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✦ Galaxie rouge Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 15 · Le retour du beauf

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Galaxie rouge
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Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”

Chapitre 15 · Le retour du beauf

Note de l'auteur

Résumé du chapitre précédent : Isabelle s'abandonne à un rituel de préparation sensuel et symbolique : une douche brûlante, un rasage intime empreint de tension et de plaisir, le choix soigneux de ses dessous comme une déclaration silencieuse. Habillée seulement d'un porte-jarretelles et de bas noirs sous une robe satinée, elle entre chez Luc sans prévenir, déterminée à reprendre possession de son corps, de son désir, et de son pouvoir. Ce soir, c'est elle qui décide. Elle le déshabille du regard, le défait de ses gestes, puis le chevauche avec une intensité souveraine. Elle s'empale sur lui, le prend, se donne sans retenue, et atteint une jouissance totale, viscérale, vibrante. Une des jarretelles se détache, comme une signature du chaos charnel qu'elle assume pleinement. Après l'orgasme, nue, haletante, encore palpitante, elle se sent vivante, entière, et profondément libre. Dans un silence complice, Luc la touche, l'embrasse sous le sein.

Elle sent qu'elle a marqué quelque chose sur sa peau, et dans leur lien. Une vérité nue, inoubliable.
La cuisine embaume l'arabica. Isabelle, concentrée, ajuste la mouture du café, penchée sur la machine comme on s'applique à un rituel. La lumière du matin s'infiltre par la baie vitrée, posant sur sa robe noire des reflets mats.
Ce matin, elle l'a choisie en pensant à lui. À Luc. À son regard posé, à la manière qu'il a de la détailler sans jamais la juger. Elle a ouvert son tiroir, effleuré ses sous-vêtements comme on caresse un souvenir. Dentelle fine, noir profond, soutien-gorge souple et culotte échancrée. Pas pour provoquer. Pour sentir. Pour frémir un peu à l'idée d'être vue ainsi par lui, même dans sa cuisine.
Elle s'est regardée dans le miroir de l'entrée en passant. Sa robe noire tombait juste au creux des genoux. Les boutons entrouverts laissaient deviner la naissance de sa poitrine. Elle s'est sentie belle. Désirable. Présente.
Elle aime cette robe. Elle la porte pour elle. Pour ce que Luc éveille en elle. Un tissu fluide, une coupe franche, des boutons du col jusqu'à la taille. Juste ce qu'il faut d'échancrure pour respirer librement... et se rappeler que son corps vibre à nouveau.
Ses gestes sont calmes, presque méditatifs. Elle entend le grondement de la rue, un scooter qui passe, un chien qui aboie au loin. Elle se sent bien. Forte. Centrée.
Mais la paix s'effondre d'un coup sec : la porte d'entrée claque. Des pas lourds résonnent dans le couloir. Puis cette voix qu'elle connaît trop bien :
— T'as mis ta robe de salope pour qui, ce matin ?
Gérard est là. Sans prévenir. Sans appel. Il déboule dans la cuisine comme un propriétaire en terrain conquis, les mains dans les poches, la clope au bec. Son regard tombe aussitôt sur le décolleté d'Isabelle, et il y reste collé. Il louche sans retenue, sa langue passe lentement sur ses lèvres dans un geste vulgaire, presque obscène.
— Putain… t'as sorti la robe pour me chauffer ou quoi ?
Il ricane, les yeux vissés à sa poitrine comme à une vitrine de boucher. Il mordille le filtre de sa cigarette en ajoutant :
— Avec ça, tu devrais mettre un panneau “servez-vous”, ma belle.
— Tu t'es faite belle, hein ? C'est pour moi, avoue.
Il grogne ça entre deux gorgées, comme une promesse malsaine. Il sourit en coin, vexé qu'elle ne réagisse pas.
Il se sert un mug, sans demander, s'appuie contre le plan de travail, l'air faussement détendu. Son regard dégouline d'arrogance et de désir crade, mais cette fois, Isabelle le sent physiquement. Comme un frisson sale qui lui grimpe le long de la colonne.
Elle perçoit la moiteur de ses yeux, son souffle lourd, le trajet exact de son regard qui s'attarde, qui pèse, qui salit. Avant, elle ne voyait rien ou du moins, elle refusait de voir, pour se protéger, pour tenir. Mais là, c'est différent. Elle ne détourne plus. Elle affronte.
Et dans ce face-à-face muet, une autre image surgit. Celle de Luc. De ses yeux qui, eux, la frôlaient comme une promesse. Elle revoit le moment où elle a fait glisser sa robe devant lui, cette retenue dans son souffle, ce respect vibrant, cette chaleur douce qu'elle avait ressentie alors. Là, c'était du plaisir. Pas du dégoût. Du feu qui nourrit, pas qui brûle.
Elle reste droite. Elle ne dira rien. Mais son corps, déjà, s'est détaché de cette scène. Il se souvient de la tendresse. Il sait ce qu'il vaut.
Elle tourne le dos pour ranger la cafetière. Il en profite.
Il vient se coller contre elle, son bassin pesant contre ses reins, son souffle chaud et poisseux qui s'écrase contre son cou, puis glisse jusqu'à son oreille. Il parle bas, juste là, en la frôlant, sa voix tremble de salive et de vice.
Ses mains épaisses ne la caressent pas. Elles la palpent, comme on jauge une pièce de viande, comme on tâte une vache à la foire. Elles pressent ses hanches, remontent vers ses fesses, les malaxent sans égard.
Un frisson de dégoût remonte le long de sa colonne. Elle se fige. Son souffle se coupe, puis elle déglutit lentement, douloureusement. Son cœur cogne, non pas de peur, mais de tension, de violence rentrée. Elle ferme les yeux une seconde. Elle pense à Luc. À sa main qui glissait avec lenteur, à ses yeux qui la découvraient avec douceur, comme on lit une page précieuse. Et elle sent à nouveau ce gouffre entre le désir et la prédation.
— Putain que t'es bonne comme ça. J'devrais te sauter direct. Rien de mieux qu'une bonne petite pétée avant d'aller au taf, tu ne crois pas ?
Il rigole, déboutonne la robe sans lui demander, d'un geste trop rapide, jusqu'au nombril. Isabelle est coincée entre le plan de travail et le poids de son corps derrière elle, incapable de reculer. Elle tente de bouger, de pivoter, de lui compliquer l'accès, mais ses gestes ne font qu'agiter la robe, dévoilant davantage la dentelle noire qui enlace sa poitrine.
— Ah ouais… putain, mais pour qui tu t'es foutu ça ce matin ?
Il jure, recule légèrement la tête pour mieux voir, puis revient à l'assaut.
— Un soutien-gorge comme ça, pour aller au taf ? Coincée du cul comme t'es, t'as craqué ma pauvre ! Tu veux te faire sauter sur le photocopieur ou quoi ?
Il rit, vulgaire, ses mains en train de tirer sur la dentelle comme s'il allait la déchirer. Son souffle frappe sa nuque, sa langue claquant parfois dans un bruit écœurant. Isabelle ferme les yeux. Le contraste est violent, étourdissant. Elle revoit les doigts de Luc qui, eux, avaient respecté la forme de son sein, l'avait effleuré avec lenteur. Là, elle se sent volée, palpée comme une chose sans âme. Un objet dans une vitrine qu'on touche sans permission.
Il claque une de ses fesses, fort, brutalement, dans un rire gras qui résonne contre les murs de la cuisine.
— Hein ? Ça fait circuler le sang. Les femmes aiment ça, j'te dis !
Isabelle ne crie pas. Mais son corps se plie légèrement sous la brûlure immédiate de la fessée. La douleur est sèche, cuisante, brutale. Il n'a pas pris de gant, juste frappé comme on marque un territoire. Elle sent la chaleur se diffuser, la peau qui vibre, et son ventre qui se contracte malgré elle. Pourtant, elle ne hurle pas. Elle ne pleure pas. Elle serre les mâchoires. Elle encaisse, droite.
Elle pense à Luc. À ses mains, à la façon dont il avait effleuré ses fesses comme une révérence. À sa bouche posée sur sa peau sans jamais prendre. Là, dans ce choc, elle mesure tout. L'un l'élève. L'autre la salit.
Il l'attrape par les bras, la plaque contre le plan de travail, la penche brutalement en avant. Son bassin se colle à elle, impérieux, étouffant. Elle est coincée, écrasée. Il soulève sa robe jusqu'à ses hanches d'un geste sec, l'étoffe glisse sur sa peau avec une violence muette. Puis il tire sur sa culotte et la descend jusqu'aux cuisses. Le froid soudain sur ses fesses n'est rien comparé au sentiment d'exposition brutale.
Elle se voit, là, dans cette position, le visage près de la cafetière, les jambes entravées, les fesses à l'air. Un haut-le-cœur lui monte à la gorge. Non.
Il ne la prendra pas comme ça. Pas comme une vulgaire poupée gonflable. Pas sur le plan de travail où elle préparait le café. Pas dans cette robe qu'elle avait choisie pour Luc.
Elle l'entend dégager sa braguette, sent l'agitation derrière elle, et la rudesse de son souffle qui revient à son oreille. Il beugle :
— Tu vas voir comment un homme s'occupe de sa femme. Ça va te remettre sur le bon chemin, connasse.
Elle se tend, de tout son corps. Cherche à tâtons un appui, ses mains glissent, se posent sur l'arête du plan de travail. Elle ne pense même plus à lui. Il n'existe plus. Là, dans cette seconde suspendue, elle se parle à elle-même. À Luc. Elle lui parle dans sa tête, le supplie sans un mot audible. Non, Luc. Il ne me prendra pas comme ça. Il n'a plus aucun droit sur moi. Il ne m'a plus.
Ses doigts crispés s'accrochent au rebord du plan de travail. Le bois lui entaille presque la paume tant elle s'y agrippe. Son corps entier se tend, se contracte, et dans un sursaut de survie, elle pousse son bassin en arrière, avec la violence d'une bête traquée. Elle se dégage, d'un coup, d'un seul, échappe à l'emprise, à l'humiliation.
Le souffle coupé, le visage écarlate par le manque d'air qu'il lui a infligé en l'écrasant contre le plan de travail, elle chancelle, haletante. Sa poitrine est à l'air, sa robe défaite sur le haut, ses jambes encore tremblantes. Elle respire comme une bête fauve qu'on vient de relâcher, les poumons brûlants, le cœur prêt à éclater.
Et dans cette ruée de chair et de nerfs, elle récupère ses esprits. Son souffle haletant griffe encore le silence. Elle ne baisse pas les yeux. Lentement, les mâchoires serrées, elle passe ses mains sous sa robe, glisse ses doigts sur sa peau nue, puis remonte sa culotte qui pendait encore à ses cuisses, rétablissant un peu de sa pudeur volée.
Dans ce combat, quelque chose est mort. La femme soumise, celle qui cédait aux caprices libidineux de ce gros beauf par peur ou par fatigue, n'existe plus. Là, maintenant, debout, échevelée, haletante, le visage rougi, mais le regard clair se tient une femme différente. Une femme qui a connu autre chose.
Du respect. De la tendresse. De l'amour. Par un autre homme. Elle sait, maintenant. Elle sait que le comportement de Gérard n'est pas universel, n'est pas une fatalité. Que ce qu'il répétait sans cesse « toutes les femmes doivent obéir à leur homme » est un mensonge. Un poison. Et elle vient de s'en libérer.
Gérard profite de cette pause pour revenir à la charge. Il remonte un peu son pantalon qui pend sur ses genoux, s'avance de nouveau vers Isabelle. Mais avant même qu'il n'atteigne sa cible, un claquement sec rompt le silence, brutal et cinglant. Un bruit net, inattendu, dans cette maison où tout s'est trop souvent joué dans le silence.
Il porte aussitôt une main à sa joue, abasourdi, vacillant presque. Il sent la chaleur cuisante de la gifle qu'Isabelle vient de lui asséner.
Le regard d'Isabelle est fixe, ses narines vibrent. Elle vient de se dresser d'un bloc, l'énergie encore dans le bras.
— Si tu fais encore un pas, Gérard, je jure que j'appelle Luc. Et je vais porter plainte. Direct au commissariat. Tu crois que je plaisante ?
— Non, Gérard. C'est fini. Tu ne poses plus les mains sur moi.
Il ricane, tente de jouer le clown, mais son rire meurt dans sa gorge. Isabelle ajuste ses boutons un à un, lentement, méthodiquement, comme on scelle une armure. Ses doigts tremblent légèrement, elle le sent, mais elle s'efforce de ne rien laisser paraître. Elle ne le quitte pas des yeux. Son cœur cogne dans sa poitrine.
Elle a peur, oui, une peur sourde, animale, qui serre la gorge. Mais plus fort encore que la peur, il y a cette autre chose, plus neuve, plus éclatante : une fierté farouche. Elle vient de poser une limite. Elle l'a fait. Elle respire avec difficulté, mais elle respire en femme debout. Chaque bouton refermé est une victoire, un acte de reprise. Et elle le sent, dans ses os, dans ses muscles encore tendus : elle n'a plus honte. Elle n'a plus à se taire.
— Oh ça va, ne fait pas ta princesse…
Mais Isabelle ne dit rien. Elle se redresse, épure ses gestes. Elle est droite. Royauté debout dans une cuisine de banlieue.
Elle murmure alors, presque tendrement, mais d'un tranchant qui coupe net :
— Tu peux encore parler comme un porc. Mais tu ne me toucheras plus.
Gérard reste là, hébété. Sa virilité se fissure. Il jette un œil autour, bredouille une excuse, une insulte peut-être, mais rien ne sort de sa bouche. Le silence d'Isabelle est trop dense.
Elle sent son cœur battre. Non plus de peur. De force. Elle est là, debout. Elle pense à Luc. À ses mains qui écoutent. À son regard qui attend. Elle revoit son propre reflet dans la glace, hier encore, quand elle s'est trouvée belle sans demander l'avis de personne.
J'ai changé. Et ce corps, maintenant, il est à moi.
Gérard secoue la tête, lâche un :
Depuis le hall d'entrée, à bonne distance, mais assez fort pour qu'elle entende chaque mot, Gérard se redresse, le pantalon à moitié remonté, et balance d'une voix rauque, mâtinée de rancune et de lubricité :
— Ce soir, j'vais t'éclater comme il faut. T'vas voir, j'vais te foutre à quatre pattes sur le carrelage, la tête contre le frigo, et j'vais t'ouvrir bien comme tu le mérites. T'iras au boulot demain en marchant de travers, la bourgeoise. T'verras comment on remet une salope sur les rails.
Il ricane tout seul, persuadé de faire peur, de dominer encore. Mais Isabelle ne bouge pas. Elle ne dit rien.
Elle remet en place, sans un mot, le désordre sur le plan de travail. Elle tremble un peu, mais masque sa peur dans la lenteur de ses gestes. Elle ne veut ni crier ni ajouter d'huile sur le feu. Elle sait. Elle sait qu'il suffit d'un mot, d'un geste, et il peut exploser.
Elle n'est pas naïve. Elle sait qu'elle ne ferait pas le poids. Pas physiquement. Mais elle est droite. Digne. Et dans son silence, elle pense fort à Luc. À son calme. À sa force douce. À ce qu'il représente. À ce qu'elle veut mériter.
Il tourne les talons. Claque la porte.
Isabelle reste seule dans la cuisine. Elle inspire profondément, mais son souffle est tremblant, encore marqué par l'adrénaline. Sa main glisse sur la courbe de sa hanche à travers le tissu remis, comme pour vérifier qu'elle est bien là, entière. Une chaleur lui monte au visage, mélange trouble de peur résiduelle et d'une étrange sensation d'être vivant. Son ventre est encore noué, ses jambes un peu molles, mais en elle palpite quelque chose de lumineux. De vrai.
Elle a peur, oui, de ce qu'il pourrait faire, de ce que l'avenir lui réserve. Mais elle est aussi fière. D'avoir tenu. D'avoir résisté. D'avoir dit non. Une fierté âpre, brutale, comme une cicatrice fraîche. Elle se sent vivante comme rarement, ancrée dans sa chair, dans sa décision.
Elle sourit enfin. Douce et féroce. Une femme debout, dans une cuisine où quelque chose vient de naître.
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Commentaires ()

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Photo de profil de Saephyr
Saephyr
11 octobre 2025 à 00:35
Récit d’une violence mais d’une réalité. Il faut avouer que beaucoup de femme sont maltraitées.
En espérant que Luc puisse la sauver
Soyez respectueux
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