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✦ Conteuse Le boloss. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Le boloss. — Chapitre 10 · Révélations.

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Conteuse
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Le boloss.

Chapitre 10 · Révélations.

Le lendemain de cette soirée mémorable, surtout pour moi, parce que j'avais eu pour la première fois l'occasion de me servir d'un martinet, j'ai été catastrophé de constater que les fesses de Charlotte, étaient toujours rouges. Même si elles donnaient après une nuit de sommeil, plutôt l'impression d'avoir pris un sérieux coup de soleil. Tandis que le reste de son corps, mis à part son charmant visage quand elle s'empourprait, avait retrouvé sa teinte dorée habituelle. 
 Elle a tenté de me rassurer en m'affirmant qu'il s'agissait d'une situation temporaire, ce qui ne l'a pas empêchée de grimacer au moment de s'asseoir à la grande table, afin de prendre son petit-déjeuner. Je me suis alors senti encore plus mal l'aise, me considérant dans ma tête comme le dernier des salauds. 
 Hermance n'a pas arrangé mon émoi en me dédiant un regard ironique, d'un air de dire : Tu vois tu es comme les autres hommes, prêt à profiter de la faiblesse d'une femme à la moindre occasion. Ce n'était cependant pas une accusation de sa part, juste son humour d'un genre particulier, d'autant qu'elle m'avait incité à utiliser cet instrument. Son amusement face à la situation, ne me rendant pourtant pas les choses plus faciles. 
 Mais le pire a été que la magnifique blonde, ne portant comme à son habitude que ses mules à talons aiguille, preuve qu'elle assumait, a dû exhiber les traces du mauvais traitement que je lui avais infligé, à certaines des employées de maison. 
 Ces dernières affectant de ne rien remarquer, alors que si j'en croyais ce qui m'avait été dit, c'était également une grande première pour elles. La maîtresse de maison ne montrant aucun goût pour cette étrange pratique, pas un seul des amants précédents n'ayant eu l'occasion de traiter sa compagne de cette manière, ce n'était jamais arrivé avant. 
 En tout cas pas depuis celui qui lui avait donné l'envie de la chose, mais qu'elles n'avaient probablement pas connu, car je supposais que cela s'était passé bien des années auparavant, et ailleurs. 
 Cependant les soubrettes se sont efforcées de se comporter normalement vis à vis de nous, même si Inès me lançait des coups d'œils n'ayant rien de réprobateurs, mais exprimant au contraire de l'envie. À moins que je me fasse des idées. Valentine pour sa part gardait son air neutre, restant par conséquent très professionnelle. 
χ χ χ
 Comme vous devez vous en douter, par la suite et à sa demande, j'ai recommencé de flageller Charlotte et même avec un peu plus de vigueur, en ce qui concernait les autres parties de son corps que ses fesses. Le plus dur étant toujours quand elle devait après ça, exposer les séquelles de ces séances qui heureusement disparaissaient toujours, mais un peu trop lentement à mon goût.   
 Ma magnifique soumise semblait le vivre comme un défi qu'elle s'était lancé, s'habituant progressivement à l'exhibition de ses rougeurs et moi aussi. Au point que si j'étais arrivé à y prendre du plaisir sur le moment, j'ai également fini par éprouver une sorte de fierté le lendemain. Pas parce que j'étais devenu sadique, mais je ressentais tout simplement le contentement qu'une femme, se livre à moi de sa propre volonté jusqu'à ce genre d'extrémités. 
 Ce qui vous en conviendrez, n'est pas donné à tous les hommes.  
χ χ χ
 C'est au mois de Juin, pour être plus précis le Dimanche 16 en début d'après-midi, que tandis qu'Hermance ne montrait aucune humeur particulière, Charlotte m'a annoncé en rougissant :
 ― Avant que tu nous quittes pour rentrer chez toi, Mon Petit Lapin, j'aimerais te montrer le tableau que je viens tout juste de terminer. 
 Je n'étais pas retourné dans son atelier depuis la première fois et me suis aussitôt senti flatté, si bien que j'ai répondu : 
 ― Mais avec grand plaisir, Ma Beauté Blonde. 
 Puis j'ai demandé mi-figue mi-raisin :
 ― Tu attends de moi un œil critique, ou de la flatterie ?
 ― Juste que tu me dises ce que tu en penses, avec ta sincérité habituelle. 
 Alors que l'idée venait d'elle, la magnifique artiste semblait anxieuse à l'idée de me présenter sa création, tandis que nous marchions côte à côte dans les larges couloirs menant à son antre. Ce que je trouvais d'autant plus étrange, que notre complicité avait continué de grandir. 
 Ce rapprochement soit dit en passant exaspérait parfois Hermance, qui se sentait exclue quand nous échangions sa femme et moi, un regard entendu et souvent amusé. 
 Pourtant je n'étais toujours pas amoureux de cette dernière, j'avais tout simplement de l'affection pour elle, la considérant un peu comme une deuxième maman mais incestueuse celle-là. Penser à ce genre de choses ne me dérangeant pas plus que ça, pour la bonne raison que notre liaison à tous les trois était restée secrète. 
 En effet seules les employées de maison et Angèline dont j'avais commencé de faire la découverte, alors que pourtant on se connaissait depuis toujours, restaient au courant de notre triolisme. Je précise d'ailleurs par rapport à La Princesse, qui se joignait de manière occasionnelle à nous pour les repas, que je la trouvais beaucoup plus humaine qu'auparavant. 
 Bien entendu il lui arrivait de faire des caprices, mais bon, elle avait pour excuse d'avoir été une enfant pourrie gâtée. Et en ce qui concernait le reste, une fois son humour parfois sarcastique accepté, trait de caractère lui venant de sa mère, cette jeune femme n'avait pas mauvais fond. Elle jouait tout simplement un rôle quand elle se retrouvait en société, chose que nous faisons tous dans une certaine mesure. 
χ χ χ
 Mais revenons à Charlotte vu que je me trouvais en sa compagnie. Constatant son appréhension, tout en la prenant par la main tandis que nous continuions à avancer, je lui ai expliqué :
 ― Tu sais, si je n'apprécie pas ta peinture, ça voudra juste dire que toi et moi on n'a pas les mêmes goûts. Donc ça n'aura rien de dramatique. 
 ― Sauf que celui-là... j'ai envie qu'il te plaise. 
 ― Dans ce cas, tu n'aurais pas dû faire appel à ma sincérité. 
 ― Sauf que... si tu me mentais... je le sentirais. 
 ― Si tu risques d'en souffrir, c'est peut-être mieux que je ne le vois pas. 
 ― Mais moi j'ai envie que tu le voies, pour me dire ce que tu en penses. 
 Donner une telle importance à un simple tableau me semblait quelque peu exagéré, pourtant je n'en ai rien dit de manière à ne pas la froisser. Nous sommes arrivés à son atelier et dans ce dernier, un seul chevalet toujours le même, supportait une toile recouverte d'un drap blanc. 
 Cependant j'ai compris tout de suite qu'il s'agissait d'une nouvelle création, pas celle pour laquelle j'étais venu jusque-là. Ce qui m'a été confirmé quand l'artiste m'a tourné le dos, afin de se mettre accroupie face au mur, pour sortir de sa cachette la clef de la galerie.
 Nous avons ensuite pénétré dans cette pièce toute en longueur, si bien que j'ai pu constater que les satyres encore en travail la fois d'avant, y avaient trouvé leur place. Comme tous les autres avant eux, ils étaient maintenant représentés de manière très réaliste, malgré leur apparence surnaturelle. 
 Mais là encore ce n'était pas ce que la magnifique blonde voulait me montrer, même si elle m'a laissé les admirer quelques instants, avant de m'entraîner jusqu'au fond de la pièce. 
 Là se trouvait un nouveau tableau, juste à côté de celui à l'image d'Angèline fraîche comme une rosée de printemps, accroupie cuisses écartées entre les deux quinquagénaires, dont les rides au contraire racontaient le vécu. D'autres ayant été décalés afin de lui céder la place, le dernier né avait les mêmes dimensions, soit environ quatre-vingt centimètres de haut sur soixante autres de large. 
χ χ χ
 Sur cette peinture se trouvait Charlotte elle-même, nue comme à son habitude mais avec une bonne vingtaine d'années de moins, si bien qu'elle pouvait rivaliser en juvénilité avec la fille de sa compagne. 
 La principale différence d'avec ma quadragénaire, se trouvant au niveau de sa silhouette plus fine. Même si cette dernière me semblait difficile à apprécier, pour la bonne raison qu'elle était assise dans un fauteuil en rotin, avec un immense dossier arrondi dépassant sa tête en hauteur et ses épaules en largeur. 
 Ce siège je l'apprendrais plus tard ayant d'ailleurs une histoire, puisqu'il s'agissait de celui d'Emmanuelle, dont les gens de ma génération ignorent jusqu'à l'existence, alors que ses aventures érotiques bien que romancées, ont marqué ceux qui nous ont précédés.  
 Évidemment en raison de son âge, la poitrine de la modèle pourtant déjà de belles proportions, était à la fois plus menue et plus haute que celle que je connaissais. Par conséquent même de face, on devinait qu'elle défiait encore les lois de la pesanteur et détail étonnant, ses tétons se trouvaient ornées de piercings horizontaux, une petite boule turquoise dépassant de chaque côté. Cette fantaisie imaginée ne gâchant rien à son charme, bien au contraire. 
 Comme ses cuisses étaient collées contre les accoudoirs, sur lesquels ses avant-bras mains comprises reposaient par contre sagement, sa vulve lisse que je connaissais à présent par cœur, se trouvait exposée. Mis à part que là encore, un bijou intime tirait son clitoris hors de sa cachette. Cet ajout étant d'un style identique à ceux situés plus hauts, étant donné que des sphères de la même couleur mais plus petites en diamètres, venaient le flanquer.   
 Sa toison pubienne se trouvait bien présente, à sa longueur naturelle, sauf que moins étendue et fournie en raison de son âge. Pilosité que par rapport à mes belles quadragénaires j'avais appris à apprécier, la considérant avec les seins comme le comble de la féminité, à une époque où beaucoup enlèvent tout dans le but de ressembler à des minottes.  
 À ses petons se trouvaient sans surprise de ma part des mules à talons aiguille, d'une dizaine de centimètres de haut, dont les sangles bleu-vert étaient assorties au reste de sa panoplie, des plus minimaliste.  
 Bien entendu si aucun détail n'a échappé à ma mémoire photographique, d'autant que l'artiste m'a laissé tout le loisir de contempler son autoportrait, au réalisme saisissant, c'est sur son visage que je me suis le plus attardé. En particulier sa mine en même temps réservée et expectative, ses yeux mi-clos aux iris turquoise seulement en partie visibles, lui donnant un air songeur. Comme absente tout en étant bien là, le spectacle privilégié qu'elle m'offrait en étant la preuve.
χ χ χ
 C'est la raison pour laquelle je me suis tourné vers Charlotte, qui en chair et en os guettait avec une légère appréhension ma réaction, pour lui déclarer :     
 ― Tu es magnifique sur ce tableau, sauf qu'au lieu de te peindre d'après une vieille photo, en le faisant avec ton âge actuel tu n'en aurais pas été moins belle.  
 J'ai d'abord pensé qu'elle s'empourprait à cause de mon compliment, mais ensuite été sidéré quand elle m'a avoué :
 ― Ce cliché n'est pas si vieux que ça, il a été pris l'été dernier et par moi. C'est ma fille que j'ai peinte. Elle a 19 ans soit un de moins que toi et contrairement à Angèline, a été placée dans des écoles privées. Ce qui explique que tu ne l'aies jamais rencontrée. D'autant qu'à présent, elle poursuit des études de médecine dans la faculté de Montpellier. 
 La magnifique blonde me laissant le temps d'accuser le coup, cela à permis à son charmant visage de reprendre une teinte presque normale, ensuite elle m'a expliqué de sa voix douce et légèrement rauque :
 ― Je suis au courant qu'Hermance t'a parlé de mon mari, mais également de mon premier amant, celui qui m'a amenée à apprécier les corrections. Donc pour commencer, il faut que tu saches que le père de Charline est bien son géniteur. Car s'il n'a pas grand goût pour les femmes il n'en devient pas pour autant impuissant, quand il se retrouve dans l'intimité en compagnie de l'une d'entre nous. Ça n'a en tout cas pas été le cas en ce qui me concerne. 
 Tandis que je l'écoutais en silence, réfléchissant à ce qu'elle m'avait caché et aux implications, cette maman nouvelle pour moi mais ancienne pour d'autres, a continué :
 ― Les premiers temps après notre union il a rempli ses devoirs conjugaux, comme on les appelle encore parfois. Même si cela manquait quelque peu d'ardeur. Ce qui ne m'a pas vraiment dérangée, puisqu'à l'époque je manquais de moyens de comparaisons. Tomber enceinte m'a permis d'accepter son homosexualité, qu'il m'avait cachée auparavant et probablement afin de compenser, j'ai reporté mon amour sur notre enfant. Bien entendu là je te parle de celui qui est dans mon cœur, pas de celui bien plus charnel, qui provoque une attirance physique. 
 Puis elle a jouté, après une courte pause :
 ― En ce qui concernait ce dernier, j'avais déjà celle qui est devenue ma compagne par la suite. Puis j'ai rencontré Maxime, qui ma possédée d'une manière bien plus énergique. Avec même de la rudesse, ce qui m'a menée sur le chemin de la perversion. Sauf qu'entre nous deux ça n'a pas duré plus de quelques mois, tout simplement parce qu'il ne m'a pas fallu bien longtemps, pour me rendre compte que notre attirance se situait uniquement sur un plan physique. Cela je l'ai compris grâce à Hermance, que j'aimais depuis toujours sans l'avoir jamais vraiment réalisé.
χ χ χ
 Un silence pesant s'est installé entre nous et afin de le rompre, j'ai demandé à Charlotte :
 ― C'est pour cette raison que tu as refusé de m'embrasser, alors qu'à ta femme ça ne lui pose aucun problème ? Parce que tu espères qu'il va se passer quelque chose, entre ta fille et moi ?
 ― Eh bien, la seule chose que j'espère pour l'instant, c'est que tu accepteras de la rencontrer. Les sentiments ne se commandent pas et je ne suis pas en train d'essayer de te vendre, une cinquantaine de kilos de viande bien plus fraîche, que celle que tu as eu l'occasion de te mettre sous la dent jusqu'à présent.  
 Cette comparaison m'a amusé, d'autant qu'elle montrait son auteure capable de faire preuve d'humour, malgré le sérieux de son entreprise. Cependant il restait une ombre importante à ce tableau, qui était que si nous n'avions pas échangé nos salives, on ne pouvait pas en dire autant d'autres fluides corporels. Or dans ma logique à moi, c'était beaucoup plus dérangeant si cette magnifique blonde, devait devenir ma belle-mère.
 C'est la raison pour laquelle, j'ai continué de me renseigner :
 ― Mais qu'est-ce qu'elle sait au juste à mon sujet ? Par exemple de notre relation à tous les trois, Hermance, toi et moi ?
 ― Je ne lui ai rien caché. Elle savait bien évidemment déjà que je suis en couple avec une femme, qu'elle appelle d'ailleurs Belle-Maman. Ce qui ne la dérange pas, d'autant qu'elle vit chez son père et est au courant depuis toujours, à propos de son homosexualité. Quant à nos jeunes amants elle connaît également leur existence, même si elle n'a contrairement à Angèline, jamais rencontré un seul d'entre eux.
 ― Donc elle accepte ton mode de vie, ce qui est très bien pour vous deux. Mais moi, qu'est-ce que je viens faire dans cette histoire ?  
 ― Ce qu'il faut que tu comprennes, c'est qu'elle n'a pas hérité que de mon physique. 
 ― Non, il y a aussi le prénom, car une Charlotte qui appelle sa fille Charline, ça ne doit pas se voir tous les jours. 
 ― Ça c'est juste un détail.
 ― Mais... elle te ressemble autant que ça, dans la réalité ? 
 ― Absolument, même que certains de nos proches affirment mais je le précise avec humour, qu'elle est mon clone. Sauf que malheureusement pour elle, je lui ai aussi transmis mon caractère timoré. C'est pourquoi je pense qu'il lui faut un homme comme toi, à la fois doux et ferme, mais surtout droit et bon. Ce qui cela va de soi n'est qu'un souhait de ma part, car tu ne seras obligé en rien. La seule chose que je te demande pour le moment, c'est de réfléchir afin de décider si tu voudras la rencontrer. 
χ χ χ
 Cette discussion avait pour moi quelque chose de surréaliste, pour la bonne raison que Charlotte que j'appréciais énormément, était en train d'essayer de me vendre sa fille. Enfin façon de parler, la fortune se trouvant de leur côté et pas du mien. 
 Mais ce qui me dérangeait le plus, était que si une relation se créait entre Charline et moi, le fait qu'avec sa mère nous ayons eu des rapports sexuels, fausserait notre rapport familial. Que cette dernière ait refusé d'échanger sa salive avec la mienne, ne suffisant pas de mon point de vue pour régler le problème. 
 C'est par conséquent dans cette voie, que j'ai continué de me renseigner :
 ― Bon, je comprends à présent que tu as refusé de m'embrasser, dans l'espoir qu'il se passe quelque chose entre ta fille et moi. Sauf que nous deux on a tout de même fait l'amour, tu m'as même fait perdre ma virginité, et on ne pourra pas revenir en arrière par rapport à ça.  
 S'empourprant à nouveau, elle a argumenté :
 ― Si toi et moi on ne s'était pas rapprochés de cette manière, je n'aurais jamais pu savoir que tu es en mesure de convenir à Charline. D'autant qu'il y a un autre aveu, que je dois te faire.  
 ― Lequel ?
 ― Pensant que ça pourrait lui faire du bien, j'ai autorisé Maxime à la prendre en mains. Bien entendu avec son accord à elle. 
 ― Et ?
 ― Et elle aussi a pris goût aux corrections. 
 ― Je vois... et sinon, ça a été concluant ?
 ― Pas vraiment. Bien entendu à présent elle est devenue plus ouverte, mais en rencontrant la mauvaise personne, elle pourrait devenir sa proie. C'est pour cette raison que je voudrais l'aider. 
 ― Ils ne sont plus ensemble, avec ce type ?
 ― Non, elle a rompu l'hiver dernier, parce qu'il voulait l'emmener plus loin qu'elle n'avait envie d'aller. Ce qui ne veut pas dire pour autant, qu'avec le prochain elle ne cédera pas.
 Malgré les doutes de Charlotte, ces derniers mots avaient quelque chose de rassurant, puisque non seulement ça signifiait, que je ne risquais pas d'avoir affaire à une parfaite masochiste, me demandant par exemple de l'attacher pour ensuite la fouetter jusqu'au sang.
 Mais en plus cela impliquait que malgré son caractère timoré, sa fille possédait une certaine force en elle. Sinon elle se serait laissée entraîner par son amant. Sans compter que grâce à sa mère j'avais pris goût à administrer des fessées, ce qui pouvait créer un bon équilibre entre nous. Toutefois il restait des détails à éclaircir et je suis allé dans ce sens :
 ― Mais elle est courant, que tu veux nous présenter ? Tu lui as parlé de moi ? Elle sait par exemple, que je viens d'un milieu beaucoup plus modeste que le vôtre ?
 ― Oui, je lui ai raconté beaucoup de choses à ton sujet, au point qu'elle a hâte de te rencontrer. Même si bien entendu, elle réserve son jugement. 
 ― J'espère que tu n'as pas juste essayé de lui vendre 70 kilos de viande plus fraîche, que celle qu'elle a eu l'occasion de se mettre sous la dent jusqu'à présent.
 Ce renvoi de balle l'a fait(e) sourire et elle m'a répondu :
 ― Si c'est ce qui t'inquiète, je ne t'ai pas idéalisé. Je lui ai juste dit que tu es un jeune homme très bien, différent des autres parce que tu as du cœur, mais aussi de l'esprit.
 ― Mph...
 ― Et bien entendu... je lui ai montré une photo de toi. 
χ χ χ
 Des photos même si je n'en ai pas parlé jusqu'à présent, quelques-unes avaient été prises avec nos téléphones portables respectifs. Bien entendu après qu'une certaine confiance se soit installée entre nous, pour la bonne raison que nous vivions nus. Que Charlotte en ait montré une à Charline, sur laquelle je me trouvais le sexe à l'air ne m'a pas vraiment choqué. Tout simplement parce que j'avais confiance en la première, qui semblait se fier à la seconde.
 Néanmoins, si je m'étais habitué à montrer mon corps à certaines personnes que je connaissais déjà, vis à vis des étrangers il me restait de la pudeur. Car si en trois mois j'étais devenu bien plus baraqué, des muscles s'étant dessinés un peu partout sur mon corps, ceux déjà présents ayant augmenté de volume ; plus bronzé aussi suite à des expositions régulières et intégrales au soleil, mes poils repoussants ayant d'ailleurs été à nouveau supprimés récemment ; dans ma tête il y avait encore du chemin à parcourir. 
 J'étais en effet loin de m'être transformé en parfait naturiste
Il faut faire ici une distinction entre le nudisme et le naturisme. Le premier se pratiquant dans un cadre privé, la plupart du temps en famille, le second dans des endroits publics mais prévus à cet effet, ce qui est sinon interdit par la loi
, pratique que je considérais toujours un peu comme une forme d'exhibitionnisme. C'est pourquoi prenant la teinte d'une pivoine, je me suis exclamé:
 ― Tu aurais tout de même pu me demander la permission, avant de faire ça !
 Sans se démonter mais en rougissant tout de même elle aussi un peu, la magnifique blonde a répliqué :
 ― C'est vrai, mais à présent que tu as vu ce tableau, cela vous mets à égalité. 
 Bien évidemment elle avait raison, je n'étais d'ailleurs pas en colère juste surpris et ai déclaré :
 ― Bon OK, mais si j'accepte de rencontrer ton clone ça va se passer comment, à partir de là ? Je veux dire entre toi et moi, mais aussi Hermance.
 ― Eh bien... nous en avons discuté et s'il y a le plus parce que affinités, ce sera à Charline et toi de définir, quelle sorte de relation vous voudrez avoir. Elle pourra être exclusive ou partageuse, et bien entendu nous respecterons votre décision. 
 ― Sauf que toi et moi on a eu des rapports sexuels, alors que tu as refusé de m'embrasser. J'aimerais à présent que tu m'expliques pourquoi ?
 ― Tout simplement parce que dans ma logique, contrairement à celle de ma femme, embrasser implique une soif d'amour, alors que pour le sexe on peut faire abstraction de tout sentiment. La preuve, il est même possible de le monnayer. 
 Puis s'empourprant, elle m'a questionné à son tour : 
 ― Est-ce que ça t'a vraiment perturbé, que je ne le veuille pas ?
 ― Bien entendu, pour la bonne raison que cela aurait été mon premier baiser avec une femme, et j'aurais préféré que ce soit avec toi plutôt qu'Hermance. Même si ça a été des plus agréable avec elle. D'autant que tu as été la première à me laisser enfoncer mon sexe dans ta gorge, puis dans ton vagin et pour terminer dans ton anus. Du coup, je ne comprenais pas pourquoi une simple frottage de langues, te dérangeait.  
 ― Je... je suis désolée... je n'avais absolument pas envisagé la chose sous cet angle... 
χ χ χ
 Évidemment Charlotte était toute pardonnée et après cette discussion, en repassant par son atelier, elle a voulu me montrer son tableau en cours de réalisation. Il s'agissait de deux centaures bipèdes, donc avec une seule paire de pattes chevalines en bas, mais les antérieures. Autrement dit elles se pliaient comme nos jambes. 
 Ce que j'ai toujours trouvé plus logique, tout simplement parce que ceux qu'on voit dans les films américains ont six membres, ce qui les définit comme des monstres et pas des créatures fabuleuses. 
 Mais passons ce détail, l'un de ces hybrides presque terminé avait le pelage du même brun que mes poils, ceux qui me restaient. Mais également ma tête avec des oreilles sans exagération pointues, bien que le visage reste à affiner. Autre particularité mais celle-là amusante, il avait les cheveux en bataille, comme moi la première fois que j'étais venu au Mas Tuvu. Preuve que mon laisser-aller de l'époque, n'avait pas déplu à tout le monde. 
 Les bras encore manquants, leur positionnement restant probablement encore à définir, il se tenait derrière une centaure pour sa part à peine esquissée. Et même si elle n'avait pas encore de couleurs, je n'ai pas douté un seul instant que sa teinte principale serait le blond-blé. 
 Car il s'agissait bien évidemment d'une femelle, présentant sa croupe au mâle ses reins bien cambrés, du coup même si son sexe à lui n'était pas encore représenté, je n'ai eu aucun mal à m'imaginer qu'au final ils s'accoupleraient. 
 Chose qui m'a surpris mais d'un point de vue strictement technique, c'est que je m'étais imaginé qu'au cours de la réalisation d'une peinture, la progression restait homogène. Un peu comme quand on fait une mise au point avec un appareil-photo et que l'image au départ floue, devient progressivement nette. Tandis que là, la partie droite était bien avancée, alors que la gauche nécessitait encore beaucoup plus de travail. 
 En devinant la raison, j'ai demandé à l'artiste qui attendait ma réaction :
 ― Tu te demandes encore si ce sera toi ou bien ta fille, en train de se faire saillir par l'animal que je suis ?
 Rougissant, elle m'a répondu :
 ― Exactement, ce ne sera elle que si vous entamez une relation. Elle m'a déjà donné un accord de principe, et si je te montre cette toile inachevée, c'est parce que j'ai également besoin de ton approbation. Dans le cas contraire, je peux toujours racler la peinture et commencer autre chose. 
 ― Tu es toujours aussi prévenante avec tes modèles ?
 ― Non. Dans la mesure où mes œuvres restent confidentielles, je me permets certaines libertés. Mais tu sais bien qu'avec toi, c'est différent Mon Petit Lapin.
 M'empourprant à mon tour, j'ai déclaré :
 ― Ce que tu viens de dire me touche énormément, et que ce soit toi ou elle tu as mon autorisation pour continuer. J'ai même hâte de revoir ce tableau quand il sera terminé, seulement il y a une condition.
 ― Laquelle ?
 ― Je veux que mon sexe soit proportionné correctement et pas être équipé d'un membre énorme, qui pourrait elle ou toi vous faire souffrir. Même de manière imaginaire.
 Charlotte a souri, avant de me répondre :
 ― Nous sommes là pour vous satisfaire, Monsieur Florentin. 
χ χ χ
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Photo de profil de chantalinal
chantalinal
23 juin 2025 à 14:59
Ohhh un revirement se pointe, serais-ce une éventuelle relation à 4? Hummmm à suivre
Soyez respectueux
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Photo de profil de Gui40
Gui40
20 juin 2025 à 23:47
J adore ce rebondissement, je suis impatient de lire le dénouement.
Soyez respectueux
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Fred63
20 juin 2025 à 13:09
Révélations intéressantes, expliquant l'attitude de Charlotte par rapport à notre conilhon. La complémentarité de caractère mais aussi d'apparence entre Hermance et Charlotte se retrouve également chez leurs filles respectives, Angeline et Charline. L'arrivée de cette dernière dans ce récit (mais aussi dans la vie de notre héros) rebat toutes les cartesdans ce très beau jeu. Espérons que Charline pourra venir au Mas-Tuvu et qu'elle y trouvera son âme sœur, mais aussi que ce beau tableau en cours de réalisation par Charlotte sera le cadeau de mariage pour nos deux tourtereaux. Angeline risque d'en crever de jalousie !
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aime28
19 juin 2025 à 23:06
Très jolie série magnifiquement écrite
Vivement la suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de solo13
solo13
19 juin 2025 à 18:31
Et un mystère qui disparait (pourquoi elle ne voulait pas l'embrasser) !
Quand à l'existence de Charline et à sa ressemblance avec sa mère, j'en suis tombé par terre. Alors, là... bravo !
Comment se passera leur rencontre ? Y aura-t-il un rapprochement ? Je le saurai au prochain épisode (ou peut-être plus tard, je m'attends à tout venant de toi, maintenant).
Merci, cette histoire est vraiment agréable à suivre.
Soyez respectueux
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Dickfer
19 juin 2025 à 16:32
Ah voilà un début de dénouement!:) bon dans nos échanges privés j’étais pas si loin, comme zed60, simplement on s’est trompé de fille:) mais à nôtre décharge impossible d’avoir pu imaginer Charlotte maman, pour la simple raison qu’on ne peut établir des commentaires que sur personnes présentes, jusqu’à maintenant, à savoir Angeline, Hermance, Charlotte et les six employés (Valentine, Inès, Camille, Marion, Magali et l’infirmier).mais néanmoins bravo, hâte d’avoir la suite de se dénouement.
Modifié 19 juin 2025 à 16:36
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
19 juin 2025 à 15:44
Voilà un "rebondissement" inattendu, Charlotte a donc une fille qui serait un véritable clone d'elle mais de l'âge d'Arthur.
Hâte de découvrir comment va se passer leur rencontre, savoir si l'alchimie va se faire et leurs cœurs battrent à l'unisson ...
Un bien bel épisode qui aura permis de comprendre pourquoi Charlotte refusait de l'embrasser.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de zed60
zed60
19 juin 2025 à 14:27
Hé bien je suis bluffé !!

J'avais bien senti comme une formation du jeune homme pour un rapprochement, mais plutôt avec la princesse...bien que je trouvais cela trop évident !

Et bien sûr, vôtre "créativité " (entre guillemets car je ne trouve pas mes mots) m' pris à contre pieds!

Chose nouvelle, je suis le 1er à commenter( du mois quand j'ai commencé à écrire) car mon manque d'habitude me fait trainer !
Je n'ai plus qu'à m'y mettre avec les autres auteurs.....

Merci 1000 fois!
Modifié 19 juin 2025 à 14:28
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