Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Après à deux sans limite — Chapitre 7 · La tempête à la maison
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Après à deux sans limite
Chapitre 7 · La tempête à la maison
Chapitre 7 – La Tempête à la Maison
Quelques mois avaient passé depuis les jours brûlants où Ju, Maë et moi jouions sans retenue. La vie avec un bébé avait imposé une routine stricte et épuisante, mais surtout déséquilibrée. Moi, je travaillais plus que jamais, jonglant entre réunions interminables, déplacements imprévus et urgences professionnelles qui s’enchaînaient sans répit. Ju avait des horaires souples et une charge de travail qui lui laissait beaucoup de temps libre – du temps qu’il passait souvent à se détendre, à jouer avec le petit, ou simplement à faire ce qu’il voulait. Maë, elle, travaillait à distance et passait ses journées à gérer la maison : les rendez-vous du bébé, les courses, le linge, les dossiers administratifs, les repas, les lessives, les nuits hachées… Elle comblait les trous laissés par nos emplois du temps respectifs, et pourtant, rien ne semblait suffire à calmer les tensions accumulées.
Ce soir-là, je rentrais épuisée. Il était presque 21 h. Mon ordinateur portable était encore ouvert sur mes genoux dans la voiture, un dossier à moitié rédigé, des mails non lus qui s’empilaient. J’avais à peine franchi la porte que l’air me parut lourd, électrique. Ju et Maë étaient dans le salon, assis côte à côte sur le canapé, visages fermés. Le petit dormait à l’étage – le babyphone était silencieux sur la table basse. Mais l’atmosphère était loin d’être calme.
Ju se leva le premier, bras croisés, mâchoire serrée.
— Roxanne, ça va pas, là !
— Roxanne, ça va pas, là !
Maë enchaîna immédiatement, le ton tremblant mais ferme :
— Depuis combien de temps tu nous ignores ? Depuis combien de temps tu es partie à courir après tes fichus dossiers au lieu de t’occuper de nous ?
— Depuis combien de temps tu nous ignores ? Depuis combien de temps tu es partie à courir après tes fichus dossiers au lieu de t’occuper de nous ?
Je posai mon sac et mon ordinateur sur la console de l’entrée, les mains crispées sur les anses. Mon cœur battait vite, mélange d’épuisement, d’exaspération et de culpabilité diffuse. Je savais que ça allait exploser, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit ce soir.
— Qu’est-ce que vous voulez ? J’ai bossé toute la journée ! répondis-je, un peu plus fort que prévu.
Ju ricana, amer.
— Toute la journée ? Et nous, on est censés attendre que tu daignes nous regarder ? Pendant ce temps, Maë s’épuise à la maison, tu le sais ! Tu crois que c’est facile pour elle ? Tu crois que c’est facile pour moi ?
— Toute la journée ? Et nous, on est censés attendre que tu daignes nous regarder ? Pendant ce temps, Maë s’épuise à la maison, tu le sais ! Tu crois que c’est facile pour elle ? Tu crois que c’est facile pour moi ?
Sa voix montait, son agacement devenait colère. Maë acquiesça, les yeux brillants.
— Exactement ! On n’en peut plus, Roxanne ! On n’en peut plus de tout gérer pendant que toi tu disparais !
— Exactement ! On n’en peut plus, Roxanne ! On n’en peut plus de tout gérer pendant que toi tu disparais !
Je sentis un pic de frustration monter en moi. Je pris une grande inspiration, mais ma voix sortit sèche :
— Eh bien, excusez-moi ! Mais vous savez quoi ? Maë est à la maison toute la journée, elle s’occupe du bébé, des courses, du ménage, des rendez-vous… Et toi, Ju, tu as des horaires tellement souples que tu pourrais t’en occuper un peu ! Moi, je travaille pour nous tous, je fais ce qu’il faut pour que cette maison tienne debout !
— Eh bien, excusez-moi ! Mais vous savez quoi ? Maë est à la maison toute la journée, elle s’occupe du bébé, des courses, du ménage, des rendez-vous… Et toi, Ju, tu as des horaires tellement souples que tu pourrais t’en occuper un peu ! Moi, je travaille pour nous tous, je fais ce qu’il faut pour que cette maison tienne debout !
Maë ouvrit de grands yeux, comme si je venais de lui asséner un coup de poing. Ju serra les mâchoires, et le silence tomba quelques secondes, chargé de tension.
— Tu te rends compte de ce que tu dis, Roxanne ? souffla Maë, la voix brisée. Tu crois vraiment que c’est facile ? Que c’est un jeu ? Moi je suis là, tout le temps, et toi tu t’absentes, tu nous fuis !
— Et toi, tu crois que moi, j’ai choisi de travailler autant ? rétorquai-je, la voix tremblante mais décidée. Tu crois que je prends plaisir à ne pas être là ? Je fais ce que je peux, mais personne ne regarde ce que je sacrifie pour cette maison, pour vous, pour nous.
Ju frappa doucement sa main sur la table basse, mais le bruit résonna comme un coup de tonnerre.
— C’est toujours la même chose avec toi, Roxanne ! Toujours le boulot, toujours toi ! Et Maë, elle doit tout gérer à la maison pendant que toi tu cours après tes horaires impossibles !
— C’est toujours la même chose avec toi, Roxanne ! Toujours le boulot, toujours toi ! Et Maë, elle doit tout gérer à la maison pendant que toi tu cours après tes horaires impossibles !
— Et toi, Ju, tu crois que c’est simple pour moi ? répliquai-je, la colère me donnant du cran. T’as des journées presque vides, tu fais ce que tu veux, et dès que je fais quelque chose de mon côté, c’est moi le problème !
Maë soupira, et ses mains se crispèrent sur ses cuisses.
— Tu ne comprends rien ! Tu crois qu’on te reproche ton boulot ? Non ! On te reproche de ne jamais être là, Roxanne ! Toi, tu pars, tu disparais, et nous, on se débrouille avec tout. Et tu viens nous dire que c’est nous les problématiques ? Sérieusement !
— Tu ne comprends rien ! Tu crois qu’on te reproche ton boulot ? Non ! On te reproche de ne jamais être là, Roxanne ! Toi, tu pars, tu disparais, et nous, on se débrouille avec tout. Et tu viens nous dire que c’est nous les problématiques ? Sérieusement !
Je sentis mes joues s’empourprer, mais je ne voulais pas céder.
— Et moi je vous dis que je suis épuisée ! criai-je. Je fais tout ce que je peux pour que cette maison tienne debout, pour que le bébé ait une routine, pour que Ju et toi, vous ayez un semblant de normalité. Mais personne ne voit ce que je sacrifie ! Personne !
— Et moi je vous dis que je suis épuisée ! criai-je. Je fais tout ce que je peux pour que cette maison tienne debout, pour que le bébé ait une routine, pour que Ju et toi, vous ayez un semblant de normalité. Mais personne ne voit ce que je sacrifie ! Personne !
Ju se leva, faisant les cent pas, sa colère devenant tangible, presque physique.
— Et c’est ça le problème, Roxanne ! hurla-t-il, presque hors de lui. Tu te caches derrière ton boulot pour éviter de voir que tout part en vrille ici ! On t’attendait, on avait besoin de toi, et tu étais absente !
— Et c’est ça le problème, Roxanne ! hurla-t-il, presque hors de lui. Tu te caches derrière ton boulot pour éviter de voir que tout part en vrille ici ! On t’attendait, on avait besoin de toi, et tu étais absente !
Maë acquiesça, les yeux brillants de frustration et de fatigue.
— Exactement ! On n’en peut plus ! On n’en peut plus de tout gérer pendant que toi tu cours après des chiffres et des mails !
— Exactement ! On n’en peut plus ! On n’en peut plus de tout gérer pendant que toi tu cours après des chiffres et des mails !
Je sentis un mélange de colère, de frustration et de culpabilité me traverser, mais je ne pouvais pas les laisser passer pour me dicter quoi ressentir.
— Et moi je vous dis ! criai-je, mes mains tremblantes. Que vous ne comprenez pas ce que je sacrifie ! Que je me tue à la tâche pour nous tous, et que vous osez me faire sentir que je suis la mauvaise !
— Et moi je vous dis ! criai-je, mes mains tremblantes. Que vous ne comprenez pas ce que je sacrifie ! Que je me tue à la tâche pour nous tous, et que vous osez me faire sentir que je suis la mauvaise !
Le silence retomba, lourd et étouffant. On entendait seulement nos respirations rapides. Maë s’éloigna un peu, croisant les bras. Ju se passa une main dans les cheveux, visiblement furieux. Moi, je restai debout, les poings serrés, la gorge sèche.
— Vous vous rendez compte ? murmurai-je, presque pour moi-même. Je travaille pour cette maison, pour nous, et c’est moi le problème ?
Maë secoua la tête, incrédule.
— On n’a jamais dit que tu étais le problème, Roxanne… mais sa voix trahissait la tension. On dit juste qu’on est saturés, et que toi, tu disparais…
— On n’a jamais dit que tu étais le problème, Roxanne… mais sa voix trahissait la tension. On dit juste qu’on est saturés, et que toi, tu disparais…
— Eh bien dis-je, d’un ton froid si être là pour tout le monde signifie que je dois me sacrifier et me taire, je refuse. Je ne vais pas être votre punching-ball émotionnel juste parce que vous avez décidé de faire de moi la responsable de tout.
Ju lâcha un juron, frappant à nouveau la table.
— Putain, Roxanne ! Tu ne comprends rien ! Ce n’est pas être un punching-ball, c’est être une partenaire, une personne qui partage les responsabilités, et là, toi… tu fuis.
— Putain, Roxanne ! Tu ne comprends rien ! Ce n’est pas être un punching-ball, c’est être une partenaire, une personne qui partage les responsabilités, et là, toi… tu fuis.
— Et vous, vous croyez que c’est facile pour moi ? criai-je, les larmes montant. Vous ne voyez rien, vous ne me remerciez jamais, et tout ce que je fais, vous le tournez contre moi !
Le ton monta encore, les voix s’élevèrent, et la dispute continua, brutale, directe. Chacun y allait de ses reproches, de ses frustrations accumulées pendant des semaines. Moi, je défendais mes choix, mes sacrifices, mon investissement dans le travail et la maison. Ju et Maë, eux, me faisaient sentir que j’avais été absente émotionnellement, que je n’avais pas tenu ma part du lien familial et domestique.
Finalement, épuisée, je me levai, le souffle court, et annonçai d’un ton sec :
— Vous savez quoi ? J’en ai marre. Je dors sur le canapé. Je pars tôt demain matin pour ne croiser personne. Foutez-moi la paix.
— Vous savez quoi ? J’en ai marre. Je dors sur le canapé. Je pars tôt demain matin pour ne croiser personne. Foutez-moi la paix.
Maë ouvrit la bouche pour répliquer, Ju commença à protester, mais je ne leur laissai pas le temps. Je ramassai mon sac, descendis les escaliers et m’installai dans le canapé du salon, les yeux fixés au plafond, le cœur battant encore à tout rompre. La colère et le ressentiment bouillonnaient en moi, et aucun mot ne pouvait apaiser cette tempête.
Je me laissai tomber sur les coussins, consciente que la situation était loin d’être résolue. La maison était silencieuse, mais je savais que cette dispute marquait un tournant. Tout avait explosé, et je ne pouvais plus prétendre que tout allait bien. La tension, les frustrations, les reproches… tout était là, tangible, et je ne voulais plus rien cacher.
Je restai éveillée longtemps, les larmes coulant silencieusement sur mes joues. Pas de regrets, pas encore. Juste de la fatigue. Et au fond de moi, une petite voix murmurait : est-ce que ce trio peut survivre à ça ?
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Commentaires ()
il fallait que ca "pète"....
Roxane était trop absente... phisiquement déjà, mais peut être excusable (travail), mais surtout émotionnellement;
elle essaie de se justifier en faisant culpabilisé Ju et maé sur le fait que c'est elle qui "tient" la maison. mais elle vient surtout de se donner une bonne raison pour tromper son monde. ce sera leur faute!
j'espère néanmoins que ce c'est pas la fin, mais celà néccessite une remise en question générale du "trouple"
ce sentait elle exclu ? ne trouvais plus sa place ; un quatrième pour équilibrer le tout... a voir
mais seul l'auteur...