Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie sexuelle d'Amélia — Chapitre 36 · Dîner avec Nathalie et ses collègues
Auteur
La vie sexuelle d'Amélia
Chapitre 36 · Dîner avec Nathalie et ses collègues
Résumé
Après l'émission, Nathalie, ses collègues et Amélia dînent dans un bon restaurant
Après l'émission, Nathalie, ses collègues et Amélia dînent dans un bon restaurant
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L'équipe de Nathalie
Elle me dit tout bas :
— Attention, chérie, ne bois pas trop, tu es en moto et je tiens beaucoup à toi...
— Je sais... Merci, ma douce... Le plat est bon, on aurait envie de boire toute la bouteille en même temps !
— Elle est dingue de vouloir sortir de l'euro ! Elle a pensé aux conséquences ? D'abord les opérations de change : on ne sait plus ce que c'est, aujourd'hui, en Europe : on reviendrait quinze ans en arrière ! Les frais, les risques de change... Et plus question de solidarité comme dans les années précédant l'euro : qui se souvient du serpent monétaire ? Là ce sera chacun pour soi !
— Pour une personne qui se dit prête pour la présidence, elle est un peu légère en économie, je trouve... Elle veut sortir non seulement de l'euro mais de l'Union européenne !
— Regarde l'affaire BNP-Paribas : une preuve de plus que l'euro est intéressant comme alternative au dollar !
— Chantal, tu vas ennuyer Amelia : elle doit nous trouver obsédés par le boulot...
— Oh non, au contraire ! Je trouve Chantal très intéressante ! Chantal, je t'ai vue dans ton forum de l'économie : c'était passionnant !
— Merci, Amelia, mais Nathalie a raison : j'arrête...
— Qu'est-ce qu'elle a voulu dire, « procéder d'un système » ?
— Je sais... Merci, ma douce... Le plat est bon, on aurait envie de boire toute la bouteille en même temps !
— Elle est dingue de vouloir sortir de l'euro ! Elle a pensé aux conséquences ? D'abord les opérations de change : on ne sait plus ce que c'est, aujourd'hui, en Europe : on reviendrait quinze ans en arrière ! Les frais, les risques de change... Et plus question de solidarité comme dans les années précédant l'euro : qui se souvient du serpent monétaire ? Là ce sera chacun pour soi !
— Pour une personne qui se dit prête pour la présidence, elle est un peu légère en économie, je trouve... Elle veut sortir non seulement de l'euro mais de l'Union européenne !
— Regarde l'affaire BNP-Paribas : une preuve de plus que l'euro est intéressant comme alternative au dollar !
— Chantal, tu vas ennuyer Amelia : elle doit nous trouver obsédés par le boulot...
— Oh non, au contraire ! Je trouve Chantal très intéressante ! Chantal, je t'ai vue dans ton forum de l'économie : c'était passionnant !
— Merci, Amelia, mais Nathalie a raison : j'arrête...
— Qu'est-ce qu'elle a voulu dire, « procéder d'un système » ?
Nathalie me sourit et me répond calmement, directement :
— Parce que tu n'as pas compris ? Que je suis Juive, tout simplement.
— Oh, mon Dieu... Je rêve...
— Non, tu ne rêves pas, Amelia. Elle le dit dans son style à elle, à la fois vague et apparemment respectable, plus moderne aussi, pense-t-elle... Elle vient nous rappeler ce que nous savons bien : que le cauchemar peut recommencer à chaque instant...
— Amelia, il paraît que tu es mariée et que tu as un petit garçon ? Quel âge a-t-il ?
— Dix ans et demi. Il entre en sixième en septembre. On est en plein dans la crise d'ado ! Il critique, il répond... Mais je n'ai pas à me plaindre : il est vraiment très mignon...
— Oh, mon Dieu... Je rêve...
— Non, tu ne rêves pas, Amelia. Elle le dit dans son style à elle, à la fois vague et apparemment respectable, plus moderne aussi, pense-t-elle... Elle vient nous rappeler ce que nous savons bien : que le cauchemar peut recommencer à chaque instant...
— Amelia, il paraît que tu es mariée et que tu as un petit garçon ? Quel âge a-t-il ?
— Dix ans et demi. Il entre en sixième en septembre. On est en plein dans la crise d'ado ! Il critique, il répond... Mais je n'ai pas à me plaindre : il est vraiment très mignon...
À ce moment-là, le chef vient saluer Nathalie, un homme plutôt âgé, ventripotent, tablier et toque blanche.
— Bonsoir, Madame Schneider, tout va bien ?
— Bonsoir Monsieur Page, oui, c'est excellent comme toujours. Voici mon amie Amelia Boulanger... Savez-vous que son fils est passionné de cuisine et veut en faire son métier ? Au fait, pourquoi ne le prendriez-vous pas en stage ?
— Bien sûr ! Je n'ai rien à refuser à ma meilleure cliente !
— Oh, c'est très gentil mais c'est pour dans plusieurs années !
— Je vous mets tout à fait à l'aise, Madame : dans quelques années, j'espère être encore là mais si ce garçon change d'avis ou veut trouver autre chose, il n'y a aucun problème. Sinon, il faudra qu'il m'envoie une lettre de motivation... En attendant, amenez-le-moi : je lui montrerai notre activité...
— Bonsoir Monsieur Page, oui, c'est excellent comme toujours. Voici mon amie Amelia Boulanger... Savez-vous que son fils est passionné de cuisine et veut en faire son métier ? Au fait, pourquoi ne le prendriez-vous pas en stage ?
— Bien sûr ! Je n'ai rien à refuser à ma meilleure cliente !
— Oh, c'est très gentil mais c'est pour dans plusieurs années !
— Je vous mets tout à fait à l'aise, Madame : dans quelques années, j'espère être encore là mais si ce garçon change d'avis ou veut trouver autre chose, il n'y a aucun problème. Sinon, il faudra qu'il m'envoie une lettre de motivation... En attendant, amenez-le-moi : je lui montrerai notre activité...
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Amelia nue pour le sexe
Juste à ce moment-là, la charlotte aux framboises arrive : déjà euphorique, j'en salive et j'éclate de rire :
— Nous aurons toutes pris deux kilos après le dîner !
— Je vous laisse, Madame Schneider, Messieurs-dames, régalez-vous bien !
— Les framboises embaument !
— Elles peuvent : ce ne sont pas des fruits en conserve ou des surgelés ! Je suis allé les chercher à Rungis à trois heures du matin ! Madame Boulanger, votre fils connaît cet aspect de notre métier ? Un jour où il n'aura pas classe, un mercredi par exemple, je lui propose de l'amener avec moi ! Il verra ce que c'est de se lever tôt pour servir de bonnes choses à nos clients !
— Je crois qu'il est au courant, en effet. C'est très aimable à vous, Monsieur Page, je lui ferai part de votre proposition, je suis sûre qu'il en sera enchanté !
— Je vous laisse, Madame Schneider, Messieurs-dames, régalez-vous bien !
— Les framboises embaument !
— Elles peuvent : ce ne sont pas des fruits en conserve ou des surgelés ! Je suis allé les chercher à Rungis à trois heures du matin ! Madame Boulanger, votre fils connaît cet aspect de notre métier ? Un jour où il n'aura pas classe, un mercredi par exemple, je lui propose de l'amener avec moi ! Il verra ce que c'est de se lever tôt pour servir de bonnes choses à nos clients !
— Je crois qu'il est au courant, en effet. C'est très aimable à vous, Monsieur Page, je lui ferai part de votre proposition, je suis sûre qu'il en sera enchanté !
La charlotte est délicieuse et le repas se termine par un bon café. Nous nous levons et nous nous embrassons.
— Nous nous retrouvons à l'appart, Amelia, tu as bien tes clefs dans le cas où tu arriverais avant moi ?
— Oui, oui... Merci pour le merveilleux dîner, chérie, à tout à l'heure...
— Oui, oui... Merci pour le merveilleux dîner, chérie, à tout à l'heure...
Au comptoir, je récupère mon sac à dos pour l'acrobatie inverse dans les toilettes dames. Tout le monde est parti. J'enlève ma robe aussi serrée ou plus qu'une combinaison de plongée : je suis nue en-dessous. Juste à ce moment-là la porte s'ouvre : c'est Gilbert, le présentateur des actualités qui m'a regardée pendant tout le dîner comme le loup de Tex Avery... Il a le comportement « sûr de lui » et l'attitude genre tête à claques des hommes qui se savent beaux à défaut d'être séduisants et je me dis qu'il a les dents refaites... Si, finalement, il est assez séduisant mais je me dis que je préfère la simplicité de mon René au milieu de ses pièces de rechange... Mais il y a les hommes pour la baise et ceux pour construire quelque chose ensemble...
Machinalement et bien que je ne sois pas particulièrement pudique, je cache mes seins avec la robe que j'étais en train de plier sommairement.
— Qu'est-ce que tu f... là, naughty boy ?
— Je me suis trompé de porte. Excuse-moi...
— Mais bien sûr. Sors ou je hurle !!
— Subjugué, bouche bée, il reste immobile.
— Je me suis trompé de porte. Excuse-moi...
— Mais bien sûr. Sors ou je hurle !!
— Subjugué, bouche bée, il reste immobile.
Finalement, après ce bon dîner, après le café, ce serait assez agréable... Je m'entends prononcer :
— Tu te décides ?! Entre ou sors mais ne laisse pas cette porte ouverte !
Il se rapproche de moi. Je pose la robe sur le sac à dos. Il me prend les seins brutalement et me fait mal. Je frémis d'horreur et de volupté quand il porte la main sur mon sexe entièrement épilé et il rentre ses doigts. J'écarte les cuisses pour lui faciliter la tâche. Il pose ses lèvres sur les miennes et je le laisse faire.
— Ce n'est pas terrible comme endroit, je trouve, mais c'est bien tenu : ça sent le désinfectant.
— J'ai envie de toi...
— J'avais compris... On baise rapidement et ciao : j'ai une vie assez compliquée comme ça...
— J'ai envie de toi...
— J'avais compris... On baise rapidement et ciao : j'ai une vie assez compliquée comme ça...
Très excitée, le sexe trempé, je sors la verge en érection du pantalon et du caleçon et je la prends à pleine main : elle est grosse, dure et longue.
— J'aime bien ta grosse queue... Avec préservatif, chéri, tu en as ? Sinon j'en ai une réserve dans mon sac. C'est à prendre ou à laisser et on fait ça vite : j'ai rendez-vous avec Nathalie et je ne veux pas la faire attendre...
Il me soulève, lui habillé et moi nue et me pénètre aussitôt de toute la longueur et de toute la grosseur de son sexe et j'en crie de plaisir. Il me laboure, me donnant de brutaux coups de reins. Les bras autour de son cou, je vois vaguement, dans mon délire, la rangée de lavabos, l'essuie-mains, les spots de l'éclairage. L'insolite, le côté sordide de l'endroit et de la situation, la brusquerie de cette rencontre et de cette relation rapide me propulsent vers un violent orgasme et il jouit lui aussi, en rugissant de plaisir. Il me dépose assise sur l'espace entre les deux lavabos comme un paquet encombrant et se rajuste.
— Sors avant moi et referme la porte...
Vêtue de ma combinaison noire avec le gros macaron bleu et blanc « BMW », chaussée de mes bottes de moto, mon casque et mon sac à la main, je repasse devant le comptoir.
— Bonsoir !
— Bonsoir, madame ! Bonne nuit !
— Bonsoir, madame ! Bonne nuit !
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Chez Nathalie
Qu'est-ce qu'elle f... ? Elle a dû raccompagner quelqu'un... Et puis il faut qu'elle se gare dans le parking souterrain distant : c'est un immeuble ancien, il n'y a rien pour garer une voiture.
Toute nue dans la luxueuse salle de bains, j'utilise mon verre à dents, ma brosse et mon dentifrice et toutes les affaires perso que je possède ici. Je me démaquille avec une lotion (chère) : sans maquillage, j'ai une mine de déterrée... J'hésite à prendre une douche : je voudrais l'attendre puis je me décide. Je passe rapidement dans la non moins luxueuse cabine et je m'asperge d'eau tiède avec délice, effaçant les traces de mon contact physique avec ce garçon, une pulsion pour laquelle j'éprouve rétrospectivement un certain dégoût allant de pair avec un léger mais tenace mal de tête : l'un des vins sans doute, je n'ai pourtant pas beaucoup bu... Je m'emmitoufle avec délice dans mon épais peignoir blanc avec des lettres roses brodées « Amelia ». Je m'enduis légèrement le visage avec une crème de nuit « compatible sexe », avais-je demandé à la vendeuse de la parfumerie qui s'était retenue d'éclater de rire, mon accent soulignant le côté impudique et comique de la demande.
Je retire le peignoir et je me contemple sans complaisance mais avec une certaine satisfaction dans l'immense glace, soulevant mes seins mous, lourds et tombants qui me font horriblement mal au dos...
Je me dirige vers la chambre entièrement nue, les pieds dans les légers chaussons que je possède ici. J'entrouvre la fenêtre, faisant entrer l'air frais de la nuit et le bruit vague de la circulation parisienne aux heures creuses : les bruits de la ville. Je me glisse sous les draps, j'éteins la lumière et je m'endors aussitôt, réveillée presque instantanément par mon amante qui vient de se coucher nue tout contre moi. Elle caresse mes seins et tout mon corps. Je lui tends mes lèvres.
— Quelle heure est-il ? Oh, et puis on s'en f...
Je sens son parfum, une odeur de vraie femme et j'en fonds de désir et de plaisir.
Je mêle sensuellement mes cuisses aux siennes : j'ai envie de jouir. En quelques mouvements, enserrant l'une de ses cuisses et frottant mon sexe ouvert et humide contre sa chair épaisse, je me soulage par un orgasme partiel, quelques spasmes qui me permettront d'attendre le reste... s'il vient, car je suis assez fatiguée...
L'image pâle de Laure traverse mon esprit tandis que Nathalie caresse interminablement mes cuisses et mes fesses rebondies, les écarte et cherche l'orifice en relief et je gémis de plaisir.
Elle me serre dans ses bras et me fait des baisers. Puis, résolument, avec beaucoup de compétence, elle prend mon clitoris entre les doigts de sa main libre et me fait jouir. Je me tords de plaisir et je crie.
A suivre
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