Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Emma, offerte à la montagne — Chapitre 16 · Le refuge et la proie
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Emma, offerte à la montagne
Chapitre 16 · Le refuge et la proie
Le soleil glisse lentement sur les pierres chaudes du seuil. Il est à peine neuf heures, mais déjà l'air pétille de cette chaleur sèche qui monte lentement depuis la roche, comme une respiration lente et ancienne.
Tristan est nu, assis au milieu de l'herbe sèche, le dos droit, les jambes croisées, tel un homme en paix avec le monde. Non loin du mur du chalet, la lumière dorée du matin glisse sur la courbe de ses épaules, caresse la musculature tranquille de son torse offert au soleil. Chaque brin d'herbe effleure sa peau nue comme une caresse lente.
Tristan est nu, assis au milieu de l'herbe sèche, le dos droit, les jambes croisées, tel un homme en paix avec le monde. Non loin du mur du chalet, la lumière dorée du matin glisse sur la courbe de ses épaules, caresse la musculature tranquille de son torse offert au soleil. Chaque brin d'herbe effleure sa peau nue comme une caresse lente.
Ses paumes sont ouvertes sur ses genoux, détendues. Son visage est tourné vers le ciel, les paupières closes. Il ne parle pas. Il respire. Il savoure.
Le silence alentour est plein, habité seulement troublé par le bourdonnement paresseux d'un insecte, l'éclat bref d'une aile qui passe, le craquement d'une pierre, là-bas que personne ne voie. Son sexe repose contre sa cuisse, encore assoupi, comme si lui aussi prenait le temps d'être simplement là, vivant. C'est un matin de lumière et de peau. Et Tristan est nu, mais plus encore : offert, détaché, présent à ce moment suspendu.
Emma est face à lui, simplement drapée de sa chemise, grande ouverte sur ses épaules, laissant deviner bien plus qu'elle ne cache. Le tissu blanc ondule autour de son corps comme une caresse suspendue, jouant avec la brise, s'ouvrant sur la rondeur douce de ses seins encore marqués par le sommeil, sur la ligne souple de son ventre, et le galbe langoureux de ses cuisses croisées.
Le silence alentour est plein, habité seulement troublé par le bourdonnement paresseux d'un insecte, l'éclat bref d'une aile qui passe, le craquement d'une pierre, là-bas que personne ne voie. Son sexe repose contre sa cuisse, encore assoupi, comme si lui aussi prenait le temps d'être simplement là, vivant. C'est un matin de lumière et de peau. Et Tristan est nu, mais plus encore : offert, détaché, présent à ce moment suspendu.
Emma est face à lui, simplement drapée de sa chemise, grande ouverte sur ses épaules, laissant deviner bien plus qu'elle ne cache. Le tissu blanc ondule autour de son corps comme une caresse suspendue, jouant avec la brise, s'ouvrant sur la rondeur douce de ses seins encore marqués par le sommeil, sur la ligne souple de son ventre, et le galbe langoureux de ses cuisses croisées.
Elle tient entre ses doigts une tasse de café brûlant, contraste parfait avec la fraîcheur de sa peau. Elle boit lentement, ses lèvres frôlant le bord, ses yeux fixés sur Tristan. Il est nu. Offert. Et elle, dans cette lumière dorée, incarne la promesse du matin, le désir à peine retenu. Chaque gorgée est une provocation tranquille. Chaque regard, une invitation silencieuse.
Ils rient doucement. Une complicité neuve, presque timide, les entoure.
Ils rient doucement. Une complicité neuve, presque timide, les entoure.
Tristan baisse les yeux sur sa propre chair. Sa verge durcie s'est dressée sans qu'il y pense, simplement parce qu'elle est là, face à lui, dans cette lumière dorée. Emma le voit. Elle sourit, s'étire comme un chat.
— Tu n'en as pas eu assez ? souffle-t-elle en désignant d'un regard amusé son érection. On a fait ça presque toute la nuit, Tristan… Tu veux me tuer ou quoi ?
Il entrouvre un œil, esquisse un sourire en coin.
— Toute la nuit ? J'ai peu de souvenirs…
— Mes membres, eux, s'en souviennent, réplique-t-elle en s'étirant. J'ai des courbatures partout, tu m'as retournée dans tous les sens comme une crêpe.
— Mes membres, eux, s'en souviennent, réplique-t-elle en s'étirant. J'ai des courbatures partout, tu m'as retournée dans tous les sens comme une crêpe.
Il rit doucement, provocateur.
— Tu es sûre que ce n'est pas un rêve, tout ça ? Un fantasme ?
Elle pose sa tasse, se lève, pieds nus sur la pierre tiède, et avance avec une lenteur calculée. Chaque pas sur la pierre chaude est une offrande silencieuse. La chemise grande ouverte danse contre ses flancs, caresse ses hanches, s'ouvre avec la brise. Son corps nu, doré par la lumière rasante, capte chaque éclat du soleil : la naissance charnelle de ses seins, la ligne souple de son ventre, le frémissement sensuel entre ses cuisses.
Arrivée tout près, elle s'immobilise, laissant son pubis rasé effleurer le visage de Tristan, à peine un souffle entre eux. Il lève lentement les yeux vers elle, subjugué, et dans un geste de révérence silencieuse, dépose un baiser au creux de sa peau nue, là où la douceur intime rencontre la lumière. Une caresse de ses lèvres, brûlante et tendre. Elle frissonne, tout entière tendue vers ce point de contact, comme si ce simple baiser éveillait en elle un monde entier.
Il se penche, pose sa tête contre son pubis rasé, comme pour reprendre possession de son souffle et du silence. Elle sent le souffle chaud de Tristan effleurer sa peau nue, presque une caresse invisible qui fait naître un frisson délicieux. Elle bascule la tête en arrière, ferme les yeux, un gémissement rauque lui échappe, profond, chargé de trouble et de désir.
— Tu me rends folle, murmure-t-elle, haletante.
Puis, dans un mouvement lent, elle redresse le haut de son corps, pose un pied sur sa poitrine nue, et appuie légèrement. Il lève les yeux vers elle. Elle le pousse en arrière. Il s'allonge sans un mot. Le monde retient son souffle.
Elle l'enjambe, nue sous la chemise qui glisse comme un voile. Debout au-dessus de lui, elle reste un instant immobile, pour lui offrir la vision pleine et entière de ses formes, la cambrure de ses reins, la générosité de sa poitrine, la lueur humide entre ses cuisses. Elle sent le regard de
Elle l'enjambe, nue sous la chemise qui glisse comme un voile. Debout au-dessus de lui, elle reste un instant immobile, pour lui offrir la vision pleine et entière de ses formes, la cambrure de ses reins, la générosité de sa poitrine, la lueur humide entre ses cuisses. Elle sent le regard de
Tristan s'y accrocher, fascinée. Alors seulement, elle commence à frotter lentement sa vulve chaude et humide contre le sexe tendu de Tristan, dans un va-et-vient lascif, presque cruel. Elle ne veut pas s'offrir tout de suite, elle veut le faire languir, sentir son impatience, son frémissement. Elle le regarde, sûre d'elle. Il contemple, ébloui, cette femme érigée au-dessus de lui comme une apparition solaire. Enfin, elle s'accroupit dans un souffle, le regard rivé au sien.
Et puis, les yeux plantés dans les siens, elle murmure :
Et puis, les yeux plantés dans les siens, elle murmure :
— Tu es à moi…
Tristan sourit doucement, un sourire qui dit oui sans résistance, sans réserve.
Alors, elle tend la main, attrape son sexe pour le redresser, l'ajuster, le maintenir bien en place. Puis, dans un mouvement lent, maîtrisé, elle s'abaisse et s'empale sur lui. Une fois qu'il est bien en elle, elle ferme les yeux, pose ses mains sur le torse puissant de Tristan, et pousse un gémissement de plaisir. Elle le sent profondément, épais, chaud, vivant en elle.
Cette érection, c'est elle qui la provoque. Elle se sent forte, vivante, d'avoir ce pouvoir immense : rendre cet homme si fort physiquement, si docile sous elle. Elle sent sa queue bouger légèrement en elle, tressaillir contre ses parois. Elle le sait. Elle l'aime.
Alors, elle tend la main, attrape son sexe pour le redresser, l'ajuster, le maintenir bien en place. Puis, dans un mouvement lent, maîtrisé, elle s'abaisse et s'empale sur lui. Une fois qu'il est bien en elle, elle ferme les yeux, pose ses mains sur le torse puissant de Tristan, et pousse un gémissement de plaisir. Elle le sent profondément, épais, chaud, vivant en elle.
Cette érection, c'est elle qui la provoque. Elle se sent forte, vivante, d'avoir ce pouvoir immense : rendre cet homme si fort physiquement, si docile sous elle. Elle sent sa queue bouger légèrement en elle, tressaillir contre ses parois. Elle le sait. Elle l'aime.
Puis elle commence à bouger. Lente, souveraine. Elle le regarde droit dans les yeux, ancrée en lui, et murmure d'une voix grave :
— Laisse-toi faire…
Tristan ne rit plus. Quelque chose en lui bascule. Son corps répond déjà, obéit à cette femme qui en prend le contrôle. Il entrouvre les lèvres, pousse un soupir tremblant, et dans un souffle à peine audible, il murmure :
— Je t'aime…
Emma lit les mots sur ses lèvres, les boit comme une vérité ancienne. Un gémissement puissant lui échappe, brut, viscéral. Elle le veut entièrement, au plus profond de son ventre, jusqu'à la racine. Elle ondule sur lui avec grâce et autorité, se donne et prend dans un même élan. Il gémit, la serre, la supplie du regard. Elle ne s'arrête pas. Elle le mène à la limite et le laisse là, suspendue au bord.
Il pose ses mains sur ses hanches, accompagne lentement ses va-et-vient. Son visage se tend, ses paupières papillonnent, Emma le lit comme un livre ouvert : il va jouir. Elle lui sourit, le regarde intensément, et d'un simple signe de tête, l'invite à se laisser aller. Il pousse un grand coup de reins, tendu comme un arc, et dans un râle rauque, se vide profondément en elle. Emma sent son dard gonflé la pointer au plus profond, déverser sa chaleur brûlante.
Il pose ses mains sur ses hanches, accompagne lentement ses va-et-vient. Son visage se tend, ses paupières papillonnent, Emma le lit comme un livre ouvert : il va jouir. Elle lui sourit, le regarde intensément, et d'un simple signe de tête, l'invite à se laisser aller. Il pousse un grand coup de reins, tendu comme un arc, et dans un râle rauque, se vide profondément en elle. Emma sent son dard gonflé la pointer au plus profond, déverser sa chaleur brûlante.
Peu après, une vague la traverse à son tour. Elle pousse un cri, un gémissement rauque, presque animal. Son corps se tend, vibre, se cambre. Elle s'effondre sur son torse, secouée de spasmes, de plaisir incontrôlable, haletante, emportée dans un vertige fulgurant. Front contre front, ils halètent ensemble, noués dans la même déflagration silencieuse.
Un long silence suit.
Elle se laisse rouler doucement sur l'herbe, son souffle court, laissant le sexe encore dur de Tristan glisser hors d'elle dans un frisson de tiédeur. L'air caresse sa peau nue, la réalité revient lentement. Elle reste un moment ainsi, allongée à ses côtés, les yeux vers le ciel, avant de se redresser.
Un long silence suit.
Elle se laisse rouler doucement sur l'herbe, son souffle court, laissant le sexe encore dur de Tristan glisser hors d'elle dans un frisson de tiédeur. L'air caresse sa peau nue, la réalité revient lentement. Elle reste un moment ainsi, allongée à ses côtés, les yeux vers le ciel, avant de se redresser.
Puis elle se lève, gracile.
— Je vais me rincer au ruisseau, dit-elle en attrapant sa serviette.
— Parfait, répond Tristan en souriant. Je vais monter chercher un peu de bois pour rallumer le feu. Je te rejoins dans pas longtemps.
— Parfait, répond Tristan en souriant. Je vais monter chercher un peu de bois pour rallumer le feu. Je te rejoins dans pas longtemps.
Il hoche la tête. Elle lui vole un baiser, disparaît à l'intérieur. Il reste allongé, sourit seul, heureux comme un homme qui a frôlé un miracle.
Emma ramasse sa culotte, la glisse lentement le long de ses jambes encore mouillées de leur plaisir. En la remontant, elle sent la semence de Tristan glissée hors d'elle, tiède, la marquer dans le creux de sa chair. Elle frissonne, à la fois troublée et comblée. Elle ajuste le tissu, retient un soupir, puis cherche son téléphone, posé sur une pierre près du lit. Il vibre. Un point rouge clignote. Message vocal.
Elle appuie. La voix de Léa, un peu essoufflée :
— Emma… j'espère que tout va bien. Écoute, un gendarme m'a dit que le Boss aurait été vu dans la région. Sois prudente… je t'appelle.
Emma se fige. L'air change. Sa nuque pique. Elle regarde dehors. Rien. Juste les arbres. Le ciel.
Elle compose le numéro de Léa.
Elle compose le numéro de Léa.
— Dis-moi ce que tu sais.
— Il a été vu en périphérie ce matin, vers cinq heures. Ils n'ont pas réussi à le suivre. Et toi ? Comment ça se passe là-haut avec ton montagnard ?
— Je ne veux pas en parler… C'est entre lui et moi.
— Oh, allez ! Il est bien monté ? Tu es passée à la casserole ou pas ? demande Léa en riant. On fait toujours le point après chaque aventure, non ?
— Léa… je ne peux pas te dire ça.
— Tu n'es pas drôle !
— Ce n'est pas une histoire comme les autres. Et puis, ça ne se fait pas de parler dans son dos. C'est mon mec maintenant.
— Pfff… Eh ben j'espère que ton mec va te prendre ton petit cul comme il faut. Et que tu vas prendre cher !
— Il a été vu en périphérie ce matin, vers cinq heures. Ils n'ont pas réussi à le suivre. Et toi ? Comment ça se passe là-haut avec ton montagnard ?
— Je ne veux pas en parler… C'est entre lui et moi.
— Oh, allez ! Il est bien monté ? Tu es passée à la casserole ou pas ? demande Léa en riant. On fait toujours le point après chaque aventure, non ?
— Léa… je ne peux pas te dire ça.
— Tu n'es pas drôle !
— Ce n'est pas une histoire comme les autres. Et puis, ça ne se fait pas de parler dans son dos. C'est mon mec maintenant.
— Pfff… Eh ben j'espère que ton mec va te prendre ton petit cul comme il faut. Et que tu vas prendre cher !
Elle éclate de rire.
Emma sourit malgré elle, choquée, attendrie, gênée par un mélange que seule Léa savait provoquer.
Emma sourit malgré elle, choquée, attendrie, gênée par un mélange que seule Léa savait provoquer.
— Espèce d'idiote, souffle Emma en souriant malgré elle.
Elle coupe. Son cœur bat plus fort. Une goutte de sueur coule entre ses omoplates. Un frisson lui glace le sang en repensant au début de la conversation la menace, la présence du Boss. Mais elle se force à respirer, à retrouver pied. Elle est ici, avec Tristan. Elle est en sécurité. Elle secoue la tête, tente de chasser l'ombre.
Le ruisseau est glacé. Elle s'agenouille, mouille sa nuque, ses bras, son ventre. L'eau est si froide qu'elle en gémit, mais cela lui fait du bien. Elle se lave longuement, glisse la main entre ses cuisses, rince soigneusement son entrejambe encore sensible. Un sourire lui échappe malgré elle. À ce rythme, pense-t-elle en ricanant intérieurement, elle va devoir acheter une pommade apaisante. Parce que cet homme… Quelle forme, c'est presque indécent.
Elle enfile son short en jean, qui épouse parfaitement ses hanches encore humides. Elle attrape son chemisier blanc, un peu transparent, et commence à boutonner, jusqu'au col. Puis elle s'arrête, hésite, et défait volontairement les deux premiers boutons. La naissance de sa poitrine apparaît, comme une promesse douce et brûlante. Elle se regarde un instant dans le reflet trouble de l'eau, et sourit.
À ce rythme, pense-t-elle, il y a un sérieux risque qu'elle en reprenne une avant le coucher du soleil. Mais c'est si bon, si puissant de le sentir en elle, de le voir perdre pied sous ses reins.
Cheveux détachés, elle prend sa serviette et son savon et remonte lentement vers le chalet.
À ce rythme, pense-t-elle, il y a un sérieux risque qu'elle en reprenne une avant le coucher du soleil. Mais c'est si bon, si puissant de le sentir en elle, de le voir perdre pied sous ses reins.
Cheveux détachés, elle prend sa serviette et son savon et remonte lentement vers le chalet.
Et soudain, elle s'arrête.
Le monde devient silencieux. Aucun oiseau. Aucun souffle. Quelque chose ne va pas.
Un vertige la saisit. Une moiteur soudaine envahit sa peau, la chaleur monte entre ses reins, déraisonnable, puis aussitôt un froid glacial s'abat sur elle. Sa bouche est pâteuse, sa gorge aride, le souffle court. Un frisson remonte le long de sa colonne comme une langue de glace. Ses jambes refusent de répondre, tremblantes, tandis que son ventre se serre dans une angoisse viscérale.
Le monde devient silencieux. Aucun oiseau. Aucun souffle. Quelque chose ne va pas.
Un vertige la saisit. Une moiteur soudaine envahit sa peau, la chaleur monte entre ses reins, déraisonnable, puis aussitôt un froid glacial s'abat sur elle. Sa bouche est pâteuse, sa gorge aride, le souffle court. Un frisson remonte le long de sa colonne comme une langue de glace. Ses jambes refusent de répondre, tremblantes, tandis que son ventre se serre dans une angoisse viscérale.
Elle sent son cœur cogner dans sa poitrine, affolée, comme un tambour désaccordé. L'envie de crier gonfle sa poitrine, mais sa gorge se ferme, muette. Sa chair la trahit. Ses bras s'alourdissent, ses doigts se crispent. Elle devient étrangère à elle-même. Prisonnière de son propre corps, spectatrice, impuissante, dénudée, vulnérable.
En un instant, elle sent tout se dissoudre. Le monde, autour d'elle se délite, s'efface comme un décor de théâtre qu'on démonte en silence. Elle a l'impression que son esprit quitte son enveloppe charnelle, flotte au-dessus d'elle, spectateur impuissant d'un cauchemar où elle n'a plus de prise. La terre semble se dérober sous ses pieds, son souffle s'étrangle dans sa gorge. Elle ne distingue plus les contours des choses. Tout devient flou, irréel, comme si le réel s'éloignait à grande vitesse. Et dans ce néant figé, dans ce silence où le temps cesse de battre, le monde s'arrête.
En un instant, elle sent tout se dissoudre. Le monde, autour d'elle se délite, s'efface comme un décor de théâtre qu'on démonte en silence. Elle a l'impression que son esprit quitte son enveloppe charnelle, flotte au-dessus d'elle, spectateur impuissant d'un cauchemar où elle n'a plus de prise. La terre semble se dérober sous ses pieds, son souffle s'étrangle dans sa gorge. Elle ne distingue plus les contours des choses. Tout devient flou, irréel, comme si le réel s'éloignait à grande vitesse. Et dans ce néant figé, dans ce silence où le temps cesse de battre, le monde s'arrête.
Devant le chalet, une silhouette l'attend.
Il est là. Lunettes de soleil, blouson noir, main dans la poche. Il sourit. Son sourire est une lame. Il avance de quelques pas, lentement, sûr de lui. Puis, dans un geste paresseux et glacé, il lui fait signe de la main d'avancer, comme un maître appelant son chien. Il domine la scène. Chaque muscle de son corps respire l'assurance malsaine de celui qui croit avoir repris le contrôle.
Il est là. Lunettes de soleil, blouson noir, main dans la poche. Il sourit. Son sourire est une lame. Il avance de quelques pas, lentement, sûr de lui. Puis, dans un geste paresseux et glacé, il lui fait signe de la main d'avancer, comme un maître appelant son chien. Il domine la scène. Chaque muscle de son corps respire l'assurance malsaine de celui qui croit avoir repris le contrôle.
Ses bras deviennent lourds, inertes, et tombent le long de son corps. La serviette glisse de ses doigts et s'échoue à ses pieds. Le savon, en forme de cube, roule dans l'herbe et entame une lente descente le long de la pente, comme si lui seul avait encore la notion du mouvement. Sa bouche s'ouvre, mais rien n'en sort. Pas même un souffle.
Il sourit de toutes ses dents, lentement, comme un loup qui savoure son retour.
— Moi aussi, je suis heureux de te revoir… salope. Tu croyais pouvoir m'échapper ? Tu vas payer. Cher. Très cher.
Sa voix est froide, tranchante comme une lame rouillée. Son sourire s'élargit, obscène, suintant de haine. Dans ses yeux, il n'y a plus rien d'humain.
— Toi et ta petite pute de copine... Je m'occuperai d'elle après toi.
— Tu m'as coûté cher, salope. T'as bousillé mon business.
— Tu m'as coûté cher, salope. T'as bousillé mon business.
Il sort une arme. Lève le bras. La vise.
— T'avais qu'à sucer des queues et écarter les cuisses, ce n'était pas compliqué, hein ? crache-t-il, la bave aux lèvres. C'est ce que vous savez faire, vous les chiennes. Sucer et vous faire enculer, c'est votre putain de rôle, pas jouer les princesses !
Son regard est fendu de haine, ses traits déformés par une jouissance malsaine. Les mots claquent, sales, brutaux, faits pour humilier, pour détruire. Il la déshabille de son humanité d'un seul souffle empoisonné.
Il est devenu méchant, incontrôlable. Un monstre sans retenue.
Il est devenu méchant, incontrôlable. Un monstre sans retenue.
Emma, bouche ouverte, tétanisée, hoche faiblement la tête comme pour dire oui, comme pour négocier un sursis. Elle tend lentement les mains devant elle, instinctivement, comme pour arrêter les balles, comme si ses paumes pouvaient changer le cours du destin.
Emma reste figée. Sa bouche s'ouvre, mais aucun son ne sort. Son corps tremble, pris de secousses invisibles. Ses bras sont lourds, ses jambes clouées au sol. Elle sent la transpiration couler lentement dans son dos, glaciale. Des larmes roulent sur ses joues sans qu'elle s'en rende compte.
Emma reste figée. Sa bouche s'ouvre, mais aucun son ne sort. Son corps tremble, pris de secousses invisibles. Ses bras sont lourds, ses jambes clouées au sol. Elle sent la transpiration couler lentement dans son dos, glaciale. Des larmes roulent sur ses joues sans qu'elle s'en rende compte.
Un seul mot résonne dans son esprit : c'est la fin. Et pourtant, au milieu de la panique, une pensée étrange s'impose : elle a eu de la chance. De connaître l'amour, de l'avoir senti en elle. Juste avant de mourir.
Tout se brouille. Elle a chaud, elle a froid. Elle ne sait plus si elle respire. Elle ne sait plus si elle est encore là. Comme si son esprit s'était arraché de son enveloppe et l'observait de l'extérieur, impuissant, suspendu entre deux mondes.
Plus haut, Tristan redescend, les bras chargés de bois. Il voit la scène. Un choc. Brutal. Viscéral. Tristan s'arrête net, comme foudroyé. Une lame invisible s'enfonce dans sa poitrine, une douleur aiguë, animale, qui lacère tout sur son passage. Il n'a pas besoin de comprendre il sent. Il sait. Le danger. La peur. La perte.
Sa bouche s'ouvre, mais aucun cri ne franchit ses lèvres. Seuls des non… non… non… rauques s'étranglent dans sa gorge. Son souffle s'emballe, ses jambes s'élancent avant même qu'il en ait conscience.
Sa bouche s'ouvre, mais aucun cri ne franchit ses lèvres. Seuls des non… non… non… rauques s'étranglent dans sa gorge. Son souffle s'emballe, ses jambes s'élancent avant même qu'il en ait conscience.
Il court. À perdre haleine. À s'arracher les poumons.
Son corps entier hurle de la rejoindre. Il n'y a plus rien d'autre. Que son visage. Ses yeux. Sa peau. Son nom. Emma.
Son corps entier hurle de la rejoindre. Il n'y a plus rien d'autre. Que son visage. Ses yeux. Sa peau. Son nom. Emma.
Il fonce comme une bête traquée, défigurée par l'angoisse, traversée par l'instinct brut : protéger. Aimer. Sauver.
Emma l'entend arriver, entend les pas qui martèlent la terre. Elle tourne lentement la tête et voit son visage méconnaissable, ravagé. Les larmes coulent. Elle ne veut pas qu'il la voie mourir. Son propre visage est défiguré par la peur, comme figé dans une prière silencieuse.
Emma l'entend arriver, entend les pas qui martèlent la terre. Elle tourne lentement la tête et voit son visage méconnaissable, ravagé. Les larmes coulent. Elle ne veut pas qu'il la voie mourir. Son propre visage est défiguré par la peur, comme figé dans une prière silencieuse.
Tristan surgit à pleine vitesse, l'adrénaline hurlant dans ses veines. Il s'élance sans réfléchir, tel un fauve lancé dans un dernier saut. Il tend les bras, attrape Emma et la couche brutalement au sol, la couvrant de tout son corps pour la protéger. C'est un geste pur, instinctif, viscéral. Une offrande. Un rempart.
Un coup de feu claque.
Le monde se fige.
Emma n'entend plus rien. Pas même son cœur. Le monde est devenu muet. Plus aucun son n'entre en elle, comme si son cerveau avait fermé toutes les portes. Elle est allongée sous Tristan, écrasée par son poids, incapable de bouger, paralysée par la peur. Elle sent une chaleur étrange sur son ventre. Du liquide. Son souffle est bloqué, son corps ne répond plus. Elle ne sait même plus si elle est vivante.
Le monde se fige.
Emma n'entend plus rien. Pas même son cœur. Le monde est devenu muet. Plus aucun son n'entre en elle, comme si son cerveau avait fermé toutes les portes. Elle est allongée sous Tristan, écrasée par son poids, incapable de bouger, paralysée par la peur. Elle sent une chaleur étrange sur son ventre. Du liquide. Son souffle est bloqué, son corps ne répond plus. Elle ne sait même plus si elle est vivante.
Elle glisse la main entre eux. Du sang. Chaud, poisseux. Elle la regarde, incrédule, rouge jusqu'aux poignets. Pendant un instant, elle croit que c'est le sien. Mais non. Elle ne sent rien. Pas de douleur. Pas de brûlure. Elle se dit que, finalement, recevoir une balle, ce n'est peut-être pas si terrible si on ne survit pas.
Elle pousse son corps. Il ne réagit pas. Il est étendu à côté d'elle, les yeux fermés, la bouche entrouverte. Sa peau est pâle, comme lavée de toute lumière.
Elle pousse son corps. Il ne réagit pas. Il est étendu à côté d'elle, les yeux fermés, la bouche entrouverte. Sa peau est pâle, comme lavée de toute lumière.
— Tristan… ?
Elle secoue son épaule. Rien. Le vent se lève. Son chemisier claque autour d'elle. Ses cheveux fouettent son visage.
Et soudain, un bruit sourd et croissant emplit l'espace, comme un battement de cœur mécanique venu du ciel. Un hélicoptère surgit au-dessus de la crête, fend l'air, tournoie au-dessus de la scène figée. Les pales martèlent l'atmosphère, oppressante, couvrant tout autre son. Le souffle du rotor fait voler la poussière, les herbes, le tissu. Les cheveux d'Emma sont balayés sur son visage en mèches folles, son chemisier se gonfle sous la force du vent comme une voile tendue. C'est comme si le monde recommençait à tourner, dans un vacarme de guerre.
Elle ne comprend pas ce qui se passe. Tout vacille. Des larmes coulent sur ses joues sans qu'elle les sente vraiment. Le monde, tel qu'elle le connaissait, s'effondre sous ses yeux, morceau par morceau. Plus rien n'a de sens. Plus rien n'a de forme. Juste une douleur sourde, vaste, qui envahit tout.
Le Boss s'enfuit à travers la pente, dévalant les herbes hautes comme un animal traqué. L'hélicoptère le prend en chasse, vrombissant au-dessus de lui tel un faucon noir prêt à fondre. Emma regarde la scène sans bouger, figée. Comme si elle n'en faisait déjà plus partie. Comme si tout se jouait loin d'elle, dans un monde auquel elle n'appartenait plus.
Le Boss s'enfuit à travers la pente, dévalant les herbes hautes comme un animal traqué. L'hélicoptère le prend en chasse, vrombissant au-dessus de lui tel un faucon noir prêt à fondre. Emma regarde la scène sans bouger, figée. Comme si elle n'en faisait déjà plus partie. Comme si tout se jouait loin d'elle, dans un monde auquel elle n'appartenait plus.
Emma est à genoux. Autour d'elle, les gendarmes s'agitent, parlent fort, donnent des ordres, mais elle n'entend rien. Leurs voix sont comme des bulles silencieuses qui éclatent dans un autre monde. Elle est enfermée dans une bulle, étanche, figée. Elle ne voit que Tristan. Sa peau. Son sang. Sa bouche immobile. Elle ne veut pas comprendre. Elle ne veut pas entendre ce qu'ils pourraient lui dire. Elle ne veut pas savoir. Elle ne veut plus rien. Elle ne veut plus vivre.
Et puis, dans le ciel, un cri.
Un aigle passe. Immense. Solitaire. Il plane longuement au-dessus d'eux, dessinant des cercles lents dans le ciel lourd. Tout au long de son vol, il pousse des cris puissants, presque plaintifs, comme s'il comprenait ce qui venait de se jouer là, comme s'il portait le deuil du silence. Puis, dans un dernier battement d'ailes, il disparaît derrière la montagne, emportant avec lui quelque chose d'essentiel.
Un aigle passe. Immense. Solitaire. Il plane longuement au-dessus d'eux, dessinant des cercles lents dans le ciel lourd. Tout au long de son vol, il pousse des cris puissants, presque plaintifs, comme s'il comprenait ce qui venait de se jouer là, comme s'il portait le deuil du silence. Puis, dans un dernier battement d'ailes, il disparaît derrière la montagne, emportant avec lui quelque chose d'essentiel.
Emma lève les yeux. Elle ne sait plus si elle est encore dans ce monde. Le vent sèche ses larmes. Son regard est fixe.
Et soudain, un cri jaillit de sa gorge. Brutal, primal. Un cri qui lui vient du plus profond du ventre, de cet endroit où naissent les peurs qu'on ne peut nommer. Ce cri transperce l'air, fige les gendarmes qui s'affairent autour du corps de Tristan. Il cloue le temps, comme un hurlement d'animal blessé, qu'on n'oubliera jamais.
Et soudain, un cri jaillit de sa gorge. Brutal, primal. Un cri qui lui vient du plus profond du ventre, de cet endroit où naissent les peurs qu'on ne peut nommer. Ce cri transperce l'air, fige les gendarmes qui s'affairent autour du corps de Tristan. Il cloue le temps, comme un hurlement d'animal blessé, qu'on n'oubliera jamais.
Ce cri dit tout. Il dit à la montagne qu'Emma est en train de perdre l'homme qui la protège sans rien demander en retour, sans jamais chercher à la posséder. Cet homme qu'elle aime. Celui qui lui a redonné le goût de vivre, de respirer, de croire. Il n'a pas le droit de partir. Elle ne veut pas vivre sans lui.
Tristan ne bouge toujours pas.
Tristan ne bouge toujours pas.
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Commentaires ()
Merci cela me touche, bonne lecture.
J'adore cet auteur..
Pour moi le goat ici
Je connaissais la fîn sans l'avoir lue..
Il.nest pas a son coup d'essai ..Le bougre .
Voir confession d'une pharmacienne.
Il faut prendre ce que l'on a envie d'entendre et vivre au début milieu et avant dernier chapitre.
Cest un tortionnaire..rire
Je vous adore Mr Galaxie rouge
peut-être que c'est juste une étape avant qu'il ne retrouve le bonheur
il me faut mûrir le sujet merci pour votre commentaire