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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Erreur de réservation — Chapitre 7

9 minutes
2.5k
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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OliH
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Erreur de réservation

Chapitre 7

La vie de Catherine était devenue un vrai calvaire.
Depuis le départ de Thomas, les journées s’étaient réduites à un aller-retour mécanique entre son appartement trop silencieux et le bureau. Elle se levait, s’habillait sans vraiment se regarder, prenait le métro, travaillait, rentrait. Rien d’autre. Les soirées s’étiraient comme des heures mortes. Elle mangeait debout dans la cuisine, regardait des séries sans les suivre, se couchait tôt juste pour que la nuit passe plus vite. Le lit sentait encore un peu Thomas les premiers jours. Puis plus rien.
Juste elle.
Au bureau, c’était pire.
L’ombre de Sophie était partout. Dans les open-spaces, dans les salles de réunion, dans l’ascenseur, dans la file de la machine à café. Catherine la cherchait. Elle le savait. Elle inventait des prétextes pour passer près de son bureau, pour lui poser une question qu’elle aurait pu envoyer par mail, pour s’asseoir à la même table à la cantine. Sophie le sentait. Elle le sentait trop bien. Alors elle essayait de l’éviter. Elle répondait poliment, professionnellement, puis trouvait toujours une excuse pour s’éloigner. Un dossier urgent. Un appel. Une réunion. Elle ne fuyait pas frontalement, mais elle traçait une frontière nette, invisible et infranchissable. Chaque fois que Sophie s’éloignait, Catherine sentait quelque chose se resserrer un peu plus dans sa poitrine.
Elle ne voulait pas l’oublier.
Elle n’y arrivait pas.
Ce soir-là, comme tous les soirs, elle quitta le bureau seule. Dehors, l’automne avançait. L’air était froid, humide, chargé de cette odeur de feuilles mouillées et de pot d’échappement. Pour ne pas rentrer trop vite dans le silence de son appartement, elle décida de marcher. Sans but précis. Juste marcher.
Elle passa devant ce bar qu’elle avait fréquenté autrefois avec Thomas. Un bar gay, mixte le jeudi soir, avec une ambiance détendue et beaucoup moins de regards lourds que dans les bars hétéros du quartier. Thomas aimait y aller parce qu’« on y était tranquilles ». Elle s’arrêta sur le trottoir, les mains enfoncées dans les poches de son manteau. Elle hésita. Longtemps. Puis elle poussa la porte.
L’intérieur était chaud, un peu trop éclairé, avec de la musique électronique basse et des conversations qui se mêlaient. Elle s’installa à une petite table près du bar, commanda un cocktail sans même regarder la carte. Un truc sucré, fort, qui lui brûla un peu la gorge. Elle sentit rapidement des regards sur elle. Plusieurs femmes, seules ou en petit groupe, l’observaient avec cette curiosité discrète des endroits où l’on se demande toujours si la nouvelle venue est là pour boire ou pour autre chose. Catherine baissa les yeux vers son verre. Elle n’était sûre de rien elle-même.
Au bout d’une vingtaine de minutes, une femme s’approcha.
Brunes, cheveux mi-longs, un peu plus âgée qu’elle, un visage agréable sans être marquant. Loin, très loin de la beauté de Sophie. Elle sourit, demanda si la place était libre, s’assit sans attendre vraiment la réponse. Elles commencèrent à parler. D’abord de choses anodines, le quartier, le temps, le travail. Puis un peu plus personnel. La femme s’appelait Léa. Elle était comptable, venait ici de temps en temps, vivait seule aussi. Catherine se surprit à répondre, à sourire même. Elle essayait vraiment de chasser Sophie de son esprit, au moins pour cette soirée. Elle se forçait à regarder Léa, à écouter sa voix, à remarquer le mouvement de ses lèvres.
Les minutes devinrent des heures.
Deux cocktails. Puis un troisième. La conversation coulait plus facilement. Léa avait un rire un peu rauque, une façon directe de parler qui ne demandait pas trop d’efforts. À un moment, sa main vint se poser brièvement sur le genou de Catherine sous la table. Le contact fut tiède, agréable. Catherine ne retira pas sa jambe.
Vers une heure du matin, elle entendit sa propre voix proposer :
— Tu veux venir prendre un dernier verre chez moi ? C’est pas très loin.
Léa accepta sans hésiter.
Dans l’appartement, à peine la porte refermée, quelque chose se réveilla en Catherine. Elle n’attendit pas. Elle poussa Léa contre le mur de l’entrée, l’embrassa avec une faim presque violente. Sa bouche s’ouvrit large, sa langue chercha la sienne avec une urgence désespérée. Elle la dévorait littéralement. Ses mains glissèrent sous le manteau de Léa, le firent tomber au sol, puis remontèrent sous le pull, cherchant la peau chaude du dos, la courbe des seins. Elle voulait ressentir. Elle voulait retrouver, même une seconde, même une fraction de seconde, ce qu’elle avait connu avec Sophie. Cette intensité. Cette impression d’être entièrement prise et entièrement donnée.
Léa répondit avec un gémissement surpris, puis consentant. Elles avançèrent en s’embrassant vers le salon, butant contre le canapé. Catherine la fit basculer dessus et s’agenouilla entre ses jambes encore habillées. Elle ouvrit le jean de Léa d’un geste trop brusque, tira sur le tissu, l’obligea à soulever les hanches. La culotte suivit. Catherine n’attendit pas. Elle plongea vers son sexe, inhala son odeur, puis lécha longuement, largement, de bas en haut. Sa langue était avide, presque trop pressée. Elle suça le clitoris, y mit les lèvres, les dents parfois, trop fort. Léa arqua le dos, agrippa les cheveux de Catherine, gémit plus fort.
— Doucement… On a le temps… souffla-t-elle.
Mais Catherine n’écoutait pas vraiment. Elle enfonça deux doigts d’un coup, les courba, les fit aller et venir rapidement pendant que sa bouche restait collée au clitoris. Elle voulait la faire jouir vite. Elle voulait prouver quelque chose. Léa se tendit, ses cuisses se resserrèrent autour de la tête de Catherine, et elle jouit assez vite, dans un cri étouffé, les hanches soulevées.
Catherine se redressa, le visage brillant, le souffle court. Elle retira ses propres vêtements avec des gestes fébriles, jeta son pull, son soutien-gorge, son pantalon. Nue, elle grimpa sur Léa, s’assit à califourchon sur sa cuisse et se frotta contre elle en la regardant. Ses petits seins bougeaient à chaque mouvement. Elle prit les mains de Léa et les posa sur sa poitrine.
— Touche-moi… touche-moi où ça fait du bien…
Léa obéit. Elle pétrit ses seins, pinça les tétons, puis glissa une main entre les cuisses de Catherine. Elle la trouva déjà très mouillée. Deux doigts s’enfoncèrent en elle. Catherine ferma les yeux et se mit à baiser ces doigts avec énergie, les hanches roulant, cherchant l’angle parfait, cherchant la profondeur idéale. Elle se pencha, embrassa Léa à pleine bouche, lui mordit la lèvre inférieure.
— Je veux plus… ajoute un doigt… s’il te plaît.
Léa ajouta un troisième doigt. L’étirement fut net. Catherine gémit plus fort, pencha la tête en arrière, les yeux toujours fermés. Dans le noir de ses paupières, c’était le visage de Sophie qu’elle voyait. La bouche de Sophie. Les yeux verts de Sophie. Elle se força à rouvrir les yeux, à regarder Léa, à rester présente. Elle se concentra sur la sensation des doigts en elle, sur le pouce qui venait frotter son clitoris. Le plaisir montait. Un vrai plaisir physique, chaud, concentré dans le bas-ventre. Elle accéléra le mouvement de ses hanches, se pencha en avant, les mains appuyées sur les épaules de Léa, et jouit ainsi, en se frottant, en se faisant doigter, un orgasme net, sec, qui lui arracha un cri rauque.
Elle n’eut pas le temps de redescendre.
Elle se retourna, s’allongea sur le dos au bord du canapé, écartant largement les cuisses.
— Léa… ta bouche… s’il te plaît.
Léa s’agenouilla entre ses jambes et posa sa bouche sur son sexe encore palpitant. Sa langue était différente de celle de Sophie. Plus large, moins précise, un peu trop rapide. Mais Catherine s’accrocha à chaque sensation. Elle agrippa les cheveux de Léa, lui colla le visage plus fort contre elle, leva le bassin. Léa lécha, suça, enfonça sa langue, ajouta de nouveau ses doigts. Catherine sentait l’orgasme revenir, plus lent cette fois, plus profond. Elle ferma les yeux. L’image de Sophie s’imposa encore, plus nette. Sophie qui l’avait regardée pendant qu’elle la léchait. Sophie qui lui avait dit « tu es magnifique ». Catherine serra les dents, se força à rester dans le moment présent, contre cette bouche inconnue, autour de ces doigts qui la pénétraient.
Le deuxième orgasme arriva comme une vague plus longue. Son ventre se contracta par soubresauts, ses cuisses tremblèrent, un gémissement prolongé sortit de sa gorge. Pas de squirt, mais une humidité abondante qui mouilla le menton de Léa et le canapé sous elle. Elle resta allongée, le souffle court, les yeux au plafond, pendant que Léa remontait le long de son corps et l’embrassait, lui faisant goûter son propre sexe.
Elles restèrent encore un moment enlacées, se caressant mollement. Léa murmura des choses douces, demanda si ça avait été bien. Catherine répondit à peine. Son corps était satisfait, lourd, encore parcouru de petits frissons. Mais à l’intérieur, le vide était intact. Plus profond que jamais.
Léa finit par regarder l’heure, s’excusa avec un sourire, dit qu’elle devait rentrer, qu’elle avait une réunion tôt ce matin. Catherine la raccompagna jusqu’à la porte, l’embrassa une dernière fois, et se retrouva seule.
Elle referma la porte à clé.
Le silence de l’appartement lui tomba dessus comme une dalle. Elle resta debout dans l’entrée, nue, le sexe encore humide, les lèvres un peu gonflées. Elle avait joui. Deux fois. Son corps avait répondu. Et pourtant une frustration immense, presque nauséeuse, lui serrait la gorge. Ce n’était pas pareil. Ce n’était même pas proche. Il n’y avait eu aucune de ces émotions qui la bouleversaient avec Sophie. Aucune tendresse qui faisait mal. Aucune impression d’être vue jusqu’au fond. Juste des orgasmes. Corrects. Oubliables.
Elle se traîna jusqu’au lit, s’y allongea sans même tirer les draps. Quand elle ferma les yeux, l’image de Sophie s’imposa immédiatement. Son visage au restaurant. Ses yeux verts au moment où elle avait compris. Sa bouche. Sa façon de la regarder pendant qu’elle la léchait à Bordeaux. Tout était là, intact, brûlant, inaccessible.
Catherine roula sur le côté, ramena ses genoux contre sa poitrine, et resta ainsi dans le noir, le corps satisfait et l’esprit plus vide que jamais.
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Chapitre 8
Quelques semaines ont passé, mais Catherine n'arrive toujours pas à tourner la page. Dans son quotidien gris, une seule femme occupe encore ses pensées : Sophie, sa collègue, celle qu'elle ne peut pas avoir. Pour l'anniversaire de la société, elle se rend seule à la soirée, décidée à faire bonne figure. Mais dès qu'elle aperçoit Sophie, la jalousie la prend à la gorge, et chaque regard échangé pèse plus lourd que le précédent. Jusqu'où Catherine tiendra-t-elle sans rien laisser paraître ?
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Commentaires ()

Passer les 2 commentaires
Photo de profil de Pierrot dingo
Pierrot dingo
1 novembre 2026 à 15:42
C'est bien que Catherine a pu jouir deux fois et fait jouir également Léa, mais vu le grand évitement de Sophie à son égard, contente toi de cette belle jolie femme à ta portée, et qui sait, il y a peut-être une superbe histoire qui t'arrivera avec Léa, mais ont saura cela au gré de l'auteur, si il y a une suite
Photo de profil de mozart
mozart
1 novembre 2026 à 15:36
Catherine essaie de reprendre confiance en elle, mais dans son esprit tout n'est pas encore effacée, surtout les plaisirs que Sylvie a tracer et laisser.

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