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✦ Quinto93 La Coloc''' XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La Coloc''' — Chapitre 6 · Tensions et distractions

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Quinto93
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La Coloc'''

Chapitre 6 · Tensions et distractions

Lucie se réveille doucement. Son crâne lui fait mal, lui donnant l'impression de se recroqueviller contre son cerveau, prêt à exploser. Son ventre aussi la fait souffrir, son estomac s'étant retourné sous l'effet de l'alcool de la veille. 
Elle s'assoit sur son lit et regarde autour d'elle. La lumière traverse le bas de son volet fermé. La journée est déjà bien entamée. 15 h 12 quand elle regarde son téléphone. Elle souffle.
Les événements de la veille lui reviennent en pleine face : son costume de lapine trop sexy, qu'elle porte toujours, le petit coup de pression de Clara à son encontre pour lui faire comprendre de ne pas jouer à l'idiote, sa tentative de drague sur un mec en couple, l'échec de cette drague…
Ezéquiel l'ayant recalée sans même comprendre ce qu'elle voulait vraiment avec lui. Son refuge dans l'alcool, les verres qu'elle s'est enchaînés, et sa manière de s'endormir comme une conne sur le canapé au milieu de la fête.
Mais si seulement ça ne pouvait être que ça… Elle se rappelle de son réveil, d'avoir vu Benjamin, de lui avoir sucé la queue… d'avoir échoué à le faire bander !
La succession d'échecs et d'humiliations fait pleurer la jeune femme de vingt ans.
Dans le salon
— C'est gentil d'avoir rangé, mais t'étais pas obligé de tout faire seul, dit Malovy.
— Oui, on doit tous nettoyer ! ajoute Mathilde.
— Vous inquiétez pas, j'avais pas envie de dormir et fallait que je m'occupe pour trouver le sommeil.
Benjamin se fait rouspéter par ses deux colocs. Après la soirée, il a tout rangé et nettoyé avant d'aller se coucher. Les deux jeunes femmes n'ont pas aimé qu'il ait tout fait seul, voulant aussi participer.
Assis sur le canapé, il continue de discuter avec Malovy, assise sur un tabouret devant le bar de la cuisine, et Mathilde, dans la cuisine, qui met de l'ordre dans ses ustensiles. Si la brune est en pyjama, la blonde porte un jogging noir moulant son fessier bombé et un débardeur blanc sur sa grosse poitrine, sans soutien-gorge. Un détail qui n'a pas échappé à Ben, qui n'arrive pas à détourner le regard de ses tétons pointus… Heureusement, Ezéquiel n'est pas là.
C'est alors que Lucie fait son apparition dans le salon. Elle est démaquillée, coiffée en chignon, avec une tenue bien plus correcte que son déguisement de la veille.
— Salut Lucie, tu vas mieux ? demande Mathilde.
— Oui…
— T'as meilleure mine, en tout cas !
Elle force un sourire, mais le cœur n'y est pas. Malovy l'ignore, et elle ne tente pas de lui parler. Elle croise le regard de Benjamin, qui lui adresse un sourire compatissant et désolé. Elle rougit aussitôt et détourne les yeux.
— Tu veux un p'tit café ou un thé ?
— Je veux bien un thé, s'il te plaît.
— Yess, j'te fais ça.
— Merci, Mathilde.
Elle reste debout, ne voulant ni s'asseoir à côté de Malovy, occupée à scroller sur TikTok, ni aller sur le canapé avec son escapade sexuelle ratée de la nuit.
Au même moment chez l'ancienne Reine de la Coloc'
Clara se regarde en nuisette dans le miroir.
— J'adore voir mon ventre grossir.
— Moi, j'adore voir tes seins grossir.
Il vient se mettre derrière elle. Clara fait résonner son rire cristallin.
— J'aurais pu comprendre si ma poitrine était de taille moyenne avant la grossesse. Mais j'en avais déjà une assez balèze quand même, mon chéri…
— Plus, c'est encore mieux !
— Ah là là, les hommes ! Un bonnet D ne vous suffit plus, il faut encore plus ! dit-elle avec ironie avant de rire.
Vincenzo vient prendre ses gros seins pour les malaxer, les contracter l'un contre l'autre, les faire remuer sur le buste de sa femme, pendant qu'elle tourne la tête vers lui pour l'embrasser goulûment.
Vincenzo ne lâche pas la poitrine de sa chérie, appréciant l'alliance de la texture de la nuisette et de la douceur de sa peau. Il sent que ces caresses ne la laissent pas indifférente, à en juger par ses tétons qui se sont mis à durcir ainsi que ses belles fesses qui viennent remuer contre son bassin.
Il fait rouler les tétons entre ses doigts, faisant gémir Clara, qui continue de l'embrasser tout en collant son fessier plus effrontément contre le membre qui se cale tout seul entre ses deux fesses.
— Tu bandes…
— Comment te résister… sourit Vincenzo.
Clara se retourne et se colle à son homme. Elle prend ses lèvres pour les coller aux siennes et l'embrasser avec fougue. Son genou remonte contre le caleçon de Vincenzo et caresse son sexe bandé.
Elle arrête de l'embrasser et lui prend les joues dans ses mains pour les descendre vers sa poitrine. Vincenzo prend ses deux seins imposants et les malaxe tendrement. Elle gémit à ces attouchements avant de ronronner quand il commence à lui sucer les tétons et lécher les mamelons.
Elle devient de plus en plus excitée et ne peut plus rester simple receveuse. Elle s'agenouille devant lui, prend avec ses doigts délicats l'élastique du caleçon et le détend, libérant le monstre. Elle baisse le vilain vêtement et son sexe se laisse envahir par l'air de la pièce.
Clara baisse la tête pour venir donner de petits bisous aux couilles, les lécher et les aspirer.
— Ahh… gémit-il.
Sa petite langue remonte de bas en haut, finissant par astiquer le frein, pour ensuite s'enrouler tout autour du gland. Sa main gauche vient serrer le bas de sa verge, au-dessus du pubis. Sa main droite le masturbe d'une manière bien particulière. Malgré un sexe assez long, elle ne va pas venir astiquer l'ensemble de la queue : c'est uniquement au niveau du frein qu'elle se concentre. Un branlage intensif qui fait grogner l'homme.
Sa bouche ne reste pas inactive pour autant. Ses lèvres pulpeuses emprisonnent la base de son gland, et sa langue s'agite comme une folle sur le champignon violacé.
— Rhhhhoooooorrrrrrrrggggghhhhh…
Clara, experte en bite et en fellation, a compris à la violente contraction du gland et du reste de son sexe que l'orgasme de son homme allait être très fort. Ses jambes flageolent et il manque de tomber. Il doit poser ses deux mains sur le crâne aux cheveux bruns noués en queue-de-cheval pour se stabiliser.
Sans s'arrêter, elle reçoit une grosse quantité de sperme dans la bouche, l'obligeant à une deuxième bouchée de foutre. C'est l'une des rares fois où elle a dû avaler à deux reprises la même éjaculation de son homme.
— Oh, mon amour, dit-il en lui caressant la joue.
— Je t'aime, répond Clara de son plus beau sourire, accompagné d'un petit bisou sur son sexe.
Après leur petite escapade matinale, Vincenzo laisse sa petite femme seule à la maison, partant à son travail. De repos, Clara en profite pour faire un peu de rangement dans leur belle maison.
Au bout d'une petite heure, elle entend sonner. Clara se dirige vers la porte d'entrée avant de l'ouvrir.
— Oh, Ben ! Ça va ?
— Oui, et toi ?
— Nickel. Je t'en prie, entre.
— Merci.
Depuis son arrivée au sein de la coloc', il n'a pas beaucoup passé de temps avec Clara. C'est pourtant elle qui l'a introduit dans celle-ci.
Plusieurs mois auparavant, elle l'avait retrouvé, lui, le meilleur ami de Guillaume. Elle était même allée jusqu'à Montpellier, où il s'était exilé, pour apprendre tout de son ennemi de la coloc.
Ils ne se sont vus qu'à de rares occasions, notamment à la soirée d'Halloween.
Elle l'amène dans son salon et il s'assoit sur le canapé.
— Alors, mon grand, que me vaut ce plaisir ?
— J'aurais besoin de conseils.
— Par rapport à la coloc' ?
— Oui.
— Et tu préfères me demander conseil plutôt qu'à Laura ?
— Eh bien… je ne me sens pas encore assez en confiance pour lui parler de ça.
— Je vois. Tu veux me parler de sexe.
— Oui, c'est ça.
— Je t'écoute, mon chou.
— À la soirée, tout à la fin, Lucie m'a sucé.
— Ah oui ?
— Elle s'est réveillée après avoir dormi à cause de l'alcool. Elle m'a sauté dessus. Et voilà.
— Vu qu'elle semble en kiff sur Ezéquiel, j'imagine que ça a été une façon d'oublier.
— Oui. Et je n'ai pas vraiment été à la hauteur.
— C'est-à-dire ?
— Je n'ai jamais réussi à bander. Et elle l'a vraiment mal pris.
— Ah… oui, je vois. Hmmm… j'avais pas eu ce problème avec toi la dernière fois. (Rire.) Tu sais pourquoi tu n'as pas réussi à monter ?
— J'étais pas trop à l'aise, et puis y'avait l'alcool.
— Tu aimerais te racheter auprès d'elle ?
— Oui. Je sais qu'elle est attirée par Ezéquiel mais il n'est pas dispo. Alors pourquoi pas…
— Tu as raison. Tente ta chance avec elle, de manière à ce que ça se passe bien cette fois-ci. Propose-lui de sortir et, après, quand tu seras au lit avec elle, assure comme un champion !
— Tu penses que c'est une bonne idée, malgré son attirance pour Ezéquiel ?
— Et la tienne pour Malo ?
Ben se fige devant Clara.
— J'ai remarqué, mon chou. Tu as le droit de trouver des femmes attirantes. Mais comme tu l'as dit, ils ne sont pas disponibles. Alors oui, aller vers une autre personne qui pourrait te plaire est une bonne idée.
— Okay, je vais essayer alors.
— Ne réfléchis pas et fonce ! Mais dis-moi, depuis ma fellation, tu as fait quoi d'autre ?
— D'autre ? Eh bien, comme je te l'ai dit, Lucie m'a sucé.
— Entre nous deux, tu n'as rien fait ?
— Non…
— Mais ça fait au moins… 8 mois. T'es pas trop en manque ?
— Un peu, forcément…
— Eh bien, tu dois avoir un sacré poids dans les couilles.
Les deux se mettent à rire.
— En tout cas, sache que si jamais tu te retrouves seul à un moment donné, la porte de la chambre te sera toujours ouverte.
— Tu veux dire…
— Oui.
— Mais tu es en couple ?
— Libertine, mon chat. Il n'y a juste que pendant la grossesse où je ne touche pas aux autres hommes.
— Je n'aurais pas cru.
— Et pourtant… si tu savais ce que font Laura et Mathilde quand elles viennent ici.
— Ah oui !
— Tu as encore des choses à apprendre, mon grand, ah ah.
***
À son retour à la coloc', Benjamin a bien l'intention de se rattraper auprès de Lucie et, pourquoi pas, obtenir quelque chose avec elle pour aller de l'avant.
Et par chance, elle est là, dans le salon, sans personne autour.
Dès qu'elle le voit, elle entreprend de quitter la pièce pour ne pas avoir à le supporter.
— On peut se parler ?
Lucie stoppe sa marche et tourne les talons pour faire face à Benjamin.
— Quoi…
— Je suis désolé pour la soirée.
— T'as pas à l'être.
— Si, c'était pas cool de ne pas réussir à… Enfin, tu sais.
— Au contraire, c'était très bien comme ça. Je voulais pas ken avec toi à la base.
— Oui, je sais. Tu veux Ezéquiel.
Lucie se braque d'un coup. Le rouge de la colère lui monte aux joues.
— Qu'est-ce que tu essaies de dire, là, connard ?
— Hey, calme-toi, je disais pas ça pour être méchant.
— Ne joue pas au gars gentil avec moi. Tu crois que j'ai pas vu que tu passes ton temps à mater le boule et les nichons de la bimbo de service ? Tu rêves de la baiser, alors ne viens pas parler de moi et de mon amitié avec Ezéquiel.
—Lucie… Tu as raison, je suis attiré par Malovy. Mais je ne fais rien car elle est en couple. Toi, tu as tenté de draguer Eze…
— Faux ! Je n'ai rien fait, ment Lucie avec aplomb.
Benjamin comprend que ça ne sert à rien de parler avec elle. Trop bornée, la blondinette.
— Ok, ok. Je suis désolé, j'ai dû mal comprendre… Je voulais juste m'excuser à la base de n'avoir pas assuré.
— Tu l'as déjà fait et je m'en fous. C'est mieux comme ça.
— Tu sais… t'es une jolie fille et on est tous les deux célibataires, alors on pourrait peut-être réessayer avec les bonnes manières. Un rendez-vous pour commencer et…
— T'es sérieux, là ? Non mais le culot du mec ! Tu veux te taper une autre meuf et, vu qu'elle est inaccessible, tu me proposes de la remplacer ? T'es un super dragueur, Ben !
— Tu prends tout mal…
— Retourne te branler en pensant à elle, je ne ferai plus rien avec toi.
Lucie laisse en plan Benjamin, qui aura tenté de se racheter.
Il prend son téléphone et envoie un message.

Elle m'a envoyé bouler.

C'est pas grave, la prochaine sera la bonne ! Ne te décourage pas, mon chou <3.

Quelques jours plus tard
Elle rentre dans sa chambre, s'étire et tombe dans son lit.
— Pfff… souffle-t-elle avec désespoir.
Ces derniers jours ont été assez chaotiques pour elle. Depuis cette soirée d'Halloween où elle a reçu un râteau de la part d'Ezéquiel, Malovy continue de la regarder avec un regard assassin. Sans oublier Benjamin, qui essaie désormais de la séduire… Ce mec qu'elle a pompé en étant bourrée et qui n'a même pas été capable de bander en retour…
Déprimée, elle essaie de penser à autre chose. Son top est retiré, puis son legging. Elle ne met pas longtemps à virer sa petite culotte et son soutien-gorge. Intégralement nue dans son lit, Lucie s'allonge confortablement, respire un grand coup en fermant les yeux.
Ses mains parcourent son ventre, remontant vers sa poitrine. Arrivée à destination, elle prend ses deux petits seins dans ses mains. Pas très gros, pas minuscules non plus. Un bonnet B assez simple qui arbore une forme ronde assez mignonne. Les petites pressions commencent, l'excitant doucement. Ses tétons roulent entre ses doigts ; elle les pince ensuite en grognant. Elle aime s'occuper de ses seins.
L'envie d'aller plus loin se présente. Elle se redresse pour ouvrir sa table de nuit et choper un rouge à lèvres. En se réinstallant, elle retire le capuchon et tourne l'outil de maquillage pour faire sortir le bâton. Après avoir appuyé sur un petit bouton, ce dernier se met à vibrer : il s'agit en fait d'un petit vibro !
Elle le pose sur son clitoris, tout en se léchant les doigts pour venir caresser le reste de son vagin. Les vibrations de son outil font directement effet. Elle le fait tournoyer autour de son clitoris, avant de le frotter directement sur cette petite boule de plaisir.
— Hmmm… hmmmm… hmmmmmm !
Elle se mord la lèvre inférieure pour ne pas crier. Son œil gauche est fermé mais le droit reste entrouvert, se révulsant sous l'onde de plaisir. Son manque de sexe l'empêche d'avoir une session de masturbation longue et méthodique : elle atteint très vite le point de jouissance.
— Hmmmm… hhmmm… aaaaahhhh !
Lorsque l'orgasme arrive, elle ne peut s'empêcher de lancer un cri. La suite se résume à de petits « ah » incontrôlés, mais sans qu'ils soient très forts.
Elle finit par avoir une très grosse envie de sommeil, mais lutte pour rester éveillée. Il n'est que seize heures : si elle dort maintenant, elle va dérégler tout son rythme.
Elle se lève de son lit, se rhabille et quitte sa chambre pour se diriger vers la cuisine, dans l'intention de se préparer une petite tisane.
Une cuisine déjà occupée par une coloc' rentrée après elle.
— Mathilde ? Tu es là depuis longtemps ?
— Non, je viens d'arriver il y a peu. Ça va ?
— Oui, et toi ?
— Ça va, oui. Tu venais boire un truc ?
— Une tisane, oui.
— Pareil. Vas-y, installe-toi.
— Merci.
La cuisinière de la coloc' sert les deux tasses et reste en face de Lucie, de l'autre côté du bar américain de la cuisine.
— Ça fait longtemps que tu es célibataire ?
— Au moins six mois.
— Je vois. C'est chiant d'être seule, pas vrai ?
— Heu… Tu m'as entendue ? dit-elle en rougissant.
— Un peu, quand j'ai déposé des affaires dans l'ancienne chambre de Clara. Il faut dire que c'est face à face. Et je pense être arrivée pile au moment où tu as… boom, quoi. T'as compris.
— Oh non…
Lucie se cache la tête dans ses mains.
— T'inquiète, il n'y a rien de honteux. C'est trop bien de se faire des plaisirs solitaires ! Et puis je te comprends, je sais ce que c'est d'être en manque… d'homme.
— D'homme ?
— (Mathilde hoche la tête en buvant une gorgée.) Je suis bi.
— Je savais pas…
— Je préfère les femmes amoureusement, mais au niveau juste physique… une bonne banane, je mange, quoi.
Lucie rigole, entraînant un fou rire chez la brunette.
Ce petit moment lui permet d'aller un peu mieux, malgré les derniers événements qui ne sont pas vraiment en sa faveur.
Le soir venue
Le soir tombe doucement sur l'appartement de la coloc, baignant les murs de couleurs chaudes et tamisées. Les colocataires se retrouvent peu à peu dans la cuisine pour dîner, chacun apportant son lot de tensions et d'espoirs non dits.
Laura, toujours en quête de maintenir une harmonie dans cet espace parfois chaotique, prend une grande inspiration avant de s'adresser aux autres. Elle veut lancer une initiative qui pourrait rassembler tout le monde.
— Bon, j'ai une idée. Ce soir, on pourrait se faire une soirée film. C'est l'occasion de se poser ensemble, de rigoler un peu et de décompresser. Qu'en pensez-vous ?
La proposition ne tarde pas à recevoir des réactions variées.
Mathilde, assise à côté d'elle, affiche un sourire enthousiaste.
— Bonne idée ! Je vote pour.
Benjamin, toujours un peu tendu depuis sa discussion infructueuse avec Lucie quelques jours plus tôt, hausse les épaules.
— Pourquoi pas. J'imagine qu'on peut faire une pause dans nos routines.
Malovy, perchée sur un tabouret de la cuisine, se contente d'un simple hochement de tête. Ses yeux bleus parcourent la pièce, mais elle ne montre pas d'enthousiasme particulier. Quant à Lucie, elle reste silencieuse, sa cuillère traçant des cercles dans son bol de soupe. Les événements récents semblent encore lourds dans son esprit.
Ezéquiel arrive en retard, prend un instant pour comprendre l'échange, puis approuve l'idée d'un signe de tête.
— Film ? Ouais, ça me va. Vous avez déjà choisi quoi regarder ?
— On pourrait voter, propose Laura, pleine de bonne volonté. Mais avant tout, finissons de manger.
Le repas se poursuit dans une ambiance mitigée. Les discussions tournent autour de banalités, mais on sent que chaque interaction est teintée de sous-entendus. Malovy évite soigneusement tout contact visuel avec Lucie, qui semble se réfugier dans une posture de repli.
Une fois le repas terminé et la vaisselle rapidement expédiée, le salon se transforme en espace convivial. Laura installe des coussins et des couvertures pour rendre l'endroit chaleureux. Mathilde l'aide en apportant des snacks et quelques sodas, pendant qu'Ezéquiel prépare la télé.
— Alors, qu'est-ce qu'on regarde ? demande Benjamin en s'asseyant sur le canapé.
Les suggestions fusent : une comédie romantique, un film d'horreur, une aventure classique. Les goûts divergent, mais Laura tranche avec un compromis.
— On regarde un truc drôle ? Il y a un nouveau film sur Netflix : des anciens espions qui reprennent du service.
— Ah oui, j'ai vu la bande-annonce. Ça a l'air trop drôle ! s'enthousiasme Mathilde.
Tout le monde acquiesce mollement. Ezéquiel lance alors la plateforme de streaming avec son « N » rouge mythique, cherche dans la barre de recherche le nom du film donné par Mathilde — Back In Action — et le met en route. L'écran s'allume, et le film démarre.
Sur le superbe canapé du salon, se trouvent Ezéquiel dans un coin, avec sa chérie collée à lui. Le couple lesbien continue sur le canapé : Mathilde vers Malovy, et Laura vers Lucie à côté. Viennent ensuite Benjamin et Victoria, le second homme placé entre les deux jeunes femmes : la blonde qui essaie de l'ignorer et la gothique aux cheveux violets qui pianote sur son téléphone.
Peu à peu, la tension dans la pièce s'atténue. Les rires ponctuent les scènes comiques. Malovy, de son côté, reste près d'Ezéquiel, l'épaule légèrement penchée vers lui, comme pour affirmer leur lien. Elle le câline et lui donne quelques petits bisous dans le cou, pendant que les mains de son homme lui caressent le dos.
La soirée se passe bien. Le film arrive à sa fin sans qu'aucun problème ne vienne troubler l'ambiance. Une satisfaction pour Laura : sa coloc' semble plus détendue.
Lorsqu'enfin les lumières se rallument, chacun s'étire et regagne doucement sa chambre.
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gyon
14 septembre 2025 à 18:05
Le pauvre Benjamin est complètement perdu et souffre encore des dégâts subi avec Guillaume. Il lui faudra du temps pour guérir. Heureusement, il peut compter sur la coloc... En espérant que ça s'arrange avec Lucie qui n'a pas compris que sa tentative de rapprochement n'était que de la maladresse.
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