Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Maeva, de l’ombre à la lumière — Chapitre 20 · Épilogue : mensonge et conséquences
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Maeva, de l’ombre à la lumière
Chapitre 20 · Épilogue : mensonge et conséquences
Je reprends le cours normal de ma vie avec Maeva, après une semaine d'abstinence afin de ménager son anus meurtri par cette double pénétration inédite, sachant qu'elle m'offre de savoureuses fellations en gorge profonde afin d'assouvir mes envies.
La petite sort aussi à plusieurs reprises avec ma fille Laurie avec qui elle sympathise, et découvre qu'elle est lesbienne, ayant fait l'objet de ses avances, repoussées avec tact. Mon ex-femme tente quant à elle d'initier un rapprochement, allant jusqu'à me proposer explicitement un rendez-vous galant, me promettant d'accepter toutes les pratiques pour lesquelles elle se montrait auparavant réticente, ce que je décline.
Evidemment, nous renouvelons les séquences de stupre avec Fabrice et Romane, assistant même à un gangbang organisé par mon vieux camarade dans un club libertin, durant lequel elle est prise par une dizaine d'hommes et finit couverte de leur foutre, éreintée mais radieuse. Cette apothéose lubrique est aussi destinée à célébrer un événement particulier : Romane nous annonce être enceinte, et le tsunami hormonal décuple son avidité pour le sexe.
Le processus de changement d'état-civil de Maeva arrive enfin à son terme, et son identité administrative devient cohérente avec ses aspirations. Je la sens soulagée par l'aboutissement des cette démarche qui représente à ses yeux une consécration. Nous sommes heureux, et dorénavant notre sexualité est pleinement épanouie, sans tabous, Maeva me sodomisant parfois, et je ne me prive pas de la sucer, notamment à l'occasion de soixante-neuf ardents. Mais je comprends qu'elle éprouve davantage d'appétence à être mon réceptacle, ce qui est pertinent au regard de sa condition de femme.
Le bonheur à l'état pur, sans nuage. Rien ne parait pouvoir altérer notre harmonie. Nous devenons fusionnels, notre seule présence constituant une source de liesse. Et logiquement, je demande à Maeva de m'épouser. Folle de joie, elle accepte immédiatement, son rêve se matérialise.
Et pourtant...
Un jour, de retour d'une visite chez un important client, je retrouve l‘appartement en complet désordre, les tiroirs sont ouverts, des vêtements et papiers jonchent le sol. Malgré l'absence d'effraction visible, je crains qu'un cambriolage n'ait eu lieu. Je me précipite dans chaque pièce, le cœur battant la chamade, et constate la présence de Maeva. Très pâle, voire livide, elle est assise dans le salon, prostrée devant un ordinateur portable sur lequel défilent les images des sévices qu'elle a subis sous l'emprise de psychotropes, une valise à ses côtés. Ce funeste disque dur dont j'avais presque oublié l'existence et que j'aurais dû détruire il y a bien longtemps, elle a donc mis la main dessus. Mais quel est le fait générateur qui l'a incitée à entamer cette quête ?
— Maeva, ma chérie...
— Tu as tué cette pourriture de Marc.
— Tu as tué cette pourriture de Marc.
Ce n'est pas une question, mais une affirmation, ânonnée dans un souffle. Je ne vais pas nier.
— Oui. Mais comment...
— Quand je suis rentrée, il y avait une petite blonde à l'entrée de l‘immeuble qui recherchait un homme. Toi, en l'occurrence. Elle donnait ton nom aux gens qui entraient dans la résidence. Alors, j'ai voulu en savoir plus, intriguée.
— Quand je suis rentrée, il y avait une petite blonde à l'entrée de l‘immeuble qui recherchait un homme. Toi, en l'occurrence. Elle donnait ton nom aux gens qui entraient dans la résidence. Alors, j'ai voulu en savoir plus, intriguée.
Maeva marque un temps d'arrêt, visiblement émue, puis poursuit, le regard vide.
— Elle s'appelle Elodie, et tu la connais, puisque tu l'as sauvée des griffes du monstre qui m'a aussi fait tant de mal. Elle m'a tout raconté, enfin plutôt exposé des bribes de souvenirs car pour elle aussi, beaucoup de choses sont nébuleuses. Elle a notamment évoqué son sauvetage, la bagarre avec Marc dans le donjon, sa mort et l'incendie du pavillon maudit. Ce qu'elle a enduré est bien pire que ce que j'ai vécu. La pauvre gamine, c'est ignoble.
— Mais comment m'a-t-elle retrouvé, je ne lui ai pas révélé mon identité ? Je l'ai déposée chez une amie qui pouvait l'accueillir, en lui laissant de l'argent trouvé chez les détraqués.
— Quand tu l'as laissée dans la voiture pour aller foutre le feu, elle a eu la présence d'esprit de regarder dans la boîte à gants. La carte grise comporte ton nom et ton adresse. Elle voulait te revoir pour te remercier, en aucun cas pour te dénoncer. On a parlé ensemble durant des heures, et j'ai alors pensé que tu avais peut-être gardé les enregistrements, comme tu lui avais remis ceux la concernant. Elle les a visionnés avec une amie, en plusieurs fois tant cela ravivait ses souffrances. Ces abus lui ont d'ailleurs valu une infection sexuellement transmissible, heureusement traitée.
— Et maintenant ?
— Je t'aime. Comme une dingue. Jamais je n'en parlerai à quiconque. Mais je ne peux pas vivre avec un mensonge d'une telle portée, avec tout ce qui remonte à la surface à présent.
— Maeva, je voulais te protéger. Et surtout ne pas risquer de t'impliquer dans cette affaire.
— J'en suis bien consciente, et je pourrais parfaitement être dans le lit d'un meurtrier, surtout au regard des exactions perpétrées par ce barbare. Mais pas de quelqu'un qui ne m'a pas fait assez confiance pour partager ce fardeau, car j'imagine que tu es rongé par le remord. J'ai pour ma part été totalement franche, je ne t'ai rien caché de mon passé et un tel manque de transparence peut détruire un couple. Alors je vais prendre de la distance. Réfléchir à tout ça, mettre de l'ordre dans ma tête. Là, c'est le chaos.
— Mais comment m'a-t-elle retrouvé, je ne lui ai pas révélé mon identité ? Je l'ai déposée chez une amie qui pouvait l'accueillir, en lui laissant de l'argent trouvé chez les détraqués.
— Quand tu l'as laissée dans la voiture pour aller foutre le feu, elle a eu la présence d'esprit de regarder dans la boîte à gants. La carte grise comporte ton nom et ton adresse. Elle voulait te revoir pour te remercier, en aucun cas pour te dénoncer. On a parlé ensemble durant des heures, et j'ai alors pensé que tu avais peut-être gardé les enregistrements, comme tu lui avais remis ceux la concernant. Elle les a visionnés avec une amie, en plusieurs fois tant cela ravivait ses souffrances. Ces abus lui ont d'ailleurs valu une infection sexuellement transmissible, heureusement traitée.
— Et maintenant ?
— Je t'aime. Comme une dingue. Jamais je n'en parlerai à quiconque. Mais je ne peux pas vivre avec un mensonge d'une telle portée, avec tout ce qui remonte à la surface à présent.
— Maeva, je voulais te protéger. Et surtout ne pas risquer de t'impliquer dans cette affaire.
— J'en suis bien consciente, et je pourrais parfaitement être dans le lit d'un meurtrier, surtout au regard des exactions perpétrées par ce barbare. Mais pas de quelqu'un qui ne m'a pas fait assez confiance pour partager ce fardeau, car j'imagine que tu es rongé par le remord. J'ai pour ma part été totalement franche, je ne t'ai rien caché de mon passé et un tel manque de transparence peut détruire un couple. Alors je vais prendre de la distance. Réfléchir à tout ça, mettre de l'ordre dans ma tête. Là, c'est le chaos.
Pour la première fois depuis que je la lui ai offerte, Maeva se sépare de sa bague et la pose sur la table. Ce geste hautement symbolique me dévaste.
— Maeva, mon amour, je t'en supplie... Ne me rejette pas, sans toi, ma vie n'a aucun sens...
Ma voix est brisée par le chagrin alors qu'elle se lève. Le monde s'écroule autour de moi. Je redoutais les conséquences de mes actes sur bien des plans, mais n'envisageait pas que cela disloquerait mon union avec Maeva.
— Ne me cherche pas, ne tente pas de me contacter. Je garderai ton secret. Et peut-être que je te reviendrai, mais honnêtement, je ne peux rien te promettre.
Je m'effondre en larmes tandis que Maeva quitte les lieux sans se retourner, me laissant seul avec mon désespoir.
FIN... OU PAS
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Commentaires ()
Mais le terme bouilli est excessif, idiot, que ne mérite pas cette histoire. Ma philosophie est qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Je pense qu'on écrit d'abord et surtout pour soi. Si cela rencontre les lecteurs, alors tant mieux.
Mon avis personnel est que certaines parties m'ont plu, d'autres moins. L'intrigue et le développement auraient pu être resserrés parfois. Le dernier chapitre arrive comme le cheveu sur la soupe, à contre-courant de ce que l'histoire laissait espérer. Oui, il fallait que l'histoire s'arrête pour plusieurs raisons, mais pas parce qu'un troll est passé par là.
J'approuve le concept de la confiance perdue, mais c'est tellement abrupt, amené sur un épisode très court, que je regrette. J'espère un épilogue plus heureux un jour prochain.
Autrement, ce récit aurait assurément gagné à être plus court, je me suis un peu emballé, faisant fi de commentaires parfois peu flatteurs :)
J'ai aimée l'ambiance et le vocabulaire, je me suis littéralement projeté, elle m'a fait réfléchir sur ma vie et mes attentes. Continue à écrire de belle histoire,
Je vais me mettre à lire les autres que tu as écrite .
Pour la suite évidemment que je voudrais revoir Maëva, elle est très attachante.
A bientôt
Il est vrai aussi que la thématique n'est pas forcément porteuse. :)
J'espère que bien tôt nous aurons une autre histoire de cet auteur.
Didier
:)
C'est bien un des fils conducteurs de ce récit, qui n' a globalement pas reçu un accueil dithyrambique (litote), à tel point que j'ai failli l'interrompre prématurément.
Des idées de suite ont germé dans mon esprit parfois tortueux, mais je ne suis pas certain d‘avoir la motivation pour m'investir autant que sur ces quelques vingt chapitres.