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Couverture de Ce qu'on ne dit pas, par Marc57000
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Ce qu'on ne dit pas — Chapitre 6 · Le second tiroir

5 minutes
40
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Marc57000
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Ce chapitre tient entièrement dans les gestes — ouvrir, refermer, remettre exactement où c'était — et c'est précisément là que le désir s'infiltre. L'écriture sait ménager le silence autour de ce qui se trouve, de ce qu'on regarde sans y toucher. On referme le chapitre avec la sensation d'avoir soi-même fouillé quelque chose qui ne nous appartenait pas.

Ce qu'on ne dit pas

Chapitre 6 · Le second tiroir

Je reste seule dans le cabinet. Les néons bourdonnent doucement. Dehors, la nuit est tombée d’un coup, comme souvent en novembre. Je devrais partir. Je ne pars pas.
Vasseur n’est pas le seul à écrire des choses sur vous.
Je me lève. Je fais le tour de la pièce. Le meuble d’accueil. La photocopieuse. Les classeurs. Rien. Puis je pense à son bureau à elle — la petite table derrière la cloison vitrée, celle que je n’ai jamais regardée.
J’y vais. Je l’ouvre.
Dedans, des post-it, des trombones, une crème pour les mains, des factures. Et sous une liasse de formulaires, un carnet. Moleskine noir, coins cornés. Comme celui de Vasseur. Sauf que celui-ci n’est pas enfermé. Il est là, à portée de main. Comme si elle savait que je viendrais.
Je l’ouvre. L’écriture est serrée, nerveuse. Ce ne sont pas des notes sur moi — ce sont des notes sur tout le monde. Des rendez-vous, des phrases entendues, des choses que personne n’est censé savoir. Je tourne vite. Je cherche mon nom.
« 12 mai. Elle est arrivée. Jupe noire, talons. Elle a tendu la main à Vasseur et il a mis deux secondes à la prendre. Elle ne s’en est pas rendu compte. Lui oui. »
« 21 septembre. Elle porte toujours du boisé le mardi. Elle croit que personne ne remarque. Je remarque. »
« Hier. Elle a lu les feuillets. Elle avait le parfum du mardi et les yeux de quelqu’un qui n’a pas dormi. Elle va aller dans le tiroir de Vasseur aujourd’hui. Je vais laisser la clé. »
Je referme le carnet. Je le remets exactement où il était. Mais en le repoussant, ma main heurte le fond du tiroir. Un bruit creux. Le bois sonne faux.
Il y a un second tiroir. En dessous. Je ne l’avais pas vu.
Je tire. Il coulisse sans résistance. À l’intérieur, pas de papiers. Une boîte. Rectangulaire, longue, sobre. Carton noir, fermée par un ruban. Je la sors. Je la pose sur le bureau de Nadia. J’hésite. Une seconde. Deux. Puis j’ouvre.
À l’intérieur, une pochette en velours. Bleu nuit. Fermée par un cordon. Je la prends. Le velours est doux sous mes doigts, presque chaud. Je tire le cordon. Je regarde.
Ce n’est pas un bijou. C’est un vibromasseur.
Long, lisse, sombre, à peine plus grand que ma main. Posé sur le velours comme quelque chose qu’on range avec soin. Qu’on utilise. Qu’on garde. Il y a une petite télécommande à côté, glissée dans une poche du velours. Tout est parfaitement propre, parfaitement rangé. Ce n’est pas un objet oublié. C’est un objet qui sert.
Je reste immobile. Je ne respire plus très bien. Ce n’est pas la surprise. C’est autre chose. Le fait que ce soit là. Dans son tiroir. À sa place. Sous son bureau. À trois mètres du mien. Depuis douze ans qu’elle travaille ici.
Je le prends dans ma main. Il est froid, lisse, un peu lourd. Je le tourne. Je le regarde sous la lumière de la lampe. Je pense à elle. À ses mains. À sa jupe crayon. À ses talons. À sa façon de s’asseoir sur le bord de mon bureau, tout près, les jambes croisées.
Je referme la pochette. Je la remets dans la boîte. Je referme la boîte. Je la replace dans le tiroir du bas. Je referme le tiroir. Je me relève. Je m’aperçois que mes mains tremblent légèrement. Je les pose à plat sur le bureau de Nadia pour les calmer.
Je reste là un long moment. À regarder le tiroir fermé. À écouter la pluie. À me demander ce que je fais ici, à 19 h passées, seule dans un cabinet qui n’est pas le mien, avec la clé de Vasseur encore dans mon sac et l’image de ce vibromasseur bleu nuit imprimée derrière les yeux.
Je finis par prendre mon manteau. Je coupe les lumières une par une. Je sors. Je ferme le cabinet à clé.
Dehors, il pleut de nouveau. Une pluie fine, serrée, qui mouille les pavés et fait briller les enseignes. Je reste une minute sous l’auvent, sans ouvrir mon parapluie. Je pense à Nadia. À son sourire, hier, quand elle m’a dit « Bien ». À sa façon de s’asseoir sur le bord de mon bureau. À sa phrase, sur le palier.
Vasseur n’est pas le seul à écrire des choses sur vous.
Je ne sais pas ce qu’elle veut. Mais pour la première fois depuis six mois, je me dis que ce n’est peut-être pas une ennemie.
C’est peut-être la seule qui joue franc jeu.
Je rentre. Je me couche. Cette nuit-là, je dors mal. Je pense à la boîte. Au velours. Au vibromasseur. À ses mains à elle. Et je me demande ce qu’elle ferait si elle savait que je l’ai touché.
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Chapitre 7 · Le message
Valérie n'arrive pas à dormir. Depuis deux jours, son corps est épuisé mais sa tête refuse de lâcher. À 22h47, un message arrive d'un numéro inconnu — une phrase, sèche, sans signature, qui semble savoir exactement où elle en est. Qui lui écrit ça ? Vasseur ? Julien ? Quelqu'un d'autre, qui la connaît mieux qu'elle ne le croyait ? Dans le noir de sa chambre, Valérie relit, hésite, et cherche à qui appartient cette voix qui s'est glissée jusque dans son lit.
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Commentaires ()

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hpassage
16 octobre 2026 à 15:51
J'aime votre récit, votre style : des phrases courtes, sans trop d'adjectifs pour faire joli. 

Les chapitres sont un peu courts... vous voulez nous tenir en haleine ?

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