Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sexpress tendresses — Chapitre 9
Auteur
Sexpress tendresses
Chapitre 9
Elle n’en a pas fini Misu, ne veut rien cacher à son amante.
— Dans l’hypermarché, en croisant une pépette te ressemblant très vaguement, j’ai senti une coulée de mouille, si abondante que j’ai craint qu’elle ne me descende jusqu’aux chevilles : j’ai presque regretté de n’avoir pas slip ! Dans la soirée, j’ai brusquement coupé la télé, me suis déshabillée et c’est reparti pour un tour, avec un super gode vibrant. Rebelote à deux heures du mat. Et je me suis réveillée le lendemain matin, deux doigts dans ma chaudière en surchauffe : inutile de s’interroger sur la teneur de mes rêves ! Heureusement que j’ai eu du boulot par-dessus la tête toute la journée : si je n’ai pas pu t’oublier une seconde, au moins j’ai laissé ma foufoune en paix. Mais sitôt rentré chez moi, rebelote. Et vendredi, même topo. Hier, pire puisque je ne travaillais pas ! Et ce matin, au réveil à six heures. Et encore, juste avant de trouver le courage de t’appeler. Et pendant notre appel, mes doigts à nouveau engloutis dans mon chaudron. Je ne me reconnais pas Pipa, jamais je n’ai ressenti autant de désir, de besoin, jamais je ne me suis masturbée à une telle fréquence. Sans jamais trouver véritablement l’apaisement. Insensé ! Et bon, d’après toi, que s’est-il passé quand nous avons raccroché ?
Elle me fixe, petit sourire coquin aux lèvres.
— Hé ben... rien en fait, je n’ai pas terminé ce qui était pourtant sacrément engagé ! Je suis restée sur la plate-forme de décollage. Ce qui est sans doute pire que si j’avais assouvi mes sens : je suis restée brûlante, la chatte en feu. Car j’étais trop impatiente de venir ici. Voilà, tu sais tout. Si la branleuse démente que je suis te dégoûte ou t’effraye, dis-le, je comprendrai, je ramasserai mes affaires et j’irai pleurer dans mon oreiller. En pensant à toi. Et en me branlant lamentablement sans doute. Par dépit... Quand je te dis que je suis une salope intégrale ...
Je suis abasourdie par ce flot d’aveux. Mais je peux faire à peu près les mêmes.
— Misu chérie, crois-tu vraiment que je sois restée sage, pure colombe depuis mercredi ? Je ne suis pas une sainte ou alors si, une sainte-qui-s’touche ! Je n’ai pas compté mais moi aussi, je me suis branlée allègrement. Tu as joui dans la forêt, si ça se trouve, nous avons atteint l’orgasme au même moment car moi aussi je me suis branlée, juste après ton départ ! En écoutant ce que tu viens de raconter, j’avais l’impression d’entendre la chronologie exacte de mes propres folies. De l’après-midi, de la nuit. Des jours suivants jusqu’à aujourd’hui. Si ça se trouve ma belle, nous avons joui en même temps plusieurs fois, à distance. Tu es une salope intégrale ? Moi, je suis ta putain soumise.
Misu me caresse la joue, m’embrasse tendrement.
— Pipa, si on récapépète, même en oubliant mes folies nocturnes et ma chatte en folie depuis mercredi, sensible à force de chauffer... rien que ce matin, un orgasme au réveil, un autre plus tard, mon intermède honteux avant même de t’appeler et notre fabuleux bonheur stratosphérique à toutes les deux, ça m’a fait trois orgasmes au compteur en peu de temps ! Alors, après un autre encore, ma pauvre chatte risque d’être en vrac et je n’aurais toujours pas exploré tout ton corps ! Alors oui, je serai frustrée !
— Je comprends parfaitement. Moi-même...
— Tu peux me traiter d’horrible sale égoïste, mais l’idée de devoir attendre encore avant de plonger mon nez dans ta fente me rend dingue, je n’ai pas cette patience, j’ai trop faim de toi. Donc, si tu veux bien, l’idée, la solution, résiderait dans un 69 sur canapé, dans lequel je m’occuperai d’abord de toi, de ton petit trésor. Quand je te sentirai prête à basculer, je te plaquerai mon fourneau sur la bouche. On partagera alors la communion d’un orgasme faramineux. Désolée, je sais, ce n’est pas très glamour de programmer ainsi nos ébats, ça fait mode d’emploi Ikea ou travaux dirigés pour bricolo du dimanche, mais je ne souhaite rien de plus que te faire jouir, et jouir avec toi, par toi et pour toi...
— Je comprends parfaitement. Moi-même...
— Tu peux me traiter d’horrible sale égoïste, mais l’idée de devoir attendre encore avant de plonger mon nez dans ta fente me rend dingue, je n’ai pas cette patience, j’ai trop faim de toi. Donc, si tu veux bien, l’idée, la solution, résiderait dans un 69 sur canapé, dans lequel je m’occuperai d’abord de toi, de ton petit trésor. Quand je te sentirai prête à basculer, je te plaquerai mon fourneau sur la bouche. On partagera alors la communion d’un orgasme faramineux. Désolée, je sais, ce n’est pas très glamour de programmer ainsi nos ébats, ça fait mode d’emploi Ikea ou travaux dirigés pour bricolo du dimanche, mais je ne souhaite rien de plus que te faire jouir, et jouir avec toi, par toi et pour toi...
Je ris, mais je comprends l’hypersensibilité de ses mouillettes, de ses babines ciselées. Ma pauvre mirabelle elle-même est passablement sensible...
— Es-tu d’accord pour ça... mon amour... si tu permets que je t’appelle ainsi ?
C’en est trop ! Je ne peux décidément pas demeurer en reste à cette déclaration, mon cœur déborde et j’envoie valser mes hésitations : fonce Pipa, Carpe Diem !
— Oh oui, mon fol amour, je le veux, j’en suis si heureuse ! Je t’aime Misu ! Je t’aime mon amour !
— Oh oui, mon fol amour, je le veux, j’en suis si heureuse ! Je t’aime Misu ! Je t’aime mon amour !
Nos lèvres se retrouvent alors, avec violence, tendresse, passion. Amour ! Nous oublions un moment nos folies licencieuses. Ce sont nos cœurs, nos âmes qui s’unissent. Nous nous saoulons l’une de l’autre, nous plongeons dans un tourbillon extravagant. Pressées l’une contre l’autre, peau contre peau, à la recherche d’une fusion de nos âmes. Nous sommes folles, folles l’une de l’autre et assurément heureuses de l’être.
— Viens, allons plutôt dans ma chambre : pour les TD, les Travaux Dirigés... sur nos founes, on y sera plus à l’aise !
Ooo000ooO
Je me sais parfaitement indécente, allongée sur le dos, cuisses honteusement écartées et malaxant vaillamment mes nichons aux pointes tendues. Misu s’installe au-dessus de moi, tête-bêche et m’offre la vision précise de son improbable feuilleté luisant.
Je n’y toucherais pas avant qu’elle me donne son top mais me délecte de la vision offerte : les babines rouges lisérées de brun, si abondantes, si généreuses. Et que dire de son ahurissant clitoris ? Oui, un gaillard orgueilleux, une véritable petite bite, surprenante, alléchante !
Je sursaute lorsqu’une langue incisive s’insinue dans mes replis secrets, déplie les fines dentelles de ma fleur pourpre. Misu ne se précipite pas, elle déguste et explore patiemment ma corolle. J’ondule quand sa bouche lape ma liqueur d’amour, s’enivre de ma sève. Je suis agitée de soubresauts incontrôlables, des hordes de sauvages sanguinaires déferlent en vagues successives sous mon derme, affolent mes terminaisons nerveuses, fissurent mes derniers garde-fous si tant est qu’il m’en reste encore. Je sens mon bouton durci comme jamais, ma perle qui sans nul doute s’est dégagée de sa gangue pour se dresser, réclamant autant qu’elle le redoute, le saccage ultime. Mais même dressé, mon clito est bien ridicule, je le sais, en comparaison du champignon que je vois incroyablement pointer : une mini bite comme je n’ai jamais pensé qu’il puisse en exister !
Deux, peut-être trois doigts plongent brutalement dans ma grotte. Je convulse ! Je hurle :
— AaaaAH... A... Achève-moi mon amour !
Misu plaque alors sa fente béante sur ma bouche. Je m’accroche à ses hanches, me redresse et goûte enfin à son élixir doucereux. Ma langue affolée lape frénétiquement sa mouille. C'est si bon ce jus doucereux ! Élixir de la femme que j'aime, que j'aime tant, si pleinement, si furieusement aussi. Lorsque Misu aborde mon bouton, je sais que je vais décoller : je happe son clito insolent, m’en régale et je le tarabuste. Avec un seul but, un seul besoin : la faire jouir !
L’embarquement pour Cythère est brutal, transcendant, inouï ! Je suis si heureuse de notre orgasme commun : jouir et la faire jouir surtout est mon plus précieux bonheur.
Mais à cet instant, je suis littéralement douchée ! Des flots de liquides me noient ! La chatte de Misu m’asperge de flux brûlants. Misu femme fontaine ? Je ne connais pas vraiment le phénomène, j’en ai entendu parler et me suis renseignée sur le net. Mais y être confrontée, c’est autre chose. Je sais cependant que cette douche est signe d’orgasme absolu ! Et j’en suis totalement heureuse. Pour elle ! Pour moi !
Nous ruons, brinquebalons de concert. Cris étouffés par nos bouches avides plaquées à nos chattes submergées de sève, stupeur et tremblements, frissons interminables, un séisme de magnitude huit au moins nous jette dans un lumineux trou noir où nos consciences s’anéantissent. Ne nous reste que le plaisir, le plaisir animal de nos sexes en transes, de nos corps dévastés. Et surtout, le bonheur infini de notre fusion absolue dans le maelstrom tourneboulant d’un big bang ébouriffant. Une plénitude absolue dans laquelle nous nous trouvons comblées.
Après...
Après, nous restons un long moment inertes, abandonnées, savourant notre félicité. Misu se redresse finalement, ripe et vient se caler contre moi. Visiblement gênée, elle lèche mes pommettes pour faire disparaître les abondantes traces de sa liqueur d’amour.
— Skirting girl en plus ?
— Parfois, répond-elle, embarrassée. Rarement mais... Désolée.
— Arrête ça tout de suite ! N’est-ce pas preuve d’une jouissance extrême ? Alors je suis largement plus qu’heureuse. Je t’aime Misu, je pourrais le crier, le chanter sur tous les tons. Je t’aime mon amour ! Je t'aime Misuki !
— Tu en es persuadée, vraiment ?
— Ma chérie, je suis une fille raisonnable alors je ne te dirai pas que je t’aimerai jusqu’au bout de nos vies car ce ne serait pas raisonnable du tout. Mais oui, là, aujourd’hui, pour demain et les jours suivants, les semaines et les mois à venir, oui, je t’aime mon amour de japo-niaise !
— Petite idiote que j’aime du plus profond de mon âme, aujourd’hui, demain et les semaines et les mois à venir au minimum. J’ai bien l’intention de rédiger un contrat d’engagement à durée illimitée.
— Non mais toi alors ! Mais ... bon, où est-ce que je signe ?
— Parfois, répond-elle, embarrassée. Rarement mais... Désolée.
— Arrête ça tout de suite ! N’est-ce pas preuve d’une jouissance extrême ? Alors je suis largement plus qu’heureuse. Je t’aime Misu, je pourrais le crier, le chanter sur tous les tons. Je t’aime mon amour ! Je t'aime Misuki !
— Tu en es persuadée, vraiment ?
— Ma chérie, je suis une fille raisonnable alors je ne te dirai pas que je t’aimerai jusqu’au bout de nos vies car ce ne serait pas raisonnable du tout. Mais oui, là, aujourd’hui, pour demain et les jours suivants, les semaines et les mois à venir, oui, je t’aime mon amour de japo-niaise !
— Petite idiote que j’aime du plus profond de mon âme, aujourd’hui, demain et les semaines et les mois à venir au minimum. J’ai bien l’intention de rédiger un contrat d’engagement à durée illimitée.
— Non mais toi alors ! Mais ... bon, où est-ce que je signe ?
Nous voilà reparties en tendresses caressantes, en baisers cannibales, en papouilles pas forcément innocentes. Ma volcanique maîtresse finit par se détacher de moi. Son visage est auréolé de bonheur.
— Une douche nous ferait du bien non ? Il y a nécessité pour moi de me rafraîchir les babines. Mais, achtung-attenzione, pas touche à ma boutique !
— Ok, d’accord, on ne touche pas à la boutique. Mais... ça vaut aussi pour l’arrière-boutique ?
— QUOI ? s’insurge-t-elle hypocritement. Non mais toi alors ! L’infernale succube est sodomite en plus !
— Bon-bon, d’accord, je resterai sage... Je promets, dis-je en croisant mes doigts dans mon dos.
— Ok, d’accord, on ne touche pas à la boutique. Mais... ça vaut aussi pour l’arrière-boutique ?
— QUOI ? s’insurge-t-elle hypocritement. Non mais toi alors ! L’infernale succube est sodomite en plus !
— Bon-bon, d’accord, je resterai sage... Je promets, dis-je en croisant mes doigts dans mon dos.
Mais je note que la garce n’est pas contre l’idée !
Misu dodeline du chef, moqueuse avant d’afficher un faux air intimidé.
— Dis-moi, me demande-t-elle d’une toute petite voix, ce soir, quand tes parents seront partis, est-ce que je pourrai dormir ici ?
— Dormir ? Ici ? Dans ma chambre ? Avec moi ? Tu rêves ! Dormir ? Ah, sûrement pas ! Mais ... me faire reluire, me baiser sauvagement, me défriser la chicorée, me brouter le gazon, m’amignoutter le grelot, me ramoner le conduit, oui, mille fois oui, à condition que je puisse t’en faire autant !
— Pipa, tu es...
— Une vraie salope, oui, une authentique salope ! Ta putain aussi avide que soumise. Mais je subodore ne pas être un cas unique, là-ici-présentement-maintenant-aujourd’hui !
— Tu subodores bien, avoue la vicieuse qui, sans crier gare, glisse une phalange dans mon étoile plissée avant de s’enfuir en riant vers la salle de bain.
— Dormir ? Ici ? Dans ma chambre ? Avec moi ? Tu rêves ! Dormir ? Ah, sûrement pas ! Mais ... me faire reluire, me baiser sauvagement, me défriser la chicorée, me brouter le gazon, m’amignoutter le grelot, me ramoner le conduit, oui, mille fois oui, à condition que je puisse t’en faire autant !
— Pipa, tu es...
— Une vraie salope, oui, une authentique salope ! Ta putain aussi avide que soumise. Mais je subodore ne pas être un cas unique, là-ici-présentement-maintenant-aujourd’hui !
— Tu subodores bien, avoue la vicieuse qui, sans crier gare, glisse une phalange dans mon étoile plissée avant de s’enfuir en riant vers la salle de bain.
OOOOHH, va y avoir du sport ce soir ! Faut pas que j’oublie d’ouvrir mon coffre à jouets...
Ooo000ooO
Après une « très sage » douche, direction la cuisine. Il faut bien cuisiner un peu et s’y mettre sans tarder car l’opération risque de prendre du temps puisqu’il ne se passe pas trois minutes sans que nous ne ressentions l’impérieux besoin de nous embrasser, de nous câliner. De nous ploter aussi...
Autant dire que le temps file à une allure de dingue et mes préparations n’avancent guère.
Dernière étape tout de même de ces préparations, une chantilly que je monte au batteur. Misu, petite garce, s’est collée dans mon dos et ses mains se baladent sur mon corps... Elle me raconte à l’oreille ses petites histoires avec Vanessa, me promettant les mêmes folies débauchées...
Coup de sonnette.
— Il n’est même pas sept heures moins le quart, ils sont en avance les monstres. Misu, tu peux aller ouvrir s’te plait ?
Mon batteur a fait son temps, il est terriblement bruyant. Je n’entends pas bien ce qui se passe dans l’entrée.
Par contre, la détonation, je l’entends ! Un coup de feu ?
Je lâche tout et file vers le couloir.
J’ai à peine le temps d’apercevoir Misu allongée au sol qu’une deuxième détonation retentit et je sens une brûlure au bras. On nous tire dessus ! Je m’abrite au coin du couloir, paralysée, tétanisée. Des jurons, un choc sourd, des bruits de pas, la porte qui claque. Silence.
Un coup d’œil et je me précipite vers Misuki : elle gît au sol. Au-dessus de son front, ses cheveux sont rouges !
De sang...
De sang...
Mais keske?
MISUUUU !
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Commentaires ()
Oups ? Les coups de feu dans le couloir ? Elle est out Misu...