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Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une annonce dans le hall — Chapitre 15 · Sophie...

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281
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Marc57000
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L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la précision presque obsessionnelle des distances — trente centimètres, un millimètre — qui rythment la tension comme un métronome. Chaque personnage a son propre degré de paralysie, et on sent exactement à quel point chacun est au bord. La façon dont le chapitre construit une atmosphère de suspension totale, où le moindre geste compte double, est redoutablement bien menée.

Une annonce dans le hall

Chapitre 15 · Sophie...

— S'il te plaît… baise-moi.
Le mot tombe dans la pièce et y reste suspendu, comme une note qu'on aurait jouée trop fort et qui refuserait de mourir. Sophie est à quatre pattes sur le parquet ciré, les cuisses ouvertes, le dos creusé, la joue posée contre le bois. Elle vient de dire ça. Elle. La douce. La sage. La prof d'anglais qui range ses copies par ordre alphabétique.
Et Thomas ne bouge pas.
Il est debout derrière elle, à un mètre peut-être, et il ne bouge pas. Pas un muscle. Pas un cil. Sa main est encore refermée sur sa queue — il se masturbait lentement, tout à l'heure, en la regardant se déshabiller, et puis elle a parlé, et sa main s'est arrêtée net. Il est là, figé, le sexe dressé, la main dessus, les yeux fixes. Il n'arrive plus à rien. Ni à avancer. Ni à reculer. Ni à continuer ce qu'il faisait. Le mot « baise-moi » lui est entré dans le crâne et l'a paralysé.
Françoise, depuis son fauteuil, le voit. Elle voit la main immobile, le regard perdu, la mâchoire qui tremble. Elle ne dit rien. Elle attend. Le maire, lui, s'est écarté de la cheminée sans que personne ne lui demande rien. Il traverse la pièce lentement — très lentement, comme s'il ne voulait pas briser quelque chose. Ses pas sont silencieux sur le tapis. Il s'arrête à trente centimètres de Sophie. Trente centimètres exactement — à hauteur de son visage, incliné vers elle, penché sur ce corps à quatre pattes comme on se penche sur une œuvre qu'on n'a pas le droit de toucher. Il ne la touche pas. Il la regarde. Il regarde le creux de ses reins, la naissance de ses fesses, la façon dont sa chatte pend entre ses cuisses ouvertes, luisante, offerte, et dont un fil d'argent descend presque jusqu'au parquet.
Catherine, elle, s'est approchée par l'autre côté. Doucement. Nue elle aussi — elle n'a jamais repris sa robe. Elle s'est accroupie près de Sophie, à hauteur de ses hanches. Elle regarde. Son visage est tout près du cul de Sophie. Elle voit tout — l'entrée qui palpite, la peau blanche, les poils fins, la mouille qui perle. Sa main se lève. Lentement. Elle hésite — on le voit, elle hésite vraiment. Puis elle tend l'index. Elle le pose. Juste à côté. À un centimètre, peut-être moins, de l'endroit où le sexe de Thomas devrait aller. Elle ne l'enfonce pas. Pas encore. Elle le laisse là, posé sur la peau, à la lisière. Sophie frissonne. Un vrai frisson, long, qui lui parcourt tout le dos. Elle ne dit rien. Elle n'a pas dit non.
Marc, lui, n'a pas bougé. Il est resté près du canapé, à quelques mètres, la main toujours dans sa poche. Il ne regarde plus personne en particulier — il regarde l'ensemble. La scène. Ce tableau vivant qui se compose sous ses yeux : une femme à quatre pattes, un homme paralysé, un maire à trente centimètres, une prof accroupie le doigt tendu, une autre femme assise dans un fauteuil qui ne perd rien du spectacle. Il serre ma culotte dans sa poche. Il serre fort. Il ne dit rien.
Le maire, lui, parle enfin. Sa voix est basse. Presque un souffle :
— Elle a dit « s'il te plaît ».
Personne ne répond.
— Tu as entendu, Thomas ? Elle a dit « s'il te plaît ».
Thomas ferme les yeux. Sa main se desserre un peu. Il n'arrive toujours pas à bouger. Il n'arrive toujours pas à répondre.
Alors Sophie ondule.
Elle ne dit rien. Elle ne répète pas. Elle ne supplie plus. Elle bouge. Lentement, elle imprime à ses hanches un mouvement de vague — un va-et-vient doux, régulier, qui fait monter et descendre son cul dans la lumière. Le creux de ses reins se creuse, se détend, se creuse encore. Ses seins pendent et se balancent sous elle, lourds, les mamelons presque touchant le sol. Sa queue de cheval glisse sur son épaule et retombe, encore et encore.
Puis elle écarte.
Au maximum. Elle écarte les genoux jusqu'à ce que ses cuisses forment presque une ligne droite. Sa chatte s'ouvre complètement — on voit tout, maintenant, l'intérieur rose et gonflé, l'entrée qui pulse, la mouille qui coule le long de ses cuisses intérieures et qui goutte, une goutte, deux gouttes, sur le parquet ciré. Et juste au-dessus, l'autre. L'endroit que Thomas n'a pas encore touché. L'endroit qui se contracte dans le vide, comme s'il appelait. Comme s'il attendait.
Françoise se penche en avant dans son fauteuil. Elle ne s'en rend même pas compte. Ses mains agrippent les accoudoirs. Ses yeux ne quittent plus le cul de Sophie.
Le maire, lui, s'est rapproché encore. Cinq centimètres. Dix. Il est à vingt centimètres maintenant. Sa respiration est courte. Il ne touche toujours pas. Mais son visage est tout près. Il regarde. Il regarde l'entrée qui se contracte, qui se détend, qui se contracte encore. Il ne cligne presque plus.
Catherine, elle, n'a pas retiré son doigt. Elle l'a même avancé — un millimètre, deux. Le bout de son index touche maintenant la peau juste à l'entrée. Elle ne l'enfonce pas. Elle appuie. À peine. Sophie gémit. Un gémissement doux, long, presque musical. Elle ne dit pas non. Elle pousse même — très légèrement — en arrière, comme pour venir chercher le doigt de Catherine. Catherine la regarde. Elle regarde cette femme qui est sa collègue depuis huit ans, avec qui elle partage ses cours, ses cafés, ses dimanches de correction. Elle la regarde à quatre pattes, le cul écarté, et elle a le doigt posé sur elle, et elle attend — elle attend que quelqu'un décide pour elle.
Thomas, lui, n'a toujours pas bougé. Sa main est retombée le long de son corps. Sa queue se dresse toujours, oubliée, tendue, luisante, et personne ne s'en occupe. Lui non plus. Il regarde sa femme. Il regarde le maire penché sur elle. Il regarde Catherine le doigt tendu. Il regarde Sophie qui ondule, qui écarte, qui offre. Et il ne comprend plus rien. Il ne sait plus s'il doit être jaloux, excité, humilié, ou les trois à la fois.
Et moi, Valérie, je regarde tout ça.
Je n'ai pas bougé de mon canapé. Je suis assise, jambes croisées, la guêpière ouverte, les bas tendus, les talons encore aux pieds. Je ne me suis pas rhabillée. Je ne me suis pas levée. Je n'ai rien dit depuis « à quatre pattes ». Et c'est exactement ce qu'il fallait faire — parce que depuis que je me suis tue, la pièce s'est mise à vivre toute seule. Thomas est paralysé. Le maire avance. Catherine hésite le doigt tendu. Marc serre une culotte dans sa poche. Françoise se penche. Sophie ondule.
Ils n'ont plus besoin de moi.
C'est ça, la vraie jouissance. Pas ce qu'ils font. Ce qu'ils deviennent quand je ne dis plus rien. Thomas, qui passait la soirée à vouloir décider, est maintenant incapable du moindre geste. Le maire, qui filmait tout pour garder le contrôle, s'approche à vingt centimètres d'un cul et n'ose plus rien. Catherine, qui calculait chaque regard, a le doigt posé sur sa collègue et attend qu'on lui dise quoi faire. Marc, qui a passé la soirée à vouloir ma culotte, serre du tissu dans sa poche comme un gamin.
Et Sophie — Sophie qui n'a jamais dit un mot plus haut que l'autre — est à quatre pattes au milieu du salon, le cul ouvert, en train d'attendre qu'un homme la prenne.
Je les regarde tous. Je les laisse aller au bout d'eux-mêmes.
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Chapitre 16 · Thomas
La pièce s'est mise à vivre toute seule. Valérie ne bouge plus, ne parle plus — et depuis qu'elle s'est tue, quelque chose de plus grand qu'elle a pris possession du salon. Thomas est là, immobile, sa femme à quatre pattes devant lui, et personne ne sait si c'est le désir ou la peur qui le cloue au sol. Pendant ce temps, Catherine attend, à genoux, à vingt centimètres de tout — et cette attente-là a ses limites.
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