Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 17 · bientôt, ce sera moi la maîtresse ici
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”
Chapitre 17 · bientôt, ce sera moi la maîtresse ici
Il est 17h45. Gérard est affalé dans son canapé en simili cuir, ventre nu sous son marcel trop court, short de sport baissé sur ses cuisses poilues. L'odeur de bière tiède, de sueur rance et de vieux tabac imprègne l'air. Sur la télé, un d'une bourgeoise en bas résille qui se fait prendre dans tous les sens. Le titre clignote encore dans le coin de l'écran : La bourgeoise la prend dans le fion.
Gérard mate, hypnotisé. Il grogne, se gratte le ventre, puis ajuste la position de sa main sous le short. Le son gras des râles de l'actrice l'excite, mais ce qui le travail le plus, c'est le mot "bourgeoise". Il ne pense plus qu'à Isabelle. À sa femme, sa bourgeoise à lui. Et ce qu'il voit là, il le projette sur elle. Il l'imagine dans cette position, soumise, offerte, sale. Et ça l'excite encore plus.
Il fixe l'écran de la télé. Trois jours. Trois putains de jours qu'Isabelle n'a pas mis les pieds ici.
Il fixe l'écran de la télé. Trois jours. Trois putains de jours qu'Isabelle n'a pas mis les pieds ici.
Il l'a appelée. Envoyé des messages. Hurlé sur son répondeur. Pas de réponse. Rien. Le silence. Ce silence qui le rend fou. En fait, sans Isabelle, Gérard est perdu. Comme un gosse sans sa tétine. Il se sent vide, sec, inutile. Il tourne en rond dans son salon, gratte son bide, pousse des râles sans fin. Il transpire de solitude.
Alors, dans la journée au bureau, il s'est approché de Lola. D'une voix molle, presque suppliante, il a demandé :
Alors, dans la journée au bureau, il s'est approché de Lola. D'une voix molle, presque suppliante, il a demandé :
— Tu ne sais pas où elle est ? Elle a dit quelque chose ?
Cette simple phrase, cette faiblesse, ça a réveillé chez Lola une fureur sourde. Une fureur qu'il ne peut même pas imaginer. Parce qu'elle, Lola, elle jubile. Elle en crève de joie que sa morue, sa bourgeoise de merde, se fasse sauter par un autre mec que SON Gérard. Elle pourrait jouir rien qu'à l'idée. Alors le voir paumé, lamentable, chercher du réconfort chez elle, ça la fait bander. Elle serre les dents, elle sourit.
Et elle vient. Comme toujours.
Et elle vient. Comme toujours.
La porte s'ouvre sans frapper. Le claquement sec résonne dans l'appart crasseux. Gérard sursaute. Lola entre comme une tornade maîtrisée, robe rouge moulée sur ses hanches larges, les talons noirs claquant sur le carrelage, le regard planté devant elle. Elle marche lentement, avec une assurance calculée, une arrogance sensuelle. Elle ferme la porte d'un geste sec, laisse traîner sa main sur la poignée comme si elle prenait déjà possession du lieu.
Elle ne regarde pas Gérard tout de suite. Elle fait le tour du salon des yeux, un sourire en coin. Elle veut marquer son territoire. Marquer son entrée. C'est plus qu'une visite. C'est une démonstration. Une annonce muette : bientôt, ce sera moi la maîtresse ici. Elle veut que Gérard le sente, que ça lui monte dans les tripes. Elle veut qu'il bave chaque fois qu'il la voit, qu'il bande, rien qu'à entendre ses talons. Elle veut qu'il sache à qui elle est. Et que ce ne sera pas Isabelle. Jamais plus Isabelle.
Elle dépose son sac sur la table basse, lentement, en regardant enfin Gérard. Un regard tranchant, presque carnassier. Puis, dans un geste étudié, elle lève lentement les bras pour se recoiffer. Ses doigts s'enfoncent dans sa chevelure, remontent la masse brune et la tirent en arrière. En même temps, elle bombe le torse, soulève ses seins à peine contenus dans le décolleté béant de sa robe. Le tissu tendu épouse ses formes généreuses, chaque mouvement accentuant la rondeur provocante de sa poitrine. Elle fait durer le geste, consciente du regard de Gérard, avide, rivé à la courbe de ses seins. Elle veut qu'il le sente dans ses tripes, ce manque, ce désir sale. Elle veut qu'il bave chaque fois qu'elle entre. Pas un mot. Pas un sourire. Juste cette présence qui claque comme une gifle.
Gérard s'éclaircit la gorge, mal à l'aise.
— Merci d'être venue…
Elle lève enfin les yeux. Son regard est une lame.
— Elle t'a bien remplacé, ta bourgeoise. »
Gérard fronce les sourcils.
— Qu'est-ce que tu racontes encore, Lola ?
Elle sort une enveloppe kraft de son sac et la jette sur ses genoux. Il la regarde, surpris. Puis il ouvre. À l'intérieur, des photos imprimées sur papier glacé. Gérard les tire une à une, et son cœur cogne plus fort à chaque image.
La première :
Isabelle, dans une ruelle sombre, plaquée contre un mur par un homme habillé, mais dont le T-shirt trop près du corps trahit des épaules larges et des bras puissants. Il n'est pas torse nu, non. Mais Gérard devine tout de suite le genre : un mec très sportif, musclé sans doute, avec cette arrogance naturelle des jeunes qui ont le corps pour eux.
Ils s'embrassent à pleine bouche, comme deux chiens en chaleur, les mains de l'homme glissant sans gêne sous la robe d'Isabelle, agrippant ses fesses. Une nausée monte dans le ventre de Gérard. Ce n'est pas juste la trahison. C'est l'humiliation. Ce mec doit avoir moins de trente ans. Une jeunesse insolente qui lui renvoie à la gueule, ses années de trop, son ventre gras, sa bite fatiguée. Il se sent piqué, brûlé vif dans sa chair.
Et le pire, c'est qu'Isabelle y prend goût. Elle n'est pas soumise. Elle participe. Elle en redemande. Elle cache bien son jeu, la bourgeoise.
Isabelle, dans une ruelle sombre, plaquée contre un mur par un homme habillé, mais dont le T-shirt trop près du corps trahit des épaules larges et des bras puissants. Il n'est pas torse nu, non. Mais Gérard devine tout de suite le genre : un mec très sportif, musclé sans doute, avec cette arrogance naturelle des jeunes qui ont le corps pour eux.
Ils s'embrassent à pleine bouche, comme deux chiens en chaleur, les mains de l'homme glissant sans gêne sous la robe d'Isabelle, agrippant ses fesses. Une nausée monte dans le ventre de Gérard. Ce n'est pas juste la trahison. C'est l'humiliation. Ce mec doit avoir moins de trente ans. Une jeunesse insolente qui lui renvoie à la gueule, ses années de trop, son ventre gras, sa bite fatiguée. Il se sent piqué, brûlé vif dans sa chair.
Et le pire, c'est qu'Isabelle y prend goût. Elle n'est pas soumise. Elle participe. Elle en redemande. Elle cache bien son jeu, la bourgeoise.
La deuxième :
Isabelle est devant une maison à un étage, simple, mais coquette, avec une porte blanche et un jardinet. Elle tient son sac d'une main, et l'autre ajuste une mèche de cheveux derrière l'oreille. Elle sourit, légère, vivante, presque adolescente. Sa robe virevolte autour de ses cuisses, courte, fluide.
Gérard sent une boule remonter dans sa gorge. Cette robe, il la reconnaît. Ces derniers temps, elle mettait plus souvent des robes, alors qu'il devait presque la menacer, la forcer à abandonner ses putains de pantalons. Il lui imposait les jupes, les talons, pour qu'elle ait l'air d'une femme, une vraie. Et maintenant ? Elle le fait d'elle-même. Pour un autre. Et elle rayonne. Elle n'a jamais eu ce sourire-là avec lui.
Isabelle est devant une maison à un étage, simple, mais coquette, avec une porte blanche et un jardinet. Elle tient son sac d'une main, et l'autre ajuste une mèche de cheveux derrière l'oreille. Elle sourit, légère, vivante, presque adolescente. Sa robe virevolte autour de ses cuisses, courte, fluide.
Gérard sent une boule remonter dans sa gorge. Cette robe, il la reconnaît. Ces derniers temps, elle mettait plus souvent des robes, alors qu'il devait presque la menacer, la forcer à abandonner ses putains de pantalons. Il lui imposait les jupes, les talons, pour qu'elle ait l'air d'une femme, une vraie. Et maintenant ? Elle le fait d'elle-même. Pour un autre. Et elle rayonne. Elle n'a jamais eu ce sourire-là avec lui.
Troisième photo :
Elle rit, la tête renversée, entourée de deux jeunes filles. Elles boivent quelque chose sur une terrasse. L'air complice. Et elle est belle, libre. Trop belle.
Et la dernière. Celle qui lui broie les tripes : Isabelle, assise sur un canapé, lovée contre le même mec, leurs jambes croisées. Elle dort, la tête posée sur son épaule, sa main posée sur son torse. L'éclairage est doux, intime. En bas de la photo, une inscription ajoutée en légende numérique : "Les amoureux".
Elle rit, la tête renversée, entourée de deux jeunes filles. Elles boivent quelque chose sur une terrasse. L'air complice. Et elle est belle, libre. Trop belle.
Et la dernière. Celle qui lui broie les tripes : Isabelle, assise sur un canapé, lovée contre le même mec, leurs jambes croisées. Elle dort, la tête posée sur son épaule, sa main posée sur son torse. L'éclairage est doux, intime. En bas de la photo, une inscription ajoutée en légende numérique : "Les amoureux".
Gérard blêmit. Il se fige. Sa gorge se serre d'un bloc. Ce n'est plus une photo volée. C'est une putain de déclaration publique.
— C'est quoi cette merde ? crache-t-il.
Lola éclate de rire.
— C'est un des réseaux sociaux de la petite là, une des filles. Les chéries, elles ne savent pas qu'elles sont surveillées aussi. Elle rigole de plus belle, allume une clope.
— Faut toujours lire les légendes, mon nounours. Elles en disent plus que les sourires.
— Faut toujours lire les légendes, mon nounours. Elles en disent plus que les sourires.
Gérard chancelle. Sa gorge se noue comme une corde, ses tempes battent à lui fendre le crâne, une sueur froide lui colle le marcel dans le dos. Il fulmine. Il en tremble presque. Lui, il lui a tout donné : un toit, du confort, des ordres, même un peu de tendresse à sa façon. Et cette salope, elle le remercie comment ? En se laissant prendre par un merdeux à peine sorti du lycée. Il ne comprend pas. Il ne comprend pas comment Isabelle a pu lui faire ça. Elle, sa femme, sa bourgeoise.
Lui, il s'est bien tapé Lola, ouais, mais ça c'est du cul, rien d'autre. C'est mécanique. Ce n'est pas de l'amour. Ce n'est pas ça. Pas cette intimité, ces jambes croisées, ce sourire doux, cette complicité qui lui colle la nausée. Il est perdu. Et ce connard, ce gamin avec ses bras musclés, ce petit con a tout pris.
Gérard bouillonne. Ça monte, ça cogne en lui. C'est SA femme. Ses courbes, sa bouche, ses seins, ses trous. Tout ça, c'est à lui, merde. À lui. Il en fait ce qu'il veut. Et là, elle s'offre à un autre. Doucement. Amoureusement. Comme jamais elle ne s'est offerte à lui. Et ça, c'est pire que tout. C'est un coup de couteau dans ses tripes grasses, un poison dans ses couilles. Il grogne comme une bête blessée. Prêt à exploser.
Gérard bouillonne. Ça monte, ça cogne en lui. C'est SA femme. Ses courbes, sa bouche, ses seins, ses trous. Tout ça, c'est à lui, merde. À lui. Il en fait ce qu'il veut. Et là, elle s'offre à un autre. Doucement. Amoureusement. Comme jamais elle ne s'est offerte à lui. Et ça, c'est pire que tout. C'est un coup de couteau dans ses tripes grasses, un poison dans ses couilles. Il grogne comme une bête blessée. Prêt à exploser.
— C'est quoi ça, putain ?
— C'est ta femme. Cette morue qui t'a largué comme une vieille chaussette. Elle a trouvé mieux, plus jeune, plus propre. Et tu veux que je te dise ?
— C'est ta femme. Cette morue qui t'a largué comme une vieille chaussette. Elle a trouvé mieux, plus jeune, plus propre. Et tu veux que je te dise ?
Elle a bien raison. Regarde-toi. Une loque, un raté. Elle se fait prendre par un beau gosse qui sent la testostérone, pendant que toi tu renifles tes dessous-de-bras dans ton canapé. Elle a ouvert les yeux, Gérard. T'es plus qu'un vieux meuble qui pue la bière tiède.
Elle s'approche encore, le toise comme s'il valait moins qu'une chaussette sale.
Elle s'approche encore, le toise comme s'il valait moins qu'une chaussette sale.
— Et pendant qu'elle jouit avec un vrai mec, toi tu espères encore qu'elle va revenir te sucer le cul ? T'es pathétique, mon nounours. Faudrait peut-être que quelqu'un t'aide à bouger un peu ton gros cul. Alors, écoute bien : à partir de maintenant, c'est moi qui te prends en main. Parce que clairement, t'es trop con pour le faire toi-même.
Gérard devient rouge. Il grogne, les veines du cou prêtes à éclater se lèvent d'un bond comme un taureau furieux. Il cherche son téléphone, le serre dans sa main tremblante comme une arme. Il crache entre ses dents :
— Je vais la faire revenir, moi. Ce merdeux, là, il ne vaut rien ! Je vais lui montrer, à cette conne, c'que c'est qu'un homme, un vrai. »
Ses narines frémissent, son torse se soulève à chaque respiration courte et violente.
— Elle croit que c'est fini ? Elle croit qu'elle peut me foutre là, comme un con, pendant qu'elle s'offre à ce gamin ? Elle va voir. Je vais lui péter son cul à la bourgeoise, comme elle aime. Lui rappeler à qui elle appartient. Sa bouche, ses seins, ses trous, tout ça c'est à moi, bordel. À moi !
Lola le plaque sur le canapé. Elle s'installe à califourchon sur lui, ses talons plantés dans le tissu râpé.
— Elle se fait démonter pendant que toi, tu pleurniches dans ton marcel. Tu crois qu'elle en a quelque chose à foutre ? Mon pauvre… T'es là à pleurer ta jolie femme, ta belle épouse, ta petite bourgeoise proprette avec de la soie sur le cul. Mais réveille-toi, bordel. Elle est sûrement en train de sucer sa bite en ce moment même. Et pas timidement, hein, comme une vraie salope. Elle doit lui boire le foutre comme du champagne. Et toi ? Toi tu veux encore l'embrasser après ça ? Tu me dégoûtes, Gérard. Oui, tu me fous la gerbe. T'es faible. Trop faible. Mets-la à la porte, cette traînée. Crache-lui à la gueule avant qu'elle te pisse dessus, vieux con.
Elle ouvre un bouton de sa robe, puis un autre, jusqu'à faire bâiller le tissu rouge sur sa poitrine généreuse. Pas de soutien-gorge. Elle passe ses mains sous ses seins, les soulève lentement, les ajuste comme pour les mettre en valeur. Sa peau brille légèrement, douce et ferme. Elle les balance légèrement devant son visage, les fait bouger, presque les claquer sous son nez, comme une insulte sensuelle.
— Regarde-moi ça, mon vieux. Regarde ce que t'as à la maison ce soir. Ce que t'as jamais su honorer.
Elle approche ensuite sa bouche de son oreille, souffle chaud et parfum sucré.
— Et maintenant tu veux courir après une bourgeoise ? Tu crois qu'elle va t'ouvrir ses jambes pendant que tu pleurniches ? Moi, je suis là. Et je vais te faire bander comme jamais.
— Tu pensais que t'étais un étalon, hein ? Une bière, trois claques, et la bourgeoise elle jouit ?
— Tu pensais que t'étais un étalon, hein ? Une bière, trois claques, et la bourgeoise elle jouit ?
Gérard bande violemment. Une pulsation brutale lui cogne dans le bas-ventre. Il gémit comme un chien affamé, essaie de la saisir, mais ses mains sont moites, tremblantes, presque inutiles. Il sent son dos ruisseler de sueur, ses cuisses trembler malgré lui. Sa gorge se serre, son souffle devient court, saccadé, presque rauque. Son short colle à ses cuisses, son sexe bat à l'intérieur comme une bête enragée. Et au moment où il croit pouvoir la toucher, elle se redresse d'un coup, le prive de tout contact, le laisse pantelant, frustré, la bouche entrouverte.
— T'es pathétique. Même ça, t'arrives plus.
Il tente de la rattraper, s'excuse, la supplie presque. Elle soupire, se met à genoux devant lui. D'un geste sec, elle baisse son short, chope sa verge molle.
— Tu veux qu'on règle ça à ma manière, hein ? »
Et elle commence. Une fellation comme il les aime, comme il en rêve dans ses nuits moites : vulgaire, brute, obscène. Elle l'aspire avec violence, suce à fond, la bouche grande ouverte, le menton trempé. Elle le lèche en grands coups de langue, appuyés, lui claque la langue sur la hampe, suce ses couilles avec une voracité animale. Elle crache sur sa bite, l'enduit de bave, l'empoigne d'une main ferme, le masturbe en même temps.
Elle l'insulte en rythme, sa bouche pleine, ses yeux levés vers lui, brillants d'un mépris jouissif :
Elle l'insulte en rythme, sa bouche pleine, ses yeux levés vers lui, brillants d'un mépris jouissif :
— T'en as rêvé hein, gros porc… Tu veux ça, hein ? Tu veux m'la foutre dans la gorge comme un vieux chien en rut… »
Chaque va-et-vient claque, résonne dans la pièce. Gérard halète, sa tête bascule en arrière, les yeux révulsés, les mains crispées sur l'accoudoir. Il sent son bassin partir tout seul, sa verge dure et gonflée comme jamais. Elle ne l'épargne pas. Elle l'épuise. Elle le détruit. Et il adore ça.
— Allez, mon cochon, fais pas le timide. J'veux ton jus, là. Remplis-moi la bouche, salis-moi comme un bon porc.
Il grogne, les yeux révulsés, l'agrippe brutalement par les cheveux, tire sa tête en arrière. Son bassin cogne une dernière fois contre sa bouche, il se vide dans un râle bestial, vulgaire :
— Prends tout salope, vide-moi jusqu'au fond !
Un spasme secoue son corps entier, son torse bat comme un piston enragé, son ventre se contracte à lui en arracher les tripes. Il sent son jus gicler dans sa gorge chaude, et ça l'arrache d'un plaisir brutal. Il halète, s'affale en arrière, trempé de sueur, vidé, dégoulinant, les cuisses écartées comme un porc repu.
— Putain… Lola…
Elle se relève. Essuie sa bouche du revers de la main, remonte sa robe.
— T'as fini ton petit tour de piste ? Bien. On va causer maintenant.
Elle le fixe. Il la regarde, hébété. Elle le chauffe encore. Voix douce, mots sales.
— Tu vois, t'es un bon vieux toutou. Elle te fait cocu avec un gamin, et toi tu reviens baver à ses pieds comme un clébard qu'on a privé de croquettes. Tu fais pitié, Gérard. Tu crois qu'elle va revenir ? Mais t'as vu ce qu'elle est devenue ? Une garce de luxe qui se fait sauter ailleurs pendant que toi tu travailles dur.
Elle s'accroupit face à lui, le regarde bien dans les yeux, la voix plus basse, plus cruelle.
— Et quand tes employés vont l'apprendre, hein ? Quand ils verront que leur grand patron se fait voler sa femme par un petit jeune ? Tu vas garder ta stature, tu crois ? Tu vas rester le chef, ou juste le cocu ridicule ? Elle ne te respecte pas. Elle t'écrase. Elle te pisse dessus avec son sourire.
Elle lui balance une dernière salve, tranchante :
— Cette traînée… Elle mérite que tu la foutes dehors à coups de pied. Et si tu ne le fais pas, c'est toi la merde.
Il tente de protester. Elle l'écrase du regard.
— Moi, je suis restée fidèle à ce que je suis. Une femme avec des valeurs, Gérard. Je suis là, toujours là, à t'attendre, sans rien demander, sans rien exiger. Moi, je me donne à toi parce que je t'aime, parce que j'y crois encore, même si tu me regardes à peine.
Elle pose une main sur sa poitrine, prend une voix plus douce, presque innocente :
— J'attends juste une chose, Gérard… que tu me regardes enfin pour ce que je suis. Pas comme un corps, pas comme un plan cul. Comme une femme qui rêve d'un homme. Un vrai. Un homme qui me prendrait la main. Qui ferait de moi sa femme.
Elle se penche, lui lèche la joue.
— Tu m'aimes, moi, hein ? Ta Lola. Ta secrétaire. Celle qui te comprend. »
Et dans sa tête : je t'aime ? Tu parles. Je veux ton fric, ton compte épargne, tes papiers à signer. Ton salaire bien gras et cette baraque moche que je vais récupérer. Tu crois que j'attends ta main ? Je veux ton portefeuille, gros naïf.
Elle embrasse sa tempe, caresse son ventre flasque.
Elle embrasse sa tempe, caresse son ventre flasque.
— C'est moi, la femme idéale, Gérard. Moi, je peux encore te donner de beaux enfants. Un vrai foyer. Une vraie femme à tes côtés. Pas l'autre pute qui se fait défoncer par un bellâtre. Elle t'a craché à la gueule, et toi tu dis encore que tu l'aimes ?
— Mais ouvre les yeux, putain ! Elle ne te respecte pas. Elle t'utilise. Elle se sert de son cul pour plaire, c'est sûr. Et tu veux savoir ? Elle doit avoir les ovaires aussi secs que sa conscience.Elle te donnera que des bâtards, cette vieille salope. Venge-toi, Gérard. Prends une femme plus jeune, plus vraie, plus fidèle. Montre-lui qu'il n'y a pas qu'elle qui peut encore plaire. Et puis sérieusement… un mec de trente ans qui couche avec une femme de quarante comme elle ? Faut être désespéré ou payé pour ça. »
— Mais ouvre les yeux, putain ! Elle ne te respecte pas. Elle t'utilise. Elle se sert de son cul pour plaire, c'est sûr. Et tu veux savoir ? Elle doit avoir les ovaires aussi secs que sa conscience.Elle te donnera que des bâtards, cette vieille salope. Venge-toi, Gérard. Prends une femme plus jeune, plus vraie, plus fidèle. Montre-lui qu'il n'y a pas qu'elle qui peut encore plaire. Et puis sérieusement… un mec de trente ans qui couche avec une femme de quarante comme elle ? Faut être désespéré ou payé pour ça. »
Il se tait. Les mains tombées. Le regard vide.
Lola prend son sac. Se lève. Se recoiffe dans le miroir crasseux, rajuste un peu son rouge à lèvres d'un geste lent, puis se tourne vers Gérard.
Lola prend son sac. Se lève. Se recoiffe dans le miroir crasseux, rajuste un peu son rouge à lèvres d'un geste lent, puis se tourne vers Gérard.
— Je vais te laisser réfléchir à tout ça, mon nounours.
Elle sourit, mielleuse, cruelle.
— Et t'embête pas à me dire merci pour la petite gâterie. Tu sais que pour toi, c'est toujours un plaisir de te sucer.
Elle sort. La porte claque.
Gérard reste là. Short sur les chevilles, la queue molle, la sueur séchée lui collant les poils du ventre. Les jambes écartées, affaissées, son dos voûté comme un vieillard. Il ressemble à un sac de viande oublié sur un fauteuil trop mou. Son regard fixe un point inexistant, perdu dans le vide.
Gérard reste là. Short sur les chevilles, la queue molle, la sueur séchée lui collant les poils du ventre. Les jambes écartées, affaissées, son dos voûté comme un vieillard. Il ressemble à un sac de viande oublié sur un fauteuil trop mou. Son regard fixe un point inexistant, perdu dans le vide.
Il pue le foutre, la honte, l'humiliation. Chaque respiration est un souffle court, poisseux, presque plaintif. Il est seul, nu, vidé. Un homme qui ne tient plus debout, ni dans son corps ni dans sa tête. Un chien battu ? Non. Un chien qu'on a oublié de battre, et qui attend encore une caresse.
Les photos à ses pieds. Il en ramasse une. Isabelle endormie dans les bras de l'autre. Il grogne.
Les photos à ses pieds. Il en ramasse une. Isabelle endormie dans les bras de l'autre. Il grogne.
— Salope… Tu me manques de respect… Alors que moi, je t'aimais, putain… Il serre la photo entre ses doigts crasseux. Il ne comprend pas.
Pourquoi elle lui fait ça ? À lui ? À Gérard, bordel. Il est parfait. Chaque fois, il lui met une bonne fessée, il se vide bien dans sa bouche, il la prend comme il faut, avant qu'elle parte au boulot. Il lui dit même de garder son jus dans sa culotte toute la journée. Il la rend femme, non ? Qu'est-ce qu'elle veut de plus ? Une bague ? Une poésie ?
Il crache au sol, la mâchoire serrée.
— Elle ne trouvera jamais un mec qui l'aime autant que moi… Jamais…
Et sa voix s'étrangle. Une larme roule.
Il n'a même plus la force de la retenir.
Il n'a même plus la force de la retenir.
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Commentaires ()
Elles vous retournent la tête en une pipe et trois baisés :P
En attendant le gégé a une manière bien a lui de penser le bonheur de la femme donc, il n'a que ce qu'il mérite !
Effectivement le Gégé il n'a pas fini d'avaler des couleuvres.