Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fièvre animale — Chapitre 20
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fièvre animale
Chapitre 20
Chapitre 20
Huit mois. Huit longs mois que je porte nos deux enfants. Le temps a filé à une vitesse folle depuis l'annonce au dîner de famille. Avec Damian, nous avons décidé de ne pas savoir si nous attendions des garçons, des filles ou un mélange des deux. C'est notre petite bulle de surprise dans ce monde déjà trop prévisible et dangereux. Chaque coup de pied, chaque mouvement dans mon ventre me rappelle que cette grossesse est exceptionnelle, et que la responsabilité qui pèse sur nous est immense.
Nous ne travaillons plus à L'Écorce Bleue depuis plusieurs semaines. Nous sommes désormais à Senteurs Oubliées, notre propre entreprise. Marc nous a rejoints et, ensemble, nous avons enfin terminé la formule définitive de la « Cage de Verre ». Grâce à elle, aucun autre Alpha ne peut plus repérer mon odeur. Seule la signature de Damian traverse encore le voile. C'est une victoire immense, mais qui demande une vigilance constante.
Ce jour-là, dans le laboratoire privé que Damian a fait aménager pour moi à la villa, je suis épuisé. À huit mois de grossesse avec des jumeaux, mon corps me rappelle sans cesse ses limites. Mon ventre est lourd, rond, tendu. Chaque mouvement me coûte. Mes reins me font mal, mes jambes sont gonflées, et une fatigue profonde s'est installée dans mes os. Je suis assis sur un tabouret haut, essayant de finaliser les derniers ajustements d'une formule, mais mes yeux se ferment tout seuls.
Damian a lancé une nouvelle campagne de parfums sur mesure spécialisés pour le monde Omegaverse, et en particulier pour les Omégas qui ne souhaitent pas se faire repérer par des Alphas. Avec ses équipes, il a mis en place un Réseau de Distribution Sélectif : la campagne ne doit pas être diffusée de masse. Nous ciblons des boutiques spécialisées ou des plateformes où la clientèle est majoritairement composée d'Alphas et d'Omégas, en utilisant des codes couleurs ou des symboles discrets issus des anciens manuscrits pour interpeller uniquement les membres de notre caste.
Mais je suis très fatigué. Damian, qui ne supporte plus de me voir m'épuiser alors que le danger autour de la lignée reste présent, décide que ça suffit. Il entre dans le laboratoire, le visage grave. Il s'installe à côté de moi, pose une main sur mon épaule et une autre sur mon ventre.
— Nate, dit-il d'une voix ferme mais remplie de tendresse. Ça suffit pour aujourd'hui. Tu es épuisé. Je ne supporte plus de te voir comme ça.
Je tente de protester faiblement :
— Encore un peu… Je veux que tout soit parfait avant…
— Non, m'interrompt-il doucement mais avec autorité. Ta santé et celle de nos enfants sont les seules priorités qui comptent, bien au-delà de la survie de l'entreprise. Le masque olfactif est désormais suffisamment stabilisé. Tu n'as plus besoin de t'exposer quotidiennement à tous ces produits chimiques.
— Non, m'interrompt-il doucement mais avec autorité. Ta santé et celle de nos enfants sont les seules priorités qui comptent, bien au-delà de la survie de l'entreprise. Le masque olfactif est désormais suffisamment stabilisé. Tu n'as plus besoin de t'exposer quotidiennement à tous ces produits chimiques.
Il me soulève dans ses bras sans effort, comme si je ne pesais rien, et m'emmène hors du laboratoire. Je me laisse faire, trop fatigué pour discuter. Dans le salon, il m'installe sur le canapé avec une pile de coussins dans le dos pour soulager mes reins. Il s'agenouille devant moi, relève mon t-shirt et pose ses deux mains sur mon ventre rond. Ses paumes chaudes caressent la peau tendue avec une dévotion infinie.
— Ils bougent beaucoup aujourd'hui, murmure-t-il, un sourire émerveillé aux lèvres. Tu les sens ?
Je hoche la tête. Les coups sont de plus en plus forts, de plus en plus fréquents. Damian pose son oreille contre mon ventre, écoutant en silence, les yeux fermés. Son bonheur est palpable.
— Je veux que tu te reposes vraiment maintenant, reprend-il plus sérieusement. J'ai fait transformer une partie de la villa en un espace de recherche personnel pour toi. Tu pourras superviser tes projets depuis ici, sans fatigue inutile. Plus de trajets, plus de pression sociale. Je renforce aussi la sécurité autour de la maison. Personne ne pourra approcher sans que je le sache.
Je le regarde, touché par son inquiétude.
— Damian… tu me surprotèges.
— Et j'en suis fier, répond-il en embrassant mon ventre. Tu portes nos deux enfants. Je ne prendrai aucun risque.
— Et j'en suis fier, répond-il en embrassant mon ventre. Tu portes nos deux enfants. Je ne prendrai aucun risque.
Dans l'après-midi, Damian reste avec moi. Il ne me quitte presque pas. Il me porte parfois quand je veux me déplacer, m'apporte à boire, masse mes pieds gonflés. Son instinct d'Alpha est en alerte maximale. Il sent que l'accouchement approche.
Soudain, alors que je suis en train de vérifier quelques notes sur mon ordinateur portable, une contraction plus forte me coupe le souffle. Ce n'est pas encore douloureux, mais c'est différent. Plus profond. Mon corps se tend. Mes phéromones changent subtilement : elles deviennent plus douces, plus lactées, plus vulnérables.
Damian s'arrête net. Il lâche ce qu'il tenait et traverse la pièce en une enjambée. Son regard change : la fierté laisse place à une vigilance prédatrice absolue.
— Nate… souffle-t-il. Ton odeur… elle change.
Il pose une main sur mon ventre, l'autre sur mon dos. Il sent la tension dans mon corps. Ses narines frémissent. Il sait.
— C'est le moment, n'est-ce pas ? murmure-t-il, la voix rauque.
Je hoche la tête, le souffle court. Une nouvelle contraction arrive, plus intense. Damian ne panique pas. Il devient d'une efficacité militaire. Il m'installe confortablement sur le lit qu'il a préparé dans le salon, me cale avec des coussins, pose une main fraîche sur mon front.
— Respire, mon amour. Je suis là.
Il saisit son téléphone et compose le numéro du Dr Cottin. Sa voix est teintée d'une autorité glaciale qui ne souffre aucune hésitation :
— Cottin. C'est Vance. Nate est en train de basculer. Son odeur a changé, ses phéromones saturent la pièce. Je veux que vous soyez ici, maintenant.
Le médecin tente d'être rassurante, mais Damian l'interrompt :
— Je ne parle pas d'une intuition. Je parle de faits. Nate est en alerte maximale. Il est en train de préparer le nid. Venez, ou je fais déplacer toute votre clinique ici.
Il raccroche, puis verrouille toutes les portes et fenêtres. La maison devient silencieuse, presque étouffante. Il revient vers moi, s'agenouille à mes côtés et prend ma main.
— Je suis là, Nate. On va y arriver. Tous les quatre.
Je serre sa main fort, terrifié et soulagé à la fois. L'accouchement approche, et Damian est prêt à tout pour nous protéger.
La douleur est devenue une présence constante, une vague qui monte et redescend sans jamais vraiment s'arrêter. Huit mois. Huit longs mois que je porte nos deux enfants, et aujourd'hui, tout bascule. Le nid que j'ai agrandi avec tant de soin semble soudain trop petit pour contenir l'énergie qui vibre dans la pièce. Damian est à mes côtés, son corps puissant pressé contre mon dos, ses bras me soutenant comme si j'allais m'effondrer à tout moment. Son odeur boisée, musquée et rassurante m'enveloppe, mais même elle ne parvient plus à calmer entièrement la tempête qui se prépare en moi.
Le Dr Cottin arrive rapidement, accompagnée d'une infirmière Oméga dont l'odeur est neutre, douce et calmante, comme une brise légère qui ne perturbe pas le territoire de Damian. Le médecin entre dans le nid avec une assurance clinique qui impose immédiatement le respect. Elle coupe court aux hésitations de Damian d'un geste ferme de la main.
— Elle ne parlera pas, dit-elle d'une voix calme mais autoritaire. Elle est une extension de mes mains. Son odeur est neutre, calmante, pour ne pas saturer ton territoire. Laisse-nous faire, Damian. Tu restes l'ancre, mais laisse-moi diriger.
Damian grogne doucement, son instinct Alpha en alerte maximale, mais il acquiesce. Il se place derrière moi, son torse large contre mon dos, ses bras puissants m'entourant pour me soutenir. Je sens son cœur battre fort contre moi, son souffle chaud dans mon cou. Il est mon pilier, mon rempart.
Le Dr Cottin s'installe rapidement. Elle examine mon ventre, pose ses mains fraîches sur ma peau tendue, écoute les battements des deux cœurs avec un stéthoscope. L'infirmière prépare tout avec une précision chirurgicale : serviettes chaudes, instruments stériles, monitoring discret. L'atmosphère dans la chambre devient à la fois médicale et sacrée. L'odeur de Damian domine tout, mais celle de l'infirmière ajoute une note apaisante qui m'aide à respirer.
— Nate, tu es son ancre, dit le médecin à Damian. Nate, puise dans sa force. Utilise ses phéromones pour supporter la douleur. Respire avec lui.
Une contraction plus forte me traverse. Je gémis, le corps tendu. Damian resserre son étreinte, sa voix rauque contre mon oreille :
— Je suis là. Respire avec moi. Lentement. Tu n'es pas seul. Nos enfants arrivent.
Je pousse avec tout ce qui me reste de force. La douleur est intense, presque insoutenable, mais la présence de Damian m'ancré. Ses mains sur mon ventre, son torse contre mon dos, son odeur qui m'enveloppe… tout cela me donne la force de continuer. Le Dr Cottin guide chaque étape avec une précision froide :
— Pousse, Nate. Tes enfants sont là. Utilise la force de ton Alpha.
Je pousse plus fort, le corps tremblant. Damian grogne doucement, m'encourageant de sa voix rauque :
— Tu es fort, mon amour. Ils arrivent. Je suis là. Je te tiens.
Le premier cri retentit enfin. Un cri ténu mais puissant qui remplit la pièce. Le Dr Cottin soulève le premier bébé, un petit garçon aux cheveux sombres, et le pose sur ma poitrine. Son poids minuscule, sa chaleur, son odeur nouvelle me submergent. Les larmes coulent sur mes joues. Damian tremble contre moi, sa main caressant le dos du bébé avec une adoration infinie.
Quelques instants plus tard, le second garçon suit. Un autre cri, plus fort, plus déterminé. Deux fils. Deux miracles. L'instinct d'Alpha de Damian explose alors. Il pousse un grognement sourd, presque animal, mélange de soulagement, de possessivité dévorante et d'une adoration silencieuse pour les deux héritiers qui viennent de sceller notre destin.
Le Dr Cottin achève l'examen avec une efficacité glaciale.
— Son corps se contracte normalement, mais le repos est impératif, Damian. Il a subi un traumatisme physique majeur. Nate a besoin d'un apport calorique massif pour compenser la perte de sang et stimuler sa lactation. Le lait maternel de banque arrivera dans l'heure. Assurez-vous d'en recommander immédiatement après la première livraison.
Elle se tourne vers moi, puis vers Damian avec une sévérité accrue :
— Pas d'excitations, pas de visites. L'équilibre hormonal entre vous deux est fragile. Si le stress de Nate chute, ses fonctions vitales suivront. Damian, vous êtes son ancre, mais ne l'étouffez pas au point de paralyser sa récupération.
Le départ est un modèle de précision. Le Dr Cottin et son infirmière plient bagage en un temps record. Lorsque la porte blindée de la villa se referme, le silence qui suit est quasi assourdissant. Le bruit des moteurs s'éloignant dans l'allée marque une coupure nette, comme si le monde extérieur venait d'être effacé de la carte.
Damian ne perd pas une seconde. Avant même que la poussière ne retombe, il verrouille mécaniquement la porte de la chambre, transformant la suite en un bunker de luxe. Il revient vers le lit avec une intensité dévorante, celle d'un homme qui venait de sécuriser son trésor le plus précieux.
Il s'installe contre moi, me ramenant contre son torse, sa main recouvrant le ventre encore endolori. Il se penche pour inhaler le creux de mon cou, chassant consciemment l'odeur antiseptique laissée par le médecin pour la remplacer par la sienne, boisée et souveraine.
— Ils sont partis, murmure-t-il, sa voix vibrant contre le cuir chevelu. Nous sommes seuls, Nate. Juste nous quatre. Tu es à moi, et ils sont à nous. Plus rien ne franchira jamais ce seuil.
Il se lève un instant pour tirer les rideaux lourds, plongeant la pièce dans une pénombre tamisée, coupant le lien avec la lumière crue du jour. Pour moi, la sensation est double : une protection absolue, mais aussi la réalisation brutale que je suis désormais un animal domestiqué au sein de cette cage de verre. Damian est là, en transe de victoire, calme, redoutable, gérant son nouveau royaume avec une précision qui laisse peu de place au libre arbitre.
Il revient vers moi, une fiole de lait tiède à la main, prêt à nourrir les bébés selon les directives strictes du médecin, tout en ne quittant pas mon regard une seule seconde. Le verrouillage est total. La vie à l'extérieur n'a plus cours ; ici, seule la volonté de l'Alpha fait loi.
Je me love contre lui, épuisé mais heureux, entouré de nos deux fils. La route a été longue, mais nous sommes enfin ensemble, en sécurité, dans notre nid.
Six mois plus tard.
La villa, autrefois un sanctuaire aux allures de forteresse, est devenue un véritable foyer. La présence de Vane et Soren, nos petits jumeaux Vance-Diaz, a adouci les angles, transformant le silence solennel en un doux chaos de rires, de gazouillis et de pleurs nocturnes. Leurs petites mains potelées, leurs yeux encore flous qui cherchent constamment le regard de leurs pères, ont tout changé. J'ai ralenti le rythme de mes activités, me consacrant pleinement à cette nouvelle vie. Si Damian reste l'Alpha puissant et protecteur que tout le monde craint, il est devenu un partenaire d'une infinie douceur pour son Oméga. Il ne s'agit plus de me contrôler, mais de me soutenir dans chaque facette de mon épanouissement, attentif au moindre de mes besoins, fier de voir en moi le pilier de notre famille.
La villa, autrefois un sanctuaire aux allures de forteresse, est devenue un véritable foyer. La présence de Vane et Soren, nos petits jumeaux Vance-Diaz, a adouci les angles, transformant le silence solennel en un doux chaos de rires, de gazouillis et de pleurs nocturnes. Leurs petites mains potelées, leurs yeux encore flous qui cherchent constamment le regard de leurs pères, ont tout changé. J'ai ralenti le rythme de mes activités, me consacrant pleinement à cette nouvelle vie. Si Damian reste l'Alpha puissant et protecteur que tout le monde craint, il est devenu un partenaire d'une infinie douceur pour son Oméga. Il ne s'agit plus de me contrôler, mais de me soutenir dans chaque facette de mon épanouissement, attentif au moindre de mes besoins, fier de voir en moi le pilier de notre famille.
Ce soir-là, la salle à manger est baignée d'une lumière chaleureuse. Des bougies parfumées, choisies avec soin dans notre propre collection, diffusent une odeur douce de bois de cèdre et de vanille légère. Familles et amis sont réunis autour de grandes tablées, mais au centre de tout, Marc, l'indéfectible allié, occupe une place d'honneur. Il a été le témoin de notre évolution, celui qui a vu notre lien se forger dans l'ombre avant d'éclater au grand jour. Ses yeux brillent d'une émotion contenue tandis qu'il regarde les deux petits êtres endormis dans leurs berceaux placés près de la table.
Au milieu du repas, Damian se lève. Le silence se fait naturellement. Il pose une main affectueuse sur mon épaule avant de croiser le regard de Marc. Sa voix résonne avec une sincérité rare, profonde, chargée de tout le chemin parcouru :
— Marc, commence-t-il, tu as été présent bien avant que cette vie ne prenne forme. Tu as vu Nate et moi apprendre à nous apprivoiser, à bâtir ce que nous sommes aujourd'hui. Tu es le témoin de notre vérité. Je ne te demande pas seulement d'être un ami, je te demande d'être un frère : accepterais-tu d'être le parrain de Vane et Soren ?
Marc, visiblement bouleversé, hoche la tête, les yeux brillants d'une émotion qu'il ne cherche pas à cacher. Sa voix est rauque quand il répond :
— Ce serait un honneur. Je serai là pour eux. Pour vous deux.
La salle applaudit doucement, l'atmosphère chargée d'une chaleur sincère. Ma mère essuie une larme discrète, mon père pose une main fière sur l'épaule de Marc. Même Charles, habituellement si réservé, esquisse un sourire approbateur.
Damian ne se rassoit pas. Il se tourne vers moi, et pour lui, le reste du monde s'efface. Il ne reste que l'Oméga qui a changé sa trajectoire. Il s'agenouille devant moi, captant toute l'attention de la salle, mais ne lâchant pas mes yeux.
— Nate, murmure-t-il, sa voix tremblant d'une émotion brute. Cela fait à peine plus d'un an que nos routes se sont croisées, et pourtant, j'ai l'impression que chaque seconde de mon existence d'avant n'était qu'une attente. En si peu de temps, tu m'as tout offert. Tu as accepté de partager ton corps pour donner la vie à nos fils, tu m'as offert ton amour sans réserve, et tu as fait de cet homme sombre que j'étais, un homme complet.
Il ouvre un petit écrin, révélant une bague élégante, sobre mais chargée de promesses : un anneau d'or blanc incrusté d'une pierre sombre qui rappelle l'ambre noir de son odeur.
— Tu m'as appris qu'un Alpha ne trouve sa véritable force que dans la confiance de son Oméga. Tu es mon équilibre, ma maison, ma plus grande victoire. Je ne veux plus simplement te protéger ; je veux t'honorer chaque jour. Nate, veux-tu devenir mon époux, mon égal, et le compagnon de vie pour lequel j'ai tout construit ?
Le silence est si dense qu'il en devient sacré. Je sens les larmes couler sur mes joues sans pouvoir les retenir. Dans cet instant, la cage de verre a disparu, remplacée par un horizon infini qu'on va explorer ensemble, liés pour l'éternité.
Je hoche la tête, la voix brisée par l'émotion :
— Oui, Damian. Oui, je le veux.
Il glisse la bague à mon doigt, puis se relève pour m'embrasser. Ce baiser est profond, tendre, rempli de tout l'amour accumulé. Autour de nous, les applaudissements éclatent, mais je n'entends que le battement de son cœur contre le mien.
La soirée se prolonge tard dans la nuit, entre rires, histoires partagées et regards complices. Pour la première fois, je me sens pleinement chez moi, entouré de ceux que j'aime, avec l'homme qui a changé ma vie.
Tout le monde est parti. Les invités ont quitté la villa tard dans la nuit, laissant derrière eux un calme profond, presque sacré. Vane et Soren dorment paisiblement dans leur chambre adjacente, leurs petits souffles réguliers à peine audibles grâce au babyphone que Damian a installé avec une obsession protectrice. La maison est enfin silencieuse, enveloppée dans une pénombre douce que seule la lune traverse par les rideaux entrouverts.
Damian et moi sommes enlacés, nus sur notre lit. Sa peau chaude contre la mienne, son torse large pressé contre mon dos, son bras puissant autour de ma taille. Son odeur boisée et musquée m'enveloppe complètement, comme un cocon que je ne veux plus jamais quitter. Je sens son souffle lent dans mon cou, son cœur battant contre moi. C'est un moment de paix absolue.
Je me retourne doucement dans ses bras pour lui faire face. Nos regards se croisent dans la pénombre. Ses yeux sombres brillent d'une tendresse infinie. Je passe une main sur sa joue, caressant sa mâchoire rugueuse.
— Damian… murmuré-je, la voix encore émue par la soirée. Je n'aurais jamais cru être aussi heureux avec un homme. Avant de découvrir ma vraie nature, je n'y avais même jamais pensé. Je vivais dans une sorte de brouillard, à essayer de rentrer dans une case qui n'était pas la mienne. Et puis tu es arrivé. Tu m'as tout offert. Une famille. Une sécurité. Un amour que je n'imaginais même pas possible.
Je me rapproche encore, collant mon corps nu contre le sien. Ma main glisse lentement sur son torse, descendant vers son ventre, puis plus bas. Je caresse son sexe qui commence déjà à durcir sous mes doigts. Il grossit lentement, devenant lourd et chaud dans ma paume. Je le flatte avec douceur, le serrant légèrement, faisant glisser ma main de la base jusqu'au gland. La queue de Damian a des soubresauts incontrôlables, tressautant à chaque passage de ma paume. Il laisse échapper un gémissement rauque, profond, les hanches bougeant légèrement contre moi.
— Nate… souffle-t-il, la voix déjà rauque de désir.
Je l'embrasse. Ce baiser est charnel, lent, profond. Nos lèvres se pressent, se goûtent, se mordillent. Ma langue cherche la sienne, la caresse avec une urgence tendre. Le baiser devient plus humide, plus passionné. Nos souffles se mêlent, nos langues dansent ensemble dans un rythme langoureux, explorant, suçant, se caressant. Je gémis dans sa bouche, mes doigts continuant à caresser sa verge maintenant complètement dure, sentant chaque pulsation, chaque soubresaut sous ma paume.
Damian grogne contre mes lèvres. Il me fait basculer doucement sur le dos, se plaçant au-dessus de moi sans jamais rompre le baiser. Ses yeux plongent dans les miens, sombres, brûlants d'amour et de désir. Il écarte mes cuisses avec une douceur infinie, se positionne entre elles. Son gland large et brûlant presse contre mon entrée.
— Regarde-moi, murmure-t-il, la voix rauque. Je veux te voir pendant que je te prends.
Il pousse lentement. Je sens chaque centimètre épais m'ouvrir, m'étirer, me remplir complètement. Un long gémissement de plaisir m'échappe quand il est entièrement enfoui en moi, son bassin collé contre mes fesses. Nous restons un instant, immobiles, les yeux dans les yeux, respirant ensemble. Puis il commence à bouger, des va-et-vient lents et profonds qui frottent parfaitement ma prostate. Chaque coup de reins est accompagné d'un baiser langoureux, nos langues se mêlant, nos souffles se mélangeant.
— Tu es tellement serré… grogne-t-il contre ma bouche. Tellement parfait autour de moi.
Je gémis plus fort, les jambes enroulées autour de sa taille, mes ongles plantés dans son dos. Nous changeons de position : il me retourne sur le côté, une jambe relevée, continuant à me pénétrer profondément tout en me regardant droit dans les yeux. Chaque mouvement est lent, sensuel, chargé d'amour. Nos gémissements emplissent la chambre, nos corps luisants de sueur glissant l'un contre l'autre.
Il me remet sur le dos, mes jambes sur ses épaules. Dans cette position, il me remplit entièrement à chaque pénétration puissante. Son regard ne quitte jamais le mien.
— Je t'aime, Nate, murmure-t-il entre deux coups de reins. Plus que tout.
Le plaisir devient insoutenable. Son rythme s'accélère légèrement, ses hanches, claquant contre moi dans un rythme puissant mais toujours contrôlé. Son nœud gonfle. Il donne plusieurs coups de reins brutaux, profonds, puis se fige avec un grognement guttural, animal.
Il jouit. Une quantité énorme de sperme chaud et épais jaillit en moi, vague après vague, pulsation après pulsation. Je sens chaque jet puissant, brûlant, qui remplit mon intérieur jusqu'à déborder. Une larme coule sur sa joue. Ses yeux brillent d'une émotion brute, presque trop intense pour être contenue.
— Je t'aime, Nate, souffle-t-il, la voix cassée. Comme je n'ai jamais aimé personne avant. Tu es tout pour moi.
Je jouis à mon tour, le corps secoué de spasmes violents, mon propre sperme éclaboussant mon torse et mon ventre. Nous restons longtemps unis, son nœud nous bloquant l'un à l'autre. Damian me caresse les cheveux, murmurant des paroles tendres contre mon oreille :
— Tu es mon tout. Mon Oméga. Le père de mes enfants. Je passerai le reste de ma vie à te rendre heureux. Dors, mon amour. Je suis là. Toujours.
Blotti contre lui, rempli de sa semence, je m'endors enfin, apaisé, aimé, complet.
Fin du chapitre 20.
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