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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Erreur de réservation — Chapitre 14

7 minutes
370
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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OliH
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Erreur de réservation

Chapitre 14

Catherine eut d’abord beaucoup de mal à ouvrir les yeux.
Son corps entier lui faisait mal, comme s’il avait été broyé de l’intérieur. Chaque muscle semblait noué, chaque articulation protestait. Des bruits étranges l’entouraient, des bips réguliers et monotones, des voix étouffées dans le couloir, le froissement de draps trop amidonnés. Quelqu’un lui tenait la main. Elle le sentait clairement. Une présence chaude, ferme, familière, dont le pouce caressait lentement le dos de sa main comme pour la ramener à la surface.
Après un dernier effort douloureux, elle parvint à entrouvrir les paupières.
La lumière très blanche la fit grimacer. Au-dessus d’elle, le visage de Thomas apparut, tiré par la fatigue, les yeux cernés, mais éclairé d’un sourire infiniment doux.
C’était lui qui lui tenait la main.
Elle ne comprenait pas.
Où était-elle ?
Pourquoi était-il là ?
Elle essaya de parler, mais sa gorge brûlait horriblement, comme si on y avait passé du papier de verre. Elle se mit à tousser, une quinte sèche, douloureuse, qui lui arracha des larmes.
— Doucement… murmura Thomas en se penchant un peu plus près. Vas-y lentement. Tu as été intubée. C’est pour ça que ta gorge te fait si mal.
Catherine le fixa, encore plus perdue.
Intubée ?
Elle réussit à articuler, d’une voix rauque à peine audible, presque inhumaine :
— Où… je suis… ?
— À l’hôpital.
— Pourquoi… ?
Thomas hésita. Son pouce continua de caresser sa main, comme s’il avait peur qu’elle s’échappe à nouveau.
— Tu ne te souviens vraiment de rien ?
Elle secoua faiblement la tête. Le mouvement lui coûta déjà trop d’efforts.
Il inspira profondément, le visage soudain plus grave.
— Tu as fait une tentative de suicide, Catherine.
Le choc fut brutal, presque physique.
Les mots restèrent suspendus dans l’air blanc de la chambre. Des bribes de souvenirs revinrent par flashs désordonnés et flous : les toilettes du bar, l’odeur de Sophie encore sur sa peau, le baiser donné à Maude en rentrant, sa colère soudaine, la porte qui claquait… Puis plus rien. Un trou noir immense, terrifiant.
Elle le regarda, les yeux déjà emplis de larmes qu’elle n’avait pas la force de retenir.
— Qu’est-ce que… tu fais là ? réussit-elle à demander.
— Tes parents m’ont appelé dès qu’ils ont su. Je suis venu tout de suite. Je ne pouvais pas te laisser seule dans un moment comme ça. Même après… tout ce qui s’est passé entre nous.
Elle lui adressa un sourire infime, reconnaissant, épuisé. Ses doigts essayèrent de presser faiblement les siens.
Thomas ajouta, plus doucement encore :
— C’est Maude qui t’a sauvée.
Catherine fronça les sourcils. Dans le peu de souvenirs qu’elle avait, Maude était partie en colère, le visage fermé, la voix cassante. Elle ne comprenait pas.
Voyant son incompréhension totale, Thomas lui raconta calmement la suite, sans détails superflus, juste l’essentiel. Après le départ de Maude, Catherine, submergée par le désespoir et l’alcool, avait basculé. Elle s’était allongée sur son lit et s’était ouvert les veines. Maude, qui était revenue peu de temps après pour lui parler, l’avait trouvée à temps. C’est elle qui avait alerté les secours, qui était restée à ses côtés sans quitter la chambre, qui avait commencé le massage cardiaque quand son cœur s’était arrêté. Elle qui avait supplié le médecin du SMUR d’encore continuer quand il avait voulu la déclarer morte après plus de trente minutes de réanimation.
Catherine n’en revenait pas.
Après ce qu’elle lui avait fait… après l’avoir trahie de la pire des façons… Maude l’avait sauvée.
La porte de la chambre s’ouvrit doucement.
Maude et Sophie entrèrent ensemble, presque côte à côte. Toutes les deux avaient le visage fatigué, les traits tirés, mais leurs yeux se posèrent immédiatement sur elle.
Catherine les regarda, encore plus perdue. Que faisaient-elles ensemble ? Pourquoi Sophie était-elle là ?
Thomas murmura, comme s’il lisait dans ses pensées :
— Sophie est venue dès qu’elle a appris. Elles ont beaucoup parlé pendant les jours où tu étais encore inconsciente. Elles ont décidé de tirer un trait sur ce qui s’était passé… pour toi. Pour te laisser une chance de te reconstruire sans ce poids-là.
Trop d’informations.
Trop d’émotions.
Trop de visages aimés et blessés réunis dans la même pièce.
Catherine se mit à pleurer sans bruit, débordée, incapable de gérer le flot qui la submergeait. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses tempes et venaient mouiller l’oreiller.
Maude s’approcha immédiatement. Elle s’assit avec une infinie précaution sur le bord du lit, comme si Catherine allait se briser, et prit son autre main entre les siennes. Sa peau était chaude. Familière.
Catherine osa enfin demander, d’une voix cassée, presque enfantine :
— Est-ce que… tu m’aimes toujours ?
Maude lui offrit son plus beau sourire. Celui qui illuminait tout son visage, celui qui avait commencé à faire renaître quelque chose en elle des semaines plus tôt.
— Oui, répondit-elle simplement. Je t’aime. Je t’aime toujours. Je suis revenue. Et je reste.
Sophie, restée un peu en retrait, ajouta d’une voix douce :
— On est tous les trois là. On va t’aider. Plus de jeux. Plus de non-dits. Juste… toi qui te remets.
Catherine serra les mains de Maude et de Thomas, incapable de parler davantage. Pour la première fois depuis très longtemps, elle se sentit entourée. Fragile. Mais plus seule.
Trois mois plus tard, Catherine était stressée à en perdre complètement ses moyens.
Elle se tenait debout au milieu de la petite pièce mise à disposition pour les derniers préparatifs, en train de lisser pour la vingtième fois les pans de sa robe. Une robe simple, fluide, d’un blanc cassé élégant, choisie après des heures d’hésitation. Elle se demandait encore si elle allait plaire à Maude. Elle se demandait aussi quelle robe Maude avait finalement sélectionnée de son côté, si elle avait opté pour quelque chose de classique ou d’audacieux, si ses cheveux blonds seraient relevés ou laissés libres.
Devant elle, Thomas et Sophie, ses deux témoins, une configuration qu’elle n’aurait jamais imaginée quelques mois plus tôt, levaient les yeux au ciel en chœur.
— Arrête de stresser pour des détails à la con, lança Sophie en ajustant une dernière fois la petite fleur glissée dans la coiffure de Catherine. Tu es magnifique. Elle va fondre.
— Ce qui compte aujourd’hui, ajouta Thomas avec un sourire plus grave, c’est la célébration de votre amour. Rien d’autre. Pas la robe. Pas les fleurs. Pas le temps qu’il fait. Juste vous deux.
Catherine les regarda l’un après l’autre.
Thomas, l’homme qu’elle avait blessé et qui avait pourtant tenu sa main à l’hôpital sans une once de rancune.
Sophie, la femme qui lui avait révélé qui elle était vraiment et qui se tenait maintenant là, loyale, apaisée, presque sereine.
Son cœur était gonflé d’une émotion si vaste qu’elle en avait les larmes aux yeux.
Elle n’en revenait toujours pas.
Il y avait trois mois à peine, elle était allongée dans un lit d’hôpital, brisée, honteuse, à peine capable de parler. Aujourd’hui, elle se préparait à marcher vers Maude.
Aujourd’hui, elle épousait celle qui l’avait ramenée à la vie.
Son amour.
Sa chance.
Comme une évidence.
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Breizh299
4 novembre 2026 à 12:13
Bon comme c'est agréable de lire une histoire avec un "Happy End".
La vie est faite de hauts et de bas, un permanent "grand huit" qui ne s'arrête pas (ou alors définitivement). Heureusement il y a quelques moments heureux tout au long du chemin.
Je vais vite voir les autres récits de cet auteur

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