Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La vie sexuelle d'Amélia — Chapitre 34 · Amélia et Laure, nues et amantes ; l'émission de Nathalie
Auteur
La vie sexuelle d'Amélia
Chapitre 34 · Amélia et Laure, nues et amantes ; l'émission de Nathalie
Résumé
Dans l'école d'art où enseigne Laure, Amélia fait la connaissance de la séduisante modèle nue, Marie-Louise et la désire aussitôt, ce qui lui vaut la jalousie de Laure... En attendant, les deux amantes vont déjeuner ensemble et faire l'amour...
Quant à Nathalie, l'autre amante d'Amélia, elle a invité notre héroïne à l'émission politique qu'elle anime...
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Amélia et Laure, nues et amantes
Nous sommes nues dans son lit, enlacement indistinct de chair féminine. Les douces cuisses longues et épaisses encadrent mon corps. Je caresse doucement la peau satinée. La jolie tête ébouriffée repose sur mon épaule. Elle respire régulièrement : elle s'est endormie. Elle a joui tellement fort que des larmes coulent le long de son visage : j'en ai senti une tomber sur mon cou.
Je n'ose pas bouger de peur de la réveiller. Mes seins lourds sont posés sur sa poitrine plate. Précautionneusement je passe les doigts sur le torse maigre, m'amusant en souriant à compter les côtes puis j'atteins les fesses rebondies. Sa cuisse est repliée sur ma hanche. Je pense qu'elle a vingt-huit ans, vingt ans de moins que moi et sa jeunesse m'inonde de bonheur, d'énergie et de bien-être. Je songe à René : pour lui, posséder mon corps, c'est un dû. Pour Laure, quand nous faisons l'amour ensemble, c'est une fête...
J'entends les bruits de la rue, ceux de l'heure du déjeuner. Soudain inquiète, je veux regarder l'heure, zut, je risque de la réveiller, notre temps est pourtant limité...
— Chérie...
Elle se réveille en sursaut et s'essuie le visage du revers de la main :
— Ce n'est pas vrai, je me suis endormie ?!
Elle saute du lit toute nue et se dirige vers la kitchenette en balançant ses jolies fesses.
— On va déjeuner, tout est prêt !
Elle ouvre le frigidaire et en extrait un saladier, plusieurs paquets et une bouteille de vin rouge qu'elle pose sur la table. Je me lève à mon tour.
— On reste nues pour déjeuner, décrète-t-elle. Il y a du taboulé, du jambon, du fromage, de la macédoine, et il m'a mis un morceau de pâté en cadeau.
Elle me tend la bouteille et un tire-bouchon. C'est un Côtes-du-Rhône.
— Je lui ai dit que mon amie s'y connaissait en vin, j'espère qu'il est bon... Il se boit frais, il m'a dit, tiens, ouvre-le.
— C'est gentil chérie, je vais être saoule, je suis en moto...
— C'est gentil chérie, je vais être saoule, je suis en moto...
Je m'exécute puis je le goûte, la servant ensuite.
— Il est délicieux et il va bien avec un buffet campagnard, en effet. Tchin, chérie, à nous ! Cheers !
— Tiens, coupe le pain, il vient de la bonne boulangerie...
— Tiens, coupe le pain, il vient de la bonne boulangerie...
Nous dévorons toutes les deux. Ce vin rouge frais est une merveille et je me laisse aller à m'en servir un second verre, oh la la, il porte à la tête... Elle est assise à une certaine distance de la table, les jambes croisées. Je contemple la jolie poitrine plate. Je me déplace pour caresser la hanche ronde et une cuisse. Je remarque pour la première fois qu'elle est parsemée de toutes petites taches brunes qui en soulignent la sensualité... Que c'est doux, une femme...
— Tiens, tu peux couper la tarte, elle ne doit pas être mauvaise...
Je souris : toujours les litotes de ma petite Française... Une compatriote userait de superlatifs en poussant des exclamations...
— Oui, elle est bonne, chérie. Tu as fait des folies !
Le café sent bon : il embaume toute la pièce.
— Je vais servir le café.
Elle se lève et revient avec la cafetière. Elle remplit les tasses.
— Comment va Camille ?
— Très bien, nous nous voyons souvent... Elle, elle est dispo, elle n'a ni mari ni gamin...
— Très bien, nous nous voyons souvent... Elle, elle est dispo, elle n'a ni mari ni gamin...
Elle regarde l'heure : 13h10.
— Aide-moi à ranger...
Puis elle me prend par la main et m'entraîne vers le lit.
— Je veux jouir après le déjeuner, décide-t-elle.
J'ai la tête qui tourne. Nous tombons ensemble en riant. Elle introduit ses petits doigts dans mon sexe et je laisse le plaisir monter...
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L'émission de Nathalie
Boulogne-Billancourt, dans la tour de la chaîne de Nathalie, vers 20h30
À l'étage indiqué, le badge attaché tant bien que mal à ma combinaison, mon casque à la main, j'avise un vigile :
— Bonsoir, je cherche Nathalie Schneider...
— Vous n'avez pas le droit d'entrer ici, madame. Pour les invités, c'est par là.
— Vous n'avez pas le droit d'entrer ici, madame. Pour les invités, c'est par là.
Et il me montre une flèche.
— Mais je suis une amie de Madame Schneider, Amélia Boulanger, je voulais lui dire bonjour avant l'émission...
— Un instant. Attendez-moi ici.
— Un instant. Attendez-moi ici.
Il revient et me montre une porte :
— C'est d'accord. C'est là, dans la salle de maquillage...
— Merci !
— Merci !
En voulant entrer, encombrée de mon casque, mon sac à dos à la main, je manque de heurter une dame que je ne reconnais pas tout de suite. Surprise, je m'exclame :
— Oh, so sorry !!
Flanquée de deux gardes du corps, la dame, une blonde robuste sans doute à peu près du même âge que moi, me lance un regard bref d'un tel mépris que j'ai l'impression de recevoir un coup de poing au plexus. Elle entre devant moi et est prise en main par une maquilleuse. Et, la surprise passée, je la reconnais...
Je me dirige vers Nathalie qui est en train d'être pomponnée, peinte plutôt. Elle me sourit.
— C'est gentil d'être venue à l'émission, chérie... Excuse-moi, je ne peux pas bouger...
— On est obligé de te peindre comme ça ?
— Oui, toujours pour ce genre d'émission, sinon on serait complètement blafards à l'écran... Tu n'as pas réussi à décider René ?
— Non, j'ai laissé mes hommes à la maison. Pat m'a dit qu'il regarderait une partie de l'émission à la télé... Si tu veux, après, on pourra passer la nuit chez toi, j'ai envie de faire l'amour...
— Bien sûr, chérie, puisque tu es seule...
— Marie Le Goffic vient de me regarder comme de la m...
— Oh, cela, chérie, ce n'est rien : moi je vais l'avoir en face de moi... Il faut bien que je l'invite : elle vient de gagner les élections...
— Tu peux me prêter ta loge ? Je suppose que tu en as une, ce serait pour me mettre en robe.
— On est obligé de te peindre comme ça ?
— Oui, toujours pour ce genre d'émission, sinon on serait complètement blafards à l'écran... Tu n'as pas réussi à décider René ?
— Non, j'ai laissé mes hommes à la maison. Pat m'a dit qu'il regarderait une partie de l'émission à la télé... Si tu veux, après, on pourra passer la nuit chez toi, j'ai envie de faire l'amour...
— Bien sûr, chérie, puisque tu es seule...
— Marie Le Goffic vient de me regarder comme de la m...
— Oh, cela, chérie, ce n'est rien : moi je vais l'avoir en face de moi... Il faut bien que je l'invite : elle vient de gagner les élections...
— Tu peux me prêter ta loge ? Je suppose que tu en as une, ce serait pour me mettre en robe.
Elle me tend une clef. Je sors. D'autres personnalités politiques sont en train d'entrer. Je souris : très intéressant de voir ces gens de près... Je me fais conduire dans la loge par le vigile. Je retire ma combinaison et je sors du sac à dos une micro-robe noire au ras des fesses, très déshabillée, de jolies chaussures à talons très hauts et un mignon sac à main très élégant, assorti avec la robe. Aucun sous-vêtement comme toujours. J'hésite puis je noue mes cheveux dorés en chignon : les cheveux en liberté me vont moins bien que lorsque j'étais jeune. En ressortant, je repasse par la salle de maquillage, suscitant une exclamation de Nathalie :
— Tu es magnifique, chérie ! Tu as un corps de rêve !! Mais on ne va pas beaucoup te voir : tu vas être dans le fond du studio avec les spectateurs !... Je ne t'embrasse pas avec ce que j'ai sur la figure, file, chérie, à tout à l'heure...
La partie réservée aux sièges des spectateurs, en gradins, est assez obscure. Je me mets au troisième rang et je constate que ma mini-robe est un peu inutile, en effet. On est un peu serrés. Un homme, à côté de moi, lorgne mes cuisses nues sensuellement croisées...
Et Nathalie s'installe derrière la table, dans la partie inondée par les projecteurs. Elle donne l'impression d'être très à l'aise. C'est une très belle femme, dans l'été avancé de ses cinquante ans, les yeux bleus lumineux, ses cheveux bruns courts très bien coiffés. Elle arbore son célèbre décolleté plongeant... et elle décrit l'émission où il sera bien sûr question du résultat des Européennes mais aussi d'autres sujets politiques et elle présente les invités...
À suivre
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Commentaires ()
Merci du com et merci d'apprécier !
Demain la suite des aventures d'Amélia...