Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Intrigue caniculaire — Chapitre 25 · Retour de flamme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Intrigue caniculaire
Chapitre 25 · Retour de flamme
Le test sanguin confirme que Virginie est enceinte. Nous choisissons un créneau propice, alors que les enfants sont à l'école et que Sophie et de bonne humeur pour le lui annoncer.
Le choc est rude, surtout lorsque je précise que je reconnaîtrai l'enfant à naître. Il lui faut un certain pour digérer cette information, mais elle se jette dans les bras de Virginie en commençant déjà à lui faire part de sa propre expérience.
Nous évoluons dans un environnement qui n'est pas dans l'épure de la normalité selon des critères moraux communément admis, mais chacun trouve sa place. Le télétravail me permet de disposer de beaucoup de liberté, et je me consacre à celles qui sont de facto mes deux femmes, les honorant à tour de rôle, et parfois ensemble. Nos ébats tournent au trio, voire au quatuor, permettant à Virginie de goûter aussi aux délices de la double pénétration, car Théo passe deux nuits par semaine chez nous, arrivant après le coucher de nos rejetons et disparaissant à l'aube.
Virginie est très sollicitée, et rentre souvent tardivement, fatiguée, ignorant mes incitations à se ménager. Un soir, mon œil est attiré par un papier dépassant de son sac. Il s'agit d'une carte des modelages, avec sa photo en bikini minimaliste, dans une pose suggestive.
Je la parcours par curiosité. Californien classique, éveil des sens, relaxation complète puis d'autres services moins traditionnels, toucher réciproque naturiste, full body-body, stimulation lingam et prostate. Je bouillonne, car il m'est déjà difficile d'admettre la promiscuité de Virginie avec des hommes nus, potentiellement en érection, et je ne peux cautionner ces pratiques.
Je vais m'allonger à ses côtés, alors qu'elle est à demi-endormie.
Je vais m'allonger à ses côtés, alors qu'elle est à demi-endormie.
— Chérie, je suis tombé par inadvertance sur, comment dire, tes prestations...
— Oui, j'ai un peu amendé ma grille tarifaire, j'ai une bonne clientèle grâce au bouche à oreille favorable.
— Virginie, regarde-moi, tu éludes le sujet. Tu as franchi une ligne rouge, celle qui t'avait fait quitter le salon où tu exerçais.
— C'est différent. Là, je travaille pour moi. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir bosser avant de me transformer en baleine. Je veux optimiser les semaines à venir, donc j'améliore mon offre.
— Mon amour, tu n'as pas à te tracasser, je gagne très convenablement ma vie.
— Je ne veux pas être dépendante.
— Mais ce que tu fais, tu en es fière ?
— Oui, j'ai un peu amendé ma grille tarifaire, j'ai une bonne clientèle grâce au bouche à oreille favorable.
— Virginie, regarde-moi, tu éludes le sujet. Tu as franchi une ligne rouge, celle qui t'avait fait quitter le salon où tu exerçais.
— C'est différent. Là, je travaille pour moi. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir bosser avant de me transformer en baleine. Je veux optimiser les semaines à venir, donc j'améliore mon offre.
— Mon amour, tu n'as pas à te tracasser, je gagne très convenablement ma vie.
— Je ne veux pas être dépendante.
— Mais ce que tu fais, tu en es fière ?
J'ai involontairement haussé le ton et le regrette aussitôt.
— Bon, écoute, oui, la plupart du temps, je serai à poil, les habitués me tripoteront, et je les soulagerai si besoin. Ils viennent pour des effleurements sensuels, il ne faut pas se leurrer, et je suis plutôt jeune et bien foutue, française, avec une paire de nichons respectable. Si je ne le propose pas, ils iront ailleurs, il y a une foule d'asiatiques qui cassent le marché, et des finitions nettement plus indécentes. Mais je ne vais pas jusque là, si c'est ce que tu insinues. Voilà, tu es content, je crois entendre Max, merde. Maintenant, j'ai besoin de sommeil, j'ai une journée chargée demain.
Cet échange altère incontestablement ma relation avec Virginie, même si je comprends ses motivations. Je tente une réconciliation, me montrant prévenant, faisant acte de contrition, mais elle devient plus distante, et je passe davantage de nuits avec Sophie, qui a bien noté ce changement.
— Tu ne dois pas la juger, elle essaye de s'en sortir sans être redevable, tu t'es montré blessant, et elle y voit des similitudes avec le comportement de son ex. Et j'ai infiniment plus à me reprocher, tu es bien placé pour le savoir, résume Sophie par cet énoncé pertinent.
L'équilibre de cette cohabitation est plus que jamais précaire, et deux bouleversements vont ébranler le fragile édifice. Si le premier m'est hélas pleinement imputable, le second relève d'un effet boomerang du passé.
Il est plus de vingt-trois heures, et malgré une activité dense, Virginie est allée à la piscine pour faire des longueurs et se maintenir en forme. Si sa grossesse est quasiment imperceptible au niveau de son abdomen, ses seins déjà opulents ont pris de l'ampleur. Elle somnole, nue, à plat ventre sur le lit, et j'observe avec ravissement sa croupe magnifiée par la cambrure de ses reins. Cela fait maintenant presque un mois sans communion charnelle entre nous. Une éternité, même si Sophie comble parfaitement mes besoins.
Je dépose de tendres baisers sur ses superbes fesses et les écarte. Ma langue s'insinue dans sa raie et se focalise sur son anneau aux plis délicats. Elle sort de sa torpeur.
— Mmmmmmh, chéri, c'est vraiment plaisant, mais franchement, je suis crevée.
— Alors laisse-toi faire, je m'occupe de tout.
— Je suis claquée, alors soit doux...
— Mmmmmmh, chéri, c'est vraiment plaisant, mais franchement, je suis crevée.
— Alors laisse-toi faire, je m'occupe de tout.
— Je suis claquée, alors soit doux...
Je poursuis ma feuille de rose, de plus en plus invasive et glisse ma main au niveau de sa chatte, détrempée.
— Tu mouilles vachement pour quelqu'un qui prétend ne pas avoir envie...
— Je... Ce n'est pas du tout ça... J'ai des pertes blanches, c'est réellement inconfortable, maintenant, si ton envie est vraiment irrépressible, vas-y, je suis à toi.
— Je... Ce n'est pas du tout ça... J'ai des pertes blanches, c'est réellement inconfortable, maintenant, si ton envie est vraiment irrépressible, vas-y, je suis à toi.
J’attrape un tube de gel dont je badigeonne son sillon, la faisant tressaillir.
— Chéri, tu fais quoi, là ?
— Puisque ton vagin est apparemment encombré par des glaires, je vais opter pour une autre approche...
— Puisque ton vagin est apparemment encombré par des glaires, je vais opter pour une autre approche...
C'est ainsi que mon gland turgescent vient en appui sur sa rosette et je dois pousser pour parvenir à franchir l'étroit goulet. La corolle finit par céder et mon pieu s'invite dans son rectum.
— La vache ! Doucement !
— Je sais à quel point tu aimes recevoir ma grosse queue dans ton cul. Tu es bougrement serrée, on voit que ça fait un bout de temps que je ne l'ai pas mise là !
— Je sais à quel point tu aimes recevoir ma grosse queue dans ton cul. Tu es bougrement serrée, on voit que ça fait un bout de temps que je ne l'ai pas mise là !
Bientôt, mon membre est entièrement embroché dans l'exigu canal, et Virginie s'agite, alors que j'entame un va-et-vient viril.
— Tu es vraiment énorme !
Je suis habité par une excitation incontrôlable, l'enculant sans modérer mes ardeurs, tandis que Virginie encaisse en adoptant dorénavant une posture passive, et mes mouvements sont énergiques, mon bassin claque contre son postérieur idéalement galbé. Cette sodomie puissante ponctuée de geignements m'amène rapidement au bord de l'éruption, et me fait perdre toute maîtrise.
Mon rythme cardiaque s'affole et je déverse en feulant une considérable marée de foutre dans ses entrailles. Elle meugle, ses doigts sont raidis sur les draps.
Mon rythme cardiaque s'affole et je déverse en feulant une considérable marée de foutre dans ses entrailles. Elle meugle, ses doigts sont raidis sur les draps.
— Aaaaaaaahhhhhhhhhhh !
Virginie semble atterrée, et une fois l'euphorie estompée, je réalise enfin que j’ai un peu exagéré. Je me retire prestement de son anus évasé dont s'épanche ma semence, et elle se recroqueville, les joues rougies. Son regard laisse transparaitre un mélange de déception et d’amertume. Je tends maladroitement la main vers elle, quand je perçois une voix féminine outrée.
— Ça suffit. Les cris ont réveillé les enfants, j'ai dit que c'était un cauchemar.
C'est Sophie qui s'exprime, plantée au seuil de la chambre, furieuse de cet étalage. Je quitte la pièce, penaud, incapable d'expliquer mon dérapage. Elle revient une heure après.
— Tu es un goujat. Virginie est totalement accablée, je lui ai donné un somnifère. Elle ne veut pas rester ici. Tu as déraillé. Je ne reconnais plus mon mari. Traiter ainsi celle qui porte ton bébé...
Je ne ferme pas l'œil de la nuit, et à l’aurore, j'entends Virginie se lever et se doucher. Elle a abusé du fond de teint pour masquer sa lividité et chaque pas la fait vaciller, son affliction est manifeste.
— Je suis impardonnable, j'ai pété les plombs, je suis un abruti...
— Oui, d’ordinaire, j’adore te sentir dans mon petit trou, mais là, tu m’as fait mal.
— Oui, d’ordinaire, j’adore te sentir dans mon petit trou, mais là, tu m’as fait mal.
Elle quitte la maison sans un mot supplémentaire. Durant des jours, elle ne répond à aucun massage ou appel. Heureusement, elle garde un contact privilégié avec Sophie qui me dissuade d'aller la voir, et que je supplie d'intercéder en ma faveur.
— Dorénavant, si tu as ce genre de pulsion, défoule-toi sur moi, défonce-moi violemment en m'appelant par son prénom si telle est ton inclination, je ne broncherai pas.
Ce n'est qu'un mois après que Virginie, grâce à l'entremise de Sophie, consent à nous rendre visite. A présent, son ventre s'est légèrement arrondi, sans que cela n'affecte sa beauté.
Je lui présente mes plus sincères excuses pour mon écart, jurant ne plus jamais me comporter pareillement.
— J'étais frustré, nous ne faisions plus l'amour, tu te consacrais uniquement à ton boulot. Et quand elle était enceinte, la libido de Sophie était décuplée. Rien ne pourra effacer ce que j'ai commis. Mais je ne veux pas te perdre, nous allons fonder, même agrandir une famille. Je souhaite dire aux enfants que ce sera leur demi-sœur, on en a parlé avec Sophie. Reviens, tu peux tout exiger de moi.
Virginie s'accorde de longues minutes de réflexion avant de s'exprimer.
— J'ai découvert le côté sombre de ta personnalité. On en a tous un, à des degrés divers. Je ne pourrai pas l'oublier, ma douleur a été autant psychologique que physique, mais je souhaite nous donner une chance, même si j'ai par ailleurs bénéficié d'une écoute bienveillante.
Bien que troublé par cette allusion à un tiers, alors que je voudrais l'étreindre, je dompte mon impulsivité et me contente d'un baiser sur sa joue, cette seule interaction la fait frissonner.
Elle est certes de retour, en pointillé, mais ne sent pas prête à partager mon lit. Je dors donc avec Sophie, sachant que les apparitions de Théo se font aussi plus rares, car sa passion immodérée pour elle a eu un impact négatif sur ses études, et il doit à présent compenser sa baisse de résultats.
Virginie atteint le second trimestre de sa grossesse, maintenant impossible à dissimuler, ce qui la contraint à restreindre ses sessions de massages.
Et survient la seconde turpitude, qui va durablement chambouler nos existences.
Tout en devisant sur le futur prénom de notre fille, Virginie et moi écoutons distraitement les actualités, Sophie étant partie pour des courses.
Et survient la seconde turpitude, qui va durablement chambouler nos existences.
Tout en devisant sur le futur prénom de notre fille, Virginie et moi écoutons distraitement les actualités, Sophie étant partie pour des courses.
"Le cadavre de l'adolescente, principale accusatrice de l'homme d'affaire actuellement en détention provisoire vient d'être retrouvé. Selon des indiscrétions, elle serait décédée d'une overdose. L'avocat du prévenu a immédiatement demandé sa remise en liberté, considérant comme sujet à caution le témoignage d'une droguée. Mais cette péripétie ne devrait cependant pas entraîner d'extinction de l'action publique."
Virginie se redresse d'un coup, blême et ânonne quelques mots.
— Alice... Non... Ma faute... Tout... Je... Ma tête tourne...
Avant que je ne puisse esquisser le moindre geste, elle tombe comme une masse, je me précipite à son chevet, relevant son crâne qui a heurté le sol. Sa respiration est filante, et une large tâche rouge s'étend sur sa robe. Tout en appelant les secours, je comprime son entrecuisse avec une serviette.
L'attente est longue à l'hôpital, personne n'accepte de me donner la moindre information. Au bout de six heures, une infirmière vient me voir, me demandant mon lien de parenté avec Virginie. Je lui indique être le père du bébé qu'elle porte, et l'expression de compassion sur sa figure me fait frémir.
Enfin, je suis autorisé à accéder à la chambre de Virginie en zone obstétrique. Un homme en blouse blanche est penchée vers elle et lui parle, leurs visages sont étonnamment proches. Et je reconnais le fameux gynécologue dont l'examen m'avait paru si suspect. Il me demande de sortir de la pièce et va au but.
— Virginie a fait une fausse-couche. J'ai compris qu'elle avait appris une très mauvaise nouvelle. Ce n'est pas sa chute qui a causé la perte du fœtus, c'est davantage lié à un traumatisme intense, un pic de stress paroxysmique.
— Je peux la voir ?
— Oui, mais elle sous sédatifs, et je ne suis pas convaincu que votre présence soit judicieuse. Au risque de vous paraitre froid, sachez que sa fertilité n'est pas impactée. Au fait, il existe des possibilités d'inhumation dans ce cas...
— Je peux la voir ?
— Oui, mais elle sous sédatifs, et je ne suis pas convaincu que votre présence soit judicieuse. Au risque de vous paraitre froid, sachez que sa fertilité n'est pas impactée. Au fait, il existe des possibilités d'inhumation dans ce cas...
Je ne sais combien de temps je demeure auprès de Virginie, lui tenant la main. La patiente peut quitter l'établissement trois jours après le drame. La joie de vivre nous a abandonnés. Dévorée par la culpabilité, elle erre dans la maison, éteinte, le regard vide, et ne peut retenir ses pleurs à la seule vue de mes rejetons. Elle décide de retourner vivre seule, tant cette situation est pesante.
Je m'abstiens de la joindre pour lui octroyer une période de deuil.
Je m'abstiens de la joindre pour lui octroyer une période de deuil.
Fatale erreur.
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Commentaires ()
Et le prix à payer va être terrible. Mais n'y a-t-il vraiment que des perdants ?
Même sur le fil du rasoir. Il existe toujours une porte de sortie, plus ou moins honorable :)
L'histoire n'est pas terminée, et je réserve une ultime surprise :)
Les choix et les actions commises par les différents protagonistes induisent des conséquences qui n'ont pas forcément été anticipées.
Et ce n'est pas fini. Mais parfois la lumière est au bout du tunnel et sa source inattendue !
:)