Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 11 · – Lola grimace
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”
Chapitre 11 · – Lola grimace
— 19h47.
L'entrepôt se vide. Une palette claque contre le sol, quelque part au fond du bâtiment. Puis le silence. Un silence sec, tranchant, que seul le bourdonnement du distributeur automatique dans la salle de repos vient grignoter.
La porte s'ouvre brusquement. Lola entre comme on entre en guerre.
Cheveux tirés en un chignon bâclé, quelques mèches folles collées aux tempes par la sueur. Le rouge à lèvres est posé comme une insulte, vif, criard, débordant légèrement sur le coin de la bouche. Les yeux sont cernés d'un trait noir, mal étiré, comme si elle l'avait posé avec rage.
Cheveux tirés en un chignon bâclé, quelques mèches folles collées aux tempes par la sueur. Le rouge à lèvres est posé comme une insulte, vif, criard, débordant légèrement sur le coin de la bouche. Les yeux sont cernés d'un trait noir, mal étiré, comme si elle l'avait posé avec rage.
Son chemisier blanc, à moitié déboutonné, laisse jaillir un soutien-gorge rose fluo, bon marché, en dentelle, trop serré sous les seins. La jupe noire, étirée au maximum, moule ses hanches avec une vulgarité assumée, presque provocante, et remonte à chaque pas comme pour offrir la vue.
Les basses résilles montent en se vrillant sur ses cuisses trop serrées, laissant apparaître par endroits des marques rouges. Aux pieds, des talons de plastique verni, trop hauts, trop brillants, trop tout.
Et dessous, invisible, mais si présent, un string léopard à l'élastique distendu, qui lui rentre dans la chair à chaque mouvement, rappel constant de son rôle ce soir : baiser pour évacuer. Pas pour séduire. Tout en elle transpire le sexe brut, pressé, sans tendresse. Et ce n'est pas un oubli. C'est une stratégie. Elle veut qu'on la regarde. Qu'on la baisse. Pas qu'on la touche. Le mauvais goût devient sa cuirasse.
Elle claque la porte derrière elle. Son parfum sucré, étouffant, presque écœurant, sature aussitôt la pièce. L'air semble plus lourd. Elle retire sa veste d'un geste sec, la jette sur un fauteuil comme un vêtement qui colle à la peau après le sexe. Sa peau chauffe déjà, un frisson sale la traverse. Elle sent entre ses cuisses le frottement du string rêche, collant, presque mouillé de sueur et d'énervement.
Elle marche jusqu'au miroir accroché au-dessus du lavabo. Chaque pas résonne de ses talons comme un appel à la baisse. Elle inspecte son reflet, bouche entrouverte, poitrine gonflée sous le chemisier tendu, le tissu transparent juste assez pour deviner la dentelle vulgaire dessous.
Elle tire lentement sur un bouton, ouvre un peu plus son décolleté. Ses seins remontent, la chair déborde. Elle ne sourit pas. Elle se mord l'intérieur de la joue. Ses yeux sont froids. Et pleins de feu.
Elle tire lentement sur un bouton, ouvre un peu plus son décolleté. Ses seins remontent, la chair déborde. Elle ne sourit pas. Elle se mord l'intérieur de la joue. Ses yeux sont froids. Et pleins de feu.
Isabelle. Encore ce nom dans sa tête.
Elle ne supporte plus cette pétasse. Ce visage lisse, ce sourire d'hypocrite, cette voix douce de traînée qui se croit reine. Une façade de bourgeoise trop bien coiffée, parfaite en surface, mais Lola le sent : elle est pourrie à l'intérieur. Isabelle devient un cancer. Un venin lent. Chaque putain de détail l'exaspère. Sa façon de s'habiller comme si elle allait défiler, de dire bonjour avec ce ton mielleux de salope sûre d'elle, de marcher comme si elle pissait sur le carrelage de tout l'entrepôt.
Elle ne supporte plus cette pétasse. Ce visage lisse, ce sourire d'hypocrite, cette voix douce de traînée qui se croit reine. Une façade de bourgeoise trop bien coiffée, parfaite en surface, mais Lola le sent : elle est pourrie à l'intérieur. Isabelle devient un cancer. Un venin lent. Chaque putain de détail l'exaspère. Sa façon de s'habiller comme si elle allait défiler, de dire bonjour avec ce ton mielleux de salope sûre d'elle, de marcher comme si elle pissait sur le carrelage de tout l'entrepôt.
Elle rêve de lui arracher cette robe de petite madame, de lui flanquer la gueule contre un mur, de lui faire bouffer ses talons de bourgeoise prétentieuse. Dans ses rêves, elle la traîne par les cheveux, la force à gémir, à supplier, à se soumettre, comme la sale chienne qu'elle est sûrement au fond.
Elle la traite mentalement de connasse, de truie bien élevée, de salope en dentelle blanche. Et chaque fois qu'elle repense à cet appel, elle fulmine.
Isabelle et sa voix de fausse vierge, si douce qu'on sentait le mépris couler derrière chaque syllabe : — "Excusez-moi de vous déranger, Lola, pourriez-vous me passer mon mari ? Ou peut-être, lui faire une commission ? Lui laisser un message ?"
Isabelle et sa voix de fausse vierge, si douce qu'on sentait le mépris couler derrière chaque syllabe : — "Excusez-moi de vous déranger, Lola, pourriez-vous me passer mon mari ? Ou peut-être, lui faire une commission ? Lui laisser un message ?"
Cette façon mielleuse de parler, comme si Lola était sa bonniche, sa secrétaire, sa putain de standardiste.
Lola avait eu envie de hurler. De lui cracher à la gueule. Et elle l'avait presque fait : — "Vous croyez que c'est mon boulot, ça ? Vous pensez que je suis payée pour servir vos salades de bourge coincée ? Allez vous faire foutre."
Et à chaque fois que ce rêve revient, elle mouille, abondamment, sans prévenir. Une chaleur brute, une coulée sale entre ses cuisses, qui l'électrise et la dégoûte à la fois. Ce n'est pas du désir, c'est de la rage incarnée. Une pulsion de domination, animale, fielleuse.
Lola avait eu envie de hurler. De lui cracher à la gueule. Et elle l'avait presque fait : — "Vous croyez que c'est mon boulot, ça ? Vous pensez que je suis payée pour servir vos salades de bourge coincée ? Allez vous faire foutre."
Et à chaque fois que ce rêve revient, elle mouille, abondamment, sans prévenir. Une chaleur brute, une coulée sale entre ses cuisses, qui l'électrise et la dégoûte à la fois. Ce n'est pas du désir, c'est de la rage incarnée. Une pulsion de domination, animale, fielleuse.
Elle serre les cuisses, sent le tissu rêche de son string coller à sa chatte trempée. Sa main s'égare parfois, pressée contre son pubis, comme pour calmer l'incendie, mais ça ne calme rien.
Au contraire. Elle s'imagine l'autre chienne à genoux, le rouge à lèvres étalé sur la joue, les joues souillées, le regard suppliant. Elle voudrait l'écraser, la faire pleurer, la détruire lentement. La baiser comme on humilie. Chaque détail du fantasme fait pulser ses tempes, fait battre son sexe. Ça monte. Ça monte comme un orgasme volé, sombre et venimeux. Elle en tremble. Elle en jouit, seule, serrée, dure. Un râle de colère entre les dents, une jouissance sans tendresse, sans amour. Juste le pouvoir. Et cette haine, qui lui sert de lubrifiant.
Au contraire. Elle s'imagine l'autre chienne à genoux, le rouge à lèvres étalé sur la joue, les joues souillées, le regard suppliant. Elle voudrait l'écraser, la faire pleurer, la détruire lentement. La baiser comme on humilie. Chaque détail du fantasme fait pulser ses tempes, fait battre son sexe. Ça monte. Ça monte comme un orgasme volé, sombre et venimeux. Elle en tremble. Elle en jouit, seule, serrée, dure. Un râle de colère entre les dents, une jouissance sans tendresse, sans amour. Juste le pouvoir. Et cette haine, qui lui sert de lubrifiant.
Elle rumine, son regard fixe. Elle s'est promis ce soir de ne pas rentrer chez elle pleine de colère. Ce soir, elle va purger cette tension. Et elle sait exactement comment. Son ventre chauffe déjà. Elle sent une tension basse, poisseuse, remonter de ses entrailles, comme une bête qui s'étire. Son string est trempé, collé à sa chatte, irritant, presque douloureux, et elle serre les cuisses pour en garder le contact, pour entretenir cette brûlure. Ce n'est plus seulement de la haine. C'est une montée de fièvre. Elle veut du bruit, de la sueur, des claques, des cris.
Mais au fond, elle sent que ce qu'elle cherche n'est pas la jouissance, ni même la revanche. Non. C'est une guerre contre l'invisibilité. Une guerre charnelle, obscène, brutale. Contre cette sensation d'être toujours reléguée, jamais choisie.
Hervé n'est qu'un outil. Une bite docile à foutre dans un vide qui hurle. Un fusible pour ce qu'elle n'a jamais pu crier. Ce qu'elle veut vraiment ? Être vue. Être crainte. Être autre chose qu'un putain de corps à disposition dans un coin sale. Être la cicatrice qu'on n'oublie pas.
La poignée tourne. Hervé entre.
Il a encore sa veste sur le dos, la peau moite, le visage fatigué. Il s'arrête net en la voyant.
La poignée tourne. Hervé entre.
Il a encore sa veste sur le dos, la peau moite, le visage fatigué. Il s'arrête net en la voyant.
— T'es sérieuse, là ?
Elle ne répond pas. Elle marche vers lui, les yeux plantés dans les siens, brillants de tension. Quand elle arrive à sa hauteur, elle l'attrape par le col, l'attire d'un coup sec contre elle, et l'embrasse comme on s'empare d'un objet de sa bouche contre la sienne, brutale, pleine de dents et de salive. Ce n'est pas un baiser, c'est une prise de pouvoir. Une morsure plus qu'un contact.
Hervé recule, surpris, sa bouche humide, le souffle coupé. Il tente de la prendre par la taille, cherche une douceur, un échange, mais elle le repousse violemment.
Hervé recule, surpris, sa bouche humide, le souffle coupé. Il tente de la prendre par la taille, cherche une douceur, un échange, mais elle le repousse violemment.
— Tais-toi. Je n'ai pas envie d'entendre ta voix.
Elle verrouille la porte derrière lui. Il comprend. Et s'exécute.
Elle l'attrape à nouveau, l'entraîne jusqu'au canapé gris. Le tissu râpé du meuble grince quand elle le pousse dessus. Elle grimpe à califourchon sur lui, attrape sa ceinture, la défait sans précaution. Ses gestes sont rapides, agressifs.
Elle sort sa queue, la prend en main, le caresse à peine. Pas de lenteur, pas de regard tendre. Juste le contact de sa paume sèche, brutale. Puis elle crache dans sa main, sans élégance, un glaviot épais qui s'écrase dans sa paume. Elle étale le tout sur sa queue d'un geste sec, mécanique, presque dégoûté. Voilà. Lubrifié. Suffisamment pour l'acte, pas pour le confort. Elle le tient fermement, le guide. Elle n'attend rien de doux. Juste que ça rentre. Et que ça cogne.
Elle l'attrape à nouveau, l'entraîne jusqu'au canapé gris. Le tissu râpé du meuble grince quand elle le pousse dessus. Elle grimpe à califourchon sur lui, attrape sa ceinture, la défait sans précaution. Ses gestes sont rapides, agressifs.
Elle sort sa queue, la prend en main, le caresse à peine. Pas de lenteur, pas de regard tendre. Juste le contact de sa paume sèche, brutale. Puis elle crache dans sa main, sans élégance, un glaviot épais qui s'écrase dans sa paume. Elle étale le tout sur sa queue d'un geste sec, mécanique, presque dégoûté. Voilà. Lubrifié. Suffisamment pour l'acte, pas pour le confort. Elle le tient fermement, le guide. Elle n'attend rien de doux. Juste que ça rentre. Et que ça cogne.
Quand elle sent qu'il est prêt ou qu'il n'a pas le choix, elle le guide brutalement en elle, d'un coup sec, impitoyable. Sa chatte l'engloutit d'un coup, chaude, trempée, serrée comme un poing fermé. Pas un mot, pas un gémissement, mais un râle étouffé s'étrangle dans sa gorge. Elle sent chaque centimètre de chair s'étirer en elle, chaque nerf en tension, chaque battement de son sexe battre contre lui comme une menace. Ses ongles s'enfoncent dans ses cuisses, elle cambre le dos, le front plissé, la bouche ouverte sans son. Ce n'est pas du plaisir. C'est une décharge. Un électrochoc entre les reins. Une violence offerte. Et elle adore ça.
Son bassin se met en mouvement. Rapide, saccadé, brutal. Sa chatte claque contre lui, humide, salement gorgée, chaque aller-retour sonne comme une gifle.
Elle sent tout : le frottement, la tension, les à-coups de sa queue qui cogne, qui racle, qui remplit. Ses seins se balancent, la sueur coule entre ses omoplates, ses cuisses tremblent. Elle veut qu'il la sente, qu'il s'enfonce jusqu'au fond, qu'il la déchire. Son souffle est court, rauque, ses râles sortent entre ses dents serrées. Elle va le vider, l'essorer. Et elle-même va se griller de l'intérieur.
Elle sent tout : le frottement, la tension, les à-coups de sa queue qui cogne, qui racle, qui remplit. Ses seins se balancent, la sueur coule entre ses omoplates, ses cuisses tremblent. Elle veut qu'il la sente, qu'il s'enfonce jusqu'au fond, qu'il la déchire. Son souffle est court, rauque, ses râles sortent entre ses dents serrées. Elle va le vider, l'essorer. Et elle-même va se griller de l'intérieur.
Mais à peine quelques secondes plus tard, une image surgit, brutale, comme une lame dans la gorge. Hervé, debout dans la salle de pause. Il ne la regarde pas. Il regarde Isabelle. Isabelle qui rit. Un rire léger, complice. Pas moqueur, non. Pire : naturel. Fluide. Elle penche la tête vers lui, pose doucement une main sur son bras. Et il ne la repousse pas. Il lui sourit. Ce sourire-là, Lola ne l'a jamais eu. Pas comme ça. Pas avec cette tendresse lâche.
Ce sourire la fouette plus que la bite qu'elle encaisse. Elle se crispe, sa chatte se serre encore plus autour de lui, dans un réflexe de rage moite. Un feu noir lui remonte dans le ventre. Elle accélère, cogne plus fort, écrase ses fesses contre son bassin avec une brutalité presque sadique.
Chaque coup est une insulte envoyée à cette image dans sa tête. Elle halète, sue, grogne. Son clito frotte contre la base de sa queue, le frottement la rend folle, brutale, affamée. Elle se démonte sur lui comme une furie. Elle veut qu'il explose, qu'il se vide, qu'il suffoque sous elle. Et qu'il comprenne. Qu'il ne la regardera plus jamais autrement. Elle est la seule à pouvoir le réduire à ça : un foutoir. Un jouet dans la guerre qu'elle mène contre l'autre pute.
Chaque coup est une insulte envoyée à cette image dans sa tête. Elle halète, sue, grogne. Son clito frotte contre la base de sa queue, le frottement la rend folle, brutale, affamée. Elle se démonte sur lui comme une furie. Elle veut qu'il explose, qu'il se vide, qu'il suffoque sous elle. Et qu'il comprenne. Qu'il ne la regardera plus jamais autrement. Elle est la seule à pouvoir le réduire à ça : un foutoir. Un jouet dans la guerre qu'elle mène contre l'autre pute.
Elle vacille, un instant. Le rythme de ses reins se brise, un hoquet de rage dans la gorge. Sa mâchoire se tend, ses yeux se ferment. L'image de cette morue revient, cette bourgeoise qui se la pète, qui minaude, qui plane au-dessus de tout le monde avec son air supérieur. Elle la voit, là, dans sa tête, qui ricane. Cette salope bien coiffée, bien maquillée, toujours propre, toujours polie. Lola ravale un souffle, crache presque. Non. Pas maintenant. Elle ne va pas laisser cette pute lui voler ce moment.
Alors elle reprend, Elle cogne son bassin contre Hervé avec une fureur brute. Elle doit chasser cette image. Écraser Isabelle sous ses coups de reins, la réduire en poussière sous sa chatte inondée. Elle n'est pas là pour ça. Elle n'est pas là pour lui. Elle est là pour effacer l'autre. Pour s'éteindre dans la baise, s'user jusqu'au fond, se vider de cette haine qu'elle traîne comme un poids mort, comme une fièvre qu'aucune jouissance ne calme.
Hervé essaie de la toucher, pose ses mains sur ses hanches. Elle les écarte violemment, comme si son contact la brûlait.
Hervé essaie de la toucher, pose ses mains sur ses hanches. Elle les écarte violemment, comme si son contact la brûlait.
— Tu fais quoi là ? Tu crois que c'est toi qui me baises ? Tu crois qu'on est dans un film à l'eau de rose, petit minet ? C'est moi qui te baise, là. Moi qui t'utilise. Alors, garde tes mains pour ta queue et arrête ton cirque de romantique à deux balles.
Elle appuie ses fesses contre lui plus fort encore, plus sec. Elle veut qu'il sente que ce n'est pas une étreinte, c'est une guerre. Son sexe le serre, l'étrangle presque. Elle le domine de l'intérieur, de tout son corps, de toute sa haine.
— Tu crois que c'est un câlin ? Tu crois que j'ai besoin de toi ?
Il recule ses mains, surpris. Il ne dit rien. Mais dans ses yeux, une vérité brutale s'impose. Il comprend. Ce soir, il n'est rien d'autre qu'un morceau de chair entre ses cuisses. Juste une queue qu'elle enfourche pour s'arracher à sa propre rage. Elle ne baise pas avec lui, elle baise sur lui. Elle joue seule, se cogne seule, s'use seule. Lui, il n'est qu'un outil. Une queue utile. Une présence interchangeable. Elle ne veut ni sa tendresse ni son plaisir. Elle veut juste l'écraser. Se faire jouir dessus. Et qu'il ferme sa gueule pendant qu'elle le fait.
Ses va-et-vient deviennent frénétiques, brutaux, obscènes. Sa chatte avale sa queue à chaque coup comme si elle voulait la broyer. Le bruit des chairs qui claquent résonne entre les murs de la salle, humide, sale, rythmée. Ses ongles s'enfoncent dans ses cuisses jusqu'au sang, ses fesses martèlent son bassin avec une rage animale. Elle serre les dents, le visage crispé, le souffle haché, haletant. Son ventre se contracte, son clito frotte et chauffe comme s'il allait prendre feu. Et puis ça monte, d'un coup, sans prévenir. Un cri jaillit, guttural, déchirant, presque bestial, comme une bête qu'on égorge. Elle explose, tremble, s'effondre, le corps secoué de spasmes, un râle cru collé à sa gorge. Elle jouit. Sèchement. Rageusement. Comme on crache une insulte en pleine face.
Elle reste un instant sur lui, immobile, les yeux vides. Puis elle se redresse, lève le bassin, le quitte. Son sexe glisse hors d'elle dans un bruit humide qui la dégoûte.
Elle se relève sans un mot. Sa jupe est remontée jusqu'aux hanches, dévoilant l'intérieur de ses cuisses rouge vif, luisantes de sueur et de foutre. Elle la rabaisse d'un geste sec, agacée par la sensation poisseuse. Le string léopard est trempé, collé à sa chatte encore palpitante ; elle le réajuste d'un doigt sec, le tissu rêche irritant sa chair gonflée.
Elle se relève sans un mot. Sa jupe est remontée jusqu'aux hanches, dévoilant l'intérieur de ses cuisses rouge vif, luisantes de sueur et de foutre. Elle la rabaisse d'un geste sec, agacée par la sensation poisseuse. Le string léopard est trempé, collé à sa chatte encore palpitante ; elle le réajuste d'un doigt sec, le tissu rêche irritant sa chair gonflée.
Elle remonte lentement ses basses résilles, contre sa peau chaude. Deux boutons de son chemisier se referment sous ses doigts tremblants, collants. Elle replace son soutien-gorge fluo, mal taillé, qui compresse encore ses seins tendus, sensibles, marqués par l'effort. Tout est en place. Extérieurement. Mais à l'intérieur, ça vibre encore. Son corps bat contre elle. Et sur son visage, elle lisse une expression de neutralité. Le masque aussi est revenu. Mais son odeur, sa moiteur, ses spasmes... eux sont encore là.
Hervé reste assis, la queue molle, le regard perdus.
Hervé reste assis, la queue molle, le regard perdus.
— Lola…
Elle lève une main, tranchante.
— T'étais juste là. Rien de plus. Et maintenant, range ton truc mou. J'veux pas voir ça. Tu le sors quand il bande. Sinon, tu le caches, compris ?
Elle prend sa veste, la remet. Va jusqu'à la porte, déverrouille. Avant de sortir, elle se tourne vers lui une dernière fois, le menton haut.
— Et ne t'imagine rien.
La porte claque.
Elle reste quelques secondes de l'autre côté, immobile. Le néon grésille au-dessus d'elle. Dans le couloir vide, elle inspire fort, puis passe une main dans ses cheveux. Elle se sent vidée. Mais pas apaisée. Une nausée monte lentement. Elle aurait voulu que ce soit plus sale encore. Plus violent. Assez pour qu'il n'y ait plus de place pour Isabelle dans sa tête. Et pourtant. Elle sait qu'elle pensera encore à elle ce soir. Qu'elle la verra dans ses cauchemars. Toujours au-dessus.
Elle reste quelques secondes de l'autre côté, immobile. Le néon grésille au-dessus d'elle. Dans le couloir vide, elle inspire fort, puis passe une main dans ses cheveux. Elle se sent vidée. Mais pas apaisée. Une nausée monte lentement. Elle aurait voulu que ce soit plus sale encore. Plus violent. Assez pour qu'il n'y ait plus de place pour Isabelle dans sa tête. Et pourtant. Elle sait qu'elle pensera encore à elle ce soir. Qu'elle la verra dans ses cauchemars. Toujours au-dessus.
Elle sort son téléphone, hésite à appeler quelqu'un. Personne. Rien. Vide. Elle remet son manteau, réajuste son chemisier. Dans les toilettes, elle s'observe un instant. Lèvres tremblantes. Cernes. Regard creux. Elle se force à sourire. Une grimace, presque. Et là, dans ce silence carrelé, une image s'impose à elle. Un fantasme récurrent, de plus en plus précis.
Isabelle. À genoux.
Pas dans une salle propre. Non. Ici, sur ce même carrelage froid, les cheveux d'Isabelle sont plaqués par la sueur, collés à ses tempes, trempés de honte. Ses genoux marqués par les frottements, rouges, presque à vif. Le chemisier est arraché au col, ouvert jusqu'au nombril, dévoilant un soutien-gorge défait, tordu, qui ne cache plus rien.
Pas dans une salle propre. Non. Ici, sur ce même carrelage froid, les cheveux d'Isabelle sont plaqués par la sueur, collés à ses tempes, trempés de honte. Ses genoux marqués par les frottements, rouges, presque à vif. Le chemisier est arraché au col, ouvert jusqu'au nombril, dévoilant un soutien-gorge défait, tordu, qui ne cache plus rien.
Sa jupe est remontée jusqu'aux hanches, sa culotte déchirée pend entre ses cuisses. Les bas sont roulés mollement sur les chevilles, maculés de poussière et de traces de sol. Son rouge à lèvres a coulé jusqu'au menton, bavé, étalé comme une soumission involontaire. Ses yeux sont mouillés, tremblants, fardés de larmes, et pourtant elle reste muette. Elle baisse les yeux, écrasée, écrabouillée, offerte comme un trophée humilié.
Et Lola imagine la scène entière, achevée, obscène : Gérard debout devant elle, Hervé à côté, leurs mains sur leur queue, l'une luisante, l'autre raide, et les deux prêts à jouir ensemble. Ensemble sur elle. Sur ses seins, sur sa bouche entrouverte, sur ses joues salies. Isabelle à genoux, tremblante, secouée de spasmes muets, offerte, inondée.
Enfin à sa place. Là où Lola veut qu'elle soit : salie, soumise, marquée de foutre et vidée de toute dignité.
Lola se tient derrière, triomphante. Elle tient un téléphone à la main. Elle filme. Pas pour le partager, non. Pour le garder. Pour pouvoir revoir ce moment encore et encore. Le moment où tout s'inverse. Où c'est Isabelle qu'on regarde comme un objet. Un meuble. Un support à foutre. Une chose à posséder, pas à écouter.
Lola se tient derrière, triomphante. Elle tient un téléphone à la main. Elle filme. Pas pour le partager, non. Pour le garder. Pour pouvoir revoir ce moment encore et encore. Le moment où tout s'inverse. Où c'est Isabelle qu'on regarde comme un objet. Un meuble. Un support à foutre. Une chose à posséder, pas à écouter.
Elle se dit que c'est là sa vraie place, à cette bourgeoise. À genoux, souillée, abaissée. C'est comme ça qu'il faut la traiter, cette femme qui l'empêche de respirer, qui verrouille les portes qu'elle rêve de forcer.
Cette pétasse parfaite, tant qu'elle sera avec Gérard, sera toujours un mur entre Lola et la reconnaissance. Alors il faut l'écraser. La réduire à ce qu'elle est vraiment : une façade. Une façade a piétiné. Une salope bien née qu'il faut remettre à sa place au ras du sol, la bouche pleine, le regard vide.
Cette pétasse parfaite, tant qu'elle sera avec Gérard, sera toujours un mur entre Lola et la reconnaissance. Alors il faut l'écraser. La réduire à ce qu'elle est vraiment : une façade. Une façade a piétiné. Une salope bien née qu'il faut remettre à sa place au ras du sol, la bouche pleine, le regard vide.
Et c'est elle, Lola, qu'on écoute, qu'on craint, qu'on désire. La seule qui ose, la seule qui peut. Le monde à l'envers, enfin. Un monde qu'elle tient dans une main, au bout de cette vidéo.
Elle sent un frisson courir le long de sa colonne. Pas de plaisir. Juste une tension, acide et puissante. Ce fantasme la brûle. Mais il la tient debout.
Elle n'a pas pleuré. Pas encore.
Elle sent un frisson courir le long de sa colonne. Pas de plaisir. Juste une tension, acide et puissante. Ce fantasme la brûle. Mais il la tient debout.
Elle n'a pas pleuré. Pas encore.
Lola sort dans la nuit avec la même pulsation dans les tempes. Elle sait que Gérard est en déplacement : c'est elle qui gère ses plannings.
Elle monte dans sa voiture sans même rentrer chez elle. Direction : le pavillon bourgeois des Laurens. Elle connaît l'adresse. Elle y est déjà passée. Plusieurs fois. Et elle a le double. Gérard lui avait confié, quand il fallait qu'elle « passe arroser les plantes » où qu'elle vienne « ranger deux ou trois merdes » pendant les absences.
Elle gare sa voiture deux rues plus loin, coupe les phares, rabat sa capuche. Elle marche dans l'ombre, évitant les lampadaires. Le jardin est plongé dans le noir. Aucun bruit. Aucun mouvement. Juste le frisson d'excitation qui monte dans sa gorge comme un début d'orgasme.
Elle sort la clé. Un petit claquement sec. La serrure cède. Doucement, elle pousse la porte d'entrée. Elle repense au message d'Hervé, relu dix fois dans l'après-midi. Ce soir ils sont chez Luc.
Rien de plus. Pas de ponctuation. Pas de jugement. Mais pour Lola, c'est un feu vert. Une autorisation. Une promesse de terrain libre.
Elle sort la clé. Un petit claquement sec. La serrure cède. Doucement, elle pousse la porte d'entrée. Elle repense au message d'Hervé, relu dix fois dans l'après-midi. Ce soir ils sont chez Luc.
Rien de plus. Pas de ponctuation. Pas de jugement. Mais pour Lola, c'est un feu vert. Une autorisation. Une promesse de terrain libre.
Elle entre comme chez elle.
Une odeur de propre, de linge fraîchement repassé, de cire pour parquet lui saute à la figure. Elle entre.
Tout est à sa place. Trop à sa place. Un monde sous contrôle, millimétré, lisse, étouffant. Elle retire ses chaussures. Ses pas nus sur le carrelage sont silencieux. Elle longe le couloir. Le salon. Puis la cuisine. Puis le bureau.
Elle ouvre les tiroirs. Elle fouille. Lentement. Elle ne cherche rien de précis, elle cherche à toucher. Elle veut mettre ses doigts sur leur monde. Elle soulève un soutien-gorge bien plié dans une commode. Elle le porte à son nez, renifle longuement. Un tissu délicat, une odeur de lessive et de peau propre. Elle ricane intérieurement :
Une odeur de propre, de linge fraîchement repassé, de cire pour parquet lui saute à la figure. Elle entre.
Tout est à sa place. Trop à sa place. Un monde sous contrôle, millimétré, lisse, étouffant. Elle retire ses chaussures. Ses pas nus sur le carrelage sont silencieux. Elle longe le couloir. Le salon. Puis la cuisine. Puis le bureau.
Elle ouvre les tiroirs. Elle fouille. Lentement. Elle ne cherche rien de précis, elle cherche à toucher. Elle veut mettre ses doigts sur leur monde. Elle soulève un soutien-gorge bien plié dans une commode. Elle le porte à son nez, renifle longuement. Un tissu délicat, une odeur de lessive et de peau propre. Elle ricane intérieurement :
— C'est ça que ça porte, les bourgeoises… de la dentelle hors de prix pour emballer leurs grosses mamelles de vache.
Elle caresse la brosse à cheveux. Elle débouche un flacon de parfum. Elle en vaporise un peu dans l'air et le respire. Les narines dilatées. Le regard noir.
Elle se rend dans la salle de bain. Ouvre la trousse. Prends le rouge à lèvres d'Isabelle. Elle le débouche lentement, le fait glisser sur ses propres lèvres, avec lenteur, avec une précision presque sensuelle. Le tube laisse une trace rouge vif sur sa bouche entrouverte. Elle se regarde dans le miroir, penche légèrement la tête. Un sourire naît. Ce rouge-là devrait être à elle. Ce miroir, cette salle de bain, cette vie aussi. Tout ça devrait lui appartenir.
Elle se rend dans la salle de bain. Ouvre la trousse. Prends le rouge à lèvres d'Isabelle. Elle le débouche lentement, le fait glisser sur ses propres lèvres, avec lenteur, avec une précision presque sensuelle. Le tube laisse une trace rouge vif sur sa bouche entrouverte. Elle se regarde dans le miroir, penche légèrement la tête. Un sourire naît. Ce rouge-là devrait être à elle. Ce miroir, cette salle de bain, cette vie aussi. Tout ça devrait lui appartenir.
Puis elle descend dans la lingerie. Là, elle ouvre les tiroirs, une à une, les caresse comme des coffres à secrets. Elle reconnaît sur certains sous-vêtements les goûts de Gérard. Elle en jurerait : il lui en a offert des identiques. La même dentelle, les mêmes découpes vulgairement élégantes.
Elle ricane.
Elle en attrape un. Un ensemble noir en dentelle fine, à la fois chic et provocant. Elle serre la culotte dans sa main, la porte à son nez, respire. Et puis elle décide. Elle retire sa propre culotte encore trempée du foutre d'Hervé, collante, chaude, salie il y a à peine une heure. Elle la roule, la glisse dans sa poche. Puis elle enfile lentement la culotte d'Isabelle, en ressentant chaque frottement sur sa peau nue comme une jouissance douce et sale. Une appropriation. Un triomphe muet.
Elle en attrape un. Un ensemble noir en dentelle fine, à la fois chic et provocant. Elle serre la culotte dans sa main, la porte à son nez, respire. Et puis elle décide. Elle retire sa propre culotte encore trempée du foutre d'Hervé, collante, chaude, salie il y a à peine une heure. Elle la roule, la glisse dans sa poche. Puis elle enfile lentement la culotte d'Isabelle, en ressentant chaque frottement sur sa peau nue comme une jouissance douce et sale. Une appropriation. Un triomphe muet.
Elle ajuste aussi le soutien-gorge assorti, ses seins tendus par l'excitation à peine contenus. Un frisson lui remonte l'échine. Elle se regarde dans le miroir au fond de la pièce. Elle se dit qu'elle est bien mieux foutue qu'Isabelle. Et celui-là lui va bien mieux qu'à cette connasse.
Avant de partir, elle s'installe dans le lit conjugal. Juste quelques secondes. Elle sort de sa poche le string souillé qu'elle portait plus tôt, encore humide du foutre d'Hervé, et le frotte lentement contre les draps. Elle jubile à l'idée qu'Isabelle vienne y poser son joli visage de bourgeoise, sans rien savoir. Elle se mord la lèvre, l'excitation monte. Elle se met à quatre pattes, en position de levrette, et ferme les yeux.
Avant de partir, elle s'installe dans le lit conjugal. Juste quelques secondes. Elle sort de sa poche le string souillé qu'elle portait plus tôt, encore humide du foutre d'Hervé, et le frotte lentement contre les draps. Elle jubile à l'idée qu'Isabelle vienne y poser son joli visage de bourgeoise, sans rien savoir. Elle se mord la lèvre, l'excitation monte. Elle se met à quatre pattes, en position de levrette, et ferme les yeux.
Elle imagine Gérard la prenant là, dans ce lit. La saisissant fort, brutalement, comme il le faisait parfois. Et dans le coin de la chambre, elle voit Isabelle. À genoux. Portant le string souillé. Le visage rouge, les yeux pleins de honte. Elle la supplie de lui rendre son mari. Elle la regarde de haut. Elle jouit.
Elle s'enfonce deux doigts, forts, haletants. Elle murmure dans le silence :
Elle s'enfonce deux doigts, forts, haletants. Elle murmure dans le silence :
— Tu crois que ce monde t'appartient, mais tu n'as aucune idée de ce que je suis capable de foutre dedans.
Elle se relève, remonte sa culotte, réajuste sa jupe. Replace chaque chose à sa place. Sauf une.
Elle laisse une boucle d'oreille la sienne sur la table de nuit.
Une graine d'angoisse.
Puis, elle sort. Et referme la porte comme si de rien n'était.
Elle laisse une boucle d'oreille la sienne sur la table de nuit.
Une graine d'angoisse.
Puis, elle sort. Et referme la porte comme si de rien n'était.
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