Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Chroniques de l'Ether — Chapitre 21 · L'Echo du Passé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les Chroniques de l'Ether
Chapitre 21 · L'Echo du Passé
Chapitre 21 - L'Echo du Passé
Il la voyait, splendide dans sa robe rougeâtre. Elle mettait en valeur avec une sensualité enivrante sa poitrine voluptueuse, sans pour autant trop en montrer. L'équilibre était parfait. Le bustier était travaillé avec finesse, dessinant la taille et les hanches fermes de son épouse. La robe descendait en franges de dentelles scuteliennes le long de ses jambes fuselées. Au creux de son ventre, l'appel extatique de l'amour le berçait d'une douce mélodie. Sa chevelure brune était rehaussée, lui dénudant sa nuque délicate. Son regard doré est si hypnotisant que l'environnement autour des deux amants avait perdu toute son importance. Seul était essentiel le désir qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, dans cette ambiance, chaude et douillette, faite de draperies pourpres, saturée d'encens aphrodisiaques.
Sa femme s'avança vers lui, sans bruit, dans une démarche féline, dans une ondulation joueuse et séductrice. Leurs regards plongés l'un dans l'autre, ses doigts fins effleuraient les bretelles de dentelle de sa robe, sa langue humectant ses lèvres charnues et ô combien sensuelles. La tension était palpable, le désir, tangible et les respirations saccadées. Lorsque son visage fut à quelques pouces du sien, il sentait son parfum ensorcelant, bien qu'il relevât un soupçon non identifiable. Mais elle était là, ses yeux d'or ne lâchant pas les siens, les bouts de ses seins caressant subtilement sa poitrine, échauffant chaque parcelle de sa peau ainsi excitée.
Elle passa les bras autour de son cou, lui intimant d'enlacer sa taille, ce qu'il s'empressa de faire non sans une chaste timidité. Cela ne lui ressemblait pourtant pas, il lui semblait pourtant que c'était la meilleure chose à faire. Elle lui sourit affectueusement, le confortant dans son geste. Ses mains se nouèrent dans le creux de ses reins, juste au-dessus de ses fesses, la rapprochant vers lui. Celle-ci, satisfaite de sa douceur autant que sa prise en main, se lova dans ses bras, ondulant ses formes généreuses contre son corps musclé et nu.
L'érection qui gagnait le jeune homme était tenace et pointait droit vers sa femme. Cette dernière, enorgueillie par l'attention qu'il lui portait, s'en saisit fermement et lui prodigua un début de masturbation. Cela lui arracha les premiers soupirs et le besoin de descendre ses mains vers ses fesses. Alors que la main de sa femme coulissait le long de son sexe vigoureux, il fit relever peu à peu sa robe et accéda à sa rondeur nue qui renfermait le secret de son désir.
De sa main libre, son épouse l'attira d'une pression légère sur sa nuque vers sa poitrine très volumineuse, qu'elle dénuda, qui n'attendait que l'attention d'une langue affamée. Et il accéda à sa requête sans la moindre résistance, s'abandonnant totalement à sa femme. Il partit à l'assaut du téton offert par de légers coups de langue, qui se firent plus appuyés à mesure qu'il s'enhardissait. Il adora le sentir se dresser sous son souffle brûlant. Alors, il l'aspira en l'englobant complètement de ses lèvres, mordillant le mamelon sensible. Elle appréciait le traitement, d'autant plus que, de ses mains, il massait sa croupe ferme et jouait avec son intimité.
Elle lui rendit la pareille en accentuant le rythme de ses va-et-vient le long de sa verge. Les deux amants soupiraient d'aise et de désir. Leurs mouvements se firent plus frénétiques, bien que l'épouse semblait vouloir garder le contrôle de la situation. Y compris lorsque, dans une ondulation du bassin, deux doigts glissèrent dans son sexe trempé. Entre ses mouvements et ceux de son éphèbe, elle s'offrait un véritable plaisir chaud, qui lui dégoulinait le long de ses cuisses.
Toujours dans sa velléité de conserver un semblant de supériorité, elle le poussa au milieu des coussins au sol. Il l'observa, amusé et amoureux. Elle le fixa de ses yeux d'or, sévère et prédatrice, alors que glissa sa robe, lui octroyant sa nudité en pleine lumière. Serpentant vers lui, elle se mit à quatre pattes au-dessus de son corps, toujours son regard planté dans le sien, les pointes de ses seins, effleurant son poitrail. D'un nouveau habile du bassin, sans sommation, elle s'écrasa sur Kryphakalos, enfonçant son membre vigoureux dans sa fente ouverte et apprêtée. Les deux amants gémirent de concert, sous l'effet de la manœuvre. Elle posa ses mains griffues sur son torse musclé et entama des allers et venues. Le rythme était d'abord très lent, voulant pleinement profiter de cet instant si rare. Sa poitrine se balançait en cadence sous les yeux hypnotisés de son amant.
Puis, elle entama une chevauchée plus vive, maîtrisant toujours la profondeur et sa jouissance. Sa femme prenait un plaisir divin et manifeste, compte tenu de ses gémissements clairs. De son côté, cela était plus graduel et il sentait qu'il pourrait tenir la distance, sans le moindre doute. Cependant, quelque chose lui faisait comprendre qu'elle devait garder l'ascendant sur lui et cela lui allait aussi très bien. D'autant plus que, lorsqu'elle mit encore plus de rythme, son plaisir monta très vite. Ses fesses claquaient sur ses cuisses, pendant que sa verge coulissait sur toute sa longueur dans le sexe détrempé de sa femme. Et le spectacle de sa poitrine qui gigotait dans tous les sens était des plus satisfaisants. Il tenta une approche et s'en saisit à pleines mains.
D'abord surprise par une telle initiative, elle le rassura en plaquant ses mains par-dessus les siennes. Elle se redressa alors, massant ensemble sa poitrine lourde et quelque peu tombante. Ses coups de bassin se firent à une allure incroyable et elle hurlait du plaisir qui annihilait toute retenue. Elle jouit ainsi, à grands cris gratifiants pour son époux, avant de s'effondrer sur son buste, épuisée.
Il était toujours vigoureux et fiché en elle, mais son plaisir l'avait éreinté. Aussi, il se contenta de l'enlacer avec chaleur, comme pour la prévenir d'un frisson. Sa peau était humide de sueur au contact de ses doigts, bien qu'elle n'était pas aussi lisse. Il humait le creux de son cou, sentant sa respiration ralentir peu à peu, notant les effluves intimes qui émanaient d'elle, ainsi qu'une odeur plus lourde. Il cajolait ainsi langoureusement son amour, lorsqu'il sentit les contractions de ses parois internes lui masser le sexe. Cela était si bon et intense que cela eut raison de lui, à sa plus grande surprise, et il se répandit en elle dans un soupir de bien-être heureux.
Sa femme s'avança vers lui, sans bruit, dans une démarche féline, dans une ondulation joueuse et séductrice. Leurs regards plongés l'un dans l'autre, ses doigts fins effleuraient les bretelles de dentelle de sa robe, sa langue humectant ses lèvres charnues et ô combien sensuelles. La tension était palpable, le désir, tangible et les respirations saccadées. Lorsque son visage fut à quelques pouces du sien, il sentait son parfum ensorcelant, bien qu'il relevât un soupçon non identifiable. Mais elle était là, ses yeux d'or ne lâchant pas les siens, les bouts de ses seins caressant subtilement sa poitrine, échauffant chaque parcelle de sa peau ainsi excitée.
Elle passa les bras autour de son cou, lui intimant d'enlacer sa taille, ce qu'il s'empressa de faire non sans une chaste timidité. Cela ne lui ressemblait pourtant pas, il lui semblait pourtant que c'était la meilleure chose à faire. Elle lui sourit affectueusement, le confortant dans son geste. Ses mains se nouèrent dans le creux de ses reins, juste au-dessus de ses fesses, la rapprochant vers lui. Celle-ci, satisfaite de sa douceur autant que sa prise en main, se lova dans ses bras, ondulant ses formes généreuses contre son corps musclé et nu.
L'érection qui gagnait le jeune homme était tenace et pointait droit vers sa femme. Cette dernière, enorgueillie par l'attention qu'il lui portait, s'en saisit fermement et lui prodigua un début de masturbation. Cela lui arracha les premiers soupirs et le besoin de descendre ses mains vers ses fesses. Alors que la main de sa femme coulissait le long de son sexe vigoureux, il fit relever peu à peu sa robe et accéda à sa rondeur nue qui renfermait le secret de son désir.
De sa main libre, son épouse l'attira d'une pression légère sur sa nuque vers sa poitrine très volumineuse, qu'elle dénuda, qui n'attendait que l'attention d'une langue affamée. Et il accéda à sa requête sans la moindre résistance, s'abandonnant totalement à sa femme. Il partit à l'assaut du téton offert par de légers coups de langue, qui se firent plus appuyés à mesure qu'il s'enhardissait. Il adora le sentir se dresser sous son souffle brûlant. Alors, il l'aspira en l'englobant complètement de ses lèvres, mordillant le mamelon sensible. Elle appréciait le traitement, d'autant plus que, de ses mains, il massait sa croupe ferme et jouait avec son intimité.
Elle lui rendit la pareille en accentuant le rythme de ses va-et-vient le long de sa verge. Les deux amants soupiraient d'aise et de désir. Leurs mouvements se firent plus frénétiques, bien que l'épouse semblait vouloir garder le contrôle de la situation. Y compris lorsque, dans une ondulation du bassin, deux doigts glissèrent dans son sexe trempé. Entre ses mouvements et ceux de son éphèbe, elle s'offrait un véritable plaisir chaud, qui lui dégoulinait le long de ses cuisses.
Toujours dans sa velléité de conserver un semblant de supériorité, elle le poussa au milieu des coussins au sol. Il l'observa, amusé et amoureux. Elle le fixa de ses yeux d'or, sévère et prédatrice, alors que glissa sa robe, lui octroyant sa nudité en pleine lumière. Serpentant vers lui, elle se mit à quatre pattes au-dessus de son corps, toujours son regard planté dans le sien, les pointes de ses seins, effleurant son poitrail. D'un nouveau habile du bassin, sans sommation, elle s'écrasa sur Kryphakalos, enfonçant son membre vigoureux dans sa fente ouverte et apprêtée. Les deux amants gémirent de concert, sous l'effet de la manœuvre. Elle posa ses mains griffues sur son torse musclé et entama des allers et venues. Le rythme était d'abord très lent, voulant pleinement profiter de cet instant si rare. Sa poitrine se balançait en cadence sous les yeux hypnotisés de son amant.
Puis, elle entama une chevauchée plus vive, maîtrisant toujours la profondeur et sa jouissance. Sa femme prenait un plaisir divin et manifeste, compte tenu de ses gémissements clairs. De son côté, cela était plus graduel et il sentait qu'il pourrait tenir la distance, sans le moindre doute. Cependant, quelque chose lui faisait comprendre qu'elle devait garder l'ascendant sur lui et cela lui allait aussi très bien. D'autant plus que, lorsqu'elle mit encore plus de rythme, son plaisir monta très vite. Ses fesses claquaient sur ses cuisses, pendant que sa verge coulissait sur toute sa longueur dans le sexe détrempé de sa femme. Et le spectacle de sa poitrine qui gigotait dans tous les sens était des plus satisfaisants. Il tenta une approche et s'en saisit à pleines mains.
D'abord surprise par une telle initiative, elle le rassura en plaquant ses mains par-dessus les siennes. Elle se redressa alors, massant ensemble sa poitrine lourde et quelque peu tombante. Ses coups de bassin se firent à une allure incroyable et elle hurlait du plaisir qui annihilait toute retenue. Elle jouit ainsi, à grands cris gratifiants pour son époux, avant de s'effondrer sur son buste, épuisée.
Il était toujours vigoureux et fiché en elle, mais son plaisir l'avait éreinté. Aussi, il se contenta de l'enlacer avec chaleur, comme pour la prévenir d'un frisson. Sa peau était humide de sueur au contact de ses doigts, bien qu'elle n'était pas aussi lisse. Il humait le creux de son cou, sentant sa respiration ralentir peu à peu, notant les effluves intimes qui émanaient d'elle, ainsi qu'une odeur plus lourde. Il cajolait ainsi langoureusement son amour, lorsqu'il sentit les contractions de ses parois internes lui masser le sexe. Cela était si bon et intense que cela eut raison de lui, à sa plus grande surprise, et il se répandit en elle dans un soupir de bien-être heureux.
— Tu devais vraiment l'aimer, lui chuchota-t-elle dans l'oreille.
Le choc plomba son coeur alors qu'il se rendit compte qu'il ne reconnaissait pas sa voix.
— Q-qu'est-ce que…
— Chuuuut.
Le choc plomba son coeur alors qu'il se rendit compte qu'il ne reconnaissait pas sa voix.
— Q-qu'est-ce que…
— Chuuuut.
Elle saisit son regard du sien et il remarqua alors ce qui le perturbait : ses pupilles noyées dans un océan d'or. Il tenta de se dégager d'elle mais elle le maintenait fermement au sol. Celui-ci se fit beaucoup moins confortable d'un coup.
D'ailleurs, l'environnement autour d'eux changeait. Les draperies pourpres s'effaçaient pour laisser place à un décor sombre et caverneux qu'il reconnaissait entre mille : l'immense crypte souterraine sous l'île du Crâne. La sombre créature se détacha de lui, se révélant à la lumière d'un brasier sans combustible. Il put alors la détailler sans artifice, tandis qu'il sortait enfin de l'hallucination onirique dans laquelle elle l'avait plongé. Si elle avait été magnifique par le passé, les écailles qui couvraient son dos étaient rouge sombre, tandis que celles d'or ocré envahissaient sa poitrine lourde et plutôt tombante. Son buste se poursuivait, en remplacement de ses jambes, vers une puissante et épaisse queue crocodilienne sur les mêmes tonalités que le reste de son corps, masquant son intimité dans des renflements d'écailles. Ses membres supérieurs avaient été sectionnés et remplacés par des appendices métalloïdes. Son visage au faciès reptilien montrait une bouche sensuelle aux lèvres charnues, surmontée d'un nez quasiment inexistant, et d'un regard d'or perçant la chair. Il était encadré d'une chevelure horrible composée de serpents métalliques et siffleurs.
D'ailleurs, l'environnement autour d'eux changeait. Les draperies pourpres s'effaçaient pour laisser place à un décor sombre et caverneux qu'il reconnaissait entre mille : l'immense crypte souterraine sous l'île du Crâne. La sombre créature se détacha de lui, se révélant à la lumière d'un brasier sans combustible. Il put alors la détailler sans artifice, tandis qu'il sortait enfin de l'hallucination onirique dans laquelle elle l'avait plongé. Si elle avait été magnifique par le passé, les écailles qui couvraient son dos étaient rouge sombre, tandis que celles d'or ocré envahissaient sa poitrine lourde et plutôt tombante. Son buste se poursuivait, en remplacement de ses jambes, vers une puissante et épaisse queue crocodilienne sur les mêmes tonalités que le reste de son corps, masquant son intimité dans des renflements d'écailles. Ses membres supérieurs avaient été sectionnés et remplacés par des appendices métalloïdes. Son visage au faciès reptilien montrait une bouche sensuelle aux lèvres charnues, surmontée d'un nez quasiment inexistant, et d'un regard d'or perçant la chair. Il était encadré d'une chevelure horrible composée de serpents métalliques et siffleurs.
— Que m'as-tu fait, monstre ?!
— C'est moi le monstre ? Regarde-toi, mon chéri. Tu es comme moi…
Sa voix était sifflante, doucereuse avec une résonance métallique.
— Nous n'avons rien à voir ! Et-et, tu l'as massacrée !! Qu'as-tu fait avec mon esprit ??
— Tu as tué autant que moi, alors ne me juge pas ! siffla-t-elle. Je l'ai tuée parce que c'est une menteuse et que je n'aime pas les femelles. Surtout quand je convoite le mâle avant de le dévorer. C'est ce que j'ai fait : tu as été parfait avec moi. Tu as vraiment cru que tu lui faisait l'amour, hein ?
— Oui j'y ai cru, parce que je l'aime et ne désire qu'elle ! Et t-t-tu as perverti mon amour pour elle. Au fond de mon cœur, je faisais l'amour avec elle, pour renforcer notre union sacralisée devant les étoiles. TU M'AS TOUT PRIS ! TOUT !
— Mais c'est une menteuse… J'ai lu en elle aussi clairement que je lis en toi.
— Une menteuse ??
La Gorgone ricana et s'avança un peu vers lui, toujours étendu au sol :
— Oh oui ! Savais-tu qu'elle était la sœur de ta mère ? Qu'elle n'avait jamais eu l'intention de me retrouver ? Elle t'aimait certes, mais sa mission prévalait sur tout le reste !
- …
— Alors enquiers-toi de ce que tu ne sais pas !
— Mais pourquoi l'avoir massacrée ?? JE L'AIMAIS !! hurla-t-il, enragé et en pleurs.
— Oui, mais la vie n'est pas juste. Regarde-moi.
Sa voix était monocorde, tenue et résignée. Elle s'avança encore vers lui, creusant des sillons dans le sable. Elle semblait affligée, alors qu'il vit sa semence goutter quelque peu de son intimité.
— Je ne regrette aucune des morts que j'ai causées, au contraire je les assume. Je hais les femmes pour tout ce qu'elles représentent : la trahison entre autre. Mais toi, que cherches-tu ici ?
— A priori une Gorgone, bien que je ne sache pas la reconnaître.
— Eh bien, Scylla est le nom que je porte, bien que tu ne saches pas que c'est le mien. Je t'attends depuis plus de mille ans.
— Q-quoi ?
— J'ai rencontré, étant jeune, dans une vision, une dryade qui m'a parlé de toi.
— C'est moi le monstre ? Regarde-toi, mon chéri. Tu es comme moi…
Sa voix était sifflante, doucereuse avec une résonance métallique.
— Nous n'avons rien à voir ! Et-et, tu l'as massacrée !! Qu'as-tu fait avec mon esprit ??
— Tu as tué autant que moi, alors ne me juge pas ! siffla-t-elle. Je l'ai tuée parce que c'est une menteuse et que je n'aime pas les femelles. Surtout quand je convoite le mâle avant de le dévorer. C'est ce que j'ai fait : tu as été parfait avec moi. Tu as vraiment cru que tu lui faisait l'amour, hein ?
— Oui j'y ai cru, parce que je l'aime et ne désire qu'elle ! Et t-t-tu as perverti mon amour pour elle. Au fond de mon cœur, je faisais l'amour avec elle, pour renforcer notre union sacralisée devant les étoiles. TU M'AS TOUT PRIS ! TOUT !
— Mais c'est une menteuse… J'ai lu en elle aussi clairement que je lis en toi.
— Une menteuse ??
La Gorgone ricana et s'avança un peu vers lui, toujours étendu au sol :
— Oh oui ! Savais-tu qu'elle était la sœur de ta mère ? Qu'elle n'avait jamais eu l'intention de me retrouver ? Elle t'aimait certes, mais sa mission prévalait sur tout le reste !
- …
— Alors enquiers-toi de ce que tu ne sais pas !
— Mais pourquoi l'avoir massacrée ?? JE L'AIMAIS !! hurla-t-il, enragé et en pleurs.
— Oui, mais la vie n'est pas juste. Regarde-moi.
Sa voix était monocorde, tenue et résignée. Elle s'avança encore vers lui, creusant des sillons dans le sable. Elle semblait affligée, alors qu'il vit sa semence goutter quelque peu de son intimité.
— Je ne regrette aucune des morts que j'ai causées, au contraire je les assume. Je hais les femmes pour tout ce qu'elles représentent : la trahison entre autre. Mais toi, que cherches-tu ici ?
— A priori une Gorgone, bien que je ne sache pas la reconnaître.
— Eh bien, Scylla est le nom que je porte, bien que tu ne saches pas que c'est le mien. Je t'attends depuis plus de mille ans.
— Q-quoi ?
— J'ai rencontré, étant jeune, dans une vision, une dryade qui m'a parlé de toi.
Kryphakalos était abasourdi par cette information. Comment Mantarkh pouvait-elle l'avoir envoyé vers elle, qui était une tueuse sans pitié ? La colère et l'écœurement ravageaient son esprit. Elle l'avait manipulé pour qu'ils s'accouplassent ensemble. Il avait adoré cela, car il croyait que c'était son amour ! Enfin, n'avait-il eu aucun doute ? N'avait-il pas remarqué certains détails ? Ne les avait-il pas acceptés ? Non, il était persuadé que c'était Tectheria !
Es-tu sûr ?
Es-tu sûr ?
Il était perdu dans ses pensées retorses, bouleversé par ce qu'il ne comprenait plus. Il haïssait la créature qui se trouvait devant lui, mais elle lui révélait des secrets incongrus ! Etait-elle sa tante ? Le savait-elle ? Si oui, pourquoi l'avoir caché ? Pourquoi !? La rage l'aveuglait. La haine voudrait qu'il assaillit cette garce mais la honte de s'être fait duper lui lavait toute combativité. Et puis, elle savait tout ce qu'il avait besoin de savoir… Mais quoi qu'il lui en coûtât, jamais il ne pourrait oublier l'amour passionné qu'il éprouvait pour sa femme.
La rancœur tenace et la haine vive, il se redressa, non sans crainte, et affronta le regard terrible de Scylla. Cette dernière s'installa face à lui. Quelque chose avait changé depuis qu'ils avaient commencé à débattre. Son visage paraissait plus doux. Néanmoins, ses yeux d'or captèrent les siens, et il ne put l'inspecter davantage alors qu'il fut pris dans une hypnose nauséeuse.
La rancœur tenace et la haine vive, il se redressa, non sans crainte, et affronta le regard terrible de Scylla. Cette dernière s'installa face à lui. Quelque chose avait changé depuis qu'ils avaient commencé à débattre. Son visage paraissait plus doux. Néanmoins, ses yeux d'or captèrent les siens, et il ne put l'inspecter davantage alors qu'il fut pris dans une hypnose nauséeuse.
Il ne reconnaissait pas l'endroit, ni même d'où il voyait les images dont il était témoin. Le goût du sang saturait sa bouche. Il savait qu'il n'avait jamais bu la moindre goutte, aussi il comprit que tout ce qu'il voyait n'était pas de son fait. Les sensations étaient étranges. La prise de repère était compliquée. Une voix douce se fit entendre dans un coin de sa tête :
— Détends-toi, tu vas découvrir ce que je suis, à travers mes souvenirs intacts.
Il prit une profonde inspiration et découvrit les lieux : c'était comme un lit sombre et humide. Les odeurs qui l'entouraient étaient diverses : entre les relents putrides d'égouts et les effluves suaves de parfums capiteux. Des squelettes encore tachés par les organes jonchaient le sol. Il regardait ses mains, maculées du sang de ses victimes, sans qu'il ne les reconnût. Il était bien elle.
La vision changea dans une succession de secousses et d'éclairs aveuglants.
Elle se déplaçait dans les tunnels sombres de la ville, suivant l'odeur de chair fraîche. Elle sentit une fragrance plus puissante, plus mâture, plus virile. Une certaine excitation s'empara de son corps, la chasse allait être prometteuse. Elle procéda comme d'habitude, mais la proie résistait à ses assauts psychiques. Elle ne la voyait pas encore mais la faim qui la tenaillait accentuait l'impatience qu'elle éprouvait.
Soudain, au détour d'un virage dans les tunnels, elle le trouva, se dressant hautainement au milieu de son passage. L'aura rouge et noire qui s'émanait de lui la troubla. Il semblait être plus sombre que l'obscurité environnante. Elle voulut fixer son regard pour prendre l'ascendant sur lui, mais elle ne le trouva jamais. Il finit par s'adresser à elle dans une voix mélodieuse :
— Enfin, je te trouve. Tu es terriblement magnifique !
Le ton était enjôleur, elle le savait. Mais cela faisait si longtemps qu'aucun propos aussi gentil ne lui avait été adressé qu'elle les accepta naïvement. Et il poursuivit :
— Ta réputation te précède, ma chère Scylla ! Voilà 800 ans que tu as investi ces lieux, faisant d'eux ta hante
— Que veux-tu ?
— Moi ? Juste bavarder. A moins que tu n'aies autre chose à faire. Je te préviens de suite, tu ne me dévoreras pas!
— Quel affront de me sous-estimer !
— Oh non, loin de moi cette idée ! En revanche, je te déconseille cette erreur, qui pourrait t'en coûter !
— Tu viens chez moi, sur mon terrain de chasse, et tu oses me menacer ? Quel homme est assez fou pour s'octroyer cette insolence.
Disant cela, elle s'avança, se dressant autant que la voûte lui permettait, et s'apprêta à l'attaquer. L'individu face à elle ne bougea pas d'un pouce et ricana dédaigneusement :
— Il n'y a nul homme comme moi !
Il y eut un éclair de lumière noire, qui projeta la Gorgone contre la paroi et l'assomma sur le coup.
Soudain, au détour d'un virage dans les tunnels, elle le trouva, se dressant hautainement au milieu de son passage. L'aura rouge et noire qui s'émanait de lui la troubla. Il semblait être plus sombre que l'obscurité environnante. Elle voulut fixer son regard pour prendre l'ascendant sur lui, mais elle ne le trouva jamais. Il finit par s'adresser à elle dans une voix mélodieuse :
— Enfin, je te trouve. Tu es terriblement magnifique !
Le ton était enjôleur, elle le savait. Mais cela faisait si longtemps qu'aucun propos aussi gentil ne lui avait été adressé qu'elle les accepta naïvement. Et il poursuivit :
— Ta réputation te précède, ma chère Scylla ! Voilà 800 ans que tu as investi ces lieux, faisant d'eux ta hante
lieu où l'on se nourrit
.— Que veux-tu ?
— Moi ? Juste bavarder. A moins que tu n'aies autre chose à faire. Je te préviens de suite, tu ne me dévoreras pas!
— Quel affront de me sous-estimer !
— Oh non, loin de moi cette idée ! En revanche, je te déconseille cette erreur, qui pourrait t'en coûter !
— Tu viens chez moi, sur mon terrain de chasse, et tu oses me menacer ? Quel homme est assez fou pour s'octroyer cette insolence.
Disant cela, elle s'avança, se dressant autant que la voûte lui permettait, et s'apprêta à l'attaquer. L'individu face à elle ne bougea pas d'un pouce et ricana dédaigneusement :
— Il n'y a nul homme comme moi !
Il y eut un éclair de lumière noire, qui projeta la Gorgone contre la paroi et l'assomma sur le coup.
Il sentit la vision changer, elle paraissait fouiller dans ses souvenirs. Il s'interrogeait sur l'identité de l'assaillant. Il semblait si puissant et sûr de lui. Puis il fut happé.
L'individu était de nouveau devant elle. Il était plus affable et une certaine excitation liait les deux protagonistes. Kryphakalos, spectateur, ne comprenait pas vraiment, mais Scylla semblait séduite et heureuse, elle avait même renoncé à le manipuler mentalement. Ils parlaient tous deux avec animation de la Confrérie de Gaïa. L'individu était un des sept puissants sages, selon ses dires. Ils avaient pour vocation d'instruire le monde et le guider à travers les périples du temps et les complexités générés par l'éther. Cependant, l'homme était éloquent et acerbe vis-à-vis de ses confrères. Il leur reprochait entre autres de pervertir la liberté qu'ils prônaient. En effet, il estimait que le fait d'envoyer des pseudo-émissaires à travers le continent pour prêcher une bonne parole était une ineptie sans nom ! Son discours était véhément, considérant également que leur recherche du pouvoir pour le pouvoir était une honte pour l'humanité. Il était convaincu que les homomorphes n'avaient pas à se rassembler en société, que la société provoquait son propre déclin en enfermant ses individus dans des axiomes anti-libertaires.
Elle buvait ses paroles, acquiesçant niaisement ses idées péremptoires. Il ne souffrait aucune confrontation auprès de Scylla, et son aura prenait peu à peu de l'ampleur. Puis il la faisait parler d'elle, de son passé, de sa famille, de ses raisons qui l'ont poussée à errer dans l'obscurité et de ses compétences extraordinaires. Kryphakalos fut presque choqué de l'entendre se dévoiler à cœur ouvert auprès de ce sombre inconnu, qui lui plaisait tant.
Pourtant elle avait toujours faim. Elle luttait contre son mal, à ses côtés, alors que lui se délectait du pouvoir qu'il exerçait sur elle. Elle le voyait, elle le savait mais elle était conquise et lui dévoila ses plus sombres secrets, y compris la vision lointaine. Elle espérait, de sa part, en retour une fidélité qui s'avérerait vaine.
Elle buvait ses paroles, acquiesçant niaisement ses idées péremptoires. Il ne souffrait aucune confrontation auprès de Scylla, et son aura prenait peu à peu de l'ampleur. Puis il la faisait parler d'elle, de son passé, de sa famille, de ses raisons qui l'ont poussée à errer dans l'obscurité et de ses compétences extraordinaires. Kryphakalos fut presque choqué de l'entendre se dévoiler à cœur ouvert auprès de ce sombre inconnu, qui lui plaisait tant.
Pourtant elle avait toujours faim. Elle luttait contre son mal, à ses côtés, alors que lui se délectait du pouvoir qu'il exerçait sur elle. Elle le voyait, elle le savait mais elle était conquise et lui dévoila ses plus sombres secrets, y compris la vision lointaine. Elle espérait, de sa part, en retour une fidélité qui s'avérerait vaine.
Un nouveau saut dans le temps le propulsa quelques cycles plus tard.
Il enrageait. Il hurlait sur elle. Scylla crachait et pleurait alors qu'il l'agressait verbalement, la couvrant d'injures obscènes et incohérentes. Elle-même était perdue. Une fois, il dénonçait l'incongruité des dogmes de Gaïa ; maintenant, il soutenait qu'elle était la honte de l'humanité, un danger écoeurant de la société, selon leurs propres termes. Elle lui avait tout offert, ses connaissances, l'accession à son pouvoir et il la répudia avec une telle haine que cela la mit dans tous ses états.
Alors elle l'attaqua. Elle se rua sur lui, ses griffes sorties, les serpents sifflant pernicieusement. L'homme entouré de son halo noir et rouge fut d'abord décontenancé mais se reprit vite et projeta une onde d'énergie contre sa poitrine. La Gorgone fut propulsée par terre, mais sa longue et puissante queue balaya le sol et faucha les jambes de son adversaire. Elle déploya sa force en lançant ses ondes psychiques dans toute la pièce. Cependant, les réflexes de l'homme étaient impressionnants. La niche de Scylla était illuminée par les éclairs rouges et violets qui s'affrontaient avec fracas.
Néanmoins, avant qu'elle ne put se ruer à nouveau sur lui, un courant givré emplit l'air et une prise glaciale lui bloqua les bras dans le dos, dans une étreinte ferme et douloureuse. Et, au même instant, elle sentit une large pointe gelée lui perforer la queue à la chute du bassin. Elle hurla, sous le supplice provoqué par la seconde personne dans son dos.
— Salut soeurette !
Scylla rugit, surprise et outrée, enragée d'avoir été si lâchement manipulée.
— Tiens bien cette pute, ordonna l'autre avec un air malsain dans le regard.
- ]Tout de suite, Joli Coeur !
La prise se raffermit alors que l'homme sortit deux longues lames de sa redingote noire.
— Au fait, tu ne m'as jamais demandé mon nom. Appelle-moi Dynamagos.
Et ses lames dansèrent autour d'elle. Elle hurla, hurla tout ce qu'elle put avant de s'évanouir.
Alors elle l'attaqua. Elle se rua sur lui, ses griffes sorties, les serpents sifflant pernicieusement. L'homme entouré de son halo noir et rouge fut d'abord décontenancé mais se reprit vite et projeta une onde d'énergie contre sa poitrine. La Gorgone fut propulsée par terre, mais sa longue et puissante queue balaya le sol et faucha les jambes de son adversaire. Elle déploya sa force en lançant ses ondes psychiques dans toute la pièce. Cependant, les réflexes de l'homme étaient impressionnants. La niche de Scylla était illuminée par les éclairs rouges et violets qui s'affrontaient avec fracas.
Néanmoins, avant qu'elle ne put se ruer à nouveau sur lui, un courant givré emplit l'air et une prise glaciale lui bloqua les bras dans le dos, dans une étreinte ferme et douloureuse. Et, au même instant, elle sentit une large pointe gelée lui perforer la queue à la chute du bassin. Elle hurla, sous le supplice provoqué par la seconde personne dans son dos.
— Salut soeurette !
Scylla rugit, surprise et outrée, enragée d'avoir été si lâchement manipulée.
— Tiens bien cette pute, ordonna l'autre avec un air malsain dans le regard.
- ]Tout de suite, Joli Coeur !
La prise se raffermit alors que l'homme sortit deux longues lames de sa redingote noire.
— Au fait, tu ne m'as jamais demandé mon nom. Appelle-moi Dynamagos.
Et ses lames dansèrent autour d'elle. Elle hurla, hurla tout ce qu'elle put avant de s'évanouir.
Kryphakalos se retint de vomir alors qu'une nouvelle vision l'assaillait déjà.
Elle était allongée, attachée à une table. Charya, dans sa présence pestilentielle, était à genoux dessous pendant que Dynamagos l'opérait. Les serpents se tortillaient faiblement au sol dans des sifflements à peine audibles. Ils baignaient dans le sang qui s'écoulait des plaies béantes de ses bras sectionnés. Il avait disposé sur une table attenante les instruments de sa torture. Inventif comme il était, il avait conçu de sombres machinations issues de son esprit tordu et pervers, mais il devait les éprouver par l'expérience. Il ajusta alors la prothèse métallique au premier bras et commença le processus d'allogreffe biomécanique, dans un chuchotement guttural et agressif. Satisfait, il s'enquit du deuxième bras et répéta la procédure.
Pendant tout ce temps, la traînée à ses pieds avait sorti sa queue et le suçait avidement, bavant outrageusement sur la poitrine opulente. Lorsqu'il se déplaça pour s'atteler à la chevelure de la Gorgone, Charya râla un tant soit peu avant de reprendre son labeur oral. L'ingénieur semblait insensible au traitement qu'elle lui prodiguait, bien qu'il la gratifiait de temps en temps d'une petite baffe cajoleuse. Il remplaça chaque serpent par une prothèse imitatrice et assura la greffe selon le même mode opératoire. Il semblait fier de son travail, brillant d'un halo rouge sombre et peu rassurant. Les appendices métalliques semblaient réagir selon leur volonté propre, diffusant une très faible lueur rubis.
Alors qu'il s'apprêtait à découper l'un de ses deux gros seins, Charya le fit jouir dans sa bouche, avalant sans peine l'offrande. Il la remercia négligemment et saisit le téton. Il tira dessus jusqu'à ce que le nichon fût étiré à son paroxysme. La vue était d'une obscénité malsaine, excitant la sœur qui se relevait. Mais avant qu'il ne put aller plus loin, la suppliciée bougea faiblement puis se débattit en gémissant de colère.
Pendant tout ce temps, la traînée à ses pieds avait sorti sa queue et le suçait avidement, bavant outrageusement sur la poitrine opulente. Lorsqu'il se déplaça pour s'atteler à la chevelure de la Gorgone, Charya râla un tant soit peu avant de reprendre son labeur oral. L'ingénieur semblait insensible au traitement qu'elle lui prodiguait, bien qu'il la gratifiait de temps en temps d'une petite baffe cajoleuse. Il remplaça chaque serpent par une prothèse imitatrice et assura la greffe selon le même mode opératoire. Il semblait fier de son travail, brillant d'un halo rouge sombre et peu rassurant. Les appendices métalliques semblaient réagir selon leur volonté propre, diffusant une très faible lueur rubis.
Alors qu'il s'apprêtait à découper l'un de ses deux gros seins, Charya le fit jouir dans sa bouche, avalant sans peine l'offrande. Il la remercia négligemment et saisit le téton. Il tira dessus jusqu'à ce que le nichon fût étiré à son paroxysme. La vue était d'une obscénité malsaine, excitant la sœur qui se relevait. Mais avant qu'il ne put aller plus loin, la suppliciée bougea faiblement puis se débattit en gémissant de colère.
- On n'en fera rien de plus !
Et il frappa violemment du poing son front. Sa tête claquant contre la table d'acier, un peu de sang s'écoula de son oreille, assommée.
Lorsque Scylla s'éveilla, une douleur sourde irradiant sa nuque, elle ne reconnut pas le lieu. Kryphakalos, si. Elle était enfermée dans la prison sous l'île du Crâne. Une ignoble chaîne en diamant enserrait douloureusement ses seins lourds, les poignets et les épaules, son cou et son bassin, et allait se fixer au sol et au mur. Elle pleura de rage à la découverte des sévices qu'on lui avait infligés, maudissant sa sœur et son amant qui l'avait trahie. Elle les haïssait à jamais. Cette idée obsessionnelle ne la quitta plus, alors que la faim la dévorait intérieurement. En fait, elle ne savait pas ce qui la torturait le plus : la faim ou la haine. En fin de compte, l'une nourrissait l'autre, l'une entretenait l'autre.
Lorsque Scylla s'éveilla, une douleur sourde irradiant sa nuque, elle ne reconnut pas le lieu. Kryphakalos, si. Elle était enfermée dans la prison sous l'île du Crâne. Une ignoble chaîne en diamant enserrait douloureusement ses seins lourds, les poignets et les épaules, son cou et son bassin, et allait se fixer au sol et au mur. Elle pleura de rage à la découverte des sévices qu'on lui avait infligés, maudissant sa sœur et son amant qui l'avait trahie. Elle les haïssait à jamais. Cette idée obsessionnelle ne la quitta plus, alors que la faim la dévorait intérieurement. En fait, elle ne savait pas ce qui la torturait le plus : la faim ou la haine. En fin de compte, l'une nourrissait l'autre, l'une entretenait l'autre.
— A mesure que les années passaient, je sentais mon corps se flétrir et s'engourdir, reprit-elle, le visage beau et féminin, et je finis par me pétrifier, perdant quasiment toute conscience.
— C'est horrible ce qu'il t'est arrivé…
— N'est-ce pas… Toujours est-il qu'il y a vingt ans, il s'est passé un événement stellaire qui a bouleversé les fluctuations de l'éther autour de nous et j'ai pu me libérer de la pierre.
— Qu'as-tu fait tout ce temps ??
— J'ai passé énormément de temps à me battre avec ça, déclara-t-elle en lui montrant la chaîne de diamant, puis il y a le labyrinthe… et ma faim…
— Tu n'as pas voulu sortir ?
— Non, je connaissais ma faiblesse et je la connais toujours, sois-en certain. Alors je me suis refusée à affronter le monde dans mon état.
— Regarde-toi, Scylla, lui conseilla Kryphakalos, avec douceur.
— Quoi ?
— Ton corps…
— C'est horrible ce qu'il t'est arrivé…
— N'est-ce pas… Toujours est-il qu'il y a vingt ans, il s'est passé un événement stellaire qui a bouleversé les fluctuations de l'éther autour de nous et j'ai pu me libérer de la pierre.
— Qu'as-tu fait tout ce temps ??
— J'ai passé énormément de temps à me battre avec ça, déclara-t-elle en lui montrant la chaîne de diamant, puis il y a le labyrinthe… et ma faim…
— Tu n'as pas voulu sortir ?
— Non, je connaissais ma faiblesse et je la connais toujours, sois-en certain. Alors je me suis refusée à affronter le monde dans mon état.
— Regarde-toi, Scylla, lui conseilla Kryphakalos, avec douceur.
— Quoi ?
— Ton corps…
La dénommée s'examina, les yeux ronds et ébahis par sa découverte. Bien que les prothèses biomécaniques étaient toujours en place, les écailles qui couvraient son corps étaient toutes tombées au sol, révélant sa xanthodermie, une opulente poitrine tombante aux larges aréoles brunes et son intimité qu'elle dissimula dans l'ombre de ses jambes. Elle en saisit quelques-unes qu'elle contempla. Puis, faisant sursauter le jeune homme, elle les lança violemment contre les parois de la crypte en hurlant. Elle s'effondra à genoux, nue, et pleura.
Kryphakalos ne cesserait jamais de la haïr pour ce qu'elle avait fait, mais son état le peina quelque peu. Il comprit qu'elle n'avait jamais cessé de souffrir. Cependant, cela ne justifierait jamais l'acte odieux qu'elle avait commis à l'encontre de son épouse.
Kryphakalos ne cesserait jamais de la haïr pour ce qu'elle avait fait, mais son état le peina quelque peu. Il comprit qu'elle n'avait jamais cessé de souffrir. Cependant, cela ne justifierait jamais l'acte odieux qu'elle avait commis à l'encontre de son épouse.
— Tu es un Dragon, fils d'une fée et d'un herpanthrope, fruit de l'union interdite d'amour entre deux peuples qui n'auraient jamais dû concevoir ensemble. Tu es la réponse que la Confrérie cherchait : si l'éther avait pour vocation éradiquer la race humaine, la nature a trouvé le chemin de la vie, en toi. Tu es le meilleur des mondes, entre les change-peaux, les fées et les humains. Conçu par les premiers, éduqué par les derniers. Tu vaux mille fées, mille changeurs, mille humains. Aie foi en toi et ton pouvoir.
— Mais, j'ai plus tué que n'importe qui…
— Dynamagos aussi te cherchait et t'a manipulé dans tes songes. Tu étais son instrument de destruction depuis qu'il avait répudié Charya. Maintenant, tu es libéré de son influence, alors…
— Mais, j'ai plus tué que n'importe qui…
— Dynamagos aussi te cherchait et t'a manipulé dans tes songes. Tu étais son instrument de destruction depuis qu'il avait répudié Charya. Maintenant, tu es libéré de son influence, alors…
Soudain, au plus profond des galeries, retentit un cri. Un cri d'oiseau. Un croassement.
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Commentaires ()
En même temps, elle l'a bien cherché ;).
On est effectivement monté tout au long de cette histoire dans la violence et la brutalité des sentiments. Mais cela sert un but, en tout cas j’essaie de faire en sorte que…
Merci à toi pour ton assiduité !
Je trouve juste un peu dommage que les protagonistes de la première scène ne soient pas identifiés plus rapidement, je me suis demandé de qui il s’agissait (je sais, je ne suis pas un lecteur très éveillé…).
Vivement le prochain chapitre !
Prochain épisode dans trois jours !
Merci de ton assiduité :)
Le dénouement approche :)
Vivement le 12.