Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma voisine de dessous — Chapitre 15 · Le retour du passé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma voisine de dessous
Chapitre 15 · Le retour du passé
Je m'étais préparé à la revoir.
Toute la journée, je n'avais pensé qu'à Nadia. Des images de son salon me revenaient sans cesse à l'esprit : ce canapé, cette porte de derrière par laquelle j'entrais autrefois, ces moments intenses que nous avions vécus dans ce salon. Nadia avait pourtant treize ans de plus que moi, mais à l'époque, nous nous étions toujours moqués de cette différence. Entre nous, tout avait été spontané, intense, presque incontrôlable.
Je me souvenais encore d'autrefois, dans son salon. Nadia avait toujours le même sourire provocateur au début. Elle me jurait, les yeux brillants, qu'elle allait me vider complètement, que je repartirais chez moi les jambes flageolantes, incapable de tenir debout…
Mais c'était toujours elle qui finissait à bout de souffle.
Je la prenais sur son click-clack, parfois plusieurs fois dans la même journée. D'abord doucement, puis de plus en plus fort, jusqu'à ce que ses gémissements remplissent tout le salon. Elle s'accrochait à moi, en me suppliant de ne pas m'arrêter. Quand je finissais par jouir, je me retirais pour la couvrir abondamment. Son ventre, ses gros seins, parfois même son visage… tout était constellé de mon sperme.
Et elle restait là, allongée, les cuisses encore ouvertes, le corps tremblant, la respiration courte, le regard vague et satisfait. Incapable de bouger pendant plusieurs minutes.
Je la prenais sur son click-clack, parfois plusieurs fois dans la même journée. D'abord doucement, puis de plus en plus fort, jusqu'à ce que ses gémissements remplissent tout le salon. Elle s'accrochait à moi, en me suppliant de ne pas m'arrêter. Quand je finissais par jouir, je me retirais pour la couvrir abondamment. Son ventre, ses gros seins, parfois même son visage… tout était constellé de mon sperme.
Et elle restait là, allongée, les cuisses encore ouvertes, le corps tremblant, la respiration courte, le regard vague et satisfait. Incapable de bouger pendant plusieurs minutes.
À chaque fois, c'était elle qui avait promis de me vider… et c'était toujours moi qui la laissais à bout de forces sur ce canapé.
Aujourd'hui, j'avais peut-être moins d'endurance qu'autrefois, mais l'idée de la revoir semblait réveiller en moi une énergie que je croyais avoir perdue. J'avais attendu cette rencontre toute la journée.
Mon excitation ne faisait que grandir à mesure que j'entendais le moteur de l'ascenseur monter lentement.
Mon excitation ne faisait que grandir à mesure que j'entendais le moteur de l'ascenseur monter lentement.
Les portes s'ouvrirent enfin et je restai figé.
C'était Sabine, sa nièce.
Pendant quelques secondes, une multitude de questions se bousculèrent dans mon esprit.
Que faisait-elle ici ? Pourquoi Nadia n'était-elle pas venue ? Pourquoi avait-elle envoyé sa nièce à sa place ? Était-ce simplement une visite ? Ou y avait-il une autre raison ? Peut-être que Nadia allait nous rejoindre plus tard.
Ou peut-être étais-je simplement en train de rêver.
Que faisait-elle ici ? Pourquoi Nadia n'était-elle pas venue ? Pourquoi avait-elle envoyé sa nièce à sa place ? Était-ce simplement une visite ? Ou y avait-il une autre raison ? Peut-être que Nadia allait nous rejoindre plus tard.
Ou peut-être étais-je simplement en train de rêver.
Sabine s'immobilisa devant moi. Elle baissa timidement les yeux avant de me tendre la main.
Elle n'avait presque pas changé.
Toujours aussi discrète. Toujours aussi réservée.
En y repensant, je réalisai que nous n'avions presque jamais réellement discuté. Quelques mots échangés des années plus tôt, un bref message sur Facebook… rien de plus.
Et pourtant, la voilà maintenant devant la porte de mon appartement.
Elle n'avait presque pas changé.
Toujours aussi discrète. Toujours aussi réservée.
En y repensant, je réalisai que nous n'avions presque jamais réellement discuté. Quelques mots échangés des années plus tôt, un bref message sur Facebook… rien de plus.
Et pourtant, la voilà maintenant devant la porte de mon appartement.
Je ne savais même pas quoi faire.
Devais-je l'inviter à entrer ? Lui demander immédiatement pourquoi elle était là ? Était-ce une plaisanterie de Nadia ?
Devais-je l'inviter à entrer ? Lui demander immédiatement pourquoi elle était là ? Était-ce une plaisanterie de Nadia ?
Je n'eus pas le temps de réfléchir davantage.
Sans attendre que je l'y invite, Sabine entra timidement dans l'appartement. Je refermai la porte derrière elle. Elle alla directement s'asseoir sur le canapé, les mains posées sur ses genoux.
Sans attendre que je l'y invite, Sabine entra timidement dans l'appartement. Je refermai la porte derrière elle. Elle alla directement s'asseoir sur le canapé, les mains posées sur ses genoux.
— Comment vas-tu ? demandai-je.
— Bien… répondit-elle d'une voix hésitante.
— Bien… répondit-elle d'une voix hésitante.
Son stress semblait presque égal au mien.
Je pris place en face d'elle.
Je pris place en face d'elle.
— Nadia va nous rejoindre ?
Elle secoua doucement la tête.
— Non.
Le silence retomba aussitôt.
C'est alors que mon regard s'arrêta sur son doigt.
Une alliance.
Une alliance.
— Tu es mariée ?
Cette fois, elle releva légèrement la tête.
— Oui… Depuis deux ans.
À mesure que nous parlions, sa voix devint plus naturelle. Elle commença même à me poser quelques questions.
Je lui racontai que, moi aussi, j'avais été marié, mais que mon divorce était désormais en cours.
Elle me regarda avec surprise.
Malgré cela, nos échanges restaient ponctués de longs silences. Pour les combler, elle observa les différentes pièces de l'appartement.
Je lui racontai que, moi aussi, j'avais été marié, mais que mon divorce était désormais en cours.
Elle me regarda avec surprise.
Malgré cela, nos échanges restaient ponctués de longs silences. Pour les combler, elle observa les différentes pièces de l'appartement.
— C'est exactement le même agencement que l'appartement de mon grand-père.
Je souris.
Puis, sans prévenir, elle ajouta :
Puis, sans prévenir, elle ajouta :
— Je t'ai vu à Paris.
Je relevai brusquement la tête.
— À Montmartre.
Un souvenir me revint aussitôt.
Cette silhouette aperçue au loin… cette femme que j'avais cru reconnaître avant de la perdre dans la foule. Je me souvenais même être descendu pour essayer de vérifier s'il s'agissait bien d'elle.
Cette silhouette aperçue au loin… cette femme que j'avais cru reconnaître avant de la perdre dans la foule. Je me souvenais même être descendu pour essayer de vérifier s'il s'agissait bien d'elle.
— C'était donc toi…
Elle sourit timidement.
— Oui. J'étais avec mon mari.
Elle m'expliqua qu'elle vivait désormais en France. Elle y était partie pour poursuivre ses études, puis avait fini par s'y installer définitivement. Elle s'était mariée et avait construit sa vie là-bas.
Une de plus qui avait quitté le pays pour construire sa vie de l'autre côté de la Méditerranée.
Je lui racontai alors que, ce jour-là, je venais de me séparer de ma femme et que je déambulais dans Paris sans véritable but, simplement pour faire passer le temps avant de rentrer au pays.
Peu à peu, nous nous détendîmes.
Pourtant, une question continuait de tourner dans ma tête.
Pourquoi était-elle venue ?
Je finis par la lui poser franchement, mais elle ne répondit pas.
Pourtant, une question continuait de tourner dans ma tête.
Pourquoi était-elle venue ?
Je finis par la lui poser franchement, mais elle ne répondit pas.
Un léger sourire apparut simplement sur ses lèvres, puis elle baissa de nouveau les yeux et je souris à mon tour.
Il n'y avait jamais vraiment eu d'histoire entre nous. Le seul lien qui nous réunissait remontait à cette époque où elle avait observé, sans jamais intervenir, les moments que je partageais avec Nadia.
Il n'y avait jamais vraiment eu d'histoire entre nous. Le seul lien qui nous réunissait remontait à cette époque où elle avait observé, sans jamais intervenir, les moments que je partageais avec Nadia.
Alors je tentai de détendre l'atmosphère.
— Tu es venue… pour une coupe de cheveux ?
Cette fois, un rire sincère lui échappa.
C'était ainsi que tout avait commencé. Nadia m'avait demandé de passer pour me couper les cheveux, mais son véritable but était tout autre.
Sabine était restée en face de nous, à nous observer. Assise sur une chaise, captivée par la vision de sa tante en train de prendre du plaisir, elle se touchait sans retenue. À chaque coup de reins, je la regardais. Comme si elle m'encourageait silencieusement.
Sabine était restée en face de nous, à nous observer. Assise sur une chaise, captivée par la vision de sa tante en train de prendre du plaisir, elle se touchait sans retenue. À chaque coup de reins, je la regardais. Comme si elle m'encourageait silencieusement.
Je repensais aussi à cette séance d'épilation. Sabine avait pris le temps de bien me raser soigneusement, avec une précision presque intime. Ensuite, elle m'avait passé une crème hydratante. Une main malaxait lentement mes testicules tandis que l'autre tenait mon sexe, déjà dur. Elle n'avait pas résisté longtemps : ses doigts s'étaient refermés autour de mon érection et elle avait commencé à me caresser, en me regardant droit dans les yeux. Elle m'avait fait jouir, accompagnant chaque jet de sperme comme si je me vidais en elle.
Un moment resté gravé en moi avec une intensité presque obsédante. C'était notre seul vrai contact physique… et pourtant, je n'avais jamais posé la main sur son corps.
Et là, elle était devant moi. Cette belle femme dont tout homme rêvait de partager le lit.
Et là, elle était devant moi. Cette belle femme dont tout homme rêvait de partager le lit.
Je me rapprochai doucement d'elle et posai délicatement ma main sur la sienne.
Elle frissonna légèrement, puis releva enfin les yeux vers moi.
Elle frissonna légèrement, puis releva enfin les yeux vers moi.
Je devais être honnête : de toutes les femmes que j'avais rencontrées jusque-là, Sabine était sans doute la plus belle d'entre elles.
Ses yeux noisette, ses longs cheveux soigneusement coiffés, sa silhouette élégante, son sourire timide… Tout chez elle dégageait quelque chose qui me désarmait.
À cet instant, j'oubliai presque qu'elle était mariée. Au fond de moi, je savais pourtant que ce que je m'apprêtais à faire était mal. Je le savais, et malgré tout, je restai là, incapable de détourner les yeux.
Je ne voulais plus réfléchir.
Ses yeux noisette, ses longs cheveux soigneusement coiffés, sa silhouette élégante, son sourire timide… Tout chez elle dégageait quelque chose qui me désarmait.
À cet instant, j'oubliai presque qu'elle était mariée. Au fond de moi, je savais pourtant que ce que je m'apprêtais à faire était mal. Je le savais, et malgré tout, je restai là, incapable de détourner les yeux.
Je ne voulais plus réfléchir.
Nos regards restèrent accrochés l'un à l'autre.
Elle ne recula pas.
Ses paupières se fermèrent lentement tandis que son visage se rapprochait du mien.
Nos lèvres se rencontrèrent enfin.
Le baiser fut d'abord doux, presque hésitant. Puis, pendant quelques secondes, l'excitation prit le dessus. Je sentis son souffle se mêler au mien et, sans que nous ayons besoin d'aller plus loin, je compris à quel point ce simple contact pouvait être troublant.
Elle ne recula pas.
Ses paupières se fermèrent lentement tandis que son visage se rapprochait du mien.
Nos lèvres se rencontrèrent enfin.
Le baiser fut d'abord doux, presque hésitant. Puis, pendant quelques secondes, l'excitation prit le dessus. Je sentis son souffle se mêler au mien et, sans que nous ayons besoin d'aller plus loin, je compris à quel point ce simple contact pouvait être troublant.
Mais lorsque nos lèvres se séparèrent, nos regards se croisèrent.
Pendant une seconde, aucun de nous ne dit un mot.
Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres, presque malgré elle. Je pouvais encore voir dans ses yeux le désir qui, quelques instants plus tôt, l'avait poussée vers moi.
Elle venait enfin de goûter à ce qu'elle avait peut-être imaginé, désiré ou simplement voulu connaître depuis longtemps.
Pendant une seconde, aucun de nous ne dit un mot.
Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres, presque malgré elle. Je pouvais encore voir dans ses yeux le désir qui, quelques instants plus tôt, l'avait poussée vers moi.
Elle venait enfin de goûter à ce qu'elle avait peut-être imaginé, désiré ou simplement voulu connaître depuis longtemps.
Mais son sourire disparut peu à peu. Son regard changea. Je la vis prendre soudainement conscience de ce que nous venions de faire.
Elle était mariée. Et moi, j'étais sur le point de devenir l'homme avec lequel elle aurait trompé son mari.
Elle était mariée. Et moi, j'étais sur le point de devenir l'homme avec lequel elle aurait trompé son mari.
Je vis une profonde culpabilité traverser ses yeux. Elle détourna légèrement le regard, comme si elle cherchait à échapper à cette évidence. Et, en la regardant, je ressentis exactement la même chose.
Parce que ce n'était pas seulement son erreur.
C'était aussi la mienne.
C'était aussi la mienne.
Après tout ce que j'avais vécu, après toutes les femmes mariées, tous les secrets, toutes les histoires compliquées et toutes les fois où je m'étais promis de ne plus recommencer... me voilà encore au même endroit.
Encore une fois devant une femme qui ne m'appartenait pas.
Encore une fois à quelques secondes de franchir une limite que je savais pourtant très bien où elle pouvait nous mener.
Je baissai les yeux.
Encore une fois à quelques secondes de franchir une limite que je savais pourtant très bien où elle pouvait nous mener.
Je baissai les yeux.
— Je suis désolé, murmurai-je.
Sabine resta silencieuse quelques secondes. Elle semblait aussi troublée que moi. Puis elle secoua doucement la tête.
— Moi aussi...
Elle marqua une pause, avant d'ajouter d'une voix presque inaudible :
— Mais je crois que c'est mieux qu'on s'arrête ici.
Je hochai lentement la tête.
Nous n'avions pas besoin d'en dire davantage.
Sabine éloigna doucement son visage du mien et passa machinalement une mèche de cheveux derrière son oreille. Son geste était simple, presque innocent, mais son regard avait changé.
Et moi aussi, quelque chose avait changé en moi. Étrangement, je ne ressentais aucune frustration. Au contraire.
J'étais soulagé.
Sabine éloigna doucement son visage du mien et passa machinalement une mèche de cheveux derrière son oreille. Son geste était simple, presque innocent, mais son regard avait changé.
Et moi aussi, quelque chose avait changé en moi. Étrangement, je ne ressentais aucune frustration. Au contraire.
J'étais soulagé.
Sabine était probablement l'une des plus belles femmes que j'avais rencontrées. N'importe quel homme aurait pu rêver de la voir entrer dans sa vie et de vivre une histoire avec elle. Pourtant, à cet instant précis, toute envie avait disparu derrière une évidence : elle était mariée, et je ne voulais pas franchir une nouvelle fois cette limite.
Pour une fois, j'avais réussi à m'arrêter avant qu'une histoire ne se transforme en une nouvelle erreur.
Et lorsque Sabine quitta mon appartement quelques minutes plus tard, je ressentis quelque chose que je n'avais pas éprouvé depuis longtemps : la satisfaction d'avoir fait, cette fois, le bon choix.
Je la regardai partir avec une étrange sensation de calme.
Et lorsque Sabine quitta mon appartement quelques minutes plus tard, je ressentis quelque chose que je n'avais pas éprouvé depuis longtemps : la satisfaction d'avoir fait, cette fois, le bon choix.
Je la regardai partir avec une étrange sensation de calme.
Le soir même, je téléphonai à Katia et lui racontai ce qui venait de se passer avec Sabine. Elle resta un moment silencieuse avant de me dire que j'avais fait le bon choix en m'arrêtant. Ses paroles me firent réfléchir : depuis quelque temps, plusieurs personnes de mon passé réapparaissaient dans ma vie, comme si la vie me ramenait certains fantômes, non pas pour que je recommence les mêmes erreurs, mais pour me donner enfin l'occasion de faire la paix avec eux. Peut-être que Sabine n'était pas revenue pour devenir une nouvelle aventure, mais simplement pour me permettre de faire un choix différent.
Après notre conversation, je repensai à cette après-midi avec un étrange sentiment de soulagement. Tout aurait pu basculer, mais au dernier moment, nous avions tous les deux choisi de nous arrêter. Peut-être était-ce justement cela que ces retrouvailles cherchaient à m'apprendre : certains fantômes du passé ne reviennent pas pour nous entraîner de nouveau dans nos erreurs, mais pour nous permettre de leur dire au revoir.
Je ne revis plus jamais Sabine. Même en la cherchant sur Facebook, je ne retrouvai aucune trace d'elle, comme si elle avait volontairement effacé son passage de ma vie. Nadia, elle aussi, disparut peu à peu de mon quotidien. Il m'arrivait parfois d'apercevoir sa voiture lorsqu'elle venait rendre visite à ses parents, mais nos chemins ne se croisèrent plus. Avec le temps, je finis par considérer cette période comme une parenthèse aussi inattendue qu'inexplicable. Certaines personnes traversent notre vie sans prévenir, puis disparaissent de la même manière, ne laissant derrière elles que quelques souvenirs, quelques questions sans réponse et l'étrange impression qu'elles n'étaient peut-être là que pour un court instant.
Le 20 septembre, Djamel avait organisé une petite fête à la maison pour les trente-trois ans de Souhila. Comme chaque année, il avait insisté malgré le peu d'enthousiasme de sa femme pour les anniversaires. La famille et quelques proches devaient être présents, surtout les enfants, qui attendaient déjà cette soirée avec impatience.
De mon côté, j'avais passé une bonne partie de la journée avec le fils du gérant. Il venait de lancer sa propre entreprise d'importation et, avec l'accord de son père, je l'aidais dans les démarches administratives.
Je pris du retard ce jour-là et quittai finalement les locaux vers dix-huit heures.
En sortant, j'aperçus une silhouette familière qui m'attendait près de ma voiture.
C'était Sofia.
Je restai une seconde immobile, surpris de la voir là, puis un sourire apparut immédiatement sur mon visage.
Pour être honnête, elle m'avait manqué.
En sortant, j'aperçus une silhouette familière qui m'attendait près de ma voiture.
C'était Sofia.
Je restai une seconde immobile, surpris de la voir là, puis un sourire apparut immédiatement sur mon visage.
Pour être honnête, elle m'avait manqué.
Tout l'été, nous n'avions cessé de nous parler. Des messages, des appels, des conversations qui se prolongeaient tard dans la nuit et même quelques appels vidéo avaient entretenu notre proximité. Mais rien ne remplaçait le plaisir de la retrouver enfin devant moi.
Elle me regarda en souriant.
— Tu as beaucoup tardé, monsieur. Si une femme sort derrière toi, je te tue.
Je me mis à rire et avançai rapidement vers elle pour la prendre dans mes bras. Il y avait encore quelques personnes autour de nous, mais je n'y prêtai aucune attention. J'étais simplement heureux de la retrouver.
— Tu es là depuis longtemps ?
— Depuis seize heures trente.
— Tu aurais dû m'appeler !
— Je tenais à te faire une surprise.
— Eh bien, tu m'as vraiment surpris, lui répondais je avec un grand sourire.
— Depuis seize heures trente.
— Tu aurais dû m'appeler !
— Je tenais à te faire une surprise.
— Eh bien, tu m'as vraiment surpris, lui répondais je avec un grand sourire.
Nous montâmes dans la voiture et commençâmes à discuter en riant. Sur le chemin, je lui demandai si elle voulait m'accompagner à la soirée organisée chez Djamel.
Elle hésita.
Elle hésita.
— Je ne connais personne là-bas... Et puis je ne suis même pas invitée.
— Tu es ma copine, et je n'ai pas envie d'y aller sans toi.
— Tu es ma copine, et je n'ai pas envie d'y aller sans toi.
Elle sourit et rougit légèrement en baissant les yeux.
J'appelai aussitôt Djamel, en activant le haut-parleur de la voiture, pour lui annoncer que je viendrais accompagné.
J'appelai aussitôt Djamel, en activant le haut-parleur de la voiture, pour lui annoncer que je viendrais accompagné.
— Tout le monde sera ravi de rencontrer enfin celle qui t'a occupé l'esprit pendant tout l'été, me répondit-il en riant.
Je raccrochai et regardai Sofia, qui continuait de sourire.
Après quelques secondes d'hésitation, elle finit par accepter.
Après quelques secondes d'hésitation, elle finit par accepter.
Je commençais déjà à imaginer la suite de la soirée : retrouver mes amis, passer quelques heures chez Djamel et les autres... puis rentrer avec Sofia et enfin profiter tranquillement de nos retrouvailles.
Mais elle me rappela soudain quelque chose.
Elle n'était pas venue seule en ville. Elle était là avec Lydia pour finaliser leurs inscriptions universitaires et toutes les deux devaient repartir chez elles dès le lendemain.
Sofia m'expliqua qu'elle avait promis à Lydia de passer la nuit avec elle à la cité universitaire. Les étudiants n'étaient pas encore vraiment arrivés et elle ne voulait pas laisser son amie seule dans une résidence universitaire quasiment vide.
Elle n'était pas venue seule en ville. Elle était là avec Lydia pour finaliser leurs inscriptions universitaires et toutes les deux devaient repartir chez elles dès le lendemain.
Sofia m'expliqua qu'elle avait promis à Lydia de passer la nuit avec elle à la cité universitaire. Les étudiants n'étaient pas encore vraiment arrivés et elle ne voulait pas laisser son amie seule dans une résidence universitaire quasiment vide.
— Alors demande-lui de venir dormir chez moi, lui proposai-je. L'appartement est assez grand. Elle pourra dormir sur le canapé.
Sofia hésita encore quelques instants avant de prendre son téléphone.
Quelques minutes plus tard, après avoir finalement réussi à convaincre Lydia, elle me confirma qu'elle acceptait.
Nous décidâmes donc d'aller d'abord la chercher. Je déposai Sofia devant le portail de la cité universitaire et attendis dans la voiture.
Un quart d'heure plus tard, elles apparurent toutes les deux, chacune avec son sac.
Je descendis de la voiture pour saluer Lydia. Elle baissa immédiatement les yeux.
Ses joues rougirent légèrement et, presque instinctivement, je détournai moi-même le regard.
Entre nous, il y avait un souvenir que ni elle ni moi ne pouvions complètement oublier. Cet appel vidéo.
Nous n'en parlâmes pas. Nous n'en avions pas besoin. Il suffisait d'un simple regard pour que ce souvenir revienne aussitôt dans nos pensées.
Nous décidâmes donc d'aller d'abord la chercher. Je déposai Sofia devant le portail de la cité universitaire et attendis dans la voiture.
Un quart d'heure plus tard, elles apparurent toutes les deux, chacune avec son sac.
Je descendis de la voiture pour saluer Lydia. Elle baissa immédiatement les yeux.
Ses joues rougirent légèrement et, presque instinctivement, je détournai moi-même le regard.
Entre nous, il y avait un souvenir que ni elle ni moi ne pouvions complètement oublier. Cet appel vidéo.
Nous n'en parlâmes pas. Nous n'en avions pas besoin. Il suffisait d'un simple regard pour que ce souvenir revienne aussitôt dans nos pensées.
Le trajet jusqu'à mon appartement commença dans une certaine gêne, mais Sofia prit rapidement les choses en main. Comme à son habitude, elle anima la conversation, racontant notre journée et parlant de tout et de rien afin de nous mettre tous les deux plus à l'aise.
Peu à peu, Lydia se détendit et participa elle aussi à la discussion.
Une fois arrivés à l'appartement, elles déposèrent leurs affaires. Puis Sofia et moi quittâmes l'appartement en laissant Lydia seule, avant de reprendre la route en direction de chez Djamel.
Une fois arrivés à l'appartement, elles déposèrent leurs affaires. Puis Sofia et moi quittâmes l'appartement en laissant Lydia seule, avant de reprendre la route en direction de chez Djamel.
La soirée pouvait enfin commencer.
Une fois installés dans la voiture, je lui pris doucement la main.
Une fois installés dans la voiture, je lui pris doucement la main.
— Ne t'inquiète pas. Tout va bien se passer.
Elle me sourit, mais je sentais encore une certaine nervosité.
Finalement, je m'étais inquiété pour rien.
À peine arrivés chez Djamel, il mit Sofia à l'aise avec son naturel habituel. Katia, dont le ventre était désormais bien arrondi, la prit chaleureusement dans ses bras. Souhila la remercia d'être venue partager son anniversaire avec elle.
À peine arrivés chez Djamel, il mit Sofia à l'aise avec son naturel habituel. Katia, dont le ventre était désormais bien arrondi, la prit chaleureusement dans ses bras. Souhila la remercia d'être venue partager son anniversaire avec elle.
Puis les enfants s'emparèrent rapidement de Sofia.
En quelques minutes, sa nervosité disparut.
Je la regardais rire avec eux, discuter avec les autres et se laisser entraîner dans l'ambiance de la maison. Je ressentis une véritable satisfaction en la voyant ainsi, parfaitement à l'aise parmi les personnes qui comptaient le plus pour moi.
En quelques minutes, sa nervosité disparut.
Je la regardais rire avec eux, discuter avec les autres et se laisser entraîner dans l'ambiance de la maison. Je ressentis une véritable satisfaction en la voyant ainsi, parfaitement à l'aise parmi les personnes qui comptaient le plus pour moi.
La soirée passa beaucoup plus vite que prévu.
Sur le chemin du retour, Sofia semblait complètement détendue. Elle souriait en repensant à la soirée.
Puis les questions commencèrent.
Elle me demanda d'abord ce qui me liait exactement à Souhila. Elle avait remarqué sa proximité avec moi : sa façon de s'accrocher à mon bras, de me parler avec une familiarité qui semblait naturelle, même devant son mari, ses beaux-parents et ses enfants.
Elle me demanda d'abord ce qui me liait exactement à Souhila. Elle avait remarqué sa proximité avec moi : sa façon de s'accrocher à mon bras, de me parler avec une familiarité qui semblait naturelle, même devant son mari, ses beaux-parents et ses enfants.
— Vous êtes toujours comme ça ?
Je souris.
— Depuis toujours. Tout le monde s'y est habitué.
Puis elle aborda Katia.
Elle connaissait déjà une partie de mon histoire avec elle et avec sa cousine Dina. Elle me posa plusieurs questions, cherchant à comprendre ce qui s'était réellement passé entre nous.
Je répondis sans entrer dans trop de détails.
Pourtant, je remarquai rapidement quelque chose dans son regard.
Elle était jalouse.
Elle finit par me l'avouer, presque à contrecœur. Toute la soirée, elle avait imaginé Katia et moi ensemble, et cette idée semblait à la fois l'agacer et la troubler.
Elle connaissait déjà une partie de mon histoire avec elle et avec sa cousine Dina. Elle me posa plusieurs questions, cherchant à comprendre ce qui s'était réellement passé entre nous.
Je répondis sans entrer dans trop de détails.
Pourtant, je remarquai rapidement quelque chose dans son regard.
Elle était jalouse.
Elle finit par me l'avouer, presque à contrecœur. Toute la soirée, elle avait imaginé Katia et moi ensemble, et cette idée semblait à la fois l'agacer et la troubler.
— Dina m'a dit que vous aviez tout expérimenté.
— Tout ça appartient au passé, lui répondais-je en lui serrant doucement la main.
— Tout ça appartient au passé, lui répondais-je en lui serrant doucement la main.
Elle resta silencieuse quelques secondes avant de murmurer :
— Je n'arrête pas de t'imaginer avec elle...
Je la regardai sans répondre.
Elle détourna légèrement les yeux, puis ajouta dans un souffle :
Elle détourna légèrement les yeux, puis ajouta dans un souffle :
— …et ça m'excite.
Je la regardai à nouveau. Je n'étais pas vraiment surpris par ce qu'elle venait de me dire, mais voir son visage ainsi, partagé entre jalousie et désir, réveilla immédiatement le mien.
Le trajet entre la maison de Djamel et mon appartement était court, mais l'atmosphère entre nous était devenue électrique.
Lorsque nous arrivâmes dans le parking souterrain de la résidence, je garai la voiture. À peine descendus, je ne pus résister. Je la plaquai doucement contre la voiture et l'embrassai.
Ce baiser, nous l'avions attendu toute la soirée. Mais, en réalité, je l'attendais depuis tout l'été.
Mes lèvres retrouvèrent les siennes avec avidité et mes mains commencèrent à parcourir son corps.
Ce baiser, nous l'avions attendu toute la soirée. Mais, en réalité, je l'attendais depuis tout l'été.
Mes lèvres retrouvèrent les siennes avec avidité et mes mains commencèrent à parcourir son corps.
Soudain, nous entendîmes la porte du parking s'ouvrir.
Nous nous séparâmes aussitôt et prîmes un air innocent, comme si rien ne s'était passé.
Nous nous séparâmes aussitôt et prîmes un air innocent, comme si rien ne s'était passé.
— Dépêchons-nous de prendre l'ascenseur, lui murmurai-je. Je n'ai pas envie de monter avec un voisin.
Nous nous dirigeâmes rapidement vers l'ascenseur.
À peine les portes se furent-elles refermées que nous nous retrouvâmes de nouveau l'un contre l'autre. Nous échangions des baisers précipités, comme si nous avions peur de manquer de temps.
Mais l'ascenseur arriva déjà à notre étage.
Les portes s'ouvrirent.
Nous sortîmes encore essoufflés, toujours incapables de nous éloigner l'un de l'autre. Sachant que personne ne vivait sur mon palier à part moi, nous nous laissâmes aller quelques secondes dans le couloir.
Je dévorais ses lèvres avec impatience. J'avais envie de la retrouver enfin, après ces longs mois de distance.
À peine les portes se furent-elles refermées que nous nous retrouvâmes de nouveau l'un contre l'autre. Nous échangions des baisers précipités, comme si nous avions peur de manquer de temps.
Mais l'ascenseur arriva déjà à notre étage.
Les portes s'ouvrirent.
Nous sortîmes encore essoufflés, toujours incapables de nous éloigner l'un de l'autre. Sachant que personne ne vivait sur mon palier à part moi, nous nous laissâmes aller quelques secondes dans le couloir.
Je dévorais ses lèvres avec impatience. J'avais envie de la retrouver enfin, après ces longs mois de distance.
Puis je la soulevai dans mes bras. Elle passa les bras autour de mes épaules et ses jambes autour de ma taille tandis que je continuais à l'embrasser en avançant vers la porte.
J'ouvris rapidement et nous entrâmes dans l'appartement.
Mais à peine avions-nous franchi le seuil que le son de la télévision nous ramena brutalement à la réalité.
J'ouvris rapidement et nous entrâmes dans l'appartement.
Mais à peine avions-nous franchi le seuil que le son de la télévision nous ramena brutalement à la réalité.
Lydia était là.
Nous l'avions complètement oubliée.
Je reposai Sofia au sol. Elle se redressa rapidement, reprit son souffle et lança avec un naturel presque déconcertant :
Nous l'avions complètement oubliée.
Je reposai Sofia au sol. Elle se redressa rapidement, reprit son souffle et lança avec un naturel presque déconcertant :
— Hey Lydia, comment tu vas ?
Puis elle éclata de rire.
Je la saluai à mon tour, un peu plus gêné.
Lydia, elle, baissa timidement les yeux avant de nous adresser un petit signe de la main.
Pendant quelques secondes, personne ne dit rien.
Et je compris que notre soirée ne se déroulerait peut-être pas exactement comme nous l'avions imaginé.
Je la saluai à mon tour, un peu plus gêné.
Lydia, elle, baissa timidement les yeux avant de nous adresser un petit signe de la main.
Pendant quelques secondes, personne ne dit rien.
Et je compris que notre soirée ne se déroulerait peut-être pas exactement comme nous l'avions imaginé.
Il était presque vingt-trois heures. Sofia avait aidé Lydia à déplier le canapé et à le transformer en un grand lit. Elle resta un moment avec elle devant la télévision, puis je finis par gagner ma chambre. J'attendis qu'elle me rejoigne avant de m'endormir
Elle me rejoignit plus tard dans la nuit. Je rêvais… un rêve érotique. L'excitation m'envahissait déjà quand je me réveillai. Sofia m'avait retiré mon short et avait commencé à me sucer. Sa bouche était chaude, humide, impatiente. Elle m'avalait profondément, la langue collée contre mon sexe, une main massant mes testicules.
Quand elle s'aperçut que j'étais éveillé, elle releva la tête, les lèvres brillantes, et me regarda avec un sourire malicieux. Elle remonta lentement le long de mon corps, m'embrassant au passage, puis colla sa bouche à la mienne. Un baiser humide, gourmand, où je goûtai mon propre goût.
Nos sexes se touchèrent. Elle frotta sa chatte déjà trempée contre mon érection, glissant lentement, se servant de mon sexe comme d'un jouet. Après quelques mouvements, le gland trouva naturellement son entrée. Je glissai en elle d'un seul coup, sans avoir eu besoin de me guider, et sans protection. Elle était chaude, étroite, et déjà si mouillée.
Je continuai de l'embrasser tout en commençant à bouger, d'abord avec de longs mouvements lents et profonds. Sofia gémit dans ma bouche, ses ongles s'enfonçant légèrement dans mes bras. Elle releva un peu le bassin pour mieux m'accueillir, m'encourageant silencieusement à aller plus fort.
Je sentis rapidement la boule de plaisir remonter du fond de moi. Je savais que je n'allais pas tarder. Je la prévins d'une voix rauque :
— Sofia… je vais jouir…
Elle me regarda droit dans les yeux, un sourire audacieux aux lèvres, et accéléra le rythme. Elle me chevauchait maintenant avec plus d'intensité, ses seins rebondissant à chaque mouvement. Tout comme moi, elle était emportée par cette vague de plaisir, incapable de s'arrêter.
Je me vidai profondément en elle, en plusieurs jets puissants. Au même moment, je sentis tout son corps trembler violemment. Elle se contracta autour de moi, gémit longuement, puis s'effondra sur ma poitrine, le souffle court, le corps encore secoué de petits spasmes.
Je me vidai profondément en elle, en plusieurs jets puissants. Au même moment, je sentis tout son corps trembler violemment. Elle se contracta autour de moi, gémit longuement, puis s'effondra sur ma poitrine, le souffle court, le corps encore secoué de petits spasmes.
— C'était génial, Juba…, murmura-t-elle contre mon oreille.
J'étais inquiet au début. Je restai un moment immobile en elle, le cœur battant trop fort.
— Sofia… on n'a pas…
Elle releva la tête, me regarda, et sourit.
— Peut-être que c'est sans risque, dit-elle d'un ton léger.
Ce « peut-être » me stressa encore plus. Elle finit par rire doucement, posa un baiser sur mes lèvres et me dit :
— Ne t'inquiète pas. Tout va bien.
Elle se blottit contre moi, encore chaude et moite. Malgré la chaleur, nous restâmes ainsi, collés l'un à l'autre.
— À ton avis, Lydia nous a entendus ? demanda-t-elle.
— Non, on a été silencieux, lui répondis-je. Et puis, la télévision est allumée.
— Non, on a été silencieux, lui répondis-je. Et puis, la télévision est allumée.
Elle se mit à rire et se rapprocha davantage de moi.
— Elle m'a demandé si on allait coucher ensemble.
Elle prit son téléphone et regarda son écran quelques secondes avant de poursuivre.
— Tu la trouves comment ?
Sa question me surprit et, pendant un instant, elle me déstabilisa.
— C'est une charmante demoiselle, répondis-je simplement.
— Ah, comme ça, tu la trouves charmante ?
— Je veux dire… elle est belle.
— Elle est belle ? Alors, elle te plaît ?
— Ah, comme ça, tu la trouves charmante ?
— Je veux dire… elle est belle.
— Elle est belle ? Alors, elle te plaît ?
Elle éclata de rire en voyant qu'elle avait réussi à me mettre mal à l'aise.
— Si je lui demandais de nous rejoindre, je pense qu'elle accepterait.
Même si elle avait lancé cette phrase uniquement pour me taquiner, mon corps réagit immédiatement. Mon cerveau avait traité ses mots avec une vitesse hallucinante, et mon sexe s'était raidit presque aussitôt.
— Espèce de salop… ça t'excite !
— Ce n'est pas ça ! C'est juste que tu n'arrêtes pas de me provoquer depuis tout à l'heure.
— Ce n'est pas ça ! C'est juste que tu n'arrêtes pas de me provoquer depuis tout à l'heure.
Elle se retourna vers moi et me donna quelques petites tapes en riant.
Je compris alors que nous étions entrés dans ce petit jeu où chacun cherchait à provoquer l'autre. Et cette fois, je repris le contrôle de la situation.
Je savais exactement ce qui l'excitait. Je la renversai sur le dos, me positionnai au-dessus d'elle. J'étais déjà en érection et elle était déjà trempée. Je la pénétrai d'un seul mouvement et restai profondément en elle.
Je compris alors que nous étions entrés dans ce petit jeu où chacun cherchait à provoquer l'autre. Et cette fois, je repris le contrôle de la situation.
Je savais exactement ce qui l'excitait. Je la renversai sur le dos, me positionnai au-dessus d'elle. J'étais déjà en érection et elle était déjà trempée. Je la pénétrai d'un seul mouvement et restai profondément en elle.
— Peut-être que je devrais aller la rejoindre et la baiser sur le canapé, lui lançai-je en bougeant lentement mon bassin.
— Je ne te laisserai jamais faire, espèce de salaud, répondit-elle avec un grand sourire.
— Je ne te laisserai jamais faire, espèce de salaud, répondit-elle avec un grand sourire.
Je continuai à lui parler tout en allant et venant en elle. Je commençai à lui décrire la scène entre moi et sa copine, et cela l'excitait de plus en plus.
Au fond de moi, j'espérais qu'une chose pareille se réalise un jour. Mais je ne savais pas si ce que nous disions n'était que des paroles destinées à nous exciter davantage. Je continuai à lui murmurer des mots crus à l'oreille, et à un moment, je me mis réellement à imaginer la scène, à la vivre dans ma tête.
Au fond de moi, j'espérais qu'une chose pareille se réalise un jour. Mais je ne savais pas si ce que nous disions n'était que des paroles destinées à nous exciter davantage. Je continuai à lui murmurer des mots crus à l'oreille, et à un moment, je me mis réellement à imaginer la scène, à la vivre dans ma tête.
Puis nous nous lâchâmes complètement et nous abandonnâmes au plaisir. Nous avions carrément oublié que nous n'étions pas seuls dans l'appartement. Les gémissements de Sofia résonnaient dans toute la pièce pendant que je la possédais sans aucune retenue, comme un fou. Nous recommençâmes encore une fois, encore plus intensément, jusqu'à ce que mon corps cède. Je m'endormis finalement, écroulé de fatigue, toujours enlacé à elle.
Le lendemain matin, je me réveillai tôt pour aller au travail. Sofia m'avait déjà préparé un bon petit-déjeuner. Voulant imiter les scènes de films, elle portait une de mes chemises qui lui arrivait à mi-cuisses, laissant deviner le dessin de ses seins à chaque mouvement. Elle était trop belle dans cette tenue. Et le simple fait qu'elle prenne soin de moi me réchauffait le cœur.
Je devais partir. Je lui avais confié un double des clés et lui avais demandé de le garder. Elle allait rentrer chez elle, et je ne la reverrais sans doute que dans une semaine, peut-être plus.
Avant de sortir, je ne pus résister à l'appel de la tentation.
Sofia était encore dans la cuisine, en train de ranger les dernières tasses. Et je savais qu'elle n'avait rien en dessous de cette chemise. Je m'approchai dans son dos, l'attrapai par la taille et la tirai contre moi. Elle se retourna, surprise, mais dès qu'elle vit mon regard, elle comprit.
Sofia était encore dans la cuisine, en train de ranger les dernières tasses. Et je savais qu'elle n'avait rien en dessous de cette chemise. Je m'approchai dans son dos, l'attrapai par la taille et la tirai contre moi. Elle se retourna, surprise, mais dès qu'elle vit mon regard, elle comprit.
Je restai entièrement habillé. Je dézippai simplement mon pantalon, sortis mon sexe déjà dur et la soulevai légèrement contre le plan de travail. Elle s'accrocha instinctivement à mes épaules. En un seul mouvement, je la pénétrai. Elle était encore un peu sensible de la nuit, chaude, étroite, et elle laissa échapper un petit gémissement rauque contre mon cou.
Je la pris sans me presser, mais avec une intensité contenue. Des coups de reins profonds, réguliers, presque silencieux. On n'entendait que le bruit discret de nos corps qui se rejoignaient et sa respiration qui s'accélérait. Elle plantait ses ongles dans mon dos à travers ma chemise, les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes.
— Juba…, murmura-t-elle à peine.
Je ne répondis pas. Je l'embrassai pour étouffer ses gémissements, tout en continuant à la prendre contre le plan de travail. Ce fut rapide, intense, presque animal. Quand je sentis le plaisir monter, je m'enfonçai plus profondément et me vidai en elle, en retenant un grognement.
On resta un moment collés l'un à l'autre, mon sexe encore en elle, son front appuyé contre mon épaule. Puis je me retirai doucement. Elle retrouva difficilement ses jambes.
Je rajustai mon pantalon, l'embrassai une dernière fois sur les lèvres, plus tendrement cette fois.
C'était notre façon à nous de nous dire au revoir.
On resta un moment collés l'un à l'autre, mon sexe encore en elle, son front appuyé contre mon épaule. Puis je me retirai doucement. Elle retrouva difficilement ses jambes.
Je rajustai mon pantalon, l'embrassai une dernière fois sur les lèvres, plus tendrement cette fois.
C'était notre façon à nous de nous dire au revoir.
Quatre jours plus tard, Katia donna naissance à son troisième enfant.
Le lendemain soir, Djamel, Souhila et moi nous rendîmes chez elle pour la féliciter et adresser également nos félicitations à Samir.
L'ambiance était chaleureuse. Le bébé dormait paisiblement dans son berceau tandis que chacun venait à son tour l'admirer. Nous plaisantions, nous riions et parlions de tout et de rien, jusqu'au moment où la grand-mère de Katia se tourna vers moi avec un sourire bienveillant.
Le lendemain soir, Djamel, Souhila et moi nous rendîmes chez elle pour la féliciter et adresser également nos félicitations à Samir.
L'ambiance était chaleureuse. Le bébé dormait paisiblement dans son berceau tandis que chacun venait à son tour l'admirer. Nous plaisantions, nous riions et parlions de tout et de rien, jusqu'au moment où la grand-mère de Katia se tourna vers moi avec un sourire bienveillant.
— Et toi, mon fils, combien d'enfants as-tu ?
Cette simple question me coupa presque le souffle. Je souris machinalement, mais mon esprit était déjà ailleurs.
Je revis aussitôt cette petite fille blonde devant la crèche.
La fille d'Asma. Peut-être la mienne...Peut-être pas.
Toutes ces années avaient passé, et pourtant cette même question continuait de me poursuivre. Je n'avais jamais obtenu de réponse. Je ne savais toujours pas si cette enfant avait un lien avec moi ou si mon imagination avait simplement fini par transformer un doute en obsession.
Je revis aussitôt cette petite fille blonde devant la crèche.
La fille d'Asma. Peut-être la mienne...Peut-être pas.
Toutes ces années avaient passé, et pourtant cette même question continuait de me poursuivre. Je n'avais jamais obtenu de réponse. Je ne savais toujours pas si cette enfant avait un lien avec moi ou si mon imagination avait simplement fini par transformer un doute en obsession.
Je sentis alors une main serrer doucement la mienne.
Souhila.
Comme souvent, elle avait compris sans que j'aie besoin de prononcer le moindre mot. Elle savait reconnaître ces moments où je me perdais dans mes pensées. Sans rien dire, elle tenta simplement de me ramener à la réalité.
Souhila.
Comme souvent, elle avait compris sans que j'aie besoin de prononcer le moindre mot. Elle savait reconnaître ces moments où je me perdais dans mes pensées. Sans rien dire, elle tenta simplement de me ramener à la réalité.
Je tournai légèrement la tête vers elle et lui adressai un faible sourire.
C'est alors que mon téléphone vibra.
Je baissai les yeux vers l'écran. Et, pendant quelques secondes, le temps sembla s'arrêter.
Un prénom venait d'apparaître. Je restai figé.
Souhila, toujours assise à côté de moi, suivit mon regard. Lorsqu'elle aperçut le nom affiché sur l'écran, elle retira lentement sa main de la mienne. Elle avait immédiatement compris.
Mon cœur se mit à battre plus vite.
C'est alors que mon téléphone vibra.
Je baissai les yeux vers l'écran. Et, pendant quelques secondes, le temps sembla s'arrêter.
Un prénom venait d'apparaître. Je restai figé.
Souhila, toujours assise à côté de moi, suivit mon regard. Lorsqu'elle aperçut le nom affiché sur l'écran, elle retira lentement sa main de la mienne. Elle avait immédiatement compris.
Mon cœur se mit à battre plus vite.
Pourquoi maintenant ? Pourquoi à cet instant précis ? Pourquoi après toutes ces années de silence ?
Je restai incapable de répondre.
La sonnerie finit par s'arrêter.
Je regardai encore l'écran, comme si le simple fait de voir son prénom suffisait à faire revenir toutes les questions que j'avais essayé d'enfouir pendant des années.
Je restai incapable de répondre.
La sonnerie finit par s'arrêter.
Je regardai encore l'écran, comme si le simple fait de voir son prénom suffisait à faire revenir toutes les questions que j'avais essayé d'enfouir pendant des années.
Quelques secondes plus tard, le téléphone vibra de nouveau.
Elle rappelait.
Souhila me donna une légère tape sur l'épaule.
Elle rappelait.
Souhila me donna une légère tape sur l'épaule.
— Réponds...
Je me levai lentement et quittai la chambre pour m'isoler.
— Allô ?
— Juba ?
— Juba ?
Je reconnus immédiatement sa voix.
Ma gorge se serra.
Ma gorge se serra.
— As... Asma...
Je peinais à articuler correctement.
Pourtant, de son côté, elle semblait parfaitement calme.
Pourtant, de son côté, elle semblait parfaitement calme.
— Je voulais simplement te prévenir que demain, c'est moi qui viendrai avec mon collègue.
Il me fallut quelques secondes pour comprendre ce dont elle parlait.
Le fils du gérant m'avait effectivement demandé de l'accompagner à un rendez-vous avec une banque qui souhaitait obtenir son entreprise comme nouveau client. La réunion était prévue le lendemain matin, à dix heures.
Je restai silencieux.
Le fils du gérant m'avait effectivement demandé de l'accompagner à un rendez-vous avec une banque qui souhaitait obtenir son entreprise comme nouveau client. La réunion était prévue le lendemain matin, à dix heures.
Je restai silencieux.
J'avais pourtant tant de questions à lui poser. Mais aucun de ces mots ne franchit mes lèvres. J'étais comme paralysé, emporté dans un autre univers.
La conversation dura à peine une minute. Elle me souhaita simplement une bonne soirée avant de raccrocher.
Je restai quelques instants immobile, le téléphone encore dans la main. J'avais attendu des années pour avoir de nouveau un signe d'elle. Et lorsqu'elle avait enfin réapparu, elle m'avait simplement appelé pour me parler d'un rendez-vous bancaire.
Lorsque je rejoignis les autres, tous remarquèrent immédiatement que quelque chose avait changé.
La conversation dura à peine une minute. Elle me souhaita simplement une bonne soirée avant de raccrocher.
Je restai quelques instants immobile, le téléphone encore dans la main. J'avais attendu des années pour avoir de nouveau un signe d'elle. Et lorsqu'elle avait enfin réapparu, elle m'avait simplement appelé pour me parler d'un rendez-vous bancaire.
Lorsque je rejoignis les autres, tous remarquèrent immédiatement que quelque chose avait changé.
— Ça va ? me demanda Djamel.
Katia, elle, ne dit rien.
Elle me regarda simplement avec insistance, comme si elle cherchait à deviner ce qui venait de se passer.
Souhila s'écarta légèrement pour me laisser reprendre ma place à côté d'elle.
La grand-mère de Katia me regarda avec inquiétude.
Elle me regarda simplement avec insistance, comme si elle cherchait à deviner ce qui venait de se passer.
Souhila s'écarta légèrement pour me laisser reprendre ma place à côté d'elle.
La grand-mère de Katia me regarda avec inquiétude.
— Ça va, mon fils ?
— Oui... ça va, répondis-je.
— Oui... ça va, répondis-je.
Mais mon esprit était encore ailleurs.
J'attendis que la grand-mère de Katia quitte la pièce avant de me pencher légèrement vers les autres.
J'attendis que la grand-mère de Katia quitte la pièce avant de me pencher légèrement vers les autres.
— Elle m'a simplement appelé pour me prévenir que c'est elle qui viendra demain à la réunion.
Pendant quelques instants, nous restâmes tous silencieux.
Puis Katia commença à me poser des questions, rapidement suivie par Souhila. Elles voulaient savoir si j'allais bien, si cet appel ne m'avait pas trop bouleversé et, surtout, si je me sentais capable de rentrer tranquillement chez moi.
Puis Katia commença à me poser des questions, rapidement suivie par Souhila. Elles voulaient savoir si j'allais bien, si cet appel ne m'avait pas trop bouleversé et, surtout, si je me sentais capable de rentrer tranquillement chez moi.
— Ne commence pas à trop réfléchir, me répéta Souhila.
— Oui, et ne te mets pas dans tous tes états pour un simple appel, ajouta Katia.
— Oui, et ne te mets pas dans tous tes états pour un simple appel, ajouta Katia.
Je compris immédiatement pourquoi elles insistaient autant.
Elles avaient peur que je me perde de nouveau dans mes pensées. Elles savaient qu'autrefois, lorsque quelque chose me préoccupait trop, je pouvais prendre ma voiture et rouler sans vraiment savoir où j'allais, simplement pour fuir ce qui tournait dans ma tête.
Mais cette fois, je me contrôlais, c'était diffèrent.
Elles avaient peur que je me perde de nouveau dans mes pensées. Elles savaient qu'autrefois, lorsque quelque chose me préoccupait trop, je pouvais prendre ma voiture et rouler sans vraiment savoir où j'allais, simplement pour fuir ce qui tournait dans ma tête.
Mais cette fois, je me contrôlais, c'était diffèrent.
— Ça va, les filles, leur dis-je. Je vais bien. Ne vous inquiétez pas pour moi.
Je tentai alors de changer de sujet et de ramener la conversation vers quelque chose de plus léger.
Djamel comprit immédiatement mon intention.
Djamel comprit immédiatement mon intention.
— Bon... et Sofia, alors ? lança-t-il avec un sourire.Quand est-ce que tu vas faire le grand pas ?
Les autres se mirent à rire.
Je souris moi aussi, mais cette question me troubla davantage que je ne voulais l'admettre.
Ils ignoraient tous que, lorsque Sofia et moi avions commencé à nous fréquenter, notre relation était censée être sans engagement. Au départ, cela devait rester simple. Nous nous appréciions, nous passions du temps ensemble, sans promesse et sans projet.
Je souris moi aussi, mais cette question me troubla davantage que je ne voulais l'admettre.
Ils ignoraient tous que, lorsque Sofia et moi avions commencé à nous fréquenter, notre relation était censée être sans engagement. Au départ, cela devait rester simple. Nous nous appréciions, nous passions du temps ensemble, sans promesse et sans projet.
Du moins, c'était ce que je m'étais toujours répété. Car, avec le temps, quelque chose avait changé, je pensais de plus en plus souvent à elle.
Elle me manquait lorsqu'elle était absente. Je m'étais habitué à ses appels, à ses messages, à ses visites et à sa présence dans mon appartement.
Sans vraiment m'en rendre compte, j'avais commencé à développer des sentiments pour elle. Mais de son côté, je ne savais toujours pas ce qu'elle ressentait réellement.
Pour Sofia, notre histoire était-elle devenue quelque chose de sérieux ?
Ou bien n'était-elle toujours qu'une relation sans lendemain, comme nous l'avions décidé au départ ?
Je préférai ne pas répondre à ces questions.
Elle me manquait lorsqu'elle était absente. Je m'étais habitué à ses appels, à ses messages, à ses visites et à sa présence dans mon appartement.
Sans vraiment m'en rendre compte, j'avais commencé à développer des sentiments pour elle. Mais de son côté, je ne savais toujours pas ce qu'elle ressentait réellement.
Pour Sofia, notre histoire était-elle devenue quelque chose de sérieux ?
Ou bien n'était-elle toujours qu'une relation sans lendemain, comme nous l'avions décidé au départ ?
Je préférai ne pas répondre à ces questions.
La soirée continua et, peu à peu, je réussis à retrouver mon calme.
Lorsque je quittai finalement Katia avec Djamel et Souhila, je pris la route pour rentrer chez moi.
Après quelques minutes, je remarquai dans mon rétroviseur une voiture qui me suivait à distance.
Je reconnus immédiatement celle de Djamel.
Un sourire apparut sur mon visage.
Ils me surveillaient.
Ils voulaient simplement s'assurer que je rentrerais bien chez moi et que je ne partirais pas, une fois encore, rouler sans but en laissant mes pensées prendre le contrôle. Et, étrangement, cette attention me fit plaisir.
Lorsque je quittai finalement Katia avec Djamel et Souhila, je pris la route pour rentrer chez moi.
Après quelques minutes, je remarquai dans mon rétroviseur une voiture qui me suivait à distance.
Je reconnus immédiatement celle de Djamel.
Un sourire apparut sur mon visage.
Ils me surveillaient.
Ils voulaient simplement s'assurer que je rentrerais bien chez moi et que je ne partirais pas, une fois encore, rouler sans but en laissant mes pensées prendre le contrôle. Et, étrangement, cette attention me fit plaisir.
Je continuai ma route en souriant, Le fait de savoir que quelqu'un s'inquiétait pour moi me réchauffait le cœur.
Ce soir-là, je n'arrivais pas à trouver le sommeil.
Durant la soirée, j'avais appelé Sofia, mais nous avions à peine échangé quelques mots. Dès le début de notre conversation, elle m'avait demandé ce qui n'allait pas. Je n'avais rien voulu lui dire et je lui avais simplement répondu que tout allait bien, que j'étais seulement fatigué.
Durant la soirée, j'avais appelé Sofia, mais nous avions à peine échangé quelques mots. Dès le début de notre conversation, elle m'avait demandé ce qui n'allait pas. Je n'avais rien voulu lui dire et je lui avais simplement répondu que tout allait bien, que j'étais seulement fatigué.
Elle n'avait pas insisté davantage.
Puis vint le lendemain matin.
Après tant d'années, j'allais enfin revoir Asma.
Une multitude de scénarios avaient traversé mon esprit durant la nuit. Je savais pourtant que notre rencontre serait avant tout professionnelle, mais ce rendez-vous représentait aussi une occasion de lui parler, de lui poser toutes les questions qui me hantaient depuis des années.
Après tant d'années, j'allais enfin revoir Asma.
Une multitude de scénarios avaient traversé mon esprit durant la nuit. Je savais pourtant que notre rencontre serait avant tout professionnelle, mais ce rendez-vous représentait aussi une occasion de lui parler, de lui poser toutes les questions qui me hantaient depuis des années.
Encore fallait-il trouver le courage de les lui poser.
Lorsqu'elle arriva au bureau, je fus heureux de la revoir.
Elle n'avait pas beaucoup changé.
Lorsqu'elle arriva au bureau, je fus heureux de la revoir.
Elle n'avait pas beaucoup changé.
Pendant toute la réunion, je n'arrêtais pas de la regarder. Elle était là, juste en face de moi, après toutes ces années. J'aurais voulu rester seul avec elle, lui parler, lui demander ce qu'elle était devenue et surtout obtenir enfin des réponses.
Mais nous étions avant tout là pour travailler.
Mais nous étions avant tout là pour travailler.
Finalement, ce fut elle qui vint vers moi.
À la fin de la réunion, Asma me demanda si nous pouvions nous voir après le travail. Elle voulait me parler. Elle souhaitait que nous nous retrouvions dans un endroit discret, loin des regards et des oreilles indiscrètes.
À la fin de la réunion, Asma me demanda si nous pouvions nous voir après le travail. Elle voulait me parler. Elle souhaitait que nous nous retrouvions dans un endroit discret, loin des regards et des oreilles indiscrètes.
Je lui proposai alors de venir chez moi, dans mon nouvel appartement.
Pendant toute la journée, je ne pensai plus qu'à cela. Je restais stressé en imaginant ce qu'elle allait m'annoncer. Etait-elle réellement ma fille ? Si c'était le cas, qu'allais-je faire ? Et si ce n'était pas le cas, cela voudrait dire que toutes ces années d'inquiétude, de doutes et d'obsession n'avaient été que le fruit de mon imagination.
Je n'arrivais plus à me concentrer sur quoi que ce soit.
Je n'arrivais plus à me concentrer sur quoi que ce soit.
Une autre pensée me traversa même l'esprit : peut-être voulait-elle simplement me revoir… ou peut-être voulait-elle simplement coucher avec moi
Mais je chassai rapidement cette idée.
Mon cerveau tournait à une vitesse folle et je ne cessais de regarder l'heure, impatient et anxieux à l'approche de notre rendez-vous.
Mais je chassai rapidement cette idée.
Mon cerveau tournait à une vitesse folle et je ne cessais de regarder l'heure, impatient et anxieux à l'approche de notre rendez-vous.
Je quittai le travail un peu plus tôt ce jour-là.
Une fois chez moi, je mis un peu d'ordre dans l'appartement et passai même la serpillière, comme si ranger autour de moi pouvait mettre de l'ordre dans mes pensées.
Une fois chez moi, je mis un peu d'ordre dans l'appartement et passai même la serpillière, comme si ranger autour de moi pouvait mettre de l'ordre dans mes pensées.
Vers dix-huit heures, alors que je venais à peine de m'affaler sur le canapé, Asma m'appela et me demanda de lui ouvrir la porte du bâtiment.
Je me précipitai vers l'interphone et lui ouvris à distance, puis je sortis dans le palier pour attendre son arrivée.
Quelques instants plus tard, l'ascenseur arriva. Les portes s'ouvrirent et elle se tenait devant moi en me souriant.
Je lui rendis son sourire et l'invitai à entrer.
Je me précipitai vers l'interphone et lui ouvris à distance, puis je sortis dans le palier pour attendre son arrivée.
Quelques instants plus tard, l'ascenseur arriva. Les portes s'ouvrirent et elle se tenait devant moi en me souriant.
Je lui rendis son sourire et l'invitai à entrer.
Elle pénétra lentement dans l'appartement, comme si elle redécouvrait l'intérieur d'un lieu oublié, alors qu'elle n'était pourtant jamais venue ici.
Elle s'assit directement sur le canapé et posa son sac à côté d'elle. Moi, je restai debout quelques instants, hésitant, avant de m'installer sur une chaise juste en face d'elle.
Elle s'assit directement sur le canapé et posa son sac à côté d'elle. Moi, je restai debout quelques instants, hésitant, avant de m'installer sur une chaise juste en face d'elle.
Un silence pesant s'installa. Ce n'était pas un silence hostile.
Plutôt ce vide étrange entre deux personnes qui ont trop de choses à se dire et qui ne savent pas par où commencer.
Plutôt ce vide étrange entre deux personnes qui ont trop de choses à se dire et qui ne savent pas par où commencer.
— Comment va Nadir ? lançai-je finalement, simplement pour briser le silence.
Elle me répondit qu'il allait bien. Puis le silence revint aussitôt, plus gênant encore.
J'avais les mots au bout de la langue. Il aurait suffi de poser une seule question pour mettre fin à toutes ces années de doutes et de stress. Mais je n'arrivais pas à parler.
J'avais les mots au bout de la langue. Il aurait suffi de poser une seule question pour mettre fin à toutes ces années de doutes et de stress. Mais je n'arrivais pas à parler.
Nous commencions alors à discuter de choses plus banales.
Elle me demanda depuis combien de temps je travaillais dans cette société et, à mon tour, je la questionnai sur son arrivée dans cette nouvelle banque. De fil en aiguille, notre conversation nous ramena plusieurs années en arrière, jusqu'à évoquer mon ancien travail.
Elle me demanda depuis combien de temps je travaillais dans cette société et, à mon tour, je la questionnai sur son arrivée dans cette nouvelle banque. De fil en aiguille, notre conversation nous ramena plusieurs années en arrière, jusqu'à évoquer mon ancien travail.
— J'ai croisé Amel, mon ancienne patronne, la dernière fois, lui dis-je. Mais elle ne m'a même pas reconnu.
À ces mots, le visage d'Asma se figea.
Ses lèvres tremblèrent légèrement. Elle baissa lentement la tête avant de couvrir son visage de ses mains.
Puis elle se mit à pleurer.
Ce n'étaient pas de grands sanglots bruyants, mais plutôt un effondrement silencieux, comme si toutes les émotions qu'elle avait retenues pendant des années venaient soudainement de la submerger.
Ses lèvres tremblèrent légèrement. Elle baissa lentement la tête avant de couvrir son visage de ses mains.
Puis elle se mit à pleurer.
Ce n'étaient pas de grands sanglots bruyants, mais plutôt un effondrement silencieux, comme si toutes les émotions qu'elle avait retenues pendant des années venaient soudainement de la submerger.
Je me levai et vins m'asseoir près d'elle. Je posai doucement ma main sur son épaule. Elle releva la tête vers moi. Les larmes coulaient sur ses joues.
Puis elle me regarda droit dans les yeux.
Puis elle me regarda droit dans les yeux.
— On l'a appelée Amel.
Je restai immobile.
Elle m'avait annoncé qu'un simple prénom. Mais, dans son regard, un tout autre message venait de me parvenir.
Je venais de lire une vérité que j'attendais depuis des années, sans jamais avoir réellement osé la demander, et je compris instantanément.
Je compris la raison de sa visite. Je compris ses larmes. Je compris enfin pourquoi elle avait voulu me revoir après toutes ces années.
Amel.
Ce prénom suffisait à répondre à toutes les questions qui me hantaient depuis si longtemps.
Elle m'avait annoncé qu'un simple prénom. Mais, dans son regard, un tout autre message venait de me parvenir.
Je venais de lire une vérité que j'attendais depuis des années, sans jamais avoir réellement osé la demander, et je compris instantanément.
Je compris la raison de sa visite. Je compris ses larmes. Je compris enfin pourquoi elle avait voulu me revoir après toutes ces années.
Amel.
Ce prénom suffisait à répondre à toutes les questions qui me hantaient depuis si longtemps.
Je me levai lentement, comme étourdi, et marchai jusqu'à la fenêtre, incapable de supporter sa douleur en face de moi, incapable même de croiser son regard.
Les volets étaient à moitié ouverts. La lumière du soleil traversait la pièce et dessinait de longues lignes dorées sur les murs.
J'avais la poitrine serrée, le souffle court et, au fond de moi, je le savais déjà.
J'avais la poitrine serrée, le souffle court et, au fond de moi, je le savais déjà.
Les larmes d'Asma ne parlaient pas seulement du passé, elles confirmaient ce que mon cœur criait depuis des années.
J'étais le père de cette fille.
J'étais le père de cette fille.
Je restai là, figé devant la fenêtre, les poings crispés, les yeux brillants. Le silence avait repris sa place entre nous, mais cette fois, il n'avait plus rien de vide.
Asma se leva sans un mot et s'approcha lentement de moi.
Je ne me retournai pas tout de suite, je sentais ses pas, je sentais sa présence derrière moi, puis, doucement, elle passa ses bras autour de ma taille et posa son front contre mon dos, et je fermai les yeux, j'inspirai profondément, puis je me retournai.
Je ne me retournai pas tout de suite, je sentais ses pas, je sentais sa présence derrière moi, puis, doucement, elle passa ses bras autour de ma taille et posa son front contre mon dos, et je fermai les yeux, j'inspirai profondément, puis je me retournai.
Nos regards se croisèrent, chargés de toutes ces années de silence et de toutes les choses que nous n'arrivions toujours pas à dire.
Je l'enlaçai, je la serrai contre moi, comme si j'avais peur qu'elle disparaisse une nouvelle fois.
Elle enfouit son visage contre mon torse et passa ses bras autour de mes épaules et nous restâmes ainsi quelques instants, debout et silencieux, comme deux êtres épuisés qui trouvaient enfin un peu de repos.
Je l'enlaçai, je la serrai contre moi, comme si j'avais peur qu'elle disparaisse une nouvelle fois.
Elle enfouit son visage contre mon torse et passa ses bras autour de mes épaules et nous restâmes ainsi quelques instants, debout et silencieux, comme deux êtres épuisés qui trouvaient enfin un peu de repos.
— Est-ce que Nadir est au courant ? demandai-je finalement à voix basse.
Elle releva légèrement la tête. Ses yeux étaient encore rougis par les larmes.
— Je ne lui ai jamais rien dit, murmura-t-elle.
Elle marqua une courte pause avant d'ajouter :
— Il l'aime... Tout le monde adore Amel, et je ne veux pas tout gâcher en lui annonçant la vérité.
Je hochai lentement la tête.
— Je suis désolée, Juba... Pardonne-moi, souffla-t-elle en me regardant dans les yeux.
Je pris une longue inspiration.
Je comprenais que je ne pouvais plus revenir en arrière. Je ne pouvais pas effacer le passé, ni prétendre que rien de tout cela n'avait existé.
Je comprenais que je ne pouvais plus revenir en arrière. Je ne pouvais pas effacer le passé, ni prétendre que rien de tout cela n'avait existé.
Mais je savais également qu'il serait impossible de bouleverser brutalement la vie d'une enfant et de détruire l'équilibre d'une famille.
Il faudrait désormais vivre avec cette vérité. Avec ce lien caché. Avec ce sang partagé, sans pouvoir lui donner un nom.
Je ne trouvai aucune réponse, alors, je fis simplement le seul geste qui me sembla possible à cet instant.
Il faudrait désormais vivre avec cette vérité. Avec ce lien caché. Avec ce sang partagé, sans pouvoir lui donner un nom.
Je ne trouvai aucune réponse, alors, je fis simplement le seul geste qui me sembla possible à cet instant.
Je l'embrassai.
Ce n'était pas un baiser de désir. C'était un baiser lent, chargé de tristesse, de tendresse et de regrets.
Le baiser de deux personnes qui avaient autrefois partagé quelque chose de profond et qui savaient désormais qu'elles ne pourraient probablement jamais revenir en arrière.
Le baiser de deux personnes qui avaient autrefois partagé quelque chose de profond et qui savaient désormais qu'elles ne pourraient probablement jamais revenir en arrière.
Lorsqu'elle se détacha légèrement de moi, aucun de nous deux ne trouva les mots pour briser le silence.
Parfois, certaines vérités arrivaient trop tard, et il ne restait plus qu'à apprendre à vivre avec elles.
Asma essuya ses larmes, puis ouvrit son sac et elle en sortit une tablette.
Parfois, certaines vérités arrivaient trop tard, et il ne restait plus qu'à apprendre à vivre avec elles.
Asma essuya ses larmes, puis ouvrit son sac et elle en sortit une tablette.
— Je voulais te montrer quelque chose, dit-elle en l'allumant.
Elle posa l'appareil sur la table et s'assit à mes côtés, puis elle commença à faire défiler les images.
Amel bébé, ses premiers pas, riant au bord de la mer, endormie sur un canapé, un livre posé près d'elle.
Il y avait également des vidéos, des fêtes d'école, des anniversaires, des bougies soufflées, des danses maladroites dans le salon.
Amel bébé, ses premiers pas, riant au bord de la mer, endormie sur un canapé, un livre posé près d'elle.
Il y avait également des vidéos, des fêtes d'école, des anniversaires, des bougies soufflées, des danses maladroites dans le salon.
Je ne disais rien.
Mes yeux suivaient les images, ma gorge était serrée, à chaque photo, mon cœur se contractait davantage.
Mes yeux suivaient les images, ma gorge était serrée, à chaque photo, mon cœur se contractait davantage.
Elle me ressemblait, maintenant que je connaissais la vérité, cela me semblait évident.
Dans certaines mimiques, dans son regard, dans ce petit sourire au coin des lèvres que j'avais moi-même depuis toujours.
Dans certaines mimiques, dans son regard, dans ce petit sourire au coin des lèvres que j'avais moi-même depuis toujours.
Je sentis mes yeux se remplir de larmes.
Asma me regardait en silence, puis elle se rapprocha et posa doucement sa tête contre mon épaule.
Asma me regardait en silence, puis elle se rapprocha et posa doucement sa tête contre mon épaule.
Je ne bougeai pas, je restai là, les yeux fixés sur l'écran, à regarder grandir une fille que j'avais eue...sans jamais avoir pu l'appeler ma fille.
Asma se serra un peu plus contre moi, comme pour me dire qu'elle comprenait, et en cette fin de journée, dans ce silence partagé, nous n'étions plus deux anciens amants qui se retrouvaient après des années.
Asma se serra un peu plus contre moi, comme pour me dire qu'elle comprenait, et en cette fin de journée, dans ce silence partagé, nous n'étions plus deux anciens amants qui se retrouvaient après des années.
Nous étions deux personnes liées pour toujours par un secret.
Par une enfant.
Par une vérité arrivée beaucoup trop tard.
Par une enfant.
Par une vérité arrivée beaucoup trop tard.
Avant de partir, Asma fouilla une dernière fois dans son sac, et elle en sortit une petite clé USB et la déposa dans ma main.
— Tiens, dit-elle doucement. Il y a des photos et des vidéos.
Je regardai la clé dans ma paume pendant quelques secondes, sans savoir quoi dire.
Puis je relevai les yeux vers elle.
Puis je relevai les yeux vers elle.
— Merci... soufflai-je.
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