Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Après à deux sans limite — Chapitre 16 · Les bougies et le départ
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Après à deux sans limite
Chapitre 16 · Les bougies et le départ
Chapitre 15 – Les Bougies et le Départ
Maë allume les bougies une par une, les flammes dansent doucement sur la table basse du salon. L’odeur de cire et de lavande se répand lentement, comme un baume sur la tension qui flotte encore entre nous. Ju est assis sur le canapé, les coudes sur les genoux, le regard fixé sur le tapis. Il n’a pas parlé depuis la dispute de la veille. Moi, je suis assise en face, les mains serrées l’une dans l’autre, le cœur battant.
Maë s’installe entre nous deux, prend ma main gauche et celle de Ju dans la droite. Elle ne dit rien tout de suite. Elle laisse le silence s’installer, pas oppressant cette fois, mais apaisant. Les bougies crépitent. Le bébé dort à l’étage, la maison est calme pour la première fois depuis des semaines.
C’est Maë qui brise le silence, d’une voix douce mais ferme.
— On ne va pas faire semblant que tout est oublié. On ne va pas faire semblant que ça n’a pas fait mal. Mais on est là, tous les trois. Et je refuse de laisser partir ce qu’on a construit pendant des années à cause d’une erreur… même si elle a été énorme.
Je sens les larmes monter à nouveau, mais cette fois elles sont différentes. Pas de culpabilité écrasante, pas de désespoir. Juste du soulagement.
Ju relève enfin la tête. Ses yeux sont fatigués, rougis, mais il n’y a plus de colère brute. Juste une tristesse profonde.
— J’ai eu peur, Rox. Peur que tu nous quittes. Peur que tu préfères vraiment ce mec à nous. Peur que tout ce qu’on a construit avec le bébé, avec notre vie, s’effondre. J’étais en colère parce que j’avais mal. Mais j’ai compris une chose : te punir ne sert à rien. Te faire souffrir ne me fait pas moins souffrir.
Il tend la main vers moi, hésitant. Je la prends, mes doigts tremblent contre les siens.
— Je ne sais pas si je peux tout oublier, murmure-t-il. Pas d’un coup. Mais je sais que je ne veux pas te perdre. Ni toi, ni Maë. Ni ce qu’on est.
Maë serre nos mains plus fort.
— Alors on arrête de se faire mal. On arrête les reproches, les silences, les piques. On repart. Pas comme avant – parce que avant, il y avait déjà des fissures. On repart mieux. Avec des règles claires. Pas de secrets. Pas de sexe hors du trio sans accord. Et surtout… on se parle. Vraiment. Même quand ça fait mal.
Je hoche la tête, la gorge nouée.
— Je promets. Plus jamais je vous cacherai quelque chose. Plus jamais je vous laisserai seuls. Je veux qu’on soit nous trois. Et je veux qu’on retrouve le plaisir ensemble. Pas pour effacer ce qui s’est passé, mais pour nous rappeler pourquoi on s’aime.
— Je promets. Plus jamais je vous cacherai quelque chose. Plus jamais je vous laisserai seuls. Je veux qu’on soit nous trois. Et je veux qu’on retrouve le plaisir ensemble. Pas pour effacer ce qui s’est passé, mais pour nous rappeler pourquoi on s’aime.
Ju laisse échapper un petit rire fatigué.
— Tu veux qu’on reparte… au lit ?
— Tu veux qu’on reparte… au lit ?
Maë sourit, un vrai sourire pour la première fois depuis des jours.
— Pas tout de suite. Mais bientôt. D’abord, on se retrouve. On se touche. On se regarde vraiment. Et ensuite… on verra.
— Pas tout de suite. Mais bientôt. D’abord, on se retrouve. On se touche. On se regarde vraiment. Et ensuite… on verra.
Je pose ma tête sur l’épaule de Maë, Ju se rapproche, pose son bras autour de nous deux. On reste comme ça, enlacés, sans parler. Juste à respirer ensemble. Les bougies brûlent lentement, la lumière douce caresse nos visages. C’est fragile, mais c’est réel.
Quelques jours plus tard, les vacances approchent. On en parle autour d’un dîner calme. Ju propose l’idée en premier.
— Et si on partait ? Tous les trois. Sans le bébé. Juste nous. On le laisse aux grands-parents quinze jours. On trouve une villa en Toscane. Une maison isolée, avec piscine, vue sur les collines. Pas d’horaires, pas de boulot, pas de disputes. Juste du temps. Pour flâner. Pour parler. Pour se retrouver.
Maë sourit, les yeux brillants.
— J’en suis. On a besoin de ça.
— J’en suis. On a besoin de ça.
Je sens une chaleur monter en moi, différente de la culpabilité ou de la peur. Une chaleur douce, pleine d’espoir.
— Oui. Allons-y. Laissons tout derrière. Et reconstruisons-nous là-bas.
— Oui. Allons-y. Laissons tout derrière. Et reconstruisons-nous là-bas.
On réserve la villa le soir même : une ancienne ferme en pierre, perdue dans les vignes, avec une grande piscine, une terrasse ombragée, des chambres ouvertes sur les collines. Ju s’occupe des billets d’avion, Maë des valises du bébé pour les grands-parents. Moi, je prépare les nôtres, le cœur léger pour la première fois depuis des mois.
Le jour du départ, on dépose le petit chez les grands-parents. Il nous fait des bisous baveux, on rit, on pleure un peu. Puis on monte dans la voiture, direction l’aéroport. Dans l’avion, Maë prend ma main, Ju pose sa tête contre la vitre. On se regarde, et pour la première fois depuis longtemps, il n’y a plus de rancœur dans ses yeux. Juste de l’amour fatigué, mais réel.
À l’arrivée en Toscane, le soleil est doux, l’air sent la terre chaude et les herbes sauvages. La villa est encore plus belle que sur les photos : murs ocre, volets verts, piscine turquoise, vignes qui grimpent jusqu’à la terrasse.
On pose les valises, on ouvre les fenêtres. Le vent entre, léger, chargé d’odeurs de romarin et de lavande.
Maë s’approche de moi, me prend par la taille.
— On est là. Juste nous trois.
— On est là. Juste nous trois.
Ju s’approche par derrière, pose ses mains sur mes hanches.
— On est là.
— On est là.
On s’embrasse tous les trois, doucement d’abord, puis plus profondément. Pas de hâte. Juste la sensation de se retrouver. Les vêtements tombent lentement. On s’allonge sur le grand lit de la chambre principale, fenêtres ouvertes sur les collines.
Maë embrasse mon cou, Ju mes seins. Leurs mains explorent mon corps avec tendresse, comme pour redécouvrir chaque centimètre. Je les caresse à mon tour, les larmes aux yeux – pas de tristesse, juste de soulagement.
On fait l’amour lentement, longuement. Maë me lèche avec douceur, Ju entre en moi avec précaution. On change de positions, on rit quand on se cogne, on gémit quand le plaisir monte. Pas de domination, pas de punition. Juste de l’amour, du désir partagé, de la confiance qui revient, petit à petit.
On jouit tous les trois, enlacés, en criant nos noms, en pleurant de joie.
Après, on reste dans les bras les uns des autres, nus sous le soleil couchant, la peau chaude, les cœurs calmes.
Le trio est là.
Pas intact.
Mais plus fort.
Et prêt à vivre.
Pas intact.
Mais plus fort.
Et prêt à vivre.
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Commentaires ()
Très beau chapitre qui est à la fois ...une fin, un tournant et un début.
J'attends la suite , la reconstruction, avec impatience...
Mais seul l'auteur..
Espérons que le pseudo maître ne se rappelle pas à son bon vouloir.