 40 · Ensemble Chapitre 41 · Passage à l'acte Chapitre 42 · Révisions Chapitre 43 · Ascension 1 Chapitre 44 · Ascension 2 Chapitre 45 · Ascension 3 Chapitre 46 · Concours blanc Chapitre 47 · Dernière année Chapitre 48 · Préparatifs Chapitre 49 · Départ Chapitre 50 · Arrivée Chapitre 51 · Classes Chapitre 52 · Apprentissage allemand Chapitre 53 · Désir Chapitre 54 · Nouveau pacte Chapitre 55 · Retour Chapitre 56 · Arrivée en France Chapitre 57 · Efficacité allemande Chapitre 58 · Expériences Chapitre 59 · Dernières nouvelles de l'année Chapitre 60 · En attendant les Allemands Chapitre 61 · Ils arrivent Chapitre 62 · Ils sont là Chapitre 63 · S'amuser avec les Allemands - 1 Chapitre 64 · S'amuser avec les Allemands - 2 Chapitre 65 · S'amuser avec les Allemands - 3 Chapitre 66 Chapitre 67 · Fin du séjour Chapitre 68 · La venue de Gitta Chapitre 69 · Gitta, François, Bertrand Chapitre 70 · Incroyable Gitta Chapitre 71 · Projet victorieux Chapitre 72 · Fin
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✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le projet artistique — Chapitre 56 · Arrivée en France

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Yojik
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Le projet artistique

Chapitre 56 · Arrivée en France

Paul narrateur
Si côté français j'avais pu tout régler et Elisa en possession de ses papiers, ce fut soudain côté allemand que ça coinçait. Cette fois, je dus me rendre au consulat d'Allemagne le plus proche. Un fonctionnaire austère me reçut et s'étonna que ce soit lui qui soit sollicité pour cette affaire. Elisa avait été déclarée décédée côté Est-Allemand. Elle ne voulait pas trop que les autorités de RFA indiquent à la RDA qu'en fait elle était passée chez eux. Elle avait peur que ses parents et son frère soient embêtés. Du coup, les Allemands ne voyaient pas pourquoi ils laisseraient circuler quelqu'un qui au final n'existait pas.
J'expliquai alors au fonctionnaire que ce ne serait pas un problème pour son pays puisque ma future femme, je la présentai ainsi, viendrait vivre ici avec moi. Celui-ci me répondit d'un cinglant :
— Alors je sais bien quand vous avez tendance à ne pas vous embarrasser des règles nombreuses que vous édictez. Mais en Allemagne, la règle c'est la règle !
— Mais, il n'y a pas moyen de faire en sorte que tout cela devienne légal ? Dans les règles ?
— Non, le seul moyen est qu'elle retrouve son identité en redevenant vivante". Si vous voyez ce que je veux dire."
— Oui, oui. Mais cela ne risque pas de nuire à sa famille ?
— Mmmff, je n'en sais rien. Et ce n'est pas mon problème. Au revoir.
Il mit fin brusquement à l'entretien. Vu son âge, j'imaginai sans mal qu'il ait pu au moins porter l'uniforme des jeunesses hitlériennes. Je le traitai de nazi en mon for intérieur. J'aurais été une fille, j'aurais peut-être pu jouer de mes charmes. Mais tout en me disant cela, je me rendis compte que cet homme me matait le cul alors que je sortais de son bureau. Il vit que je l'avais vu, mais au lieu de m'en offusquer, je lui fis un petit clin d'œil. Je n'avais pas prévu de passer plus d'une journée dans cette ville. Mais j'entrevoyais une possibilité de faire flancher ce fonctionnaire obtus. Celle-ci ne m'enchantait guère, mais c'était le dernier obstacle avant de retrouver Elisa. Je pris une chambre d'hôtel et rappelai le consulat pour solliciter un nouveau rendez-vous avec le même fonctionnaire pour le lendemain. Je passai la nuit à me demander ce qu'il faudrait que je fasse, mais j'étais de toute façon décidé à tout faire pour la faire venir.
Je me présentai de nouveau dans son bureau. Il me demanda pourquoi j'étais revenu si vite :
— Je crois avoir identifié un moyen de lever cet obstacle hier en partant.
L'allusion était claire, je n'avais pas trop de temps à perdre.
— C'est-à-dire, demanda-t-il quand même.
Je passai ma main sur ma cuisse, il vit alors mon sexe que j'avais pris soin de faire grossir par quelques mouvements masturbatoires dans les toilettes du consulat. Il sourit et se pourlécha instinctivement les babines. Il parut réfléchir et recula son fauteuil, faisant le même geste que moi. C'est qu'il avait de quoi soutenir la comparaison.
— Mmmm, il y aurait peut-être une solution. Son nom est très courant, nous pourrions prétendre à une simple homonymie. Pendant quelque temps seulement. Une année tout au plus. Après, nous ferons une rectification auprès de la RDA. Ils ne devraient pas trop embêter sa famille après tout ce temps.
Il se massait ostensiblement le sexe à travers le pantalon. Il m'invita du regard à le rejoindre de son côté. Il se leva et me palpa le sexe.
— Oui, je crois que c'est une bonne solution. Qu'en pensez-vous ?
Sa question ne concernait en rien son subterfuge, mais plutôt ses propres attributs que je me devais d'évaluer. Ce que je fis sans trop rechigner. Et en effet, il devait être aussi bien monté que moi.
— Oui, je pense.
Je pris les devants et déboutonnai son pantalon. J'en sortis son sexe pour le caresser. Il fit de même avec le mien et me branla.
— Mmmh, deux solutions qui se valent. Cela n'arrive pas souvent.
— Certes. Mais un de vos collègues ne risque pas de mettre à mal ceci ?
Il s'avisa qu'on pouvait nous surprendre. Il alla fermer à clé son bureau et revint vers moi. Il me fit mettre à genoux devant lui. Je pris son sexe en bouche et commençai à le sucer. Heureusement que je l'avais déjà fait avec Bertrand et François, car débuter avec un truc aussi gros, je n'aurais pas su faire. L'homme apprécia ma caresse buccale, il plongea ses doigts dans mes cheveux et me félicita de mes talents :
— Et comme ça, vous préférez les femmes. Quel dommage ! Ho, oui. Allez, vas-y petit salaud.
D'un coup, il était passé du vouvoiement au tutoiement. Et il commença à devenir assez vulgaire avec moi. Il me traita de petit pédé inavoué, de petite pute et de lopette. Je fermai ma gueule et le suçai bien profond. J'espérai juste qu'une pipe allait lui suffire, mais il m'arrêta. Il me fit me redresser et se mit à genoux. Il voulait aussi tester ses propres capacités sur un engin de bonne taille. Et il se débrouillait fort bien, je devais dire. Entre deux coups de langue, il me demanda de lui parler mal. Je le traitai alors que dépravé, de vieille salope et de tantouse. Je n'étais pas très à l'aise à sortir des choses pareilles. Je ne le faisais pas avec les nanas alors pourquoi je l'aurais fait avec un homme. Mais il aimait ça, je lui donnais ce qu'il voulait. Plus je l'insultai mieux il me suçait. Puis il se releva et baissa son pantalon et son slip kangourou. Il se pencha sur son bureau et me dit :
— Viens me la mettre petite enflure.
— Tu veux te la prendre à sec vieille salope ?
— Oui, vas-y encule moi bien profond.
Je plaçai mon gland devant ce trou du cul. Il me parut large et habitué à se faire mettre. Je poussai et rentrai assez facilement. Je me mis alors à le limer tout en imaginant que je baisai Elisa. L'allemand ahanait fort, j'avais peur qu'on nous entende. Il me dit que son bureau servait avant à ses services secrets et qu'il était insonorisé. Pour me le prouver, il se lâcha complètement et cria son bonheur de se faire enculer par une grosse bite. Je lui dis que j'allai bientôt jouir.
— Mets-moi tout dans le cul tafiolle.
Il était vraiment bilingue avec toutes ces insultes à son répertoire. J'accédai à ses désirs et remplis son cul de mon foutre. Je sortis de son anus, il se retourna et vint me nettoyer la bite avec sa langue. Une fois bien propre, il me dit :
— A toi ma pute. Tu vas voir ce que je vais te mettre.
Quand il avait arrêté ma fellation, j'avais compris qu'il se réservait pour m'enculer. Je me mis en position sur son bureau et il eut la délicatesse de me mettre deux doigts dans les fesses d'abord.
— Oh, mais ça a déjà été visité. Combien de fois ?
— Deux fois.
— Aussi gros que nous ?
— Non, des bites normales.
— Un cul presque vierge quand même.
Il sortit ses doigts et m'enfila d'un coup sec avec sa grosse bite. Je mis facilement à la place des filles avec lesquelles j'avais baisé. Mon calibre n'était pas facile à prendre dans le cul ou la chatte. L'allemand me donna tout de suite de grands coups de queue dans le fondement. Il y allait sans ménagement et me proférait des insanités à n'en plus finir. Il m'apprit même quelques expressions bien imagées. Puis il se cala tout au fond de moi, je sentis son liquide chaud me remplir les boyaux. Il râla un peu en allemand et décula de moi. Il me fit comprendre qu'il attendait que je lui nettoie la bite. Je n'avais pas envie de sucer un truc qui sortait de mon cul. Mais je m'y résolus et léchai le gland pour le rendre aussi propre que possible. Le goût du sperme était un peu occulté par quelque chose de plus âcre. Néanmoins, je pensai à autre chose et m'enquis de ma tâche au mieux. Il me laissa me relever et il se rhabilla. Je me renfroquai aussi devant son regard libidineux.
Il rédigea ensuite quelques instructions sur différents documents qu'il mît dans des enveloppes de couleurs variées. Il me dit que dans quelques jours, il me contacterait directement pour me dire si tout était réglé. Il me promit qu'il allait lui-même suivre ce dossier et lever les blocages qui pourraient survenir. Je le remerciai et me levai pour partir. Je l'entendis dire :
— Quel dommage ! Vraiment quel dommage !

L'homme tint sa parole, une bonne semaine plus tard, il m'annonça par téléphone que c'était réglé. Il avait fait parvenir divers documents en RFA et en RDA pour redonner une existence, temporaire, à Elisa. Par contre, je devais moi-même envoyer ces papiers à Elisa ou les apporter en main propre. Je choisis la deuxième option.
* * *
J'empruntai la voiture de Bertrand et fonçai vers Munich. Je savais qu'Elisa était logée dans un centre de jeunes travailleurs. Elle y vivotait de petits jobs mal payés. Je traversai la France puis une partie de la RFA pour me diriger vers Munich. Je bénis les autoroutes allemandes sans limitation de vitesse. La petite voiture de Bertrand trembla un peu, beaucoup, mais j'arrivai à bon port : Munich. Par contre, si j'avais l'adresse, je n'avais aucune idée d'où son foyer se trouvait. Je demandai à plusieurs personnes, mais aucun ne savait où était cette rue. Je vis une librairie, je me garai devant et entrai. Je trouvai vite un plan et voulus l'acheter. Mais je n'avais que des Francs sur moi. J'étais parti sans faire le change. Le vendeur me regarda désolé puis me proposa de payer en Francs plus un petit surcout pour le change qu'il devrait faire ensuite. Je mis un moment à m'orienter et à trouver la rue. Je me perdis deux fois avant de déboucher dans la rue recherchée.
Je trouvai le foyer assez facilement. Un préposé à l'accueil me dit qu'Elisa était partie travailler. Elle ne devait revenir que dans quelques heures. Je demandai où elle travaillait. L'homme m'indiqua un quartier proche de la gare. Je repris la voiture, de plus en plus impatient de la retrouver. Devant la gare, je cherchai un peu partout, mais pas de trace d'elle. Elle était censée distribuer des prospectus aux passants. Elle était sans doute d'un autre côté. Je fis le tour du bâtiment sans la voir. Je commençai à faire des rues adjacentes. Je tombai évidemment dans le quartier un peu chaud qu'on trouve généralement aux abords des gares. Je craignais qu'en ayant mis trop de temps à régler sa situation, elle ait dû se résoudre à faire des strip-teases ou pire se prostituer. Je m'en voulais et me morfondais. Mais au coin d'une rue, devant un sex-shop grand comme un supermarché, je vis deux filles interpeller les passants, les invitant à venir découvrir les nouveautés.
Les nouvelles strip-teaseuses, le glory-hole nouvellement installé, la salle de cinéma climatisée. Les deux brunes me mirent dans les mains un de leurs prospectus. Machinalement, j'y jetai un œil avant de le balancer. Je découvris dans un encart que la méga star Ursulla Wagner venue de l'Est était présente dans le magasin pour des dédicaces et des photos. La photo noir et blanc et l'impression bas de gamme ne réussirent pas à me faire douter. C'était elle !
J'entrai précipitamment, mais un vigile me dit de faire la queue comme tout le monde. L'homme tout en muscle n'allait rien entendre donc je me décidai à attendre mon tour. Il n'y avait pas grand monde devant moi, je n'aurais pas à trop attendre. Bientôt, ce fut mon tour, je pénétrai derrière le rideau rouge. Je la vis faire une photo avec l'homme qui était avant moi. Elle ne m'avait pas vu. Elle était belle, mais différente. Elle avait un maquillage assez chargé, elle portait de longues cuissardes noires, un string en cuir de la même couleur. Une sorte de harnais en cuir faisait le tour de ses seins et les mettait en valeur. Elle fit une accolade amicale à l'homme qui sortit de l'autre côté. Elisa se rassit derrière une petite table et attrapa une photo et un stylo. Elle demanda :
— C'est quoi ton nom mon chéri ?

"Paul."
Elle releva soudainement la tête en reconnaissant ma voix. Son sourire se figea et des larmes de joie coulèrent de ses yeux. Elle niqua son maquillage en moins de deux. Elle renversa la table et vint m'embrasser fougueusement. Avec le bruit, le vigile et le gérant passèrent une tête pour voir ce qu'il se passait :
— Hé, pas touche à Ursulla ! crièrent-ils.
— C'est lui, c'est lui, c'est lui, répéta-t-elle à l'infini.
— C'est ton français ? s'étonna le gérant.

"Oui, c'est lui, c'est lui."
Elle me perçait les tympans à crier comme cela.
— Oh, tant mieux pour toi. Je t'avais dit que tu pouvais partir du jour au lendemain, mais tu veux bien finir ta journée ? Ils ne sont plus que trois.

"Oui, oui, d'accord, d'accord."
Le gérant m'entraîna dans son bureau. Je voyais qu'il avait quelques affiches de films avec Elisa en vedette. Je vis sur certaines Gitta, Hanna et Dieter. Je restais sans réaction devant ces images de ma femme, enfin future femme, nue, dans des positions outrageuses. Sur certaines photos, on la voyait sucer un sexe, se faire prendre ou le visage recouvert de sperme. Elle revint quelques minutes après, le gérant nous laissa seuls le temps qu'elle se rhabille.
— Paul. Mon amour. Enfin tu es là.
Elle se lova contre moi et je la serrai bien fort.
— Tu es colère pour image de moi ?
Elle me montrait les affiches et les photos.
— Tout pour argent pour passeport. Mon frère et Gitta donner aussi moi leur argent.
— Pas grave. Moi aussi, j'ai devoir faire choses pour toi venir avec moi. Parler après. Maintenant partir.

Elle se changea et me ramena à son foyer. Il était tard, j'étais épuisé de la route. Elle demanda à m'héberger avec elle, mais c'était impossible d'après le règlement. Elle insista, mais rien n'y fit. Je dus prendre une chambre dans un hôtel minable. Elle y passa la nuit avec moi, quittant son foyer et disant au revoir aux quelques connaissances qu'elle s'était faites ici.
Dans la chambre, nous nous assîmes sur le lit à nous contempler l'un l'autre. Elle voulut absolument se justifier de ses choix. Je l'écoutai patiemment, lui répétant maintes et maintes fois que le plus important était que nous étions réunis. Je lui racontai aussi ce que j'avais dû faire de mon côté. Elle me dédouana également, me garantissant de son amour pour moi. Nous passâmes une partie de la nuit à nous raconter nos vies.
Une chose en entraînant une autre, nos baisers se transformèrent en caresses. Elisa sortit mon sexe de mon caleçon et entreprit de me sucer. C'était la première fois qu'elle me le faisait. Je ne regrettai pas une seconde d'avoir attendu si longtemps. Quelle agilité de la langue, quelle douceur des lèvres ! J'aurais voulu savourer cette fellation de longues minutes, mais le désir fut trop fort et j'éjaculai rapidement dans sa bouche, sans avoir le temps de la prévenir. J'eus un peu peur qu'elle m'en veuille, mais elle me pompa goulûment jusqu'à la dernière goutte. Elle avait tourné des films pornos donc ce n'était pas étonnant finalement. Moi, je lui avais raconté mes aventures avec Bertrand et François, les Brigitte et le fonctionnaire allemand. Je lui montrai alors que je pouvais être aussi aventureux qu'elle. Je n'hésitai pas à la tirer à moi et à lui rouler un patin alors qu'elle n'avait pas fini d'avaler ma laitance. Puis je l'allongeai et me lançai dans un cunnilingus.
Je craignis qu'elle trouve pitoyable ma tentative de lui faire plaisir. Heureusement pour mon ego, elle grogna de plaisir sous mes coups de langue. Je titillai, aspirai, pinçai son clitoris. Je léchai et mordillai même ses grandes lèvres. Je me risquai aussi à un anulingus tellement j'étais excité. Elle réagit fort bien à ce traitement et partit dans une jouissance décuplée. Je la laissai se remettre quelques instants en parcourant son corps de doux baisers et en lui disant des mots d'amour.
Elisa me tâta la queue et s'extasia que je fusse de nouveau dur. Elle guida mon sexe vers le sien et je la pénétrai avec lenteur. Histoire de savourer chaque millimètre parcouru. Puis une fois au fond d'elle, j'entamai de vrais va-et-vient dans son vagin. Elisa se força à me parler français le plus longtemps possible, mais à un moment, le plaisir qu'elle éprouvait fut le plus fort et elle reprit sa langue maternelle. Nous avons changé plusieurs fois de position : missionnaire, levrette, lotus, enclume, etc. Nous avions l'impression de devoir rattraper en une fois les nuits d'amour que nous n'avions pas eu. Alors que nous étions retournés en levrette, son cul palpita devant moi. Je n'y tins plus et vins le masser de mon doigt. Elisa ne refusa pas cette caresse. Alors j'introduisis mon index pour la pénétrer au même rythme que ma bite dans sa chatte. Elle ondula du croupion et couina de plaisir. Ma future femme m'encouragea alors à lui en mettre un deuxième.
— Tu oh peux ah ah la mettre là, me souffla-t-elle.
— Tu es sûre ?
— Oui, je te veux partout où d'autres sont passés. Je veux que tu effaces leurs traces.

Je lui assouplis encore un peu le cul et présentai mon gland à son entrée. D'un mouvement du bassin, elle s'empala elle-même sur ma bite, lâchant un cri de douleur et de plaisir. Au lieu de simplement faire entrer le gland, elle venait de tout prendre d'un coup ! Je ne bougeai pas pour que la douleur s'estompe. Puis quand elle commença à se déhancher, je sus que je pouvais y aller. Je la pris par les hanches et débutai ma sodomie. Je pris un pied d'enfer. A un moment, je sentis ses doigts me chatouiller les poils des couilles. Je me rendis compte qu'elle se caressait le bouton pour augmenter son plaisir et/ou atténuer la douleur. J'avertis Elisa que j'allais bientôt jouir. Elle me supplia de tenir encore un peu. Je fis tout mon possible pour retarder l'inévitable. Ce fut tout juste suffisant, car je finis quand même par me vider en elle une seconde avant qu'elle ne parte aussi.
Nous refîmes l'amour durant la nuit. Le trajet en voiture dura longtemps. Autant à l'aller, l'adrénaline m'avait permis de faire tout d'une traite, ne m'arrêtant que pour faire le plein. Là, nous ne nous pressâmes pas, évitant parfois l'autoroute et flânant à droite et à gauche. Il fallut deux jours pleins pour rentrer. Surtout que nous devions aussi nous arrêter pour baiser régulièrement. Mes finances étaient à sec donc nous dormîmes dans la voiture sur une aire de repos. Bien sûr, nous y fîmes l'amour. Peut-être que des chauffeurs routiers, des automobilistes purent nous voir à différentes occasions, mais nous n'en avions rien à faire.
Nous arrivâmes à bon port. J'avais appelé François d'une cabine téléphonique pour qu'il nous prépare à manger. J'avais dit à mes parents que je partais quelques jours en vacances avec mes potes. Je ne voulais pas trop qu'ils me voient débarquer avec Elisa comme ça. Bertrand vint reprendre sa voiture et nous dinâmes tous les quatre. Elisa les remercia vivement de ce qu'ils avaient fait pour nous. Et elle leur passa un message de la part de Gitta. Elle m'en avait fait part avant et je lui avais donné mon accord. Elle embrassa mes potes avec la langue de longues minutes. Ils furent étonnés et ravis de voir que Gitta avait gardé un si bon souvenir d'eux.
Je présentai Elisa à mes parents et ce fut un drame. Je finis par m'éloigner d'eux, prenant avec Elisa un petit studio. Sa bourse et les aides qu'elle recevait plus le petit boulot que je pris nous permirent de survivre le temps de finir nos études.
* * *
Maxime narrateur
Les filles avaient été toutes chamboulées par la séparation d'avec les Allemandes le matin. L'histoire de Paul venait d'en remettre une couche niveau émotion forte. L'histoire avait aussi touché les garçons, mais nous avions gardé une certaine distance. Les diverses scènes de sexe m'avaient un peu chauffé et j'aurais bien profité de ça pour peloter ma copine. Mais ma seule tentative fut interrompue par une tape sur la main. Elle n'avait pas envie de ça. Elle voulait que je la prenne dans mes bras et que nous nous enlacions. D'ailleurs, aucun autre garçon n'eut droit de faire des attouchements. Nous restâmes un moment à les cajoler avant qu'elles ne repartent dans leur compartiment.
Le reste du voyage fut des plus classiques. La nuit courte et mauvaise, le petit-déjeuner du train horrible. L'arrivée en gare, à l'heure pour une fois, nous permit de voir nos parents nous attendre sur le quai. Nous nous séparâmes pour trois jours. Les cours reprenaient le jeudi.
Le directeur nous convoqua tous les vendredis matin pour nous demander un premier retour sur notre séjour. Car il avait reçu des nouvelles plus qu'étonnantes de la part de son homologue. Nous eûmes un peu peur qu'au final, les Allemands ne se soient réveillés un matin en regrettant tout et en balançant toute l'histoire à leurs parents ou au directeur.
— Les six élèves avec qui vous avez passé le séjour ont fait parvenir au directeur un mot pendant leurs vacances ! C'est dire si c'est exceptionnel ! Lui-même s'est fendu d'un commentaire allant dans le même sens. Il me dit qu'il vous a trouvés parfaits pendant ce séjour. Vous vous êtes très bien intégrés dans son établissement. Il a remarqué aussi que ses élèves avaient fait d'énormes progrès en français en si peu de temps.
Il n'y avait pas que ça où leurs progrès avaient été fulgurants, pensai-je. Le directeur poursuivit :
— Les élèves ont abondé dans ce sens et se sont inquiétés d'une chose. Sera-t-il possible de poursuivre vos échanges comme vous l'aviez évoqué là-bas ?
— Oui, c'est évident monsieur, répondit Liz. Nous avions bien cela en tête.
— De plus, nous n'avons aussi que des bonnes choses à remonter de notre côté, ajouta Esteban.
Nous lui fîmes un topo édulcoré, mais vrai de ce que nous pensions de notre séjour. Puis Olivier lui dit :
— Et vu comment nous avions été accueillis, nous avons pensé qu'il serait de la politesse la plus élémentaire de leur proposer de les accueillir en retour si la chose pouvait se faire, bien sûr.
— Vous avez bien fait. Cela aurait été mal venu de ne pas évoquer cette possibilité. Je ne sais si cela se fera, mais... pourquoi pas ? Cela ne me paraît pas une si mauvaise idée après tout.
— Et puis monsieur nous avons pensé aussi que nous pourrions avoir une sorte de jumelage avec ce gymnasium. Histoire de prolonger cet échange dans le temps, lui dis-je.
— Les jumelages de villes et villages sont de plus en plus à la mode et le ministère commence à nous inciter de plus en plus aux échanges internationaux. Après pour la RDA, euh l'Allemagne, ils ont sûrement d'autres préoccupations. Et puis nous sommes dans le privé et eux dans le public.
Le directeur laissa le projet en suspens. Il répondit au directeur allemand et le remercia de son accueil. Ils parlèrent un peu de ce projet de faire venir les Allemands, mais sans y mettre une grande conviction. Nous étions un peu déçus que cela nous échappe. Nous eûmes l'idée de jouer avec l'ego de nos parents. Nous leur avions fait part du plaisir que nous avions eu à partir là-bas et de l'invitation que nous avions lancée en forme de politesse. Mais ils n'avaient pas dans l'idée de faire un geste pour organiser le retour. Nous influâmes dans leurs esprits que les est-allemands avaient, malgré des moyens bien plus faibles, mis les petits plats dans les grands pour nous recevoir dignement. Que nous avions été extrêmement bien reçus, que c'était dommage que nous ne soyons pas capables de faire la même chose pour eux.
Cela fonctionna partiellement, oui ils étaient parfaitement capables de bien recevoir les Allemands, mais non de toute façon c'était la direction de l'établissement qui avait le dernier là-dessus. Ils allaient quand même évoquer le sujet via le conseil des parents d'élèves.
L'idée faisait doucement le chemin que nous risquions de passer pour des pingres alors que nous avions bien plus de moyens qu'eux. Donc côté parents nous avions fait ce que nous pouvions. Mais pour la direction nous n'avions aucun moyen de faire pencher les choses dans le bon sens. Nous n'avions plus qu'à prier.
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OlivX
23 janvier 2021 à 10:01
Episode terriblement émouvant, on découvre que Paul a du donné de sa personne pour réussir à obtenir des papiers pour Elisa. Il y a cette phrase dramatique, où il dit que ses parents ont rejeté Elisa et qu'il s'est séparé d'eux.
Soyez respectueux
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