Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fièvre animale — Chapitre 19
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fièvre animale
Chapitre 19
Chapitre 19
Le lendemain matin, la lumière douce du soleil filtre à travers les rideaux de la chambre, baignant la pièce d'une lueur chaude et apaisante. Je me réveille lentement, encore blotti contre le torse large et chaud de Damian. Son bras puissant m'entoure, protecteur, comme s'il refusait de me lâcher même dans son sommeil. Mon ventre arrondi est bien visible maintenant, pressé contre lui. Je sens la chaleur de sa peau contre la mienne, et ce contact me remplit d'un calme profond que je n'avais plus ressenti depuis longtemps.
Damian est déjà réveillé. Je le devine à la façon dont ses doigts caressent lentement mon ventre, presque religieusement. Chaque mouvement est doux, attentif, comme s'il voulait mémoriser chaque courbe, chaque changement. Il trace des cercles lents du bout des doigts, descendant jusqu'à la ligne plus foncée qui apparaît sous mon nombril. Son souffle est régulier contre mes cheveux, mais je sens son cœur battre plus fort contre mon dos.
Il reste silencieux un long moment, continuant ses caresses. Puis, d'une voix grave et basse, chargée d'une gravité mêlée de tendresse infinie, il murmure :
— Nate… il faut que je te parle de quelque chose d'important.
Il se redresse doucement, prenant mon visage entre ses grandes mains chaudes. Ses pouces caressent mes joues tandis qu'il me regarde droit dans les yeux. Son bonheur d'être bientôt père de deux enfants illumine tout son visage. Ses yeux brillent d'une fierté presque animale, d'une joie profonde qu'il ne cherche même pas à cacher.
— Ces deux derniers mois… j'ai beaucoup réfléchi, commence-t-il. J'avais peur pour toi. Peur que ton ventre qui s'arrondit attire trop l'attention à L'Écorce Bleue. Les collègues, les Alphas, les rumeurs… tout cela devenait trop dangereux. Je ne pouvais plus supporter l'idée que tu sois exposé comme ça, tous les jours.
Il marque une pause, sa main descendant à nouveau sur mon ventre qu'il caresse avec une dévotion presque sacrée. Son sourire s'élargit, rempli d'une émotion brute.
— J'ai créé ma propre entreprise, Nate. Elle s'appelle Senteurs Oubliées. Une maison de parfumerie haut de gamme, spécialisée dans les fragrances rares et sur mesure. J'ai tout préparé en secret : les locaux, les premiers contrats, l'équipe réduite. À partir du mois prochain, si tu démissionnes maintenant, tu pourras travailler là-bas. En toute sécurité. Sans avoir à cacher ton ventre.
Je reste sans voix, touché au plus profond de moi. Les larmes me montent aux yeux. Je pose ma main sur la sienne, sur mon ventre, et bredouille :
— Damian… c'est… c'est incroyable. Je ne sais pas comment te remercier. Tu as fait tout ça pour moi… pour nous…
Ma voix se brise un peu. La gratitude m'envahit, immense, mais une pointe de tristesse aussi.
— Mais… je vais perdre mes amis. Mon équipe. La routine que je connais depuis des années. C'est dur de tout laisser derrière.
Damian sourit doucement, compréhensif. Il m'attire plus près, embrassant mon front, puis mes lèvres, puis mon ventre arrondi avec une tendresse infinie.
— J'avais tout prévu, mon ange, murmure-t-il contre ma peau. Marc est déjà au courant. Il accepte de nous rejoindre. Il sera un atout précieux pour les tests et la stabilité des formules. Il sera avec toi.
Il relève la tête, ses yeux brillants de fierté et d'amour.
— L'entreprise ne comptera que des Omégas ou des Bêtas qui connaissent le monde Omegaverse. Aucun Alpha extérieur ne sera accepté. C'est un environnement entièrement sécurisé. Tu pourras développer librement ta « Cage de Verre », tous les parfums que tu veux, sans peur d'être repéré. Et grâce à tes recherches… tu pourras aussi venir en aide à d'autres Omégas si elles en ont besoin. Ta formule pourrait protéger bien plus de monde que nous deux.
Je sens les larmes couler sur mes joues. La gratitude, l'amour, la peur de l'inconnu… tout se mélange. Je me blottis contre lui, enfouissant mon visage dans son cou.
— Merci… murmuré-je, la voix tremblante. Merci pour tout ce que tu fais pour nous. Je suis terrifié, mais… je suis aussi excité. Pouvoir créer librement, sans me cacher… et peut-être aider d'autres… c'est un rêve.
Damian me serre plus fort, embrassant mes cheveux, mon front, mes lèvres. Il caresse mon ventre sans s'arrêter, comme s'il ne pouvait plus s'en passer.
— Tu ne perdras pas tout, mon cœur. Marc sera là. Et tu pourras toujours garder contact avec tes anciens collègues si tu le souhaites. Mais ta sécurité, celle de nos enfants… c'est ma priorité. Je t'aime, Nate. Je vous aime déjà tous les trois.
Nous restons longtemps enlacés, nus dans le lit, à parler de l'avenir. Damian me montre sur son téléphone les premiers plans des locaux : un laboratoire privé rien que pour moi, des espaces de création, une salle de repos confortable. Il parle avec passion des premiers projets qu'on pourrait lancer ensemble, de la liberté que j'aurai pour perfectionner la Cage de Verre, et de comment mes recherches pourraient un jour aider d'autres Omégas en difficulté.
Je l'écoute, le cœur gonflé. La tristesse de quitter mon ancienne vie est là, mais elle est largement surpassée par l'amour et la sécurité qu'il m'offre. Quand il m'embrasse à nouveau, longuement, tendrement, je me sens enfin prêt à cette nouvelle étape.
Pour la première fois depuis longtemps, l'avenir me semble moins effrayant.
Le lendemain matin, je me réveille avec une détermination nouvelle. La conversation de la veille avec Damian tourne encore dans ma tête. Je reste un moment blotti contre lui, sentant la chaleur de son corps contre le mien, son bras protecteur autour de ma taille, sa main posée sur mon ventre encore discret. Son souffle régulier caresse mes cheveux. Pour la première fois depuis longtemps, je me sens prêt à franchir une étape décisive.
Je me lève sans faire de bruit, m'habille avec soin : une chemise ample qui cache parfaitement mon ventre qui commence à s'arrondir, un pantalon confortable, une veste légère. Je me regarde dans le miroir un instant. Mon reflet me semble à la fois familier et différent. Je suis toujours Nate, le Nez Senior, mais je porte désormais une responsabilité bien plus grande.
Damian se réveille peu après. Il me rejoint dans la cuisine, m'enlace par-derrière et pose ses lèvres dans mon cou.
— Tu es sûr de toi ? murmure-t-il.
— Oui, réponds-je en me tournant vers lui. Il est temps.
— Oui, réponds-je en me tournant vers lui. Il est temps.
Il m'embrasse longuement, tendrement, comme pour me donner du courage. Nous prenons le petit-déjeuner ensemble, dans un silence complice. Ses mains ne quittent presque jamais mon ventre, caressant doucement la courbe naissante à travers le tissu. Son regard est rempli d'amour et d'une détermination farouche.
Nous arrivons tôt à L'Écorce Bleue. L'entreprise est encore calme, les couloirs presque déserts. Je me rends directement au bureau de Cart, le cœur battant mais l'esprit clair. Damian m'accompagne, marchant à mes côtés, imposant et silencieux. Sa présence à elle seule me donne de la force.
Je frappe à la porte de Cart et entre sans attendre sa réponse. Il est assis derrière son bureau, en train de consulter des dossiers. Quand il me voit, il lève un sourcil surpris.
— Diaz ? Qu'est-ce que tu fais ici si tôt ?
Je pose ma lettre de démission sur son bureau, d'un geste ferme.
— Je démissionne, Cart. Aujourd'hui.
Cart reste figé un instant, puis son visage se décompose. La surprise laisse place à la colère. Il se lève brusquement, le visage rouge.
— Quoi ? Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui se passe vraiment ? Tu ne peux pas partir comme ça ! Après tout ce que l'entreprise a fait pour toi ? Tu as des responsabilités, des projets en cours !
Sa voix monte rapidement, vibrante de rage. Il contourne son bureau, pointant un doigt accusateur vers moi.
— C'est à cause de Vance, c'est ça ? Ou il y a autre chose ? Tu caches quelque chose, Diaz. Je le sens depuis des semaines. Tu crois que je n'ai pas remarqué tes absences, tes comportements bizarres ?
Je reste droit, mais mon cœur bat la chamade. Avant que je puisse répondre, la porte s'ouvre derrière moi. Damian entre, imposant, calme, mais avec une aura de puissance qui remplit toute la pièce. Il se place immédiatement à mes côtés, une main posée sur le bas de mon dos dans un geste protecteur mais discret.
Cart s'arrête net. Il regarde Damian, puis moi, sentant la tension qui émane de mon Alpha. Sa colère est toujours là, mais elle est maintenant teintée de prudence. Il recule d'un pas, la mâchoire crispée.
— Vance… grogne-t-il. Bien sûr. Toujours toi derrière tout ça.
Damian ne hausse pas la voix. Il parle avec une autorité froide et calme qui fait froid dans le dos :
— Nate a pris sa décision. Elle est définitive. Vous n'avez pas à en savoir plus. Acceptez sa démission sans faire d'histoires.
Cart serre les poings, visiblement furieux, mais il n'ose pas aller plus loin. La présence de Damian, sa stature, son regard sombre le font reculer. Il finit par hocher la tête sèchement, les dents serrées.
— Très bien. Mais tu regretteras ce choix, Diaz.
Damian me guide hors du bureau sans ajouter un mot. Sa main reste dans mon dos, ferme et rassurante. Nous descendons jusqu'au laboratoire. Une fois à l'intérieur, la porte fermée, Damian me prend dans ses bras et m'embrasse sur le front.
— Tu as été parfait, murmure-t-il. Je suis fier de toi.
Je reste un peu plus tard au laboratoire avec lui. Damian a pris des dispositions pour être présent toute la matinée. Je me plonge dans mes recherches avec une concentration intense. Il n'y a plus qu'un dernier fragment de la relique d'Alistair de Mont-Clair à incorporer dans la formule. Je travaille avec précision, mélangeant les composants sous le regard attentif et fier de Damian. Il reste à mes côtés, m'apportant ce dont j'ai besoin, posant parfois une main sur mon épaule ou mon ventre.
— Tu es incroyable, me dit-il doucement pendant que je finalise le mélange. Regarde tout ce que tu as accompli. Pour toi. Pour nous. Pour nos deux enfants.
Ses mots me donnent du courage. Nous échangeons quelques paroles tendres et encourageantes pendant le processus. Il me parle de notre avenir dans Senteurs Oubliées, de la liberté que j'aurai, de la sécurité que nous construirons ensemble.
Quand la formule est enfin terminée, je suis fébrile. Je décide de la tester immédiatement. Je m'asperge discrètement le cou, les poignets et le torse avec le parfum inhibiteur. L'odeur est subtile, presque imperceptible. Je me tourne vers Damian, le cœur battant.
— Est-ce que tu me sens toujours ?
Damian s'approche lentement. Il respire profondément dans mon cou, puis descend vers mon torse. Un sourire immense, rempli de fierté, illumine son visage.
— Oui, murmure-t-il. Je te sens encore parfaitement. La signature de mes phéromones est bien présente. La Cage de Verre fonctionne, Nate. Tu as réussi.
C'est à ce moment précis que Cart refait surface. Il entre dans le laboratoire sans frapper, visiblement énervé et suspicieux, pour nous provoquer une dernière fois. Son visage est rouge de colère. Il s'approche de moi d'un pas agressif, essayant de sentir mon odeur.
— Qu'est-ce que tu as fait ? grogne-t-il. Qu'est-ce que tu caches, Diaz ? Je sais que tu mijotes quelque chose depuis des semaines !
Il se penche vers moi, reniflant l'air avec insistance. Mais… rien. Aucune phéromone Omega ne filtre. Pas la moindre trace. Cart fronce les sourcils, confus, puis son visage se tord de surprise et de frustration.
— Pourquoi je n'arrive plus à te sentir ? s'exclame-t-il, la voix montant dans les aigus. Cette bonne odeur… cette odeur qui me rendait fou… elle a disparu ! Qu'est-ce que tu as fait ? Dis-moi !
Il s'approche encore plus dangereusement de moi, presque collé contre mon corps, reniflant mon cou, mon torse, avec une avidité désespérée.
— Réponds-moi, Diaz ! Je veux savoir ce que tu caches !
La confrontation monte rapidement. Cart devient menaçant, avançant encore, la voix vibrante de colère et de frustration. Avant que je puisse réagir, Damian intervient. Il attrape Cart par le col d'un geste rapide et puissant, le colle violemment contre le mur. Son visage est à quelques centimètres du sien, son regard noir et glacial.
— Si tu touches à un seul cheveu de Nate, gronde Damian d'une voix basse et terrifiante, je ne répondrai plus de rien. Tu as compris ?
Cart pâlit instantanément. Il sent la puissance physique et l'aura Alpha écrasante de Damian. Il se sent nettement plus faible, vulnérable. Sa colère se transforme en peur visible. Il déglutit bruyamment, les mains tremblantes.
— Lâche-moi… bredouille-t-il.
Damian le maintient encore une seconde, le regard menaçant, puis le relâche. Cart recule, essoufflé, et finit par partir sans insister, jetant un dernier regard haineux vers moi.
Une fois la porte fermée, le silence retombe. Damian se tourne vers moi, m'attire dans ses bras et me serre fort contre lui. Ses mains caressent mon dos, puis mon ventre.
— Tu es en sécurité maintenant, murmure-t-il contre mes cheveux. Personne ne te touchera. Ni toi, ni nos deux enfants. Je te le promets.
Je me love contre lui, le cœur encore battant, mais soulagé. Je suis à la fois excité par le succès de ma formule et encore un peu anxieux pour l'avenir, mais la présence solide et aimante de Damian me rassure profondément.
Nous rentrons à la villa alors que le soleil commence déjà à décliner, baignant les murs de pierre d'une lumière dorée et chaude. Dès que la porte se referme derrière nous, je ressens une vague immense de gratitude qui me submerge entièrement. Tout ce que Damian a fait pour moi, pour nous, pour nos deux enfants… je ne trouve pas les mots pour l'exprimer. Je m'arrête dans l'entrée, prends ses grandes mains entre les miennes et le regarde droit dans les yeux. Ma voix est émue, légèrement tremblante :
— Damian… je ne sais pas comment te remercier pour tout ce que tu fais. Tu as créé une entreprise pour moi. Tu m'as protégé face à Cart. Tu penses à notre sécurité, à celle de nos enfants… Tu me donnes tout. Absolument tout.
Damian me regarde avec cette intensité qui me fait toujours fondre. Il ouvre la bouche pour répondre, mais je pose un doigt sur ses lèvres. Je veux lui montrer, pas seulement lui dire.
Je le guide doucement vers la chambre. Une fois à l'intérieur, je commence par agrandir notre nid. Je prends plusieurs de ses chemises et pulls imprégnés de son odeur, je les dispose avec soin autour des oreillers, j'ajoute des couvertures supplémentaires, je réarrange les coussins pour créer un espace plus grand, plus enveloppant, plus sécurisant. Je veux que ce nid soit parfait pour lui, pour nous, pour les deux vies qui grandissent en moi.
— C'est ma façon de te dire merci, murmuré-je en arrangeant un dernier vêtement. Pour la sécurité que tu nous offres. Pour tout ce que tu es.
Damian m'observe en silence, les yeux brillants d'émotion. Quand le nid est prêt, je me tourne vers lui. Je m'approche lentement et commence à le déshabiller avec une lenteur délibérée. Mes doigts tremblent légèrement tant je suis ému, mais mes gestes sont précis. Je déboutonne sa chemise un à un, faisant glisser le tissu sur ses épaules larges. Je caresse sa peau chaude, suivant du bout des doigts les contours de ses pectoraux, de ses abdominaux bien dessinés. Je pose mes lèvres sur son torse, embrassant chaque muscle, chaque centimètre de peau que je découvre.
— Merci d'avoir créé Senteurs Oubliées pour moi, chuchoté-je contre sa peau. Merci de penser à notre sécurité. Merci d'être le père de nos enfants.
Je descends plus bas. Je déboutonne son pantalon, le fais glisser le long de ses cuisses puissantes. Son sexe est déjà en érection, lourd et tendu, se dressant fièrement devant moi. Je le prends doucement dans ma main, le caressant avec une tendresse infinie. Mes doigts glissent lentement le long de la verge dure et brûlante, la flattant, la serrant légèrement, remontant jusqu'au gland sensible. La queue de Damian a des soubresauts incontrôlables sous mon toucher, tressautant à chaque passage de ma paume, pulsant fortement. Un gémissement rauque, profond, s'échappe de sa gorge. Ses hanches tremblent légèrement, mais il se retient, me laissant le contrôle.
Je continue mes caresses lentes, sensuelles, sans jamais aller plus loin. Je veux juste lui montrer ma gratitude, mon désir, mon amour. Je frotte mon visage contre son sexe, respirant profondément son odeur musquée, virile, qui m'apaise et m'excite à la fois. Ma joue glisse contre la peau veloutée, mes lèvres effleurent la longueur palpitante. Damian gémit plus fort, une main plongée dans mes cheveux, sans forcer.
Je me relève enfin, le regarde dans les yeux et lui tends le petit flacon que j'ai créé en parallèle de la Cage de Verre.
— J'ai fait ça pour toi, murmuré-je. Un parfum qui représente notre histoire. Ambre noir, cèdre brûlé, une touche douce pour nos enfants.
Damian prend le flacon, les yeux brillants. Il m'attire contre lui et m'embrasse. Ce baiser est charnel, profond, dévorant. Ses lèvres capturent les miennes avec une passion brûlante. Sa langue glisse dans ma bouche, cherchant la mienne avec urgence, la caressant, la suçant doucement. Le baiser devient plus intense, plus humide. Nos langues dansent ensemble, explorant, goûtant, se mêlant dans un rythme lent et sensuel. Il mordille ma lèvre inférieure, puis plonge à nouveau, plus profondément, comme s'il voulait me posséder par ce seul baiser. Je gémis dans sa bouche, mes mains crispées sur son torse nu. Le baiser dure longtemps, passionné, presque désespéré, rempli d'amour, de gratitude et de désir contenu.
Quand nous nous séparons enfin, essoufflés, Damian pose son front contre le mien.
— Tu m'as donné une nouvelle vie, lui dis-je d'une voix rauque. Une sécurité que je n'avais jamais connue. Je ne pourrai jamais assez te remercier… mais je vais passer le reste de ma vie à essayer.
Damian, profondément touché, me serre fort dans ses bras. Ses mains caressent mon dos, mon ventre arrondi, avec une tendresse infinie.
— Ta présence, ton amour, le fait que tu portes nos enfants… c'est déjà le plus beau des remerciements, murmure-t-il contre mes lèvres. Je t'aime, Nate. Plus que tout.
Nous restons longtemps enlacés dans le nid que j'ai agrandi, nus, peau contre peau, dans une intimité tendre et sensuelle. Pas d'acte sexuel, juste cette connexion profonde, cette gratitude partagée, ce bonheur calme avant la nouvelle vie qui nous attend.
Pour la première fois depuis très longtemps, je me sens pleinement en paix.
Fin du chapitre 19.
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