Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma voisine de dessous — Chapitre 5 · En cloque
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma voisine de dessous
Chapitre 5 · En cloque
Le mois de ramadan passa rapidement. Pendant tout ce mois, nous étions restés calmes. Du côté de Nadir, c'était le silence total. Quant à Asma, je la voyais régulièrement à la banque. Nous étions devenus plus proches que jamais.
J'avais aimé sa curiosité, presque jalouse, lorsqu'elle avait cherché à en savoir plus sur ma relation avec Abla. Je lui avais tout raconté. Quand je lui avais dit qu'Abla était toujours vierge et que nous avions tenté de le faire par derrière, son visage avait exprimé un mélange de surprise et de dégoût. Mais lorsque j'avais ajouté que son mari voulait que je tente l'expérience avec elle, elle s'était presque levée d'un bond et avait levé la main comme pour se défendre.
Je l'avais immédiatement rassurée et lui avais promis de ne jamais rien faire contre sa volonté.
Je passais la voir deux ou trois fois par semaine. J'inventais souvent des excuses, juste pour aller la voir.
Après ma soirée avec Abla, nous ne nous étions pas beaucoup revus. La femme de son père l'avait invitée plusieurs fois à dîner chez eux. Sa famille paternelle semblait faire un pas vers elle et j'étais heureux pour elle.
Je passais la voir deux ou trois fois par semaine. J'inventais souvent des excuses, juste pour aller la voir.
Après ma soirée avec Abla, nous ne nous étions pas beaucoup revus. La femme de son père l'avait invitée plusieurs fois à dîner chez eux. Sa famille paternelle semblait faire un pas vers elle et j'étais heureux pour elle.
Sabrina était injoignable. La gérante m'avait appris que le médecin lui avait prolongé son arrêt maladie et qu'elle serait de retour après la fête de l'Aïd. Mais même après cela, elle n'était toujours pas revenue et je restais sans nouvelles d'elle.
J'avais passé tout le mois de Ramadan avec Katia au bureau. Nous avions été dans la même promotion à l'université, pourtant nous ne nous étions presque jamais adressé la parole à l'époque. Mais durant ce mois, les choses avaient changé. Nous avions passé des heures à discuter. Peu à peu, j'en avais appris davantage sur elle, sur sa vie, sur ses projets. C'est ainsi qu'elle m'avait annoncé que son mariage était prévu pour le mois de janvier.
Après la fête de l'Aïd, Asma et son mari prirent quelques jours de congé. À leur retour, un samedi après-midi, au deuxième jour du mois d'octobre, Asma vint chez moi. Elle me fit la surprise de son retour et je fus ravi de la revoir.
Dès que j'ouvris la porte, elle sauta sur moi et m'embrassa.
— Tu m'as manqué, j'avais hâte de rentrer, me dit-elle en continuant à me couvrir de baisers.
Elle m'avait manqué aussi, et sa présence me redonna vie. Elle resta contre moi et m'embrassa avec fougue. Son attitude me donnait l'impression que nous étions un couple.
— Nadir n'est pas avec toi ? lui demandai-je.
— Il m'a demandé de te ramener à la maison.
— Il m'a demandé de te ramener à la maison.
Je la regardai, étonné par ce qu'elle venait de dire. Sans même me demander mon avis, elle ne plaisantait pas. Elle m'expliqua que Nadir voulait m'inviter chez eux, mais qu'il hésitait à m'appeler. Ils étaient rentrés la veille et il voulait que nous nous revoyions tous ensemble, mais il ne savait pas comment m'aborder.
— On part maintenant ? demandai-je à Asma.
Elle acquiesça de la tête. Mais nos corps se rapprochaient malgré nous. Il y avait une électricité entre nous et nous ne pouvions pas attendre d'être chez eux.
— Je ne peux pas attendre d'être chez moi, murmura-t-elle.
Asma se jeta sur moi et se dépêcha de me déshabiller. Elle était encore plus impatiente que moi, comme si elle avait été privée de sexe depuis une éternité. Une pensée me traversa l'esprit : je voulais lui demander si elle et son mari avaient eu des rapports pendant cette période. Mais ce n'était pas le bon moment pour poser la question.
Nous nous retrouvâmes tous les deux nus sur le lit. Sans attendre, Asma se jeta sur moi et me chevaucha avec une frénésie presque animale. Mon sexe glissa de nouveau en elle. La voir ainsi, cambrée au-dessus de moi, perdue dans le plaisir, décuplait mon désir et me donnait encore plus envie de la posséder sans retenue
Mais nous fûmes interrompus par son téléphone qui n'arrêtait pas de sonner.
C'était son mari.
Sa réaction me surprit complètement. Je croyais qu'elle allait raccrocher, mais elle répondit et continua ses mouvements en me chevauchant.
Elle gémissait tout en parlant avec son mari. J'étais surpris par l'attitude d'Asma. Moi qui pensais qu'elle deviendrait timide et silencieuse avec lui…
Elle activa le haut-parleur et posa le téléphone sur le lit.
C'était son mari.
Sa réaction me surprit complètement. Je croyais qu'elle allait raccrocher, mais elle répondit et continua ses mouvements en me chevauchant.
Elle gémissait tout en parlant avec son mari. J'étais surpris par l'attitude d'Asma. Moi qui pensais qu'elle deviendrait timide et silencieuse avec lui…
Elle activa le haut-parleur et posa le téléphone sur le lit.
— Vous faites quoi ? demanda son mari au bout du fil.
— Il est en train de me baiser, répondit-elle d'une voix basse, presque inaudible.
— Il est en train de me baiser, répondit-elle d'une voix basse, presque inaudible.
À cet instant, une incroyable énergie me traversa et j'accélérai mes mouvements. Asma gémissait de plus en plus.
— Sale pute… tu baises avec un autre pendant que tu parles avec ton mari.
— Mm… j'adore quand il me baise… il le fait si bien.
— Je vais te punir une fois à la maison.
— Tu vas me baiser aussi…
— J'ai hâte que tu sois ici pour te la mettre.
— Mm… j'adore quand il me baise… il le fait si bien.
— Je vais te punir une fois à la maison.
— Tu vas me baiser aussi…
— J'ai hâte que tu sois ici pour te la mettre.
Leur conversation m'excita encore plus. Je continuai jusqu'à me vider en elle.
Je m'écroulai à côté d'elle. Asma raccrocha son téléphone, prit un oreiller et cacha son visage.
Je m'écroulai à côté d'elle. Asma raccrocha son téléphone, prit un oreiller et cacha son visage.
— Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? lui demandai-je.
— Qu'est-ce que je viens de faire ? s'exclama-t-elle. Je ne me contrôlais plus… je ne savais même plus ce que je disais.
— Qu'est-ce que je viens de faire ? s'exclama-t-elle. Je ne me contrôlais plus… je ne savais même plus ce que je disais.
Je rigolai en la voyant dans cet état et j'essayai de lui enlever l'oreiller pour voir son visage.
— C'est de ta faute !
J'essayai de lui arracher l'oreiller. Je la voyais rire face à ce qu'elle venait de réaliser.
— Comment j'ai parlé avec mon mari…
Elle devint rouge, riait et cachait son visage. Je la taquinai en lui rappelant ce qu'elle venait de dire à son mari. Elle me donna quelques coups avec l'oreiller et nous restâmes sur le lit à rire.
Nous nous rhabillâmes ensuite et prîmes la route vers leur appartement. Elle conduisait concentrée, mais de petits rires lui échappaient en repensant à ce que nous venions de faire.
Elle me parla de leur séjour en Grèce et, sans que je lui demande, elle me raconta qu'ils n'avaient eu qu'un seul rapport depuis notre dernière fois… et que c'était la veille.
Je me tus, sans savoir quoi répondre. Pourquoi délaisser sa femme au point d'aller chercher du plaisir ailleurs ?
Malgré tout cela, Asma ne le trompait pas vraiment.
Une voix dans ma tête me disait qu'elle avait peut-être un autre amant en cachette. Mais en vérité, en dehors de moi, Asma était une femme fidèle.
Avant d'arriver à la maison, Asma me donna quelques instructions sur la façon dont la soirée devait se dérouler. Elle me demanda de la prendre devant son mari afin qu'il puisse rester assis et regarder toute la scène. Cette demande soudaine m'avait un peu refroidi. Après ce que nous venions de faire, je croyais que la soirée continuerait simplement dans le même rythme.
Nous nous rhabillâmes ensuite et prîmes la route vers leur appartement. Elle conduisait concentrée, mais de petits rires lui échappaient en repensant à ce que nous venions de faire.
Elle me parla de leur séjour en Grèce et, sans que je lui demande, elle me raconta qu'ils n'avaient eu qu'un seul rapport depuis notre dernière fois… et que c'était la veille.
Je me tus, sans savoir quoi répondre. Pourquoi délaisser sa femme au point d'aller chercher du plaisir ailleurs ?
Malgré tout cela, Asma ne le trompait pas vraiment.
Une voix dans ma tête me disait qu'elle avait peut-être un autre amant en cachette. Mais en vérité, en dehors de moi, Asma était une femme fidèle.
Avant d'arriver à la maison, Asma me donna quelques instructions sur la façon dont la soirée devait se dérouler. Elle me demanda de la prendre devant son mari afin qu'il puisse rester assis et regarder toute la scène. Cette demande soudaine m'avait un peu refroidi. Après ce que nous venions de faire, je croyais que la soirée continuerait simplement dans le même rythme.
Elle insista aussi sur un point : ne pas oublier de mettre un préservatif. Nadir ignorait que, jusque-là, je ne l'utilisais pas avec sa femme.
J'acceptai sa proposition et décidai de me prêter au jeu.
J'acceptai sa proposition et décidai de me prêter au jeu.
Une fois chez eux, l'accueil de Nadir fut chaleureux. Il embrassa sa femme comme si elle venait de lui offrir le plus beau des cadeaux, puis me donna une accolade.
Nous dînâmes tous ensemble dans une ambiance détendue, et ils me racontèrent leur séjour. Pendant que j'écoutais leurs histoires, une pensée me traversa l'esprit : comment entamer les choses ?
Asma m'avait demandé de me jeter sur elle devant son mari pour le surprendre. Mais plus j'y pensais, plus je doutais. Peut-être que Nadir avait raison depuis le début. Peut-être que c'était Asma qui aimait ce genre de jeux, comme il me l'avait laissé entendre autrefois. Je ne savais plus quoi penser ni qui croire.
Nous dînâmes tous ensemble dans une ambiance détendue, et ils me racontèrent leur séjour. Pendant que j'écoutais leurs histoires, une pensée me traversa l'esprit : comment entamer les choses ?
Asma m'avait demandé de me jeter sur elle devant son mari pour le surprendre. Mais plus j'y pensais, plus je doutais. Peut-être que Nadir avait raison depuis le début. Peut-être que c'était Asma qui aimait ce genre de jeux, comme il me l'avait laissé entendre autrefois. Je ne savais plus quoi penser ni qui croire.
Sans trop réfléchir d'avantage, alors que Nadir continuait de raconter leur voyage, je me penchai soudain vers Asma et l'embrassai. Elle sursauta d'abord, surprise, puis se laissa faire.
Nadir se tut immédiatement.
La soirée venait de prendre un autre tournant.
Nadir se tut immédiatement.
La soirée venait de prendre un autre tournant.
Nous commençâmes à nous déshabiller peu à peu, et on se retrouva nus devant Nadir. Je me rendis compte que c'était la première fois que je me retrouvais totalement nu devant lui. Lors de notre première fois tous les trois, j'étais resté en caleçon à les regarder faire, mais là, je me retrouvais totalement nu.
Dans ma tête, tout se mélangeait. Pendant que j'échangeais baisers et caresses, je repensais à ces moments partagés avec Asma, à ses paroles, à leur couple, et je revoyais dans ma tête la scène où elle prenait plaisir avec son mari. Tout d'un coup, l'envie de baiser me regagna, ainsi que celle de dominer, comme si je voulais prouver quelque chose à Nadir. Je me levai d'un coup et demandai à Asma de me sucer. Elle s'exécuta sur-le-champ : ses lèvres enveloppèrent mon érection avec tendresse. Mais je ne me contentais pas de ça. Je la pris par les cheveux et commençai à enfoncer mon érection au fond de sa gorge. Elle émettait une légère résistance, mais je l'ignorais et continuais à faire des va-et-vient dans sa bouche. J'étais comme habité par un démon.
Je la relevai et la traînai par les cheveux vers le canapé. Je lui demandai de se mettre à quatre pattes et elle obéit à mes ordres. Je pris un préservatif dans la poche de mon pantalon, l'enfilai, lubrifiai mon érection avec ma salive et la pénétrai sans attendre. Je me rendis compte tout d'un coup de ma conduite envers elle et ralentis mes mouvements jusqu'à m'arrêter complètement.
Mais le répit fut de courte durée pour elle. Son mari surgit tout d'un coup, nu. Je l'avais carrément oublié, celui-là. Son érection était énorme. Lubrifiant à la main, il lubrifia son pénis et pénétra sa femme. Je me mis de côté et regardai Asma se faire défoncer par son mari. En moins d'une minute, Nadir se vida en elle. Rassasié, il tomba sur le côté et leva sa main vers moi pour un check.
Asma, elle, resta silencieuse un moment avant de se lever sans un mot et de quitter la pièce.
— On l'a bien baisée, mon frère, lança Nadir avec fierté.
— Oui… c'était bien, répondis-je sans grande conviction.
— Oui… c'était bien, répondis-je sans grande conviction.
Un silence étrange s'installa aussitôt dans le salon.
Je restai assis sur le canapé, incapable de savoir quoi faire de la suite de la soirée. L'excitation retombait peu à peu et laissait place à un malaise que je n'arrivais pas vraiment à expliquer.
Nadir, lui, semblait déjà ailleurs. Épuisé, il s'était laissé tomber sur le canapé et ses paupières commençaient à se fermer.
Il avait trente-cinq ans, et je me surpris à me demander si, à son âge, je serais comme lui : vidé après un seul coup, effondré sur le lit comme si toute mon énergie m'avait quitté.
Je restai assis sur le canapé, incapable de savoir quoi faire de la suite de la soirée. L'excitation retombait peu à peu et laissait place à un malaise que je n'arrivais pas vraiment à expliquer.
Nadir, lui, semblait déjà ailleurs. Épuisé, il s'était laissé tomber sur le canapé et ses paupières commençaient à se fermer.
Il avait trente-cinq ans, et je me surpris à me demander si, à son âge, je serais comme lui : vidé après un seul coup, effondré sur le lit comme si toute mon énergie m'avait quitté.
Je finis par me lever pour m'habiller. Je ne supportais plus de rester là, dans cette atmosphère lourde et silencieuse.
Asma tarda à revenir.
Intrigué, je me dirigeai vers la chambre et appelai doucement son nom.
Aucune réponse. J'entrouvris la porte et la trouvai allongée sur le lit, les yeux fermés. Je ne savais pas si elle dormait réellement ou si elle faisait semblant de m'ignorer.
Je m'approchai lentement d'elle.
Son visage était calme, presque trop calme. Rien ne laissait deviner ce qu'elle pouvait penser à cet instant.
Je déposai un léger baiser sur son front.
Asma tarda à revenir.
Intrigué, je me dirigeai vers la chambre et appelai doucement son nom.
Aucune réponse. J'entrouvris la porte et la trouvai allongée sur le lit, les yeux fermés. Je ne savais pas si elle dormait réellement ou si elle faisait semblant de m'ignorer.
Je m'approchai lentement d'elle.
Son visage était calme, presque trop calme. Rien ne laissait deviner ce qu'elle pouvait penser à cet instant.
Je déposai un léger baiser sur son front.
— Bonne nuit, murmurai-je.
Elle ne bougea pas.
Je restai encore quelques secondes à la regarder, puis je me redressai, pris mes chaussures et quittai l'appartement.
Je restai encore quelques secondes à la regarder, puis je me redressai, pris mes chaussures et quittai l'appartement.
Le lendemain matin, je passai d'abord au dépôt pour distribuer les bulletins de paie aux employés avant de me rendre au bureau. À mon arrivée, Katia m'annonça que Sabrina était passée rapidement dans la matinée. Elle avait déposé une lettre de démission, rendu ses clés, son téléphone professionnel ainsi que son ordinateur portable, puis était repartie presque aussitôt.
La nouvelle me peina. J'avais commencé à développer une certaine complicité avec elle. Sa présence apportait quelque chose de différent au bureau. J'aurais voulu la contacter, lui demander des explications, mais je n'avais aucun moyen de le faire. Je ne connaissais que son numéro professionnel, et désormais il ne servait plus à rien.
Dans la journée, j'essayai aussi de joindre Asma, mais elle ne répondit pas. Elle n'avait pas encore repris le travail. Sinon, je serais simplement passé à la banque pour la voir.
Les heures passèrent sans aucune nouvelle. Je restai ainsi dans l'attente jusqu'au jeudi matin.
Ce jour-là, vers six heures du matin, la sonnette de ma porte me tira brusquement du sommeil.
Encore à moitié endormi, je me levai et regardai par le judas.
Asma se tenait devant ma porte.
Je lui ouvris aussitôt, inquiet.
Encore à moitié endormi, je me levai et regardai par le judas.
Asma se tenait devant ma porte.
Je lui ouvris aussitôt, inquiet.
— Bonjour… qu'est-ce qu'il y a ? lui demandai-je.
Elle semblait fatiguée, presque fragile.
— Nadir est parti tôt ce matin à la capitale pour une mission, répondit-elle doucement. Je suis passée te voir.
Pendant un instant, je crus qu'il leur était arrivé quelque chose.
— J'ai essayé de t'appeler toute la semaine.
Elle s'approcha alors de moi et se jeta dans mes bras. Elle s'excusa pour son silence et m'expliqua qu'elle avait voulu me contacter plusieurs fois, mais qu'elle n'avait jamais trouvé le courage d'aller jusqu'au bout.
— Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'en empêchait ? lui demandai-je.
Elle leva les yeux vers moi.
— Je dois te dire quelque chose, Juba.
Son visage changea soudain. Elle enfouit sa tête contre mon torse et se mit à pleurer.
— C'est terminé… je ne veux plus recommencer, murmura-t-elle.
— Recommencer quoi ?
— Ce qu'on faisait… tous les trois. Je ne veux plus être un objet pour lui.
— Recommencer quoi ?
— Ce qu'on faisait… tous les trois. Je ne veux plus être un objet pour lui.
Je restai silencieux. Au fond de moi, je savais que ce moment finirait par arriver. Asma n'avait jamais rien demandé. Elle s'était toujours pliée aux envies de son mari, sans vraiment avoir son mot à dire.
Je lui demandai pardon pour mon comportement lors de la dernière soirée, d'avoir été aussi violent avec elle.
Elle posa doucement un baiser sur mes lèvres.
Je lui demandai pardon pour mon comportement lors de la dernière soirée, d'avoir été aussi violent avec elle.
Elle posa doucement un baiser sur mes lèvres.
— Moi aussi je dois m'excuser… d'avoir disparu comme ça … je ne savais plus comment gérer tout ça.
Nous restâmes quelques instants silencieux.
— Je pourrai quand même t'appeler de temps à autre… passer te voir à la banque, dis-je finalement.
Elle secoua la tête.
— Non, Juba… je ne veux pas qu'on se quitte.
Elle s'interrompit aussitôt, comme si ses propres mots venaient de la surprendre. Son regard se perdit un instant dans le vide.
Peu à peu, elle sembla prendre conscience de la réalité.
Peu à peu, elle sembla prendre conscience de la réalité.
Jusqu'à présent, nous nous voyions uniquement à travers Nadir. C'était lui qui nous avait rapprochés, lui qui avait créé cette situation entre nous. Sans lui, tout cela n'avait plus vraiment de place.
Continuer à se voir aurait été autre chose. Une trahison pour son couple.
Nous restâmes longtemps debout dans l'entrée, enlacés l'un contre l'autre, échangeant des baisers, comme incapables de nous séparer. Nos gestes devenaient plus tendres, plus hésitants, comme si chacun de nous cherchait à retenir le temps.
Finalement, nous nous retrouvâmes dans ma chambre, presque sans un mot.
Ce matin-là, nous savions tous les deux que quelque chose s'achevait.
Et que, peut-être, c'était la dernière fois que nous nous appartenions ainsi.
Et que, peut-être, c'était la dernière fois que nous nous appartenions ainsi.
Le trente-et-un octobre 2010.
Nadir m'avait appelé dans la matinée pour m'inviter à déjeuner avec lui. J'acceptai sans trop réfléchir et le rejoignis dans un petit restaurant du centre-ville.
En entrant, je l'aperçus immédiatement. Il était assis à une table avec un autre couple. Dès qu'il me vit, il se leva pour m'accueillir les bras ouverts. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu.
En entrant, je l'aperçus immédiatement. Il était assis à une table avec un autre couple. Dès qu'il me vit, il se leva pour m'accueillir les bras ouverts. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu.
— Ah, te voilà enfin ! lança-t-il avec enthousiasme.
Il me fit signe de m'approcher et me présenta au couple qui l'accompagnait.
Et là, je restai figé une seconde.
La femme assise avec eux n'était autre que Souhila,
Une vieille amie… ou plutôt une ancienne amie.
Une vieille amie… ou plutôt une ancienne amie.
Mon premier baiser.
Je connaissais Souhila depuis l'école moyenne. À l'époque, nous formions une petite bande : trois filles et trois garçons. Nous avions traversé ensemble les années d'école moyenne, puis le lycée, et même presque toute la première année d'université.
Durant le lycée, nous nous étions énormément rapprochés. C'est à cette période que j'avais commencé à sortir avec sa meilleure amie. Souhila était toujours là, entre nous deux, à nous donner des conseils, à essayer d'arranger les choses quand nous nous disputions. Elle semblait vraiment vouloir que notre relation fonctionne.
Mais à l'université, tout avait basculé.
Un jour, au deuxième semestre, j'avais reçu un simple SMS. Ma copine m'annonçait qu'elle voulait mettre fin à notre relation. Pas d'explication, pas de discussion.
Je m'étais tourné vers Souhila pour comprendre. Elle avait été froide, presque distante. Elle m'avait simplement dit de laisser son amie tranquille et de la laisser vivre sa vie.
Cette rupture m'avait profondément marqué. J'étais réellement tombé amoureux d'elle. Pendant des mois, je n'avais pensé qu'à ça. Mes études en avaient souffert. J'avais redoublé plusieurs années et, à un moment, j'avais même envisagé d'abandonner l'université.
Je m'étais tourné vers Souhila pour comprendre. Elle avait été froide, presque distante. Elle m'avait simplement dit de laisser son amie tranquille et de la laisser vivre sa vie.
Cette rupture m'avait profondément marqué. J'étais réellement tombé amoureux d'elle. Pendant des mois, je n'avais pensé qu'à ça. Mes études en avaient souffert. J'avais redoublé plusieurs années et, à un moment, j'avais même envisagé d'abandonner l'université.
Avec le temps, j'avais découvert que Souhila avait rapproché son amie… de son propre frère. Et quelques années plus tard, ils s'étaient mariés.
Tous ces souvenirs me revinrent en un instant en la voyant assise devant moi.
Souhila, elle, gardait les yeux baissés.
Je la saluai poliment, ainsi que Djamel, son mari. L'échange fut bref, presque maladroit. Une gêne silencieuse flottait autour de la table.
Quelques minutes plus tard, ils se levèrent pour partir. Souhila évitait toujours mon regard, comme si elle ne voulait pas croiser mes yeux. Les deux hommes, eux, continuèrent à discuter quelques instants, se serrant la main et se promettant de se revoir. Puis ils quittèrent le restaurant.
Je la saluai poliment, ainsi que Djamel, son mari. L'échange fut bref, presque maladroit. Une gêne silencieuse flottait autour de la table.
Quelques minutes plus tard, ils se levèrent pour partir. Souhila évitait toujours mon regard, comme si elle ne voulait pas croiser mes yeux. Les deux hommes, eux, continuèrent à discuter quelques instants, se serrant la main et se promettant de se revoir. Puis ils quittèrent le restaurant.
Je restai là, debout quelques secondes, regardant la porte se refermer derrière eux.
Finalement, je me rassis et je me retrouvai seul avec Nadir.
Nadir m'avait en réalité contacté pour reprendre nos anciennes activités sexuelles, mais différemment. Cette rencontre n'était pas un simple déjeuner. C'était surtout une manière de me présenter au couple.
Finalement, je me rassis et je me retrouvai seul avec Nadir.
Nadir m'avait en réalité contacté pour reprendre nos anciennes activités sexuelles, mais différemment. Cette rencontre n'était pas un simple déjeuner. C'était surtout une manière de me présenter au couple.
Ils envisageaient de faire des soirées ensemble. Djamel et Souhila partageaient les mêmes excès que Nadir, et il voulait qu'ils me voient, qu'ils sachent à qui ils auraient affaire. Une façon, en quelque sorte, de présenter la marchandise.
En comprenant cela, une colère sourde monta en moi.
Une fois de plus, Nadir ne respectait pas sa femme. Mais cette fois, il ne se contentait pas de cela : il me traitait moi aussi comme un objet, quelqu'un que l'on pouvait utiliser, montrer et échanger selon les envies du moment.
Une fois de plus, Nadir ne respectait pas sa femme. Mais cette fois, il ne se contentait pas de cela : il me traitait moi aussi comme un objet, quelqu'un que l'on pouvait utiliser, montrer et échanger selon les envies du moment.
Voyant la colère sur mon visage, il tenta de se justifier. Il m'expliqua qu'Asma était ferme et qu'elle ne voulait plus participer à ce genre de choses.
Mais il n'avait pas abandonné l'idée.
Il voulait que je participe à des soirées avec ce nouveau couple. Et surtout, il comptait sur moi pour convaincre Asma d'accepter au moins une soirée avec eux. Une soirée d'échangisme, comme il disait, presque comme si cela allait de soi.
Mais il n'avait pas abandonné l'idée.
Il voulait que je participe à des soirées avec ce nouveau couple. Et surtout, il comptait sur moi pour convaincre Asma d'accepter au moins une soirée avec eux. Une soirée d'échangisme, comme il disait, presque comme si cela allait de soi.
Ses mots ne firent qu'alimenter davantage ma colère.
Je le regardais, incrédule. J'avais l'impression qu'il ne comprenait toujours pas ce qui s'était passé entre nous, ni ce que cela avait coûté à Asma.
Et plus il parlait, plus la colère montait en moi.
C'est à ce moment-là que Nadir lâcha une phrase qui me coupa net.
Je le regardais, incrédule. J'avais l'impression qu'il ne comprenait toujours pas ce qui s'était passé entre nous, ni ce que cela avait coûté à Asma.
Et plus il parlait, plus la colère montait en moi.
C'est à ce moment-là que Nadir lâcha une phrase qui me coupa net.
— Asma est enceinte.
Pendant quelques secondes, je restai silencieux, incapable de réagir. La nouvelle me surprit complètement. Une étrange sensation m'envahit, mélange de stupeur et d'amertume.
Au fond de moi, sans jamais l'avoir vraiment avoué, j'avais toujours gardé l'espoir qu'un jour Asma serait à moi, qu'elle finirait par quitter tout cela pour se retrouver dans mes bras.
Et voilà que cette annonce venait briser cette illusion d'un seul coup.
Je sentis la colère monter en moi, plus forte que jamais.
Au fond de moi, sans jamais l'avoir vraiment avoué, j'avais toujours gardé l'espoir qu'un jour Asma serait à moi, qu'elle finirait par quitter tout cela pour se retrouver dans mes bras.
Et voilà que cette annonce venait briser cette illusion d'un seul coup.
Je sentis la colère monter en moi, plus forte que jamais.
Nadir continuait de parler, presque avec légèreté, expliquant que désormais on ne pourrait plus « s'amuser » comme avant. Comme si cette grossesse était simplement un obstacle temporaire à ses jeux.
Ses mots me brûlaient les oreilles et je finis par exploser.
Je lui dis qu'il ne méritait pas une femme comme Asma. Qu'il n'avait aucun respect pour elle, ni pour ce qu'elle représentait. Que tout ce qu'il voyait en elle, c'était un objet pour satisfaire ses fantasmes.
Ses mots me brûlaient les oreilles et je finis par exploser.
Je lui dis qu'il ne méritait pas une femme comme Asma. Qu'il n'avait aucun respect pour elle, ni pour ce qu'elle représentait. Que tout ce qu'il voyait en elle, c'était un objet pour satisfaire ses fantasmes.
Nadir tenta de me calmer, mais je ne voulais plus rien entendre. Je lui demandai de me laisser tranquille, de ne plus jamais me contacter.
Ce jour-là, en quittant le restaurant, je pris une décision claire. Je coupai tout contact avec Nadir.
Ce jour-là, en quittant le restaurant, je pris une décision claire. Je coupai tout contact avec Nadir.
Définitivement.
De retour au bureau, je n'étais plus le même. Je m'assis devant mon ordinateur, mais mon esprit était ailleurs. Les pensées se bousculaient dans ma tête.
Je pensais à Asma. À sa vie devenue soudainement si compliquée, presque médiocre à mes yeux.
La rencontre avec Souhila avait aussi réveillé de vieux souvenirs. Une autre époque. Une autre vie. Celle où j'avais encore ma bande d'amis, avant que tout ne s'effondre. Quand ma copine m'avait quitté, presque tous avaient pris le parti de Souhila et je m'étais retrouvé seul.
Puis mes pensées dérivèrent vers Abla. Avec elle, quelque chose était né… mais tout s'était éteint presque aussitôt.
Et enfin, je repensais à Asma. La femme d'un autre. La femme dont j'étais tombé amoureux… et qui portait maintenant l'enfant de son mari.
Tout cela tournait dans ma tête.
Tout cela tournait dans ma tête.
Cet après-midi-là, je restai figé devant mon écran sans vraiment travailler. Je n'écoutais même pas Katia, ma collègue, qui me parlait de temps à autre.
Je quittai le bureau tard ce soir-là.
En descendant de l'immeuble, j'aperçus ma patronne près de l'entrée. Elle était accompagnée d'un homme. Au début, je n'y prêtai pas attention, mais en me rapprochant, je compris soudain.
Cet homme… je le connaissais.
C'était le mari de Sabrina.
C'était le mari de Sabrina.
Au moment où ils remarquèrent ma présence, ils se séparèrent brusquement l'un de l'autre, comme surpris en pleine faute.
La gérante retrouva rapidement son calme et me demanda, d'une voix presque trop maîtrisée :
La gérante retrouva rapidement son calme et me demanda, d'une voix presque trop maîtrisée :
— Que fais-tu encore ici à cette heure-ci ?
Pris au dépourvu, j'improvisai une excuse. J'expliquai que j'avais oublié les clés de la voiture de service dans ma poche et que j'étais revenu les déposer.
Elle hocha simplement la tête.
Je continuai mon chemin sans ajouter un mot.
En quittant les lieux, une pensée me traversa l'esprit.
Je me rappelai les soupçons que Sabrina avait déjà exprimés concernant son mari. Elle était persuadée qu'il la trompait.
Peut-être avait-elle finalement découvert la vérité.
Peut-être que c'était pour cela qu'elle avait démissionné si brusquement… pour quitter cet endroit et ne plus avoir à affronter cette humiliation.
Je me rappelai les soupçons que Sabrina avait déjà exprimés concernant son mari. Elle était persuadée qu'il la trompait.
Peut-être avait-elle finalement découvert la vérité.
Peut-être que c'était pour cela qu'elle avait démissionné si brusquement… pour quitter cet endroit et ne plus avoir à affronter cette humiliation.
Je continuai de marcher dans la nuit.
Cette journée avait été remplie de surprises.
Cette journée avait été remplie de surprises.
Trop de surprises.
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