Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Emma, offerte à la montagne — Chapitre 12 · Silence blanc
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Emma, offerte à la montagne
Chapitre 12 · Silence blanc
Le ciel est blanc ce soir, sans relief, comme figé. Cela fait un mois qu'elle est sortie de l'hôpital, et Emma a repris le travail. Assistante dans une agence de production événementielle, elle retrouve ses repères, les mails urgents, les plannings à gérer, les petits drames quotidiens autour d'un budget ou d'un logo. Elle fait tout bien, tout vite. Mais dès que dix-huit heures sonnent, elle attrape son sac et s'éclipse.
Sur le lieu de travail, personne n'ose lui dire que ses yeux fuient plus souvent qu'avant. Elle sursaute encore quand une porte claque. Le rire d'un collègue un peu fort la fait frémir. Il suffit parfois d'un bruit aigu, d'un pas trop rapide dans son dos, pour que la peur monte en elle, sans prévenir, comme un venin diffus.
Sur le lieu de travail, personne n'ose lui dire que ses yeux fuient plus souvent qu'avant. Elle sursaute encore quand une porte claque. Le rire d'un collègue un peu fort la fait frémir. Il suffit parfois d'un bruit aigu, d'un pas trop rapide dans son dos, pour que la peur monte en elle, sans prévenir, comme un venin diffus.
Les premiers temps, même le cliquetis des couverts dans la cafétéria lui donnait la nausée. Aujourd'hui, elle garde un casque vissé sur les oreilles pour s'isoler. Elle dit que c'est pour mieux se concentrer. En réalité, c'est pour repousser le monde, pour couvrir ce grondement intérieur, ce réflexe de fuite qui la serre encore aux heures tranquilles.
Parfois, elle prend des pauses plus longues. Elle s'évade. Elle monte en montagne, seule. Dès les premiers pas, son esprit s'allège. Elle grimpe un sentier, respire mieux, puis se met à courir sans prévenir, comme si son corps redevenait enfant. Elle dévale une pente, le vent fouette ses joues, ses cheveux volent. Elle rit, insouciante, presque heureuse. Elle trébuche, chute sur les genoux, et son rire éclate, un peu sauvage.
Parfois, elle prend des pauses plus longues. Elle s'évade. Elle monte en montagne, seule. Dès les premiers pas, son esprit s'allège. Elle grimpe un sentier, respire mieux, puis se met à courir sans prévenir, comme si son corps redevenait enfant. Elle dévale une pente, le vent fouette ses joues, ses cheveux volent. Elle rit, insouciante, presque heureuse. Elle trébuche, chute sur les genoux, et son rire éclate, un peu sauvage.
Et dans ce rire, une silhouette. Tristan. Assis sur un rocher, comme dans une apparition. Il la regarde, les bras posés sur les genoux, un large sourire au visage. Un sourire franc, chaud, un peu moqueur. Il l'observe, sans juger. Juste là. Présent. Et quand elle tombe, il rit aussi, d'un rire clair. Elle sourit malgré elle, troublée par cette image douce et persistante. Elle se sent vue. Elle se sent vivante.
Mais de temps en temps, sans prévenir, quelque chose la fauche. Ce sont les images. Celles du lieu de la détention. La lumière sale, le plafond crevassé, l'odeur épaisse du ciment humide. Elle revoit la salle vide de l'hôpital désaffecté, les murs qui suintent la peur, et ces mains sur elle. Brutales. Détachées.
Mais de temps en temps, sans prévenir, quelque chose la fauche. Ce sont les images. Celles du lieu de la détention. La lumière sale, le plafond crevassé, l'odeur épaisse du ciment humide. Elle revoit la salle vide de l'hôpital désaffecté, les murs qui suintent la peur, et ces mains sur elle. Brutales. Détachées.
La panique sourde remonte d'un coup, lui serre le ventre. Elle croit qu'elle va finir là, vendue, avalée par un réseau souterrain qu'on ne quitte pas. Son cœur cogne, elle se fige, incapable de crier. Et puis, une lueur. Une image. Le visage de Tristan. Son regard calme. Son sourire. Alors, elle respire à nouveau, comme si ce visage seul pouvait encore tenir le monde à distance.
Elle revient à elle, doucement, comme on émerge d'un rêve trop dense. Lorsqu'une collègue de bureau l'appelle par son prénom, et que cette voix humaine la ramène brusquement dans le vrai monde. Parfois, c'est le téléphone qui sonne, longtemps, trop longtemps, et la vrille sonore la traverse comme une lame.
Elle revient à elle, doucement, comme on émerge d'un rêve trop dense. Lorsqu'une collègue de bureau l'appelle par son prénom, et que cette voix humaine la ramène brusquement dans le vrai monde. Parfois, c'est le téléphone qui sonne, longtemps, trop longtemps, et la vrille sonore la traverse comme une lame.
Alors tout ce qu'elle ressentait disparaît, en un éclair. Comme si son esprit s'était refermé d'un coup, la laissant vide, glacée, debout dans la montagne, ou figée devant son écran, étrangère à tout ce qui l'entoure.
Le soir, elle rentre en métro. Les stations défilent sans qu'elle les voie. Son regard glisse sur les vitres sans s'y poser. Elle ressemble à une enveloppe vide, sans âme, à peine vivante, transportée d'un point à un autre. Son corps est là, mais son esprit, ailleurs. Et parfois, sans prévenir, des larmes roulent sur ses joues. Silencieuses. Inaperçues. Son visage reste impassible, figé dans une neutralité parfaite.
Le soir, elle rentre en métro. Les stations défilent sans qu'elle les voie. Son regard glisse sur les vitres sans s'y poser. Elle ressemble à une enveloppe vide, sans âme, à peine vivante, transportée d'un point à un autre. Son corps est là, mais son esprit, ailleurs. Et parfois, sans prévenir, des larmes roulent sur ses joues. Silencieuses. Inaperçues. Son visage reste impassible, figé dans une neutralité parfaite.
Personne ne les voit. Pas même elle. Quand elle sort, elle marche vite, tête baissée. Son trousseau de clés dans la main, prêt avant même d'arriver devant sa porte. Elle entre, referme derrière elle, verrouille, tire les rideaux. L'appartement devient une cellule douce. Silence. Elle allume une lampe, pose ses affaires avec des gestes mécaniques. Une soupe. Un thé. Elle s'enroule dans un plaid. Et regarde le vide.
Elle a revu trois fois les gendarmes. Des rendez-vous froids, protocolaires. On lui a montré des photos, une vingtaine. Elle en a reconnu une. Le visage de l'homme qui la terrorisait. Le "boss". Il avait trois identités, trois origines : Roumanie, Serbie, Lituanie. Pour la Roumanie, il était Andrei Varga. En Serbie, il portait le nom de Knezevic. Et en Lituanie, il se faisait appeler Mikas Jurgaitis.
Elle a revu trois fois les gendarmes. Des rendez-vous froids, protocolaires. On lui a montré des photos, une vingtaine. Elle en a reconnu une. Le visage de l'homme qui la terrorisait. Le "boss". Il avait trois identités, trois origines : Roumanie, Serbie, Lituanie. Pour la Roumanie, il était Andrei Varga. En Serbie, il portait le nom de Knezevic. Et en Lituanie, il se faisait appeler Mikas Jurgaitis.
Les gendarmes lui ont dit qu'ils avaient quelques pistes, des fragments d'information, mais que le groupe s'était volatilisé comme par magie, effacé dans l'ombre. Elle a hoché la tête. Oui, c'était lui. Mais elle est sortie de la gendarmerie avec un vide étrange. Ce n'est pas lui qui hante ses nuits. C'est un autre.
Tristan a disparu.
Elle ne sait pas pourquoi elle pensait qu'il reviendrait. Peut-être un SMS. Un signe. Un mot griffonné. Mais non. Il est retourné dans ses hauteurs, là où les hommes ne vont plus. Et puis, une triste évidence s'impose : Tristan n'a pas de téléphone. Elle ne l'a jamais vu en sortir un, pas même pendant leur fuite.
Et il ne connaît pas son adresse. Elle ne la lui a jamais donnée, pas même évoquée. À l'hôpital, l'infirmière lui avait dit qu'il devait rester en salle d'attente, Comme il n'était pas de la famille, il n'avait pas pu l'accompagner. Même s'il demandait, on ne lui dirait rien. Comment aurait-il pu la retrouver ?
Elle ne sait pas pourquoi elle pensait qu'il reviendrait. Peut-être un SMS. Un signe. Un mot griffonné. Mais non. Il est retourné dans ses hauteurs, là où les hommes ne vont plus. Et puis, une triste évidence s'impose : Tristan n'a pas de téléphone. Elle ne l'a jamais vu en sortir un, pas même pendant leur fuite.
Et il ne connaît pas son adresse. Elle ne la lui a jamais donnée, pas même évoquée. À l'hôpital, l'infirmière lui avait dit qu'il devait rester en salle d'attente, Comme il n'était pas de la famille, il n'avait pas pu l'accompagner. Même s'il demandait, on ne lui dirait rien. Comment aurait-il pu la retrouver ?
C'est elle, la seule à avoir un indice. Ce qu'il lui a dit ce soir-là. Ma cabane est à vingt minutes, plus haut c'est une piste. Et c'est tout ce qu'elle a.
La nuit, elle pense à lui. Elle se souvient : il lui avait tourné le dos cette première nuit. Un dos large, puissant, d'une beauté brutale. Une charpente rassurante. Un corps fait pour protéger. La peau tendue sur des muscles dessinés et ces cicatrices profondes, des blessures anciennes que le silence n'a jamais refermées. Elle aurait voulu les toucher, du bout des doigts, lentement, avec respect. Elle s'enroule dans ses draps et ferme les yeux. Il est là. Il dort. Elle avance la main pour le toucher. Et il disparaît.
La nuit, elle pense à lui. Elle se souvient : il lui avait tourné le dos cette première nuit. Un dos large, puissant, d'une beauté brutale. Une charpente rassurante. Un corps fait pour protéger. La peau tendue sur des muscles dessinés et ces cicatrices profondes, des blessures anciennes que le silence n'a jamais refermées. Elle aurait voulu les toucher, du bout des doigts, lentement, avec respect. Elle s'enroule dans ses draps et ferme les yeux. Il est là. Il dort. Elle avance la main pour le toucher. Et il disparaît.
Elle se réveille en sueur, le corps en manque. Il ne s'est rien passé entre eux. Et pourtant, elle n'a jamais autant désiré un homme. Il ne l'a jamais touchée, jamais déshabillée, jamais embrassée. Mais elle l'a vu nu. Allongé dans le ruisseau. Ce souvenir est devenu son refuge, son fantasme silencieux. Une envie couve en elle, brûle doucement, obstinément. Et cette envie, c'est lui.
Elle veut le caresser, l'embrasser, sentir la chaleur de sa peau vivante sous ses paumes, sous sa bouche. Elle veut l'enlacer, le serrer fort contre elle, jusqu'à ne faire plus qu'un. Elle brûle au fond d'elle, d'un feu dense et silencieux. Elle veut se donner à lui, entièrement, sans retenue. Le recevoir en elle, lentement, profondément. Le laisser la remplir comme une évidence. Elle en meurt d'envie.
Elle veut le caresser, l'embrasser, sentir la chaleur de sa peau vivante sous ses paumes, sous sa bouche. Elle veut l'enlacer, le serrer fort contre elle, jusqu'à ne faire plus qu'un. Elle brûle au fond d'elle, d'un feu dense et silencieux. Elle veut se donner à lui, entièrement, sans retenue. Le recevoir en elle, lentement, profondément. Le laisser la remplir comme une évidence. Elle en meurt d'envie.
Un soir, sous la douche, elle laisse couler l'eau chaude sur ses épaules. La vapeur emplit la salle de bain, dense, enveloppante, presque charnelle. Elle ferme les yeux. Et soudain, ce n'est plus l'eau qu'elle sent, mais ses mains à lui. Ses paumes larges, sûres, qui glissent sur son dos, sur ses bras, sur ses hanches. L'eau chaude devient sa bouche. Une bouche douce, attentive, qui court sur son corps avec lenteur, de ses clavicules à la courbe de ses reins. Il est là, dans l'eau froide de son souvenir, les bras ouverts, le sexe tranquille.
Il était beau. Fort. Animal. Elle revoit ses formes, ses cuisses musclées par la marche, tendues, puissantes, pleines de force contenue. Et ses fesses, fermes, sculptées. Elle aurait voulu les toucher, les caresser, en deviner la texture, en sentir la chaleur, y poser la joue, peut-être. Elle sourit, presque honteuse. Je l'ai vu. Et il ne m'a rien pris.
Ses mains glissent sans y penser, presque malgré elle. Elle caresse ses seins sous l'eau chaude, lentement, les yeux mi-clos. C'est un geste doux, instinctif, pour apaiser ce tumulte intérieur qui l'habite depuis des jours. Elle descend, effleure son ventre, puis son pubis, hésite un instant, puis glisse ses doigts, délicatement. Elle joue avec son clitoris, en cercles lents, profonds. Son souffle se coupe.
Ses mains glissent sans y penser, presque malgré elle. Elle caresse ses seins sous l'eau chaude, lentement, les yeux mi-clos. C'est un geste doux, instinctif, pour apaiser ce tumulte intérieur qui l'habite depuis des jours. Elle descend, effleure son ventre, puis son pubis, hésite un instant, puis glisse ses doigts, délicatement. Elle joue avec son clitoris, en cercles lents, profonds. Son souffle se coupe.
L'eau coule toujours, mais c'est sa chaleur à lui qu'elle cherche. Elle insère deux doigts, sent son bassin réagir, ses hanches frémir. Elle se masturbe, intensément, dans un rythme contenu. Elle le voit. Son visage. Son corps musclé. Son sexe qu'elle imagine dur, dressé pour elle, tendu de désir parce qu'il la veut. Elle gémit à peine, le front contre le carrelage tiède.
Mais chaque fois que l'orgasme approche, chaque fois qu'elle croit sentir sa présence, il se brouille. Il s'évanouit. Elle pousse un soupir, frustrée, presque en larmes. Elle éteint l'eau, le cœur battant, les jambes faibles. Elle s'enroule dans une serviette, s'assoit sur le bord du lit. Longtemps. Trop longtemps. Elle aimerait pleurer. Mais il n'y a plus de larmes. Juste du vide.
Mais chaque fois que l'orgasme approche, chaque fois qu'elle croit sentir sa présence, il se brouille. Il s'évanouit. Elle pousse un soupir, frustrée, presque en larmes. Elle éteint l'eau, le cœur battant, les jambes faibles. Elle s'enroule dans une serviette, s'assoit sur le bord du lit. Longtemps. Trop longtemps. Elle aimerait pleurer. Mais il n'y a plus de larmes. Juste du vide.
Le lendemain, elle ouvre son ordinateur et tape massif de Belledonne / refuge / 2h de marche
. Elle zoome sur une carte. Elle cherche le point où elle pense l'avoir rencontré. Elle se souvient de ses mots : J'ai une cabane à moi, à vingt minutes, plus haut.
Elle explore les alentours. Elle clique sur une photo postée par un randonneur. C'est lui. Le refuge. Bois brut, toit d'ardoise, perché entre deux sapins. Trois autres images montrent la montagne autour. Blanches. Dénudées. Immenses.
. Elle zoome sur une carte. Elle cherche le point où elle pense l'avoir rencontré. Elle se souvient de ses mots : J'ai une cabane à moi, à vingt minutes, plus haut.
Elle explore les alentours. Elle clique sur une photo postée par un randonneur. C'est lui. Le refuge. Bois brut, toit d'ardoise, perché entre deux sapins. Trois autres images montrent la montagne autour. Blanches. Dénudées. Immenses.
Elle les regarde tous les soirs. Elle les a enregistrées. Imprimées. Collées dans son carnet. Ce sont ses icônes. Ses reliques. Parfois, elle les touche du doigt, doucement, comme pour ranimer une mémoire charnelle. Elle se surprend à murmurer son prénom. Juste ça. Tristan.
Un soir, elle prend une décision. Elle enfile un jean, un manteau long, et se rend dans un grand magasin de sport. Elle essaye des chaussures de randonnée, une polaire, un sac étanche. Elle passe la main sur les tissus comme on effleure une peau. Chaque objet est un fragment de lien. Une possibilité. Le vendeur lui demande où elle va. Elle hésite.
Un soir, elle prend une décision. Elle enfile un jean, un manteau long, et se rend dans un grand magasin de sport. Elle essaye des chaussures de randonnée, une polaire, un sac étanche. Elle passe la main sur les tissus comme on effleure une peau. Chaque objet est un fragment de lien. Une possibilité. Le vendeur lui demande où elle va. Elle hésite.
— Je vais marcher. Il sourit. Elle paie, sort, tremble un peu.
Chez elle, elle déplie tout sur le lit. Les objets sont là. Concrets. C'est comme un rituel. Comme si elle préparait un rendez-vous amoureux. Elle plie un pull chaud. Range soigneusement une carte dans une poche intérieure. Glisse la photo du refuge entre deux pages d'un carnet.
Une semaine plus tard, le sac est prêt. Les chaussures sont faites. Elle a vérifié la météo. Prévu de quoi dormir. Elle regarde une dernière fois la photo du refuge. Il ne sera peut-être pas là. Il y a peu de chances. Mais elle y sera. Elle veut sentir l'air de là-haut, l'odeur du bois, la rugosité du banc où elle s'est assise. Elle veut revenir à l'endroit où elle s'est sentie en vie. Même dans la peur. Même dans le froid.
Elle sort, ferme la porte. Pas un mot. Pas un bruit. Juste ce silence blanc autour d'elle, et cette promesse :
Une semaine plus tard, le sac est prêt. Les chaussures sont faites. Elle a vérifié la météo. Prévu de quoi dormir. Elle regarde une dernière fois la photo du refuge. Il ne sera peut-être pas là. Il y a peu de chances. Mais elle y sera. Elle veut sentir l'air de là-haut, l'odeur du bois, la rugosité du banc où elle s'est assise. Elle veut revenir à l'endroit où elle s'est sentie en vie. Même dans la peur. Même dans le froid.
Elle sort, ferme la porte. Pas un mot. Pas un bruit. Juste ce silence blanc autour d'elle, et cette promesse :
— J'ai vu ton corps. Mais c'est ton absence qui me touche.
Vendredi après-midi, elle a demandé à partir plus tôt du travail. Une excuse simple, un sourire discret, personne n'a posé de questions. Elle va passer le week-end dans le refuge. C'est une certitude. Pas un projet. Une nécessité. Elle monte.
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