Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie sexuelle d'Amélia — Chapitre 35 · Nathalie, journaliste de télévision
Auteur
La vie sexuelle d'Amélia
Chapitre 35 · Nathalie, journaliste de télévision
Résumé
Amélia a été invitée à l'émission politique animée par sa nouvelle amante, la journaliste de télévision Nathalie Scheider. Vêtue d'une robe sexy, elle se glisse dans les gradins réservés aux spectateurs...
Avertissement : toute ressemblance avec des personnages réels serait purement fortuite...
Amélia a été invitée à l'émission politique animée par sa nouvelle amante, la journaliste de télévision Nathalie Scheider. Vêtue d'une robe sexy, elle se glisse dans les gradins réservés aux spectateurs...
Avertissement : toute ressemblance avec des personnages réels serait purement fortuite...
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Les cuisses nues d'Amélia
Non sans agressivité, Mme Le Goffic explique que son projet est de détruire l'Union européenne, ce qui déclenche les réactions de ses adversaires : tout le monde parle à la fois. Animatrice efficace, Nathalie essaie de donner la parole à une autre personne.
Cette mini-robe que j'avais mise pour faire honneur à mon amie mais que personne ne voit, ce n'était finalement pas une bonne idée mais je ne possède aucun autre genre de robe : j'aurais dû mettre un jean. La robe, très serrée, se relève. Je tente sans succès de la baisser et de l'empêcher de se relever jusqu'à la taille : le tissu synthétique est rêche sur mes fesses et mes cuisses nues. Je sens une main s'aventurer sur ma cuisse nue...
Ma première pensée est de faire ma mijaurée et de retirer la main inopportune : une gifle dans l'émission, il n'en est pas question. Je le regarde : il est en costume-cravate, le visage bien rasé, les cheveux courts, assez jeune, un visage plein d'humour. Il me sourit et chuchote :
— Vous avez des cuisses rondes et chaudes et tellement douces...
Il a l'air tellement sincère et marrant... J'ai envie d'éclater de rire. Je m'entends chuchoter aussi :
— Normal, elles viennent d'être épilées... Et nous sommes en train de rater l'émission.
— Vous avez un accent délicieux et très sexy et vous parlez merveilleusement le français... Ce sont toujours les mêmes histoires. Je suis l'attaché parlementaire de Mme A. (la députée UMP invitée à l'émission). Alors vous savez, plus rien ne me surprend...
— Dommage pour vous : je suis de gauche, comme Nathalie.
— Vous avez un accent délicieux et très sexy et vous parlez merveilleusement le français... Ce sont toujours les mêmes histoires. Je suis l'attaché parlementaire de Mme A. (la députée UMP invitée à l'émission). Alors vous savez, plus rien ne me surprend...
— Dommage pour vous : je suis de gauche, comme Nathalie.
Il pouffe de rire :
— Je vous garde quand même ! Après tout, comme dirait l'autre, nous appartenons à l'UMPS !
Je hausse les épaules :
— Taisez-vous, vous dites n'importe quoi...
Des personnes se retournent vers nous et font « chut ».
— Nous dérangeons. Retirez votre main, s'il vous plaît.
Je n'ai pas écouté ce qui précédait mais devant l'assistance médusée, la dirigeante d'extrême-droite vient de s'en prendre à Nathalie qui, déstabilisée dans un premier temps, a un moment d'hésitation. Elle lui reproche de faire partie de la gauche caviar, dit-elle, d'avoir un appartement dans le huitième arrondissement, une villa à Deauville, un chalet à Megève, un yacht, une Mercedes 350 SLK, un appartement dans le quartier le plus chic de New-York, sans compter une coûteuse collection de tableaux...
— Une fortune venant de votre père : c'est facile d'être de gauche dans ces conditions !
Elle lui reproche aussi d'avoir une double nationalité, d'avoir fait Sciences Po : un endroit où sont formés les dirigeants du « système ».
— Ah oui, c'est vrai, vous n'avez pas fait l'ENA : vous avez raté le concours, dommage !
Et aussi de faire partie de la caste apparemment honnie des journalistes et de « procéder d'un système », des gens qui restent tout le temps ensemble, dont les enfants fréquentent les mêmes écoles... Expression sibylline que je ne comprends pas tout de suite. Et elle veut rendre « sa liberté d'expression au peuple français ».
Nathalie sourit, son sourire des mauvais jours : on sent qu'elle se contient.
— OK, Madame Le Goffic, j'ai simplement une formation de journaliste politique... Et je n'ai pas à me justifier : avec votre permission nous allons arrêter sur ce sujet : ce n'est pas mon procès ici ni celui d'aucun de mes confrères : nous parlions de l'Europe et particulièrement de politique étrangère. Je ne sais pas si vous représentez le peuple français plus que d'autres, mais le « système » vous invite à chaque occasion, vous l'aurez remarqué et vous avez tout le loisir de vous exprimer. À condition toutefois de respecter vos interlocuteurs...
L'émission s'achève. Il est 23h30. Nous quittons nos places dans un brouhaha.
— Quand nous revoyons-nous ?
— Je suis mariée et mère de famille et je suis plus âgée que vous.
— Et alors ?
— Vous ne me plaisez pas.
— Vous mentez bien mal. Eh bien vous, vous me plaisez beaucoup !
— J'avais compris. Mais je suis lesbienne : je ne trompe mon mari qu'avec des femmes.
— Je suis mariée et mère de famille et je suis plus âgée que vous.
— Et alors ?
— Vous ne me plaisez pas.
— Vous mentez bien mal. Eh bien vous, vous me plaisez beaucoup !
— J'avais compris. Mais je suis lesbienne : je ne trompe mon mari qu'avec des femmes.
Je réalise le comique de ma phrase et j'éclate de rire, ce qui supprime toutes mes défenses.
— Ah, tout de même !
— Voici ma carte professionnelle. Vous avez droit à un coup de téléphone par jour, pas plus et pas pendant les heures que je partage avec mon mari et mon fils.
— Voici ma carte professionnelle. Vous avez droit à un coup de téléphone par jour, pas plus et pas pendant les heures que je partage avec mon mari et mon fils.
Il me donne la sienne : Alain Moreau, attaché parlementaire.
— Eh bien moi je suis libre comme le vent...
Il ajoute en me parlant à l'oreille :
— Ce sont les pires !!
— Je vais voir mon amie Nathalie. Au revoir.
— Je vais voir mon amie Nathalie. Au revoir.
Il me fait un baise-main très stylé. Je hausse les épaules.
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Les collègues de Nathalie
Un grand restaurant de Boulogne, peu avant minuit
Dans les toilettes dames, je me livre à nouveau à l'acrobatie consistant à me changer rapidement dans un espace étroit : Nathalie, très fière de moi, veut me montrer en robe ! Retirer les bottes de moto, la combinaison de moto, les ranger dans le sac, retirer T-shirt et jean (en hiver je porte les sous-vêtements moto, très chauds) et je suis toute nue pendant un instant pour déplier la robe... et c'est le moment que choisit une jeune collègue de Nathalie pour entrer.
— Oh, désolée !!
— Pas grave, restez, vous allez m'aider à enfiler la robe, elle est devenue un peu petite pour moi...
— Pas grave, restez, vous allez m'aider à enfiler la robe, elle est devenue un peu petite pour moi...
C'est laborieux : je la passe par le haut et je tente de faire descendre le tissu noir, élastique et étroit sur mon corps nu : pas de sous-vêtement prévu. Mes seins jaillissent par-dessus et il faut les faire rentrer. Le plus difficile est de faire passer mes hanches et mes fesses.
— Je suis devenue énorme !! Je ne peux plus m'habiller ! Mes fesses sont beaucoup trop grosses, elles l'étaient déjà quand j'étais toute jeune... Je suis en train de devenir un, comment on dit, un épouvantail !
— Vous plaisantez, Amélia ! Vous êtes tellement belle ! J'aimerais tant être comme vous à votre âge !
— Vous plaisantez, Amélia ! Vous êtes tellement belle ! J'aimerais tant être comme vous à votre âge !
La robe est enfilée. Je la remonte pour recouvrir la pointe de mes seins qui sortent, ce qui a pour effet de découvrir mes fesses... et mon sexe ! Je la tire alors vers le bas. Nous éclatons de rire. Je rajuste mon maquillage et ma coiffure. Je me remets un peu de parfum sur les cuisses et derrière les oreilles, celui qui indispose ma belle-mère : ça sent dans toute la maison, elle se parfume comme une cocotte, dit-elle à son fils.
En passant, je confie mon sac à dos à une serveuse et je me dirige vers la table réservée par Nathalie dans une salle au décor chaud, mon petit sac noir à la main, mes longues jambes nues perchées en équilibre sur des chaussures à talons aiguille seyantes mais beaucoup trop hautes et qui me font mal partout : aux pieds, au dos...
On nous accueille avec des cris de joie.
— Qu'est-ce que vous f...iez, Amélia et Élodie... Tu es splendide, Amélia...
Mon amie me fait signe de m'installer à côté d'elle. L'ambiance de cette équipe est très sympa. On commande l'apéritif.
— Un jus d'orange pour moi...
— Comment vous êtes-vous connues, demande quelqu'un.
— Amélia est décoratrice, elle a refait mon appart du Faubourg Saint-Honoré.
— Comment vous êtes-vous connues, demande quelqu'un.
— Amélia est décoratrice, elle a refait mon appart du Faubourg Saint-Honoré.
Ils sont passés au tutoiement qui semble être de règle :
— C'est toi qui l'as refait ? C'est plein de goût.
— Je ne veux pas m'en attribuer tout le mérite : la création artistique, la conception, c'est Charlotte Lloyd, mon associée...
— En attendant c'est toi qu'on a vue pendant tous les travaux...
— Vous devez être surpris par l'évolution de la politique française, aux États-Unis...
— Je n'y ai pas fichu les pieds depuis vingt ans (les gens sourient quand j'emploie des expressions triviales françaises). Mais on a pire que cette Marie Le Goffic… Au fait, connaissez-vous Alain Moreau, le garçon qui s'était mis à côté de moi pendant l'émission ?
— Je ne veux pas m'en attribuer tout le mérite : la création artistique, la conception, c'est Charlotte Lloyd, mon associée...
— En attendant c'est toi qu'on a vue pendant tous les travaux...
— Vous devez être surpris par l'évolution de la politique française, aux États-Unis...
— Je n'y ai pas fichu les pieds depuis vingt ans (les gens sourient quand j'emploie des expressions triviales françaises). Mais on a pire que cette Marie Le Goffic… Au fait, connaissez-vous Alain Moreau, le garçon qui s'était mis à côté de moi pendant l'émission ?
C'est Nathalie qui répond :
— C'est un coureur. Il est connu...
— Ah oui ?
— Ah oui ?
J'ajoute :
— Pourtant, moi je le trouve marrant...
Je me mords les lèvres : je suis à côté de mon amante, une femme que j'aime et qui me rend heureuse. Je sens son souffle, son odeur et nous nous retrouverons nues ensemble tout à l'heure mais ce n'est pas d'elle dont j'ai envie en ce moment : je me souviens de la sensation inattendue de la main de mon voisin sur mes cuisses. J'ai brutalement envie d'un homme, n'importe lequel pourvu qu'il soit baisable, et je sens que je mouille, je suis nue en dessous et je vais en mettre sur la chaise du restaurant : ça va se voir et cette idée redouble mon excitation... Je parcours des yeux la tablée des collègues de Nathalie, m'attardant sur les garçons... J'entends le maître d'hôtel comme dans un rêve.
— Que boirez-vous ?
Nathalie me sourit :
— On va utiliser les compétences : on va donner la carte des vins à Amélia ! Un blanc et un rouge, chérie : il y a une entrée...
— Je vais être saoule, je suis en moto...
— Tu n'es pas seule à table, ma douce...
— Amélia est la femme parfaite !! La moto, le vin...
— Oh, je vous en prie, ne vous moquez pas de moi... Quel prix veux-tu y mettre ?
— Pas de limitation !
— Oh, si, quand même...
— Je vais être saoule, je suis en moto...
— Tu n'es pas seule à table, ma douce...
— Amélia est la femme parfaite !! La moto, le vin...
— Oh, je vous en prie, ne vous moquez pas de moi... Quel prix veux-tu y mettre ?
— Pas de limitation !
— Oh, si, quand même...
Je jette un coup d’œil.
— Un Bourgogne chardonnay, celui-ci et avec le magret, je verrais bien un bon cru du Beaujolais...
— Bon choix, en effet. Je vous conseille le Morgon, il est très bien...
— OK. Un Morgon...
— Bon choix, en effet. Je vous conseille le Morgon, il est très bien...
— OK. Un Morgon...
Je lui rends la carte.
— Merci, Madame.
À suivre
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Commentaires ()
Elle va venir.
Remarque : une accumulation de chapitres chauds, ce serait lassant même si c'est ce que certaines personnes recherchent