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✦ tounet777 Fièvre animale XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Fièvre animale — Chapitre 18

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Fièvre animale

Chapitre 18

Chapitre 18
Trois mois se sont écoulés depuis cette nuit où Charles nous a apporté les manuscrits et la relique d'Alistair de Mont-Clair. Le temps a filé à une vitesse vertigineuse, entre recherches frénétiques au laboratoire, nuits blanches à décrypter les textes anciens, et la progression silencieuse de ma grossesse. Lassalle a finalement été licencié pour harcèlement répété. J'ai témoigné contre lui, anonymement mais avec des preuves solides. Cart, quant à lui, est désormais sous surveillance discrète de la direction, même s'il n'en sait rien. L'entreprise reste un champ de mines, mais je tiens bon.
Ce matin, après le petit-déjeuner, je reste un moment nu contre Damian dans notre lit. La lumière douce du soleil traverse les rideaux. Je sens son regard sur moi, plus intense que jamais.
Mon ventre a commencé à s'arrondir. Ce n'est plus seulement une promesse ou un instinct : c'est une réalité physique tangible. Une courbe douce, presque timide, mais bien visible quand je suis nu. Mon corps change. Ma peau est plus tendue, plus sensible. Mes hanches semblent légèrement plus larges, et mes tétons sont plus réactifs au moindre courant d'air.
Damian est allongé à côté de moi, complètement nu lui aussi. Son regard est rivé sur mon ventre. Il ne dit rien pendant de longues secondes, comme hypnotisé. Sa main, grande et chaude, vient se poser dessus avec une lenteur presque révérencieuse. Ses doigts écartés couvrent presque entièrement la courbe naissante.
— Nate… murmure-t-il enfin, la voix rauque d'émotion. Regarde-toi…
Je baisse les yeux. La vision de sa main protectrice sur mon ventre arrondi me provoque une vague de chaleur intense. C'est réel. Notre enfant est là, bien visible maintenant.
Damian se redresse lentement sur un coude. Son autre main rejoint la première. Il caresse mon ventre avec une douceur infinie, traçant la courbe du bout des doigts, comme s'il découvrait un paysage sacré. Son toucher est à la fois possessif et adorateur.
— Tu portes notre enfant, souffle-t-il, les yeux brillants. Tu es… magnifique.
Il se penche et pose ses lèvres sur mon ventre, l'embrassant longuement, presque religieusement. Son souffle chaud contre ma peau me fait frissonner. Il reste ainsi, le visage pressé contre la courbe, respirant profondément, comme s'il cherchait déjà l'odeur de l'enfant à travers ma peau.
— Je ne peux plus m'arrêter de te toucher, avoue-t-il d'une voix basse. Depuis quelques semaines, c'est devenu… obsessionnel. Chaque matin, je dois vérifier que tout va bien. Que tu vas bien. Que notre petit va bien.
Je passe mes doigts dans ses cheveux, ému par cette vulnérabilité qu'il me montre rarement.
— Je le sens aussi, murmuré-je. Mon corps change. Je suis plus sensible. Plus… fragile. Mais avec toi, je me sens en sécurité.
Damian relève la tête. Son regard est chargé d'une possessivité décuplée. Il remonte lentement le long de mon corps, déposant des baisers sur mon torse, mon cou, jusqu'à mes lèvres. Son érection est déjà très forte, lourde contre ma cuisse, mais il ne cherche pas à aller plus loin. Il se contente de me serrer contre lui, une main toujours posée sur mon ventre arrondi.
— J'ai envie de toi tout le temps, Nate, confesse-t-il contre ma bouche. Te voir comme ça… ça réveille quelque chose de primal en moi. Je veux te marquer, te protéger, te garder dans notre nid. Mais je me retiens. Je veux que ce soit doux. Que ce soit pour toi.
Je souris, touché par sa maîtrise. Nous restons ainsi un long moment, nus, enlacés. Damian continue de caresser mon ventre, fasciné par chaque petit changement. Il passe ses doigts sur la ligne plus foncée qui commence à apparaître sous mon nombril, trace la courbe avec révérence.
— Tu as avancé sur tes recherches ? demande-t-il enfin, sans cesser ses caresses.
— Oui. Grâce aux manuscrits et surtout au fragment de peau d'Alistair… j'ai trouvé le catalyseur manquant. J'ai réussi à stabiliser une première version de la « Cage de Verre ». Elle atténue fortement ma diffusion de phéromones. Avec la signature de tes phéromones intégrée, seul toi pourras encore me sentir clairement. J'ai testé ça discrètement avec Marc hier. Ça fonctionne.
Damian hoche la tête, impressionné, mais toujours inquiet.
— Fais attention. Ne prend aucun risque inutile au laboratoire.
Nous parlons longtemps, nus dans le lit, de mes avancées, des précautions à prendre, de l'évolution de ma grossesse. Damian est attentif, protecteur, presque obsessionnel dans sa vigilance.
Quand nous finissons par nous lever, il m'aide à m'habiller avec une tendresse infinie, ses mains s'attardant sur mon ventre arrondi. Il m'embrasse une dernière fois avant de partir au travail, sa main posée sur ma courbe comme une promesse silencieuse.
La journée qui commence sera encore longue, mais pour la première fois, je me sens prêt à l'affronter.
La fin de matinée est douce quand nous arrivons au cabinet du Dr Cottin. Le soleil filtre à travers les stores, dessinant des bandes lumineuses sur le sol en parquet clair. L'odeur rassurante de papier, de désinfectant et d'herbes médicinales flotte dans l'air. Le cabinet est feutré, presque intime, mais mon cœur bat beaucoup trop fort.
Damian ne me lâche pas d'une semelle. Sa main reste posée sur le bas de mon dos, large, chaude, possessive. Il me guide comme si j'étais fait de verre. Son corps imposant occupe tout l'espace, et je sens sa tension nerveuse à travers le tissu de ma chemise.
Le Dr Cottin nous accueille avec un sourire professionnel et bienveillant. Elle connaît bien la lignée des Vance. Son regard glisse sur moi, perçant, comme si elle lisait déjà la tension que j'essaie de cacher.
— Asseyez-vous, messieurs. Nate, si vous voulez bien vous installer sur la table.
Je m'allonge, le ventre exposé. Le gel conducteur est froid sur ma peau. Je ferme les yeux, retenant mon souffle. Damian se penche par-dessus l'épaule du médecin, le regard rivé sur l'écran comme s'il pouvait influencer ce qui va apparaître.
Le silence est seulement rompu par le vrombissement léger de l'appareil. La sonde glisse lentement sur mon ventre. Le Dr Cottin déplace l'outil avec précision, fronce légèrement les sourcils, puis un petit rire doux lui échappe.
— Eh bien, monsieur Vance, monsieur Diaz… il semble que la nature ait décidé d'être particulièrement généreuse avec vous deux.
Mon cœur rate un battement.
— Deux cœurs, annonce-t-elle calmement. Vous attendez des jumeaux.
Le monde bascule.
Damian se redresse d'un coup. Un souffle court s'échappe de ses lèvres. Son bonheur est immédiat, presque violent dans son intensité. Il ne regarde même pas l'écran. Ses yeux plongent directement dans les miens, brillants d'une fierté animale, d'une joie brute qui illumine tout son visage. Ses grandes mains tremblantes se posent sur mon ventre, couvrant la courbe naissante comme s'il voulait sentir la double vie à travers ma peau.
— Nate… murmure-t-il, la voix cassée. Deux… On va avoir deux enfants.
Je reste figé sur la table. La joie de Damian explose autour de moi, mais à l'intérieur, je suis submergé. Deux cœurs. Deux vies. Deux fois plus de phéromones à masquer. Deux fois plus de vulnérabilité. Deux cibles dans un monde qui traque déjà tout ce qui vient de la Lignée Originelle. Ma poitrine se serre. Je me sens soudain très petit, presque fragile sur cette table d'examen.
Le Dr Cottin continue l'examen avec professionnalisme, nous expliquant les mesures, les dates estimées, les précautions à prendre. Elle insiste sur le fait que les jumeaux chez un Oméga mâle restent un événement statistiquement rare et physiquement exigeant, ce qui renforce encore plus la nécessité d'un suivi rigoureux.
Damian pose des centaines de questions : le suivi, les vitamines, les risques, le repos nécessaire. Il est dans l'action pure, le protecteur comblé qui commence déjà à ériger des remparts autour de sa nouvelle famille.
Moi, je reste silencieux, un peu en retrait. Ma main effleure mon ventre. Le contraste est frappant : là où Damian voit deux héritiers Vance-Diaz, je vois deux vies supplémentaires à défendre avec la Cage de Verre. Cette rareté renforce ma conviction : mon projet n'est plus une option, c'est une nécessité vitale.
À la sortie du cabinet, Damian est sur un nuage. Il me tient la main, me guide jusqu'à la voiture, ouvre la portière pour moi comme si j'étais en porcelaine. Pendant tout le trajet du retour, il ne cesse de parler : de la chambre des bébés, des mesures de sécurité supplémentaires, de comment il va tout organiser.
Dès que nous franchissons le seuil de la villa, la retenue de Damian craque complètement.
Il verrouille la porte avec une brusquerie qui ne tolère aucune intrusion. Pour lui, je ne rentre pas simplement « chez nous ». Je pénètre dans son sanctuaire, une forteresse dont il est l'unique gardien.
Il se tourne vers moi, les yeux sombres, brûlants. Son odeur explose dans l'entrée, boisée, musquée, chargée d'une possessivité presque animale. Il me soulève sans effort et me porte jusqu'au salon, me posant doucement sur le canapé avant de s'agenouiller devant moi.
Ses mains tremblent légèrement quand il relève mon t-shirt pour poser son visage contre mon ventre arrondi. Il respire profondément, s'imprégnant de cette odeur nouvelle, de cette vie double qui grandit en moi.
— Deux… répète-t-il contre ma peau, la voix rauque. Deux enfants, Nate. Tu portes nos deux enfants.
Il m'embrasse le ventre, longuement, avec une ferveur presque religieuse. Ses mains encadrent la courbe avec dévotion. Puis il relève la tête, le regard intense.
— Vend ton appartement, Nate. Tout de suite. Tu ne retournes plus là-bas. Tu ne gardes rien de cet endroit. Tu es ici, avec moi, définitivement. C'est ici ta seule maison. Tu ne seras plus jamais seul. Plus jamais.
Je hoche la tête, la gorge serrée. Je vis déjà ici, mais cette demande change tout. Ce n'est plus une cohabitation. C'est une absorption totale. Je me sens à la fois touché par cet amour dévorant et oppressé par la perte de mon dernier lien vers une vie autonome.
Damian continue de parler, frénétique, de la chambre des bébés, des mesures de sécurité, des contacts qu'il va prendre. Ses mains ne quittent jamais mon ventre. Puis, soudain, son expression change. Son regard glisse sur mon corps, plus sombre, plus affamé.
Il s'arrête net. Sa respiration devient rauque. Ses doigts, initialement protecteurs sur mon ventre, deviennent plus pressants, plus indécents. Il remonte lentement le long de mon torse, les yeux fixés sur moi.
— Tu ne sais pas à quel point tu me rends fou, Nate… murmure-t-il d'une voix basse, vibrante de désir. Porter nos deux enfants, être là, tout contre moi… ça ne fait qu'attiser ce que je ressens pour toi.
Ses mains glissent sous mon t-shirt, caressant ma peau avec une urgence contenue. Son corps est tendu, son érection évidente contre ma cuisse. Il lutte visiblement contre lui-même, mais son désir est palpable, brûlant.
— J'ai envie de toi, avoue-t-il dans un souffle rauque. J'ai envie de te prendre, de te marquer, de te remplir… mais je veux aussi te protéger. Dis-moi ce dont tu as besoin, mon ange. Je suis à toi.
Je reste silencieux un instant, submergé par cette dualité : sa possessivité féroce et sa tendresse infinie. Dans ses bras, je me sens à la fois prisonnier et le centre du monde.
La tension dans le salon est encore palpable quand Damian m'attire contre lui. Ses mains sont toujours sur mon ventre arrondi, protectrices, presque révérencieuses. Il murmure des paroles apaisantes contre mes cheveux, me répétant que tout ira bien, que nous allons gérer cette double vie ensemble. Mais quelque chose change en moi à cet instant précis.
Je ne veux plus être seulement protégé. Je veux être désiré. Je veux reprendre un peu le contrôle.
Je pose mes mains sur son torse large, non plus pour me stabiliser, mais pour le diriger. Mes doigts glissent sous le tissu de sa chemise, cherchant le contact direct de sa peau chaude. Je sens les muscles se contracter sous mes paumes. Damian s'immobilise, surpris par mon initiative.
Je relève la tête et plonge mon regard dans le sien. Ce n'est plus le regard d'un Oméga inquiet qui cherche du réconfort. C'est celui d'un amant qui invite, qui désire. Je laisse mes yeux descendre lentement vers ses lèvres, puis remonter, intensifiant la connexion entre nous.
— Arrête de me protéger une minute, Damian, murmuré-je d'une voix basse, un peu tremblante mais ferme. Regarde-moi. Vraiment.
Il fronce légèrement les sourcils, incrédule. Je vois dans ses yeux le combat entre son instinct de protection et le désir brut qu'il retient depuis des semaines.
Je me rapproche encore, pressant mon corps contre le sien. Mon ventre arrondi se colle contre son abdomen. Je sens son érection, déjà dure, palpiter contre moi. Cela m'encourage. Je glisse une main plus bas, caressant son torse, descendant lentement vers son ventre, puis plus bas encore.
— Je suis à toi, Damian, soufflé-je contre son cou, mes lèvres effleurant sa peau. Pas seulement pour les enfants, pas seulement pour la sécurité. Je suis à toi, ici et maintenant. Et j'ai besoin de toi. J'ai besoin de sentir que je t'appartiens totalement.
Damian laisse échapper un grognement sourd, presque douloureux. Ses mains se crispent sur mes hanches.
— Nate… tu es sûr ? Tu portes nos enfants. Je ne veux pas…
Je l'interromps en l'embrassant avec une ferveur nouvelle. Mes lèvres capturent les siennes, ma langue cherche la sienne avec urgence. Ce n'est pas un baiser doux. C'est un baiser qui dit : je suis vivant, je te veux, j'ai besoin de ça.
— Je suis sûr, murmuré-je contre sa bouche. J'ai besoin de te sentir. Pas comme une protection. Comme mon Alpha. Comme mon homme.
Je le pousse doucement en arrière jusqu'à ce qu'il s'asseye sur le canapé. Je grimpe sur ses cuisses, m'installant à califourchon sur lui. Mon ventre arrondi presse contre son torse. Je prends son visage entre mes mains et l'embrasse encore, plus profondément, plus lentement cette fois, savourant chaque seconde.
Damian grogne dans ma bouche. Ses mains glissent sous mon t-shirt, caressant mon dos, puis redescendent sur mes fesses, me serrant contre lui. Je sens son érection, dure et brûlante, frotter contre mon propre sexe à travers nos vêtements.
— Tu me rends fou, Nate, souffle-t-il entre deux baisers. Te voir comme ça… prendre les devants… c'est le plus puissant des aphrodisiaques.
Je souris contre ses lèvres. Mes mains descendent, déboutonnant lentement sa chemise. Je la fais glisser sur ses épaules, révélant son torse musclé. Je caresse sa peau, mes doigts suivant les contours de ses pectoraux, descendant vers ses abdominaux. Je me penche et pose mes lèvres sur son cou, le mordillant doucement, puis je descends plus bas, embrassant son torse, léchant un téton.
Damian renverse la tête en arrière, un râle rauque s'échappant de sa gorge. Ses mains sont dans mes cheveux, caressant, guidant sans forcer.
Je continue mon exploration, descendant encore. Je déboutonne son pantalon, libérant son sexe déjà dur et gonflé. Je le prends en main, le caressant lentement, sentant la chaleur et la pulsation sous mes doigts. Puis je me penche et pose mes lèvres sur le gland, le léchant doucement, le prenant dans ma bouche avec une lenteur délibérée.
Damian grogne plus fort, ses hanches tressaillant légèrement.
— Nate… putain… tu es incroyable…
Je le prends plus profondément, savourant son goût, son odeur musquée. Mes mains caressent ses cuisses, ses hanches. Je veux qu'il sente que je le choisis, que je le désire, que je ne suis pas seulement un Oméga à protéger, mais un amant qui veut le combler.
Après de longues minutes, je remonte le long de son corps, l'embrassant à nouveau. Je me débarrasse rapidement de mon propre pantalon et de mon boxer. Nu contre lui, je guide son sexe entre mes cuisses, frottant mon entrée contre son gland.
— Prends-moi, Damian, murmuré-je contre sa bouche. Doucement… mais prends-moi.
Il grogne, les yeux noirs de désir. Il me soulève légèrement et me pénètre avec une lenteur extrême, me laissant sentir chaque centimètre. Je gémis, la tête renversée en arrière, m'empalant progressivement sur lui jusqu'à ce qu'il soit entièrement en moi.
Nous restons un moment immobile, unis, respirant ensemble. Puis je commence à bouger, montant et descendant sur lui avec un rythme lent mais déterminé. Damian garde une main sur mon ventre arrondi, l'autre sur ma hanche, m'aidant à trouver le bon angle.
— Tu es si beau comme ça, souffle-t-il, la voix rauque. Tu portes nos enfants et tu me chevauches… je ne mérite pas ça.
Je souris, accélérant légèrement le mouvement. Le plaisir monte, intense, profond. Nos gémissements se mélangent. Damian m'embrasse partout où il peut : mon cou, mes épaules, mon torse. Ses mains explorent mon corps avec une adoration mêlée de faim.
Nous changeons de position. Il me retourne doucement, me plaçant à quatre pattes sur le canapé, faisant attention à mon ventre. Il me pénètre à nouveau par-derrière, plus profondément, mais toujours avec une tendresse maîtrisée. Chaque coup de reins est lent, puissant, comme s'il voulait me marquer de l'intérieur.
— Je t'aime, Nate, grogne-t-il contre mon dos. Toi. Tes enfants. Tout ce que nous sommes.
Je gémis plus fort, le plaisir me submergeant. Nous finissons par jouir ensemble, lui en moi, moi sur le canapé, nos corps tremblants, unis dans cette célébration charnelle de notre lien et de la vie que nous portons.
Après l'orgasme, nous restons enlacés sur le canapé, nus, essoufflés. Damian caresse mon ventre avec une tendresse infinie, déposant des baisers légers sur ma nuque.
— Merci, murmure-t-il. Merci de m'avoir choisi. Merci de nous avoir choisis.
Je ferme les yeux, blotti contre lui, apaisé pour la première fois depuis longtemps.
La bulle de calme après l'intimité est encore chaude autour de nous. Nous sommes allongés sur le canapé, nus, enchevêtrés. Damian m'enveloppe complètement, son corps puissant formant un rempart vivant contre le reste du monde. Ses bras m'entourent, une main large posée sur mon ventre arrondi, l'autre caressant lentement mon dos. Il effectue un grooming lent, presque rituel : ses doigts tracent des cercles apaisants sur ma peau, descendant jusqu'à mon ventre qu'il caresse avec une dévotion religieuse. Chaque mouvement est lent, possessif, comme s'il voulait imprégner chaque cellule de son odeur et de sa protection.
Je me sens en sécurité, blotti contre son torse, respirant son parfum boisé et musqué qui recouvre entièrement le mien. Mais dans ce cocon de chaleur et de silence, une pensée s'impose à moi.
— Ils doivent savoir, murmure soudain Damian contre mes cheveux, comme s'il avait lu dans mes pensées. Tu portes mon héritage, et ce n'est pas un secret que je veux cacher. Tout le monde doit comprendre la valeur de ce que tu m'offres. Nos familles… ils doivent savoir pour les jumeaux.
Je hoche la tête contre son torse. Il a raison. Nous ne pouvons plus vivre cachés éternellement.
Le dîner a lieu le soir même dans la grande demeure des Vance. L'atmosphère est imposante et un peu froide, avec ses hauts plafonds, ses boiseries sombres et ses lustres en cristal qui diffusent une lumière tamisée.
Damian et moi arrivons les premiers. Charles nous attend dans le grand salon, droit et solennel. Lynne est à ses côtés, élégante et silencieuse. Quand mes parents entrent, l'air devient encore plus lourd. Ils saluent Charles avec une déférence mêlée de prudence. Ma mère serre ma main un peu trop fort, son regard glissant sur mon ventre déjà visible sous ma chemise.
— Nate… murmure-t-elle, les yeux brillants d'inquiétude et d'amour.
Le repas commence dans une ambiance tendue mais polie. Les conversations tournent autour de sujets légers : le travail, le temps, la région. Mais la tension est palpable. Damian reste près de moi, sa main posée sur ma cuisse sous la table, un geste discret mais constant de soutien.
Au milieu du repas, alors que les plats principaux sont servis, Damian se lève avec une solennité qui fait taire la pièce. Il prend ma main, la serrant avec une force qui exprime autant sa protection que sa fierté.
— Nous avons une nouvelle qui change tout, annonce-t-il d'une voix grave et claire. Nate ne porte pas seulement un enfant… il porte deux vies. Nous attendons des jumeaux.
Un silence de mort tombe sur la table.
Ma mère porte une main à sa bouche, les yeux écarquillés. Mon père blêmit, son instinct de Bêta alerté par le poids de cette révélation. Deux enfants… c'est presque inouï.
Charles, l'érudit, se lève lentement, le visage livide d'étonnement. Il parcourt la pièce du regard, ses yeux brillant d'une fascination presque scientifique.
— Deux enfants ? répète-t-il, la voix chargée d'émotion. Un Oméga portant des jumeaux ? J'ai passé ma vie à étudier les lignées des Originels et la biologie des Omégas. Jamais, dans aucun texte, un tel fait n'a été consigné. Ce sont des enfants prodiges. Le sang des Originels coulant en double, porté par un Oméga mâle… C'est l'avenir même de notre lignée.
Ma mère tremble légèrement. Mon père pose une main sur la sienne, essayant de la rassurer, mais lui-même semble submergé.
Charles se radoucit, voyant la terreur monter dans leurs yeux. Il pose une main rassurante sur la table.
— Je sais ce que vous craignez. Cette biologie est complexe. Les jumeaux chez un Oméga mâle sont rares, et donc plus exigeants. Mais soyez assurés que nous mettrons toutes les ressources de notre clan à leur service. Ils sont entre les meilleures mains qui soient. Tout ira bien.
Damian serre ma main plus fort, sa fierté visible. Moi, je reste silencieux, le cœur battant. Je suis fier, bien sûr, mais aussi submergé. Je vois mon Alpha et son père prendre les commandes, me transformant malgré moi en « trésor national ». La Cage de Verre devient encore plus urgente.
Le reste du repas se passe dans une atmosphère plus légère, mais chargée d'émotions. Charles pose de nombreuses questions médicales à ma mère, cherchant à comprendre leur lignée. Damian reste près de moi, protecteur, sa main ne quittant jamais la mienne ou mon ventre.
Quand nous rentrons enfin à notre villa, tard dans la nuit, Damian m'attire contre lui dès la porte fermée.
— Tu as été parfait, murmure-t-il contre mes lèvres. Nos familles savent maintenant. Et bientôt, le monde entier saura à quel point tu es extraordinaire.
Je me love contre lui, épuisé mais apaisé. La route est encore longue, mais pour la première fois, je me sens moins seul dans cette tempête.
Fin du chapitre 18.
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