Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Emma, offerte à la montagne — Chapitre 14 · L’ascension du manque
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Emma, offerte à la montagne
Chapitre 14 · L’ascension du manque
Le sentier s'élève en lacets serrés, creusés dans la terre claire et sèche de la montagne. Emma s'élance, le sac à dos bien arrimé sur ses épaules, le pas décidé. Il est à peine onze heures, et le soleil filtre entre les branches de mélèzes frémissants. Chaque pas l'éloigne du monde d'en bas, de la route, du parking, du bitume. Elle grimpe vers lui.
Elle sourit toute seule, lèvres entrouvertes, souffle court. Elle l'imagine debout devant son chalet, sourcils froncés, bras croisés. Elle murmure entre deux inspirations :
Elle sourit toute seule, lèvres entrouvertes, souffle court. Elle l'imagine debout devant son chalet, sourcils froncés, bras croisés. Elle murmure entre deux inspirations :
— Alors soldat, on est perdu ?
La phrase résonne dans l'air pur, moqueur et tendre à la fois. Il l'entendrait, il rirait sûrement. Enfin elle l'espère.
Le sentier serpente à travers une forêt clairsemée. Emma s'arrête un instant, regarde autour d'elle, écoute. Un bruissement léger dans les fourrés, puis, là-haut, sur une crête, deux silhouettes fauves apparaissent : des chamois. Élégants, éphémères. Ils la regardent à peine avant de bondir hors de vue.
Une heure s'écoule. La pente se fait plus raide. La sueur trempe son dos, ses tempes, ses cheveux collent à sa nuque. Elle avance en silence, concentrée, connectée à ses jambes, à sa respiration. Son sac pèse lourd maintenant, ses épaules brûlent. Elle s'arrête, pose un genou au sol. Le silence est dense, apaisant.
Le sentier serpente à travers une forêt clairsemée. Emma s'arrête un instant, regarde autour d'elle, écoute. Un bruissement léger dans les fourrés, puis, là-haut, sur une crête, deux silhouettes fauves apparaissent : des chamois. Élégants, éphémères. Ils la regardent à peine avant de bondir hors de vue.
Une heure s'écoule. La pente se fait plus raide. La sueur trempe son dos, ses tempes, ses cheveux collent à sa nuque. Elle avance en silence, concentrée, connectée à ses jambes, à sa respiration. Son sac pèse lourd maintenant, ses épaules brûlent. Elle s'arrête, pose un genou au sol. Le silence est dense, apaisant.
Profitant de sa solitude, Emma se redresse lentement, scrute les alentours d'un regard attentif, presque animal. Assurée d'être seule, elle défait un à un les boutons de son chemisier, le retire avec une lenteur assumée, comme un soulagement sensuel. En pantalon de randonnée et soutien-gorge noir aux bretelles fines, elle laisse l'air vif caresser sa peau perlée de sueur. Une onde de fraîcheur la traverse, délicieuse, presque provocante dans ce décor sauvage.
Elle sort une serviette de son sac, la passe lentement sur son dos, sa nuque, sa poitrine dégagée, savourant la sensation du tissu sec sur sa peau encore chaude. Le souvenir de Tristan la frôle comme un frisson sa voix, grave, qui lui avait dit un jour : Ne garde jamais ta sueur au repos, c'est le meilleur moyen d'attraper froid.
Elle sort une serviette de son sac, la passe lentement sur son dos, sa nuque, sa poitrine dégagée, savourant la sensation du tissu sec sur sa peau encore chaude. Le souvenir de Tristan la frôle comme un frisson sa voix, grave, qui lui avait dit un jour : Ne garde jamais ta sueur au repos, c'est le meilleur moyen d'attraper froid.
Elle sourit à cette pensée, un frisson dans la nuque, presque troublée par l'intimité naissante entre son corps offert à l'air et le souvenir charnel de Tristan. Puis elle enfile de nouveau son chemisier sans le refermer. Le tissu léger effleure sa peau, épouse ses formes avec une sensualité douce, presque audacieuse. Il flotte, caresse la courbe de ses flancs nus, frôle la naissance de ses seins à chaque mouvement.
Elle boit à petites gorgées, mange un morceau de pain sec et de fromage.
Elle boit à petites gorgées, mange un morceau de pain sec et de fromage.
Un bruit soudain la fait sursauter. Elle referme rapidement les boutons de son chemisier et s'assoit, le cœur battant. Puis, rassurée, elle tourne les yeux vers les crêtes lointaines. Les montagnes se dressent, majestueuses, silencieuses, comme un public secret.
Deux femmes et un homme surgissent du chemin, sac au dos, bâtons de marche. L'une des femmes salue, lui demande si le parking est loin. Emma répond rapidement :
Deux femmes et un homme surgissent du chemin, sac au dos, bâtons de marche. L'une des femmes salue, lui demande si le parking est loin. Emma répond rapidement :
— Deux bonnes heures de marche, au moins.
— Merci, bonne montée !
— Merci, bonne montée !
Emma hésite, puis les interpelle à nouveau :
— Vous… vous n'auriez pas vu un refuge en descendant ?
L'homme s'arrête, se tourne vers elle, plisse les yeux comme s'il cherchait dans sa mémoire. Il répond après un instant de réflexion :
— Je suis passé trois fois par ici déjà… mais je ne connais pas de refuge dans les parages. Vous êtes sûre d'être au bon endroit ?
Emma baisse légèrement les yeux, embarrassée.
— Je dois me tromper de lieu. Je ne suis venue qu'une seule fois ici… j'étais enfant.
Elle esquisse un sourire poli, recule d'un pas. Elle ne veut pas s'attarder, pas discuter davantage. Elle observe l'homme, se méfie. Depuis son aventure, les échanges prolongés avec des inconnus la mettent mal à l'aise.
Ils disparaissent. Elle reste seule. Le ciel s'ouvre davantage, la lumière est plus vive. Emma s'aperçoit qu'elle ne reconnaît plus le chemin. Le doute l'envahit. A-t-elle dépassé l'embranchement vers le refuge ? Le sentier devient plus rocailleux, plus étroit. Elle hésite, regarde sa montre. Presque quatorze heures. Trop haut, sûrement. Mais la vue est splendide.
Ils disparaissent. Elle reste seule. Le ciel s'ouvre davantage, la lumière est plus vive. Emma s'aperçoit qu'elle ne reconnaît plus le chemin. Le doute l'envahit. A-t-elle dépassé l'embranchement vers le refuge ? Le sentier devient plus rocailleux, plus étroit. Elle hésite, regarde sa montre. Presque quatorze heures. Trop haut, sûrement. Mais la vue est splendide.
Elle s'assoit sur un rocher plat, reprends le sandwich, mais ses gestes sont lents. Elle grignote avec paresse, plus occupée à contempler qu'à manger. Sous ses yeux, la vallée s'étire en vagues bleutées, voluptueuses. Elle mâche doucement, le regard perdu dans le lointain, respire à pleins poumons, laisse l'air chaud pénétrer ses narines, gonfler sa poitrine, se glisser jusque sous sa peau.
Une onde la traverse. Elle se sent offerte au paysage, imprégnée de lumière et de vent, d'espace et de silence. Les souvenirs affluent. Deux mois plus tôt, elle fuyait, trempée, hagarde, le cœur battant de peur. Aujourd'hui, elle revient. Volontaire. Curieuse. Et dans chaque cellule de son corps, elle se sent vivante, frémissante, presque sensuelle dans cette solitude immense.
Une onde la traverse. Elle se sent offerte au paysage, imprégnée de lumière et de vent, d'espace et de silence. Les souvenirs affluent. Deux mois plus tôt, elle fuyait, trempée, hagarde, le cœur battant de peur. Aujourd'hui, elle revient. Volontaire. Curieuse. Et dans chaque cellule de son corps, elle se sent vivante, frémissante, presque sensuelle dans cette solitude immense.
Elle finit son repas, reprend la marche à pas mesurés. À gauche, un ruisseau. Elle s'arrête, le regarde, attentive. Elle frissonne, saisie par un souvenir vif. Ce murmure d'eau, ce n'est pas exactement l'endroit de sa chute, mais elle reconnaît ce ruisseau. Le même clapotis nerveux, la même sinuosité à travers les pierres moussues.
Elle se souvient du choc de l'eau glacée, de cette morsure brutale contre sa peau brûlante d'effort, de sa course désespérée. Le froid lui avait coupé le souffle, surtout lorsqu'il avait saisi son ventre, son dos, comme une gifle liquide. Elle en garde encore l'empreinte, physique, instinctive. Ce moment où tout s'est figé, suspendu entre peur et survie.
Elle se souvient du choc de l'eau glacée, de cette morsure brutale contre sa peau brûlante d'effort, de sa course désespérée. Le froid lui avait coupé le souffle, surtout lorsqu'il avait saisi son ventre, son dos, comme une gifle liquide. Elle en garde encore l'empreinte, physique, instinctive. Ce moment où tout s'est figé, suspendu entre peur et survie.
Aujourd'hui, elle se tient droite face au courant, calme. Un signal. Son cœur bat plus vite. Elle n'est plus loin.
Après un virage, enfin, elle aperçoit le toit en lauze qui émerge entre les arbres. Le refuge. Elle s'arrête net. Son ventre se contracte. Tout remonte.
Elle se revoit poussant la porte en bois ce soir-là, tremblante et épuisée. La surprise de découvrir un homme assis dans la pénombre, éclairé seulement par la lueur vacillante du foyer, lui serre encore la poitrine. Elle se souvient de ces quelques secondes suspendues, ce moment où elle avait dû choisir : fuir à nouveau dans la pluie, le noir et le froid ou faire confiance à cet inconnu.
Après un virage, enfin, elle aperçoit le toit en lauze qui émerge entre les arbres. Le refuge. Elle s'arrête net. Son ventre se contracte. Tout remonte.
Elle se revoit poussant la porte en bois ce soir-là, tremblante et épuisée. La surprise de découvrir un homme assis dans la pénombre, éclairé seulement par la lueur vacillante du foyer, lui serre encore la poitrine. Elle se souvient de ces quelques secondes suspendues, ce moment où elle avait dû choisir : fuir à nouveau dans la pluie, le noir et le froid ou faire confiance à cet inconnu.
Elle revoit la silhouette massive, calme, de Tristan, et son propre reflet dans la vitre humide, sa robe d'été fine et trempée, collée à sa peau, moulant chaque courbe sous le tissu détrempé. Elle grelottait, vulnérable, offerte au regard, au danger, à la chance peut-être.
Mais aujourd'hui, l'air est tiède, les pierres sèches, la montagne douce. Elle monte les marches lentement, frappe doucement à la porte. Silence. Elle se penche, retrouve la pierre plate, la soulève. La clé est là. Inchangée. Fidèle.
Mais aujourd'hui, l'air est tiède, les pierres sèches, la montagne douce. Elle monte les marches lentement, frappe doucement à la porte. Silence. Elle se penche, retrouve la pierre plate, la soulève. La clé est là. Inchangée. Fidèle.
Elle entre.
L'odeur de bois, de poussière sèche. Rien n'a bougé. La cheminée, la banquette, le petit évier. Elle ouvre la fenêtre, laisse entrer l'air. Passe un balai, secoue les couvertures. Elle s'approprie les lieux. Elle est là, seule, mais entourée. Le refuge garde encore ses souvenirs.
Elle sort, s'allonge dans l'herbe, un livre sur les genoux. Le ciel est immense. Les nuages glissent lentement, paresseux. Et soudain, un cri éclate, profond, sauvage, vibrant. Il fend l'air avec une puissance ancestrale. Tout s'arrête. Les arbres eux-mêmes semblent écouter.
Un aigle surgi, immense, royal. Il fend le ciel d'un battement d'ailes lent et souverain. Emma lève les yeux, saisie. Son cri résonne encore entre les parois rocheuses, comme un appel venu d'un autre monde. Elle le suit des yeux, le cœur battant. Il tourne une dernière fois, plane, puis disparaît derrière l'arête, emportant avec lui une part de mystère.
Elle ferme les yeux. Le sommeil la prend. Elle s'abandonne.
L'odeur de bois, de poussière sèche. Rien n'a bougé. La cheminée, la banquette, le petit évier. Elle ouvre la fenêtre, laisse entrer l'air. Passe un balai, secoue les couvertures. Elle s'approprie les lieux. Elle est là, seule, mais entourée. Le refuge garde encore ses souvenirs.
Elle sort, s'allonge dans l'herbe, un livre sur les genoux. Le ciel est immense. Les nuages glissent lentement, paresseux. Et soudain, un cri éclate, profond, sauvage, vibrant. Il fend l'air avec une puissance ancestrale. Tout s'arrête. Les arbres eux-mêmes semblent écouter.
Un aigle surgi, immense, royal. Il fend le ciel d'un battement d'ailes lent et souverain. Emma lève les yeux, saisie. Son cri résonne encore entre les parois rocheuses, comme un appel venu d'un autre monde. Elle le suit des yeux, le cœur battant. Il tourne une dernière fois, plane, puis disparaît derrière l'arête, emportant avec lui une part de mystère.
Elle ferme les yeux. Le sommeil la prend. Elle s'abandonne.
Quand elle rouvre les yeux, le froid l'a saisie. Le soleil a décliné. Elle frissonne, se lève, rentre, allume un feu dans la cheminée. Les flammes lèchent le bois, crépitent. Elle fixe le fauteuil près du foyer. Elle y voit Tristan. Son profil, ses mains. Elle murmure :
— Tu me manques, idiot.
La nuit tombe. Emma mange un peu, range, puis s'enroule dans un drap. Le feu s'éteint lentement, ne laissant que des braises rouges dans la pénombre. Elle ferme les yeux, le souffle ralenti, et glisse dans un sommeil instable, traversé de sensations troublantes.
Dans son rêve, la porte du refuge s'ouvre dans un silence dense. Tristan apparaît, nu, baigné par la lumière tremblante du foyer. Son sexe, fièrement dressé, palpite d'un désir brut, presque sacré. Son corps est tendu, sculptural, chaque muscle vibrant sous la peau comme une onde prête à se libérer. Son regard la transperce. Rien d'agressif : juste une faim maîtrisée, ancienne. Il s'avance lentement, chaque pas résonne d'une promesse. Lorsqu'il s'arrête tout près, elle sent son souffle sur ses lèvres, tiède, chargé de cette odeur de bois, de peau, d'homme. Il murmure, sa voix rauque glissant sur sa peau nue :
— Je suis là. Tu m'attendais ?
Emma répond d'une voix haletante, irréelle :
— Oui… je te veux.
Il l'enlace. Elle sent la chaleur de sa peau contre la sienne, la tension contenue dans ses bras qui l'attirent avec une lenteur délicieuse. Ses mains larges glissent sur ses hanches, épousent ses courbes, puis remontent lentement jusqu'à la courbe tendre de ses seins, les effleurent avec une alternance de douceur et de fermeté qui la fait frémir. Un soupir s'échappe de ses lèvres, puis un gémissement quand sa bouche rejoint la sienne.
Leurs baisers se font plus profonds, plus exigeants, jusqu'à devenir une fusion sensuelle, moite, presque impérieuse. Le goût de sa langue, la chaleur de son souffle, l'humidité de sa bouche contre la sienne, tout l'ébranle. Chaque geste, chaque mouvement devient une danse muette de reconnaissance charnelle. Leurs corps se frottent, se cherchent, s'alignent avec une précision animale.
Leurs baisers se font plus profonds, plus exigeants, jusqu'à devenir une fusion sensuelle, moite, presque impérieuse. Le goût de sa langue, la chaleur de son souffle, l'humidité de sa bouche contre la sienne, tout l'ébranle. Chaque geste, chaque mouvement devient une danse muette de reconnaissance charnelle. Leurs corps se frottent, se cherchent, s'alignent avec une précision animale.
Tristan s'allonge sur elle, l'enveloppe de son poids, de sa chaleur, de sa force. Son bassin épouse le sien, avec cette tension contenue qui pulse à travers les tissus. Elle s'arque sous lui, offerte, vibrante, ses jambes s'ouvrant avec lenteur dans un abandon instinctif. Sa poitrine se soulève contre son torse, ses mains le griffent doucement dans le dos. Le cœur d'Emma bat à l'unisson du sien, ivre d'un désir retenu trop longtemps.
Dans la lumière floue du rêve, elle le sent s'enfoncer lentement en elle centimètre après centimètre, dans un mouvement profond, lourd de sens et de chair. Son sexe la pénètre avec une lenteur délicieuse, inexorable, et Emma sent son corps s'ouvrir, s'étirer, l'accueillir avec une avidité brûlante. Elle écarte les cuisses autant qu'elle peut, en quête de toute cette chair dure et chaude qui l'envahit.
Dans la lumière floue du rêve, elle le sent s'enfoncer lentement en elle centimètre après centimètre, dans un mouvement profond, lourd de sens et de chair. Son sexe la pénètre avec une lenteur délicieuse, inexorable, et Emma sent son corps s'ouvrir, s'étirer, l'accueillir avec une avidité brûlante. Elle écarte les cuisses autant qu'elle peut, en quête de toute cette chair dure et chaude qui l'envahit.
Le souffle coupé, elle ne parvient qu'à gémir, rauque et bas, tant la sensation de le sentir au plus profond de son ventre la saisit. C'est brut, absolu, presque sacré. Chaque poussée est un ancrage, un appel, une secousse qui la traverse et la fait trembler. Il la remplit, la prend, la sculpte de l'intérieur avec une puissance lente et rythmée qui abolit toute pensée.
Elle s'agrippe à lui, le dos cambré, haletant, les yeux fermés. Le monde s'efface autour d'eux. Il ne reste que cette union, cette pulsation charnelle qui monte, enfle, éclate en elle dans une onde de plaisir brûlant, dévastateur, infini.
Elle s'agrippe à lui, le dos cambré, haletant, les yeux fermés. Le monde s'efface autour d'eux. Il ne reste que cette union, cette pulsation charnelle qui monte, enfle, éclate en elle dans une onde de plaisir brûlant, dévastateur, infini.
Elle se réveille en sursaut, haletante. Le feu est mort. Son corps est moite, sa peau collante, ses draps gorgés d'humidité. Mais c'est surtout entre ses cuisses qu'elle sent cette moiteur chaude, débordante. Elle glisse une main sur le drap, hésitante, et effleure son bas-ventre. Le tissu est trempé, le creux de sa chair glissant, gonflé, vibrant encore du rêve.
Elle écarquille les yeux, stupéfaite par l'intensité de sa propre excitation, par cette moiteur profonde et chaude qui la trahit sans réserve. Ses doigts s'aventurent plus franchement, glissent entre ses cuisses, découvrent cette abondance intime, cette fluidité brûlante, presque indécente.
Elle écarquille les yeux, stupéfaite par l'intensité de sa propre excitation, par cette moiteur profonde et chaude qui la trahit sans réserve. Ses doigts s'aventurent plus franchement, glissent entre ses cuisses, découvrent cette abondance intime, cette fluidité brûlante, presque indécente.
Elle est trempée en elle, sous elle d'un désir si dense qu'il semble avoir laissé une trace physique, une empreinte réelle du rêve. La sensation est troublante, déroutante, presque envoûtante, comme si son corps, à lui seul, avait décidé de vivre pleinement cette étreinte fantasmée.
Elle ferme les yeux, le souffle court, submergée par ce mélange de trouble, de gêne, et d'un désir encore suspendu au bord de sa peau.
Mais son cœur bat encore trop fort. Elle pense à lui. À son corps. À sa voix. À ce baiser qui n'a existé que dans son sommeil. Elle n'a jamais autant désiré un homme. Jamais.
Elle ferme les yeux, le souffle court, submergée par ce mélange de trouble, de gêne, et d'un désir encore suspendu au bord de sa peau.
Mais son cœur bat encore trop fort. Elle pense à lui. À son corps. À sa voix. À ce baiser qui n'a existé que dans son sommeil. Elle n'a jamais autant désiré un homme. Jamais.
Un frisson la parcourt. Et s'il n'était pas là ? S'il ne voulait plus d'elle ? S'il l'évitait, s'il lui tournait le dos comme si elle n'était qu'un souvenir gênant ?
Ces pensées la bouleversent. L'espoir se mélange à la peur, le désir au doute. Elle reste allongée un long moment, les yeux ouverts dans l'obscurité. Elle tente de chasser ses idées, de calmer son cœur qui cogne encore. Puis, tout doucement, ses paupières se ferment. Le silence du refuge, la fatigue de la marche et les émotions entremêlées l'emportent enfin. Elle tombe de sommeil, le visage tourné vers la lueur mourante des braises, comme si elle espérait encore qu'il vienne la rejoindre.
Ces pensées la bouleversent. L'espoir se mélange à la peur, le désir au doute. Elle reste allongée un long moment, les yeux ouverts dans l'obscurité. Elle tente de chasser ses idées, de calmer son cœur qui cogne encore. Puis, tout doucement, ses paupières se ferment. Le silence du refuge, la fatigue de la marche et les émotions entremêlées l'emportent enfin. Elle tombe de sommeil, le visage tourné vers la lueur mourante des braises, comme si elle espérait encore qu'il vienne la rejoindre.
Au matin, elle se lève tôt. Elle enfile simplement son pantalon, laissant son haut nu encore empreint de la chaleur du sommeil. Elle prépare du thé dans un silence feutré, les épaules offertes à l'air vif du matin. La vapeur s'élève doucement de la tasse entre ses mains. Elle sort, s'installe sur la marche en pierre devant le refuge et regarde le jour se lever en buvant à petites gorgées. Puis, déterminée, elle enfile son chemisier, le referme lentement, et prend le petit sentier indiqué : à droite du refuge, vingt minutes à pieds.
Elle marche une heure. Le chemin est flou, incertain. Par moments, il disparaît sous les feuilles ou les pierres, et elle doute. Est-ce encore un sentier ou simplement un passage emprunté par des animaux ?
Elle s'arrête, observe les environs. Tout semble trop sauvage, trop vague. Le doute s'infiltre en elle. Et si elle s'était trompée ? Et si elle ne le trouvait pas ?
Dans un soupir, elle opère un demi-tour, revient sur ses pas, puis s'arrête à nouveau, indécise. Son cœur se serre.
Elle s'arrête, observe les environs. Tout semble trop sauvage, trop vague. Le doute s'infiltre en elle. Et si elle s'était trompée ? Et si elle ne le trouvait pas ?
Dans un soupir, elle opère un demi-tour, revient sur ses pas, puis s'arrête à nouveau, indécise. Son cœur se serre.
— Tristan… tu es là ?
Sa voix se perd entre les arbres. Aucune réponse, que le vent léger et le bruissement des feuilles. Elle se mord la lèvre, ferme les yeux un instant, puis rouvre les paupières. Elle refuse de renoncer. Il est là, quelque part. Elle le sent.
Elle repart, contourne un rocher, passe une souche, et soudain, au détour d'un rideau de branches, un toit. Le chalet.
Elle s'approche. Le chalet semble désert. La porte est close, les volets tirés, aucune trace de mouvement. Tristan n'est pas là. Un pincement serre sa poitrine. Elle frappe doucement, tend l'oreille. Rien. Pas un souffle. Le silence est total.
Elle attend, espérant entendre un pas, un craquement, un signe. Mais seule la montagne lui répond. Son cœur tambourine plus fort. L'absence est plus brutale que prévu.
Elle s'approche. Le chalet semble désert. La porte est close, les volets tirés, aucune trace de mouvement. Tristan n'est pas là. Un pincement serre sa poitrine. Elle frappe doucement, tend l'oreille. Rien. Pas un souffle. Le silence est total.
Elle attend, espérant entendre un pas, un craquement, un signe. Mais seule la montagne lui répond. Son cœur tambourine plus fort. L'absence est plus brutale que prévu.
Du haut du sentier, un mouvement. Une silhouette. Tristan. Il revient de randonnée, le visage encore rougi par l'effort, le sac jeté sur une épaule. Lorsqu'il aperçoit Emma, il s'arrête net. Il la fixe, surpris, puis souriant, comme si son retour transformait sa journée.
Il l'a vue. Il s'arrête. Il la fixe. Il est encore loin, haut sur le sentier. Le vent emporte ses cheveux en arrière. Alors il crie, de toute la puissance de sa poitrine. Sa voix, claire et forte, roule dans la montagne, portée par l'écho :
Il l'a vue. Il s'arrête. Il la fixe. Il est encore loin, haut sur le sentier. Le vent emporte ses cheveux en arrière. Alors il crie, de toute la puissance de sa poitrine. Sa voix, claire et forte, roule dans la montagne, portée par l'écho :
— Alors soldat, de retour ?
Il éclate de rire, se met à courir. Emma ne bouge pas. Il descend, bondit presque, comme porté par un élan irrésistible. Elle sent l'émotion la submerger. Il arrive, l'attrape, la soulève, la serre contre lui avec une force presque tremblante de joie. Son cœur bat fort contre sa poitrine. Il est heureux, profondément, viscéralement. La revoir là, devant lui, après tout ce temps, le bouleverse d'un plaisir brut, inattendu, lumineux.
— Je vais mourir ! Tu m'écrases !
— C'est toi qui m'as surprise, soldat !
— C'est toi qui m'as surprise, soldat !
Il la repose, les yeux brillants, les mains posées sur ses épaules. Leurs regards s'accrochent, s'enlacent, s'explorent avec une émotion à fleur de peau. Ils se regardent longuement, intensément, comme pour effacer la distance, le manque, le silence. Dans les yeux de Tristan, une joie immense, presque enfantine, tremble sous une émotion contenue. Dans ceux d'Emma, une tendresse bouleversée, une fragilité désarmée.
Ils sont là, l'un en face de l'autre, émus, chamboulés chacun à leur manière. Leur bonheur d'être réunis se lit sans mot, dans la lumière qui naît au creux de leurs pupilles. Emma avance ses doigts, effleure ceux de Tristan, les saisit avec une douceur lente, presque timide. Une chaleur douce remonte en elle, diffuse, vibrante, comme une flamme ravivée au moindre souffle. Le lien est là, intact, vibrant, prêt à s'enflammer.
— Entre, dit-il.
Le chalet est accueillant, mais d'une propreté remarquable. Chaque objet est à sa place, les surfaces sont nettes, les rideaux propres, tirés avec soin. Le sol en bois est ciré, les livres rangés, les outils suspendus à des crochets parfaitement alignés. On sent que Tristan passe du temps à entretenir chaque détail, à préserver cet espace comme un refuge précieux. Une cuisine simple, mais bien tenue occupe le rez-de-chaussée, tandis qu'un lit impeccablement fait repose sur la mezzanine. Elle le suit, écoute, hoche la tête, touchée par cette attention invisible, cette rigueur calme et silencieuse qui lui ressemble tant.
Ils s'assoient. Le silence revient. Puis Emma murmure :
— Je ne pouvais plus attendre. Depuis ce jour-là… tout est flou. Mais toi, tu étais là, tout le temps, dans ma tête.
Tristan lui prend la main. Elle sent sa force tranquille, sa chaleur. Il la tire doucement à lui, leurs corps se frôlent, se reconnaissent. Le torse de Tristan vient effleurer la poitrine d'Emma à travers le tissu léger de son chemisier. Un frisson la traverse. Il l'enlace, ses mains glissent lentement le long de son dos, s'attardent sur ses hanches, puis remontent, effleurant ses côtes, comme s'il redécouvrait chaque courbe avec une lenteur délibérée.
Leurs visages se frôlent, leurs souffles s'enlacent, se cherchent. Les lèvres d'Emma effleurent celles de Tristan dans une caresse tremblée, puis s'ouvrent pour accueillir les siennes. Le goût de sa bouche est chaud, salé, vibrant de présence. Leurs langues se trouvent, se reconnaissent, glissent l'une contre l'autre avec lenteur, avec faim. Le baiser devient plus profond, plus pressant, enfiévré.
Leurs mains se mettent à parler, à murmurer, à réclamer. Celles de Tristan s'attardent sur les hanches d'Emma, y apposent une pression douce, mais possessive, puis remontent lentement le long de ses flancs, glissent sous le tissu ouvert de son chemisier, caressant la naissance de sa poitrine avec une tendresse affamée. Ses pouces effleurent ses pointes durcies, provoquant un frisson qui la fait se cambrer contre lui.
Leurs mains se mettent à parler, à murmurer, à réclamer. Celles de Tristan s'attardent sur les hanches d'Emma, y apposent une pression douce, mais possessive, puis remontent lentement le long de ses flancs, glissent sous le tissu ouvert de son chemisier, caressant la naissance de sa poitrine avec une tendresse affamée. Ses pouces effleurent ses pointes durcies, provoquant un frisson qui la fait se cambrer contre lui.
Les doigts d'Emma, eux, s'ancrent dans la nuque de Tristan, descendent en une lente caresse le long de son dos musclé, s'égarent sur ses reins, puis reviennent épouser ses hanches nues. Leurs corps se pressent l'un contre l'autre, tendu, brûlant, se cherchant comme deux peaux orphelines. Ils se devinent dans l'impatience et la retenue mêlées, tremblants d'un désir qui ne demande qu'un souffle de plus pour éclater.
C'est un baiser de retrouvailles, mais aussi une promesse. Un appel charnel et suspendu, chargé de tout ce qu'ils ont retenu, tout ce qu'ils n'ont pas dit. Et la montagne, témoin muet, les entoure de silence.
C'est un baiser de retrouvailles, mais aussi une promesse. Un appel charnel et suspendu, chargé de tout ce qu'ils ont retenu, tout ce qu'ils n'ont pas dit. Et la montagne, témoin muet, les entoure de silence.
Ils s'embrassent, longtemps. Et la montagne les regarde.
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Commentaires ()
Un cadeau pour un 24 décembre , seul
Merci
J'espère que vous ne resterez pas seul trop longtemps la solitude peut faire mal. 😞
Cette lecture est mon rayon de soleil pour ce Noël gris et froid
A bientôt