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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

La vie — Chapitre 7

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zooph34
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La vie

Chapitre 7

Enfin libres
 
Quand je ne peux plus rien sortir de sa bite, je me redresse.
 
–Dites donc les mecs, vous aviez fait des réserves de sperme avant de venir nous voir ?
–Pas du tout, mais ça fait plus de trois semaines que nous n'avions pas jouit.
–Vous ne vous masturbez pas ?
–Non, pas assez d'intimité.
–Ok, je comprends mieux.
 
De retour dans la pièce commune, c'est pour voir Ludivine avec Gilbert qui lui défonce la rondelle et Arthur la chatte, elle aussi se fait prendre par deux mecs en même temps. La journée n'a été que sexe, sexe, sexe jusqu'à dix-sept heures. Nous avons eu deux autres visites avec des hommes différents, je n'ai pas pu profiter de la seconde, j'avais mes règles, je n'ai pu que faire des fellations, ils n'ont même pas voulu m'enculer. C'est Ludivine qui a été à la fête, elle s'est fait baiser et enculer tout en faisant une fellation au troisième, je m'occupais du quatrième avec ma bouche, et ce, plusieurs fois dans la journée, elle n'a pas tardé à s'endormir le soir. 
 
Au bout de huit semaines dans l'abris, lors de notre discussion de dix heures, nous apprenons que l'atmosphère est complètement purifiée et que nous pouvons sortir tout de suite, il n'y a plus de danger, il est temps, nous commençons à tourner en rond dans cet abris. Ils nous conseillent de prendre des masques, nous ne comprenons pas pourquoi. J'ouvre le sas, nous sortons de l'hôpital, nous sommes pris à la gorge par une puanteur abominable, il y a des cadavres partout dans les allées de l'hôpital, je comprends l'utilité des masques, bien que leur efficacité ne soit pas optimale, il faudrait avoir autre chose que ces masques en papier. Je vais prendre mon aéromobile qui est toujours à la place où je l'avais laissé, Doriane monte avec moi, je ne peux prendre qu'elle, c'est un deux places de sport Jaguar. Ludivine va prendre le sien, un coupé Alpine, Béatrice son six places Citroën avec Emmanuelle. 
 
Le trajet jusqu'au centre-ville est jonché de cadavres, malgré nos masques, nous respirons difficilement. Nous allons chez moi, j'habite centre-ville rue St Antoine du T., dans un énorme appartement en duplex de deux cent vingt mettre carrés au premier niveau et cent-soixante-dix au second dans un immeuble du début du dix-neuvième siècle classé monument historique. Nous garons nos aéromobiles dans un parking, mais quand nous en sortons, nous nous retrouvons dans la rue, c'est à ce moment que nous réalisons que nous sommes sorties nues de l'abris sans penser à mettre les fringues que nous avions en y entrant. Nous faisons comme si tout était normal et nous dirigeons vers mon appartement, le plus abominable est d'éviter les cadavres. Arrivées chez moi, tout est à sa place, mais il faut virer ce qu'il y a dans le frigo depuis huit semaines, Doriane nous réunit dans l'entrée.
 
–Les filles, je peux disposer de la maison de mes parents à Cauzac le Vieux un patelin du Lot et Garonne. Je vous propose d'y aller, c'est en rase campagne, je ne pense pas qu'il y ai beaucoup de cadavre. La maison est assez grande pour nous loger toutes, d'autant que nous n'occuperons pas beaucoup de lit, il y a une grande grange pour garer vos aéromobiles et en plus, mon père y a fait installer une petite piscine, qu'en pensez-vous ?
 
Nous sommes toutes d'accord, je prends le minimum d'affaires et tout ce qui peut se dégrader en mon absence pour le mettre à la poubelle. Je n'ai pas envie de m'habiller, je reste à poil, je suis trop bien comme ça. Nous allons chez Ludivine, Doriane, Emmanuelle pour que chacune prenne ses affaires, Béatrice n'habite pas Toulouse. Paradoxalement, nous prenons toutes le minimum, affaires de toilette, trousse de maquillage, une ou deux brosse à cheveux, et juste une jupe et un tee-shirt en cas de besoin, et personne ne s'habille.
 
En partant, nous passons devant un hypermarché abandonné, nous décidons d'y aller pour voir si il reste de la marchandise toujours comestible. Nous voulons prendre de quoi tenir pendant quelques jours, nous ne pensons pas aller faire les courses à Agen tous les deux jours. Les congélateurs de l'hypermarché fonctionnent toujours, nous nous servons en prenant de la viande, des plats préparés, nous trouvons des bouteilles de vin, du pain congelé et des croissants, même quelques gâteaux, tous les fruits et légumes sont pourris et puent. Il y a un grand congélateur de cinq cents litres dans sa maison. Béatrice prend une brosse à dent, du dentifrice et deux brosses à cheveux. Nous finissons au rayon vêtements pour choisir une jupe et un tee-shirt pour Béatrice. Elle choisit une jupe plissée raz la chatte et un débardeur avec un grand décolleté devant ne couvrant que ses tétons et son nombril. Nous programmons l'adresse et nous fonçons à Cauzac où nous arriverons vingt minutes plus tard, ces engins volent à trois cent kilomètres heure en se guidant par satellite avec Europa, le système de guidage européen. Nous sommes en convoi, les aéromobiles se repèrent les uns par rapport aux autres, ils respectent les distances de sécurité. 
 
Comme ils sont automatiques et que nous n'avons pas besoin de regarder où ils vont, je me penche sur Doriane pour lui bouffer la moule. Elle m'ouvre ses jambes, je plonge entre elles, je lui lèche le vagin, il commence à sécréter en abondance, comme toujours. Je me déchaine sur son clitoris, elle ne met que quelques minutes avant de jouir. Une fois remise, elle se jette sur mon entre-jambe, je subis le même sort, mais ça me plait, moi aussi je jouis en quelques minutes, heureusement parce que nous arrivons au moment où je reprends mes esprits. En descendant de l'aéromobile, je constate qu'Emmanuelle est toujours entre les cuisse de Béatrice, seule Ludivine était seule, elle a dû s'ennuyer.
 
Comme partout ailleurs, il y a de l'électricité, les centrales solaires et micro nucléaires fonctionnent automatiquement, elles tournent pratiquement toutes. Il n'y a personne aux alentours, pas un cadavre à des kilomètres à la ronde, l'air est parfaitement respirable. Il faut dire que ce patelin n'a que très peu de maisons distantes d'au moins cent mètres les unes par rapport aux autres, et qu'elles sont toutes abandonnées depuis des décennies, seulement occupées certains week-ends par leurs propriétaires, elles sont toutes devenues des résidences secondaires. Nous remplissons le frigo après l'avoir démarré, il est arrêté depuis mars. Le congélateur contient un chevreuil débité, tué par son père en janvier, mais il reste suffisamment de place pour le reste, nous avons de quoi tenir au moins un mois. Et dans la campagne, on peut toujours se débrouiller, elle connait des endroits à champignons et elle sait très bien pêcher, comme moi, mais dans la Tessaout au milieu de l'Atlas. Il y a un étang bourré de poisson pas très loin. Nous déchargeons les aéromobiles et allons les garer dans la grange, il y a un coupé Peugeot, celui de la mère de Doriane qui le laisse tout le temps ici.
 
–Il est très vieux, du siècle dernier, mon père le prend pour aller à la pêche.
 
Nous nous dispatchons toutes pour téléphoner à nos proches, je ne réussis à avoir personne, ni mes parents, ni Aïcha, ni Alexandre, que des répondeurs, j'intègre de plus en plus la disparition de mes proches, je ne vois pas comment ils auraient pu s'en sortir étant tous en ville au moment de l'attaque. Quand j'ai appelé tout le monde, je vais vers la cuisine, Doriane est déjà là et vérifie l'équipement de sa cuisine accompagnée d'Emmanuelle, je commence à la trouver un peu collante celle-là, je ne peux pas rester seule avec Doriane, ça commence à me taper sur le système. Béatrice a pleuré, je n'ose pas lui demander pourquoi, j'ai peur de la faire craquer. J'ai vu qu'il y avait un jardin derrière la maison, je m'y rend avec Béatrice, ça la fera penser à autre chose. Nous tombons sur des rangées de tomates bien mûres, il y en a même de pourri sur le plant. Nous en ramassons une bonne dizaine pour se faire une salade de tomate, nous n'en avons pas mangé depuis deux mois. Doriane se jette dessus pour les débiter en rondelles fines, elle va les faire à l'huile d'olive avec un peu de vinaigre, sel, poivre et basta. Il y a d'autres choses dans le jardin, mais nous irons vérifier demain.
 
Béatrice va vers la télé.
 
–Il y a de l'électricité, je me demande si les chaines de télé fonctionnent, voyons voir.
 
Elle allume la télé pour voir apparaitre un nuage gris, elle prend la télécommande et passe les chaines une à une pour finir sur la soixante-douze, la chaine nationale, et voir apparaitre une présentatrice les seins nus nous indiquant la marche à suivre une fois sortis des abris. Que fait elle seins nus devant une caméra de télévision ?
 
–Tu as vu, elle est à poil.
–Oui, tous ceux qui étaient dans des abris ont dû vivre nus comme nous, ceux de Rangueil l'étaient aussi.
–C'est vrai, le problème a dû être le même pour tout le monde. 
 
Ludivine augmente le son en nous demandant d'écouter la présentatrice.
 
–Comme vous le savez, à part quelques exceptions, tout le monde a dû se déshabiller pour pouvoir vivre normalement bloqué dans des abris sans avoir la possibilité de se changer. Nous avons décidé à la chaine de rester comme ça, personne n'est retourné chez lui, le service public en priorité. 
 
Nous voyons une série de reportages, nous constatons que la plupart des personnes interrogées ou filmées sont nues, y compris les reporters, et que les survivants sont en majorité des femmes. A la fin des reportages, la présentatrice réapparait, cette fois, je la regarde comme une femme appétissante. Elle est assez jolie, je ne vois que ses seins, mais ils sont magnifiques, ronds, hauts et semblant bien fermes.
 
–Comme vous avez pu le constater, personne ou presque ne s'est rhabillé, je dois dire que maintenant, après huit semaines sans vêtement, j'envisage difficilement de me rhabiller, surtout avec cette chaleur. Je me sens trop libre et je ne suis pas la seule à le penser, je vous encourage à faire de même.
–Parfait, je préfère ça, je ne me vois pas remettre mes affaires maintenant que j'ai vécu nue depuis deux mois, j'aime cette liberté, j'aime sentir l'air sur mon corps, mes fesses, mes seins, mon sexe, et de temps en temps, une de vos mains glisser dessus, pas question de remettre des fringues.
–Et c'est toi Doriane qui dit ça, toi qui ne voulais pas te déshabiller devant nous, c'est bien toi qui a dit, « il n'est pas question que je sois à poil au milieu de vous, je ne montre pas mon cul à n'importe qui, j'ai ma dignité tout de même ».
–Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
–Bien dit ma chérie.
–Et puis, il y a toi, je veux que tu me vois nue comme je suis, que tu vois mon corps nu, que tu ais constamment envie de moi et moi aussi je veux te voir nue, avoir constamment envie de toi, de te serrer dans mes bras, de te faire l'amour, tu es tellement belle mon amour.
 
Elle se jette dans mes bras, nous échangeons un long baiser. Je remarque qu'Emmanuelle ne sourit pas, son visage s'est crispé, elle a l'air d'avoir réalisé quelque chose qui ne lui plait qu'à moitié. Quand nos bouches se séparent, elle me prend la main et m'entraine vers une chambre, je vois Emmanuelle faire un pas dans notre direction, mais Doriane me parle assez fort pour que tout le monde entende bien ce qu'elle me dit.
 
–Viens mon amour, j'ai envie de passer un moment seule avec toi, j'ai envie de t'aimer et que tu m'aimes, j'ai envie de ton corps, de tes seins, de ton sexe, de toi.
 
Emmanuelle comprend et s'arrête, Béatrice va vers elle pour l'enlacer.
 
–Dis donc ma chérie, tu ne nous consacre pas beaucoup de temps à Ludivine et moi-même.
–Et que puis-je faire pour vous ?
–Tu vois cette piscine, et bien on va plonger dedans toutes les trois et faire l'amour, ça te va ?
–Oui.
 
Elles se dirigent vers la piscine quand le téléphone d'Emmanuelle sonne.
 
–Oui, allo.
–C'est moi Charlotte, j'ai une mauvaise nouvelle.
–Charlotte !! mais où es-tu ?
–A Purpan, je viens de faire mettre Justine à la morgue, elle est morte.
–Morte, mais c'est pas possible.
–Tu sais où est Doriane ?
–Avec moi.
– Il faut qu'on se regroupe.
 –Ok, viens nous chercher, je te donne des coordonnées Europa, c'est dans le Lot et Garonne, je t'attends.
 
Elle me demande les coordonnées Europa de la maison et les transmet à sa correspondante, elle raccroche et fond en larmes. Ludivine l'enlace en la serrant contre elle.
 
–Que se passe-t-il ma chérie ?
–C'était notre amie Charlotte, elle s'en est sortie, elle arrive pour nous récupérer, nous devons nous occuper de Justine, elle est morte à l'hôpital, c'est elle que j'allais voir le jour de la catastrophe.
 
Ludivine essaye de la consoler, Doriane qui l'a entendu fond elle aussi en larmes, j'essaye de la consoler de mon mieux, mais rien y fait, Justine était comme sa sœur, elles se connaissaient depuis toujours. 
 
Charlotte arrive vingt minutes plus tard, elle aussi est nue, c'est une très jolie fille de type asiatique, elle fait ma taille, a des cheveux noirs qui tombent sur ses épaules, un très beau bonnet C, un ventre plat, un pubis épilé qui laisse voir la fine fente de son sexe, j'ai envie de la bouffer, mais ce n'est pas le moment. Elle tombe dans les bras d'Emmanuelle et de Doriane, elles éclatent en sanglots en se serrant très fort, nous les laissons ensemble, elles ont besoin de se retrouver. Au bout d'un quart d'heure, Doriane vient vers moi l'air triste, j'ai un coup au cœur, j'ai peur qu'elle parte avec ses copines.
 
–Emmanuelle va nous quitter, je reste avec toi, il n'y a rien à faire pour l'instant, Charlotte a réussi à la faire transférer à la morgue, elle ne pourra être inhumée que dans plusieurs mois, il y a trop de morts et un trop fort risque d'épidémie. Il faut nettoyer les villes avant toutes choses.
–Très bien amour, viens dans mes bras.
 
Nous nous enlaçons, Emmanuelle vient nous dire au revoir, elle s'en va avec Charlotte dont je peux admirer les magnifiques fesses rondes d'une merveilleuse couleur cuivrée.
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