Chapitre 18 — Deux places
Le mercredi suivant, Elsa prit deux tenues pour le retour de la piscine. Elle s’en aperçut seulement en fermant son sac : un jean et une jupe légère, absurdité complète pour une soirée de novembre. Elle resta un moment devant le lit, puis décida de ne rien retirer. Depuis la semaine précédente, le jeu avait gagné une règle supplémentaire sans qu’elles l’aient vraiment formulée : l’une pouvait choisir pour l’autre. Elsa ne savait pas si Camille s’en souvenait de la même manière. Elle se contenta d’apporter les deux possibilités.
À l’université, le froid avec Nina continuait. Il n’avait plus la netteté d’une dispute. Elles se parlaient, se voyaient même parfois, mais leur proximité semblait réglée sur un volume plus bas. Nina ne venait plus dormir spontanément dans la chambre sous les toits. Elsa n’avait pas encore reparlé à sa mère. Elle pensait chaque jour qu’elle devrait le faire et repoussait au lendemain. En même temps, son cercle d’amis continuait de s’élargir. Inès l’avait ajoutée à un groupe de discussion où trente messages pouvaient apparaître en dix minutes. Malik lui proposait de déjeuner avec eux presque tous les jours. Clara l’avait entraînée à une exposition. Elsa se surprenait à dire oui avant d’avoir calculé si cela ferait plaisir ou non à Nina. Cette liberté était précisément ce que Nina trouvait difficile, et précisément ce qu’Elsa n’avait plus envie de perdre.
La piscine lui offrait un autre espace. Camille arriva avec les cheveux attachés, un grand manteau sombre et un sac plus volumineux que d’habitude. Dans le vestiaire, elle en sortit deux vêtements de retour : un pantalon très fluide et une robe longue en jersey. Elsa éclata de rire en montrant son propre sac. Elles avaient eu la même idée. « Très bien », dit Camille. « Chacune choisit. » Rien de plus ne fut nécessaire. Elsa désigna la robe. Camille choisit le jean.
Avant même d’entrer dans l’eau, le jeu avait donc commencé. Elsa se changea lentement, consciente du regard de Camille. Elle retira son soutien-gorge de sport, puis resta un moment nue jusqu’à la taille en cherchant son bonnet. Quand elle leva les yeux, Camille regardait sa poitrine. Ce n’était plus un doute. Son regard était posé là, calme, presque attentif. Elsa sentit ses mamelons se durcir davantage sous le froid et sous cette attention. Elle aurait pu se dépêcher d’enfiler son maillot. Elle ne le fit pas. Elle prit son bonnet, le posa sur le banc, puis seulement ensuite passa le maillot par les jambes. Lorsqu’elle le remonta, leurs yeux se croisèrent. Camille eut un sourire très léger, qui pouvait signifier n’importe quoi. Elsa répondit par le même sourire.
La séance fut plus courte parce qu’une ligne était réservée pour un cours collectif. Camille nagea davantage avec Elsa au lieu de rester au bord. Cela changeait leur proximité. Dans l’eau, leurs corps perdaient une partie de leur poids, se croisaient, se suivaient, se frôlaient parfois au changement de direction. Elsa regardait Camille nager avec une fascination différente de celle du vestiaire : la puissance des épaules, la régularité du mouvement, le dos qui sortait de l’eau, les jambes qui semblaient plus longues encore sous la surface. À plusieurs reprises, Camille se retourna et la surprit à la regarder. Elle ne fit aucun commentaire.
Après la douche, Elsa profita ouvertement du moment où Camille se changeait. Elle avait appris la géographie de ce corps à force de mercredis : les seins pleins que la nage rendait plus fermes, le ventre plat sans être maigre, la ligne plus ronde des hanches, les fesses hautes, le triangle sombre du pubis. Il y avait quelque chose de presque vertigineux à connaître ainsi des détails qu’elle n’avait jamais touchés. Camille, en se séchant, leva soudain les yeux. Elsa ne détourna pas les siens. Ce fut la première fois. Deux secondes tout au plus. Camille resta nue, la serviette dans une main, et soutint son regard. Puis elle reprit simplement son geste. Aucun sourire, aucune remarque. Elsa sentit son cœur battre beaucoup trop vite pour un échange aussi minuscule.
Le jeu reprit lorsqu’elles s’habillèrent. Elsa enfila la robe de Camille sans culotte. Le jersey était plus fin qu’elle ne l’aurait imaginé et tombait contre ses jambes avec une douceur presque liquide. Camille, dans le jean d’Elsa, dut rire parce que la taille était beaucoup trop étroite pour ses hanches. Elles finirent par abandonner cette option et choisirent le pantalon fluide que Camille avait apporté, mais Elsa réclama le droit de le lui donner elle-même. Camille accepta. La règle devenait donc moins pratique et plus volontaire : chacune savait qu’elle participait à la sensation de l’autre.
Dehors, un vent froid longeait les immeubles. Elsa rabattit son manteau mais sentit chaque courant d’air soulever légèrement la robe sous le tissu plus lourd. Camille lui demanda si elle regrettait son choix. Elsa répondit que non. Elle demanda à son tour si le pantalon fluide était trop facile. Camille fit mine d’être offensée : « Tu crois que je fais ça pour souffrir ? » Le rire les accompagna jusqu’à l’appartement.
Jean était absent. Camille proposa de commander à manger au lieu de cuisiner. Elles restèrent dans leurs vêtements de retour. Le mercredi ne s’arrêtait donc plus à la porte de l’immeuble ; il s’installait dans la cuisine, dans le canapé, dans les conversations ordinaires. En attendant le livreur, Camille ouvrit une bouteille de vin et, sans raison apparente, reprit l’histoire qu’elle avait commencée quelques jours plus tôt sur les jeux avec Jean. Elle expliqua que ce qu’il préférait n’était presque jamais la provocation visible. Il aimait les règles minuscules, celles qui modifiaient la perception d’une journée entière sans que personne d’autre puisse les deviner. Une fois, lors d’un séjour à Lyon, il avait choisi pour elle une robe très sage et lui avait demandé de ne rien mettre dessous. Une autre fois, il lui avait imposé de garder toute une soirée un bijou qu’il avait choisi lui-même parce que lui seul savait pourquoi il comptait. Camille s’arrêta là et refusa d’expliquer de quel bijou il s’agissait.
Elsa tenta d’obtenir des détails. Camille secoua la tête. « Tu deviens dangereuse avec tes questions. » Elsa répondit qu’elle ne faisait qu’apprendre. Camille la regarda alors d’une manière qui fit tomber le rire. « Oui », dit-elle. « C’est bien ce qui m’inquiète. » La phrase pouvait être une plaisanterie. Elle fut prononcée trop doucement pour l’être tout à fait. Camille but une gorgée de vin et changea immédiatement de sujet.
Le dîner arriva. Elles mangèrent devant un film qu’aucune ne regarda vraiment. À un moment, Elsa ramena ses jambes sous elle dans le canapé et sentit le tissu de la robe glisser contre sa peau. Camille vit son mouvement et son regard descendit. Cette fois Elsa ne put prétendre qu’elle regardait seulement le vêtement. Elle resta immobile une seconde, puis demanda : « Quoi ? » Camille répondit : « Rien. » Exactement comme Elsa l’avait fait des semaines plus tôt. Le renversement la fit sourire.
Vers vingt-deux heures, le téléphone d’Elsa vibra. Nina. Un message plus long que ceux des derniers jours : « Je n’aime pas qu’on soit comme ça. Mais je ne veux pas non plus faire comme si ce qui s’est passé ne me touchait pas. » Elsa relut plusieurs fois. Elle répondit qu’elle n’aimait pas non plus leur froid, qu’elle ne savait simplement pas encore quand elle parlerait à sa mère et qu’elle ne voulait pas promettre une date pour rassurer. Nina ne répondit pas tout de suite. Elsa posa le téléphone. Camille ne demanda rien.
Plus tard, dans la cuisine, Camille rendit à Elsa son propre pantalon propre qu’elle avait laissé la semaine précédente. Elsa lui rendit la jupe de laine. Elles étaient debout très près l’une de l’autre, chacune tenant un vêtement de l’autre. Camille passa les doigts sur la manche du manteau d’Elsa, comme pour enlever une poussière. Puis sa main remonta jusqu’à son épaule, effleura une mèche de cheveux et la repoussa derrière son oreille. Le geste était banal. Il ne dura presque pas. Mais cette fois aucune raison professionnelle ne pouvait l’expliquer. Elsa resta immobile. Camille retira sa main et prit la jupe.
— À mercredi, dit-elle.
Elsa regarda l’horloge de la cuisine. Il était encore mercredi.
— On y est encore.
Camille sourit.
— Justement.
Elsa remonta avec cette phrase. Dans sa chambre, Nina avait enfin répondu : « D’accord. Je vais essayer de pas te pousser. Mais j’ai besoin que tu comprennes que ça me fait mal. » Elsa écrivit qu’elle comprenait. Puis elle resta allongée dans le noir, encore vêtue de la robe de Camille qu’elle devait redescendre le lendemain. Elle pensa à Nina, à sa mère, au regard de Camille sur sa poitrine, à sa main derrière son oreille. Sa vie ne lui avait jamais paru aussi pleine, ni aussi difficile à garder séparée.
Les mercredis suivants ne méritèrent pas tous une scène. Le rituel continua, parfois en jean, parfois sous une jupe ou un pantalon souple, et il leur arrivait désormais de garder leurs vêtements de retour jusqu’après le dîner. Ce qui changeait n’était plus l’absence de sous-vêtement elle-même ; c’était la facilité avec laquelle chacune commençait à anticiper ce que l’autre choisirait, à apporter un tissu, une coupe, une tenue simplement pour voir. Le jeu avait cessé d’être une nouveauté et devenait un langage. C’est précisément pour cela que le mercredi où Camille arriva sans envie de jouer fut immédiatement différent.
Le désistement de Jean arriva le mardi soir, mais Elsa ne l’apprit que le mercredi. Camille avait prévu ce week-end depuis des mois. Elle en avait parlé plusieurs fois sans insister : Londres, deux nuits dans un hôtel près de Soho, l’Eurostar déjà payé, un dîner réservé le vendredi, et surtout le concert de Lady Gaga qu’elle attendait avec une excitation presque adolescente. Jean n’était pas particulièrement amateur, avait-elle reconnu, mais il avait accepté parce que cela lui faisait plaisir. Elle avait même acheté pour l’occasion une robe qu’Elsa n’avait jamais vue et qu’elle refusait de montrer avant le départ.
Le mercredi, pourtant, Camille arriva à la piscine sans cette énergie. Elle était en retard, les cheveux attachés trop vite, son sac mal fermé. Elle sourit à Elsa mais le sourire resta court. Pendant la séance, elle corrigea peu, nagea beaucoup et parla presque pas. Elsa attendit la fin. Dans le vestiaire, leurs habitudes continuaient malgré cette humeur : elles se déshabillèrent dans l’espace collectif, sans se cacher, et Elsa remarqua que Camille la regardait moins que d’habitude. Cela l’inquiéta plus qu’elle ne l’aurait cru.
Après la douche, Camille s’assit sur le banc avant même de s’habiller. Une serviette entourait ses épaules, ses cheveux mouillés collaient à son cou. Elsa, encore nue, resta debout devant son sac et demanda finalement ce qui s’était passé. Camille répondit que Jean ne viendrait pas à Londres. Une intervention avait été déplacée, puis un déplacement professionnel s’était ajouté. Tout pouvait être parfaitement vrai ; pourtant la manière dont Camille prononça les mots disait que l’explication importait moins que l’abandon. Il ne s’était pas désisté le matin du départ mais deux jours avant, suffisamment tard pour rendre tout changement compliqué et suffisamment tôt pour que Camille ait le temps de penser à ce week-end vide.
Elle avait essayé d’annuler l’hôtel. Non remboursable. L’Eurostar pouvait être modifié mais avec des frais absurdes. Les billets du concert, surtout, étaient là, deux places côte à côte qu’elle avait mises des semaines à obtenir. Elsa lui demanda si elle irait seule. Camille haussa les épaules. Elle n’en avait pas envie. Ce n’était pas une question de peur ; elle savait parfaitement voyager seule. Mais elle avait construit ce week-end comme un moment à deux et l’idée de se retrouver seule au milieu de tout ce qu’elle avait prévu lui paraissait presque plus triste que de rester à Paris.
Elles s’habillèrent. Leurs habitudes du mercredi reprirent sans cérémonie : Elsa prit la robe longue que Camille avait choisie pour elle, Camille enfila un pantalon souple d’Elsa qu’elles avaient fini par adopter comme vêtement possible malgré les différences de hanches. Elles laissèrent leurs culottes propres dans les sacs. Dehors, la pluie était fine. Elles marchèrent plusieurs rues sans parler. Elsa sentait le tissu de la robe contre ses jambes, mais le jeu n’avait pas le même goût. Camille regardait devant elle.
Elles s’arrêtèrent sous l’auvent d’une pharmacie. Camille se tourna enfin vers Elsa. Elle hésita de façon si inhabituelle qu’Elsa eut presque peur de la question avant de l’entendre.
— Tu voudrais venir avec moi ?
Elsa crut d’abord qu’elle parlait du dîner. Camille précisa : Londres. Le train vendredi. Le concert samedi soir. Retour dimanche. Tout était déjà payé, et si Elsa disait non elle n’en ferait pas une affaire ; elle proposerait peut-être la place à quelqu’un d’autre ou n’irait pas. Mais elle préférait demander à Elsa d’abord.
Cette dernière resta silencieuse. Le mot Londres ouvrit immédiatement une succession d’images : l’Eurostar, une ville où elle n’était presque jamais allée, Lady Gaga sur scène, Camille à côté d’elle. Elle pensa à ses cours du vendredi après-midi, faciles à rattraper. À l’argent, puis Camille lui rappela que l’hôtel et le concert étaient déjà payés et qu’elle refusait qu’Elsa rembourse la place de Jean. À ses parents, qui ne savaient même pas encore que Nina existait. À Nina justement, mais plus tard, comme un second mouvement de pensée. D’abord il y eut seulement l’envie.
— Oui, dit-elle.
Camille sourit pour la première fois de la soirée comme elle souriait d’habitude. Ce sourire transforma son visage si complètement qu’Elsa comprit qu’elle avait peut-être accepté avant même de réfléchir parce qu’elle voulait le revoir. Camille la prit brièvement dans ses bras. Le geste avait la spontanéité de la gratitude. Elsa sentit pourtant sa poitrine contre elle, le manteau humide, le parfum mêlé au chlore. Elle eut juste le temps de poser les mains sur son dos avant que Camille se recule.
Sur le chemin du retour, l’humeur changea. Camille recommença à parler, expliqua les horaires, l’hôtel, la salle, le quartier. Elle se moqua de Jean qui avait insisté pour réserver une chambre trop chère parce qu’il détestait les hôtels minuscules. Puis elle s’interrompit. « Il y a un détail. » Elsa la regarda. La chambre réservée était une chambre double avec un seul grand lit. Camille avait appelé dans l’après-midi : l’hôtel était complet à cause du week-end et du concert. Impossible de changer de catégorie. Elle proposa aussitôt de demander un lit d’appoint, ou même de dormir ailleurs si cela mettait Elsa mal à l’aise. Elsa rit. « Camille, j’ai déjà dormi avec Nina. Je survivrai à un matelas. » Le prénom de Nina resta une seconde entre elles. Camille répondit simplement : « Très bien. Alors je garde le matelas. » Elsa protesta qu’elle n’avait jamais dit cela. Elles finirent par rire toutes les deux.
À l’appartement, elles restèrent dîner. Leur mercredi se prolongea encore. Camille ouvrit son ordinateur et montra à Elsa les réservations. Deux billets de train. Deux places de concert. Une chambre. Tout était réellement organisé pour un couple. Elsa sentit ce détail sans vouloir lui donner plus de poids qu’il n’en avait. Elle prenait une place laissée libre par Jean, matériellement, pas symboliquement. Pourtant voir le nom de Camille à côté de celui de Jean sur la confirmation de l’hôtel la troubla davantage que prévu.
Plus tard, dans sa chambre, elle écrivit à Nina. Elle ne voulait surtout pas que Londres devienne un secret. « Camille avait un week-end prévu à Londres avec Jean pour le concert de Lady Gaga. Il vient d’annuler et elle m’a proposé de prendre sa place. Je pars vendredi et je rentre dimanche. » Elle relut le message plusieurs fois avant de l’envoyer. Nina répondit vingt minutes plus tard : « Ok. Bon concert. » Rien d’autre.
Elsa posa le téléphone. Elle savait que le froid entre elles existait avant cette invitation. Londres ne l’avait pas créé. Pourtant il l’empêchait aussi de disparaître tout de suite. Elle aurait pu appeler Nina, proposer de la voir jeudi soir, mais l’idée d’une nouvelle conversation sur sa mère la fatiguait déjà. Elle envoya seulement : « J’aimerais qu’on se voie quand je rentre. » Nina répondit : « Moi aussi. » Cette réponse, moins froide, lui fit du bien.
Le jeudi, l’université devint une succession de questions lorsqu’Inès apprit le voyage. Elsa mentionna le concert, pas la chambre. Malik lui demanda si elle avait conscience de sa chance. Clara voulut voir la tenue qu’elle porterait. Elsa n’en avait aucune idée. Le soir, Camille monta dans la chambre sous les toits avec une housse de vêtements et déclara qu’elle refusait qu’Elsa aille voir Lady Gaga en pull beige et baskets de cours. Elsa protesta qu’elle ne possédait pas de tenue de concert. « Justement », répondit Camille.
La housse contenait plusieurs vêtements de Camille adaptés à leur taille commune mais très différents sur leurs corps. Un pantalon noir fluide, une petite jupe métallisée, un top satiné à fines bretelles et une veste courte. Elsa essaya le top. Il était plus ajusté sur Camille d’après ce qu’elle avait déjà vu, mais sur sa poitrine presque inexistante il tombait droit et léger. Elle allait chercher une brassière par réflexe, puis s’arrêta. Camille le vit. « Tu en mets encore, parfois ? » demanda-t-elle. Elsa répondit qu’elle oubliait de plus en plus. Camille regarda le tissu sur sa poitrine, les mamelons légèrement visibles sous le satin, et resta silencieuse une seconde de trop.
— Comme ça, dit-elle finalement.
Elsa se regarda dans le miroir. Le top était plus audacieux que ce qu’elle aurait choisi seule, moins parce qu’il montrait beaucoup que parce qu’il ne dissimulait rien de la finesse de son corps. Avec le pantalon noir, elle paraissait soudain plus adulte. Camille se plaça derrière elle, ajusta une bretelle, puis posa les deux mains sur ses épaules pour la faire se tenir droite. Le geste dura. Dans le miroir, leurs regards se rencontrèrent. Camille retira ses mains.
— Prends-le, dit-elle.
Le lendemain matin, Elsa partit pour Londres avec le top satiné plié dans son sac, le billet de Jean à son nom après modification, et l’impression étrange que quelque chose venait de commencer avant même qu’elles aient quitté Paris.
Commentaires ()
Londre ou elles partageront la même chambre et le même lit.
Chaque lecture est des plus passionnantes, mais aussi triste, de savoir qu'il y aura surement des blessures pour certaines personnes.
Merci pour ce bon moment