Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Intrigue caniculaire — Chapitre 12 · Le chemin du repentir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Intrigue caniculaire
Chapitre 12 · Le chemin du repentir
Cela fait près de deux heures que je sillonne l'autoroute, outrepassant allègrement la limitation de vitesse.
Virginie est sur le siège passager, et Sophie, la mine défaite, affalée sur la banquette arrière. Pas un mot n'a été prononcé depuis notre départ du restaurant où s'est dénouée cette affaire aux rebondissements multiples.
— Je... J'ai besoin d'aller aux toilettes...
Sa voix est fluette, et formuler cette simple sollicitation semble constituer un effort. Je l'observe dans mon rétroviseur. Sa pâleur est persistante, son maquillage a coulé, son regard est inexpressif. Il est vrai que l'échange avec Hubert a été générateur d'une tension paroxysmique, induisant la mise en évidence de son infidélité, certes liée à des malversations qui ont fait d'elle une proie idéale pour son patron.
— Mon chéri, tu devrais t'arrêter, tu roules très vite après déjà des heures de conduite à l'aller, tu es encore tendu, une pause sera salutaire.
Je pose ma main sur la cuisse de Virginie sous les yeux effarés de celle qui est toujours mon épouse et acquiesce.
— Il y a une aire de repos à une dizaine de kilomètres.
— Mon Dieu... Virginie... Tu as appelé Eric «mon chéri»... Non, c'est impossible...
— Je ne souhaitais pas que tu l'apprennes ainsi, mais en effet, Virginie et moi sommes devenus très proches.
— Je suppose que c'est une vengeance.
— Il n'y avait rien de prémédité. Et je pense que tu es très mal placée pour porter un quelconque jugement.
— Me voler mon mari est donc ma sentence, toi que je pensais être ma meilleure amie. Et c'est quoi tout ce que vous avez fait signer à Hubert ?
— Il y a en ce qui te concerne une rupture conventionnelle antidatée, avec une indemnité indécente d'un an de salaire et une lettre de recommandation dithyrambique, et pour ça, tu peux remercier Virginie. Autrement, une démission de ses mandats et la renonciation expresse à toute fonction élective, une notation et des appréciations flatteuses pour Théo, car c'est grâce à lui que nous avons eu accès aux locaux, et Hubert l'aurait découvert tôt ou tard, et quelques autres détails. Bon, on arrive.
— Mon Dieu... Virginie... Tu as appelé Eric «mon chéri»... Non, c'est impossible...
— Je ne souhaitais pas que tu l'apprennes ainsi, mais en effet, Virginie et moi sommes devenus très proches.
— Je suppose que c'est une vengeance.
— Il n'y avait rien de prémédité. Et je pense que tu es très mal placée pour porter un quelconque jugement.
— Me voler mon mari est donc ma sentence, toi que je pensais être ma meilleure amie. Et c'est quoi tout ce que vous avez fait signer à Hubert ?
— Il y a en ce qui te concerne une rupture conventionnelle antidatée, avec une indemnité indécente d'un an de salaire et une lettre de recommandation dithyrambique, et pour ça, tu peux remercier Virginie. Autrement, une démission de ses mandats et la renonciation expresse à toute fonction élective, une notation et des appréciations flatteuses pour Théo, car c'est grâce à lui que nous avons eu accès aux locaux, et Hubert l'aurait découvert tôt ou tard, et quelques autres détails. Bon, on arrive.
Je me gare à proximité de la station service. Bien que le soleil se soit couché, la chaleur reste suffocante. Les filles partent vers les toilettes dédiées et j'en fais de même. Etant donné que Virginie et moi n'avons rien mangé de la journée, j'achète des sandwiches et boissons fraîches et m'installe sur une table.
A proximité, deux routiers conversent, en agrémentant leurs échanges de gestes explicites.
— Tu as vu la petite blonde. La paire de nichons démentiels, un gros cul, celle là, je me la ferais volontiers !
— Elle n'est pas toute jeune, mais elle doit être bonne. Moi, la plus grande me fait carrément craquer, elle est fine mais avec des courbes de dingue, elle doit être mannequin, actrice ou un truc comme ça.
— Elle n'est pas toute jeune, mais elle doit être bonne. Moi, la plus grande me fait carrément craquer, elle est fine mais avec des courbes de dingue, elle doit être mannequin, actrice ou un truc comme ça.
Les deux hommes se taisent, constatant que ce sont mes accompagnatrices qui sont l'objet de leur égrillarde discussion. Virginie et moi dévorons de bon cœur les mets rudimentaires mais roboratifs, Sophie se montrant incapable d'ingérer autre chose qu'un peu d'eau.
— Je n'arrive pas à l'assimiler. Toi et Virginie...
— Et pourtant, il va le falloir. Et j'estime que tu mérites un châtiment. Tu n'imagines pas ce qu'il a été nécessaire de faire pour te sortir de ce guêpier.
— Je suis tellement navrée. Mais dorénavant, je serai une épouse à l'écoute de toutes tes envies.
— Et pourtant, il va le falloir. Et j'estime que tu mérites un châtiment. Tu n'imagines pas ce qu'il a été nécessaire de faire pour te sortir de ce guêpier.
— Je suis tellement navrée. Mais dorénavant, je serai une épouse à l'écoute de toutes tes envies.
Je vois poindre l'inquiétude dans le regard de Virginie. Ce qu'elle redoutait, une réconciliation la laissant de côté, pourrait advenir sous ses yeux. Elle serre très fort ma main, ce qui n'échappe pas à Sophie.
— Et je suis prête à admettre ta liaison avec Virginie. Elle t'a apporté du réconfort.
— Je crois que tu n'as pas bien saisi. Premièrement, tu détournes de l'argent, alors que nous ne sommes pas dans le besoin. Ensuite, au lieu de m‘en parler pour essayer d'arranger la situation, tu baises, certes sous contrainte, avec ton patron, et en plus, tu lui expliques n'avoir aucun sentiment pour moi, oui, ça aussi, je suis au courant. Et tu fais la pute auprès de clients pour les inciter à signer des contrats. Pour la confiance, on repassera.
— Même si c'est dur à entendre, tu as raison. J'avais remarqué les irrégularités dans les comptes, apparemment en toute impunité. Alors, j'ai pensé pouvoir aussi en profiter. Pour nos vieux jours et les enfants. Mais je me suis faite prendre, je n'ai pas compris comment.
— Je crois que tu n'as pas bien saisi. Premièrement, tu détournes de l'argent, alors que nous ne sommes pas dans le besoin. Ensuite, au lieu de m‘en parler pour essayer d'arranger la situation, tu baises, certes sous contrainte, avec ton patron, et en plus, tu lui expliques n'avoir aucun sentiment pour moi, oui, ça aussi, je suis au courant. Et tu fais la pute auprès de clients pour les inciter à signer des contrats. Pour la confiance, on repassera.
— Même si c'est dur à entendre, tu as raison. J'avais remarqué les irrégularités dans les comptes, apparemment en toute impunité. Alors, j'ai pensé pouvoir aussi en profiter. Pour nos vieux jours et les enfants. Mais je me suis faite prendre, je n'ai pas compris comment.
Virginie est agitée d'un soubresaut et allume nerveusement une cigarette. En effet, ainsi qu'elle me l'a révélé, c'est elle qui a découvert le stratagème de Sophie, sans toutefois l'identifier, et a signalé les anomalies.
— Pour le reste, oui, j'ai laissé Hubert me sauter, et je lui disais ce qu'il voulait entendre.
— L'addition est lourde. Très lourde. Tu vas devoir expier.
— J'en suis consciente.
— Tu vas donc emprunter le chemin de la rédemption. Dès maintenant.
— L'addition est lourde. Très lourde. Tu vas devoir expier.
— J'en suis consciente.
— Tu vas donc emprunter le chemin de la rédemption. Dès maintenant.
Je me lève sans préavis et m'approche des chauffeurs.
— Bonsoir messieurs, il semble évident que mes ravissantes compagnes ne vous laissent pas indifférents.
— Heu, franchement désolé, on ne voulait pas manquer de respect...
— Aucun problème. Ça vous dirait de passer un moment avec Sophie, c'est la petite bonde plantureuse ?
— C'est que... On n'a pas vraiment les moyens...
— Je vous rassure, ce n'est pas une prestation tarifée. Juste de la détente, la concrétisation d'un fantasme...
— Dans ce cas, on est complètement fanas. Il y a un coin tranquille derrière les bosquets...
— Heu, franchement désolé, on ne voulait pas manquer de respect...
— Aucun problème. Ça vous dirait de passer un moment avec Sophie, c'est la petite bonde plantureuse ?
— C'est que... On n'a pas vraiment les moyens...
— Je vous rassure, ce n'est pas une prestation tarifée. Juste de la détente, la concrétisation d'un fantasme...
— Dans ce cas, on est complètement fanas. Il y a un coin tranquille derrière les bosquets...
Sophie est mortifiée, tandis que nous atteignons le lieu désert.
— Sophie, tu vas déboutonner ton chemisier, je suis certain que ces messieurs vont adorer.
Sa détresse est manifeste, à tel point que je suis proche de renoncer à lui infliger cette épreuve. Mais pour espérer se racheter, elle va devoir surmonter des défis de nature à éprouver son abnégation.
— Sophie.
Mon ton est cette fois sans réplique, et elle s'exécute en tremblant, ouvrant lentement son vêtement sous lequel sa poitrine généreuse est difficilement contenue dans un joli soutien-gorge blanc.
— La vache ! Quelle paire !
Je me place derrière Sophie, la déleste de son chemisier débraillé et dégrafe la pièce de lingerie. Elle a le réflexe de placer ses mains devant son buste.
— Sophie, ne fais pas languir ces gentlemen. Bras le long du corps.
Blafarde, elle laisse choir le sous-vêtement, dévoilant ses lourdes mamelles laiteuses qui s'affaissent faute de maintien. Les deux gars sont comme hypnotisés par les bonnets F, mais n'osent aller au-delà.
— Je suis sûr que vous aimeriez toucher. Ne vous privez pas.
Comme s'ils attendaient ce signal, ils entourent Sophie, la pelotant avidement, l'un d'eux aspire un mamelon, générant un geignement plaintif. Ils profitent allègrement de cette opportunité inespérée, notamment le plus âgé, tripotant sans vergogne les imposants atouts, palpant les rondeurs au niveau de la taille de Sophie, parcourue de spasmes. Virginie susurre à mon oreille.
— Chéri je comprends qu'elle doive payer. Mais ça va peut-être un peu trop loin.
— Tu désapprouves ? Si tu me le demandes, j'arrête tout.
— Je devrais avoir honte, mais la voir humiliée de la sorte provoque une forme d'excitation malsaine...
— Tu désapprouves ? Si tu me le demandes, j'arrête tout.
— Je devrais avoir honte, mais la voir humiliée de la sorte provoque une forme d'excitation malsaine...
Cet aval implicite achève de me convaincre de persévérer dans cette voie perverse.
— Messieurs, après cet appétissant hors-d'œuvre, je suppose que vous en voulez plus. Sophie, agenouille-toi.
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Commentaires ()
Chaque protagoniste va commencer à découvrir ses limites...
Tout un programme :)
Que Sophie soit punie, cela semble normal. Ne l'est-elle pas déjà en perdant son mari au profit de sa meilleure amie ? Si j'ai bien lu, elle était plutôt humiliée avec son pervers de chef. Alors pourquoi encore plus ?
Trop simple, trop évident, il y a autre chose !
Revenons aux fondamentaux : Sophie refuse depuis des années d'assouvir les besoins de son mari, détourne de l'argent sans réelle nécessité, se fait prendre la main dans le sac, et certes sous contrainte, offre à son chef des pratiques interdites à son conjoint, qui est lui fidèle et n'a rien vu arriver (trop naïf ?).
La voie de la rédemption de Sophie ne peut donc qu'être âpre, et son humiliation ne constitue pas une fin en soi. Et s'il s'agissait d'éprouver sa capacité à la contrition, à l'amener prendre conscience de la gravité de ses fautes ? Et si Virginie, qui l'a involontairement dénoncée, jouait un rôle trouble dans cette affaire ? Et si Sophie se complaisait dans la soumission ?
Poser ces questions revient à ouvrir de nouvelles perspectives :)