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✦ Pulsar05 Les Chroniques de l'Ether XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les Chroniques de l'Ether — Chapitre 7 · La Fondation

18 minutes
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Les Chroniques de l'Ether

Chapitre 7 · La Fondation

Chapitre 7 - La Fondation
Myréthnopole se remettait doucement de la catastrophe qui avait coûté la vie à des milliers d'habitants. On ne comptait plus les rapports d'éclaireurs qui revenaient des quatre coins du continent (quand ils revenaient) pour faire un état des lieux désastreux des populations survivantes. Parmi tout ce qui était détruit, les habitations récoltaient la palme ainsi que la plupart des bâtiments de fabrication (usines, ateliers, etc.). On louait la sagesse des Anciens, de qui on tenait les structures solides et bien bâties : la Tour de Gaïa, la plus formidable des constructions de la cité en faisait partie, la Grande Bibliothèque et le Palais des Peuples également. La Nef était la plus magnifique, un assemblage de pierres, de vitraux et de bois monté comme un bâteau inversé, le tout surmonté de coupoles de pierre colorées, faisait la fierté de la cité. Ainsi, ces ouvrages faisaient partie des derniers rescapés de l'incident.
Typhlodème, nommée temporairement ingénieure de la Capitale, œuvrait depuis plusieurs cycles de Jour pour nettoyer les décombres et rebâtir la cité partiellement en ruine. Avec l'aide de son amie de toujours, Tectheria l'Hylédiptère de vert vêtue, elle organisait les grands chantiers à travers la ville et occupait, de ce fait, les habitants ou les nouveaux arrivants des campagnes, devenus oisifs. Elle s'était également entichée de ses petits golems, de véritables fouisseurs faits de terre, de pierre, auxquels elle avait su donner un objectif. Ce fut assez étrange pour les habitants de voir déambuler ces créatures muettes mais bien aidantes. Elles étaient des coquilles vides, enfin presque. Chacun des survivants de l'incident espérait déceler au fond de leur regard l'espoir d'y retrouver un être cher perdu.
En effet, Typhlodème ne pouvait juste pas leur donner vie. Depuis longtemps, son enseignante lui avait expliqué le tribu qu'impliquait l'utilisation de l'Éther. Et il était contre-nature qu'elle pût créer la vie artificiellement. Aussi, elle puisa dans l'énergie vitale encore rémanente des cadavres qui jonchaient le sol et les décombres de la ville. Tous furent apeurés, en premier lieu, de cette prouesse. Mais elle leur expliqua avec son amie qu'il ne s'agissait pas de nécromancie mais juste de transfert d'énergie : on récupérait ce qu'on pouvait pour exploiter jusqu'au bout le cadeau de leur vie trop vite perdue. Et les premiers golems qui s'effondrèrent épuisés lui donnaient raison. Elle dut avoir recours à cet artifice-ci parce qu'elle ne pouvait doter toutes ces créations d'Érotium, n'ayant pas le stock nécessaire ni même les fées sous la main pour en produire autant d'un coup.
Au bout d'une quinzaine, Myéthnopole était propre et les bâtiments se construisaient lentement mais sûrement. L'autorité de la ville était pleinement satisfaite d'avoir trouvé en elle la responsable des opérations idéale. Elle continuait néanmoins à attirer des regards venimeux à son égard, étant donné son état physique. La jeune femme blonde, bien qu'encore très belle, avait dû employer les grands moyens pour survivre à ses blessures, et sans entrave. C'était pour cette raison, avec le concours moral et technique de sa perceptrice, qu'elle conçut les premières prothèses automatisées à commandes neuronales, à but thérapeutique. D'abord, pour elle-même, elle fabriqua un œil bionique pour remplacer celui qu'elle avait perdu : il s'agissait là d'une prouesse où l'Éther, la mécanique et la biologie fonctionnaient de concert pour redonner la vue perdue. Elle remplaça également son bras, lui apportant force, précision et résistance. A jamais transformée, elle apprenait doucement à s'accepter en tant humaine modifiée, améliorée.
Alors qu'elle supervisait un chantier de reconstruction de la grande poterne de la route du sud avec son amie, elle vit arriver un curieux cortège sur les flots de la rivière qui passait non loin de là. L'embarcation accosta au ponton du petit port qui mouillait sur la Kliazmolga. En descendirent le groupe le plus curieux qu'elles avaient pu voir arriver ces derniers cycles. La dryade fut la première à fouler le bois de ses pieds nus, l'homme qui la suivait précédait une fée à l'allure altière. Les trois comparses semblaient éreintés, à observer leurs démarches, et l'état de leurs vêtements, ou de ce qu'il en restait, était un aperçu consternant de leurs épreuves pour rejoindre la capitale. Son détecteur se mit à vriller dans tous les sens. Elle l'avait enfin finalisé et, a priori, il fonctionnait du tonnerre.
Alors qu'ils arrivaient, elle les salua avec engouement :
— Bienvenus à vous, Mantarkh ! A vous également, Aerkyr ! Et bien sûr à vous, Thermoptès !
Les trois rescapés se regardèrent, interloqués, avant de se retourner vers l'humaine blonde à l'œil de métal, une incompréhension les avait figés. Mantarkh prit cependant la parole :
— Merci de votre accueil ! Bien que nous n'ayons jamais été présentés…
— Oh, excusez-moi ! C'est que je me suis fabriqué cette petite merveille qui n'arrête de vibrer quand il détecte une personne sensible à l'éther ! s'exclama la blonde, surexcitée, en montrant l'objet en question. Moi, c'est Typhlodème, et voici mon amie et perceptrice, Tectheria, finit-elle par ajouter avec une pointe de sérieux.
— Bonjour à vous trois !
— Nous sommes enchantés de vous rencontrer, répondit Aerkyr, d'une voix posée. Impressionnant, votre outil ! Vous avez également été touchés par l'incident apparemment.
— Oui, la ville a été frappée assez durement ! Moi, je l'appelle l'écho tardif ! Je trouve que cela sonne bien et rappelle le cataclysme des anciens, vous savez : le Grand Flash.
— Consciemment, je n'ai jamais eu l'occasion de voyager si loin, mais je vois bien les similarités, réagit la dryade, évasive. Espérons que nous ne subirons pas les mêmes conséquences…
Cette dernière phrase laissa les cinq personnes assez songeuses. L'ingénieure finit par rompre le silence pour expliquer les péripéties qui avaient affecté la ville, leurs tentatives avec la fée brune pour sauver le plus de monde possible, la tristesse et la désolation qui régnaient, les hurlements qui résonnaient dans leur sommeil. Les autres l'écoutaient en silence, mesurant petit à petit l'étendue de sa force de caractère et l'empathie dont elle avait fait preuve.
— Parmi les survivants, beaucoup ont vu des choses changer en eux ? la coupa Thermoptès, qui trépignait.
— Que t'est-il arrivé, ma douce ? lui demanda Tectheria.
— J-je ne suis pas sûre d'être prête à en p…
— Elle a tué quelqu'un, déclara la dryade, sérieuse. Comme moi.
— Toutes se retournèrent vers Aerkyr
— J'ai perdu quatre amis.
Un silence pesant s'installa. Les badauds qui travaillaient à la réfection de la porte principale s'arrêtèrent et écoutèrent la discussion. Allaient-ils en savoir plus ?
— Nous avons tous perdu des gens proches, voulut excuser l'ingénieure.
— Vous ne comprenez pas ! Nos capacités ont changé ! Et cela nous effraie ! réagit la fée blonde, au bord de la crise de nerf.
— Des choses ont également changé pour nous, aussi, tenta l'autre fée de la rassurer. Enfin, pour moi, non. Mais pour Typhlodème, si. Vous êtes dotés d'un pouvoir extraordinaire, désormais. Que comptez-vous en faire ?
Aerkyr les regarda s'enlacer alors que Thermoptès s'effondrait en larmes. Depuis le temps qu'il la suivait, c'était la première fois qu'il la voyait perdre autant contenance. Leur rencontre remontait maintenant à une dizaine de cycles, quand elle avait fini par s'arrêter à la rivière pour se ressourcer quelque peu. Il avait atterri plus loin pour ne pas la brusquer, ne la connaissant pas. Alors qu'il s'était apprêté à s'approcher d'elle et feindre qu'il s'était perdu, il avait remarqué qu'elle était nue. Enfin presque. Parée de flammes avait été plus exact. Elle était splendide, effrayante sous certains aspects. Ses seins fermes et bien portants tombaient à peine. Ses hanches fines et musclées renfermaient un trésor qu'il n'avait pas pu voir, caché par des ailes de feu. Honteux de son attitude, quand elle avait fini par éteindre le feu qui l'embrasait, il s'était présenté à elle, se confondant en excuses de la trouver ainsi. Elle l'avait rassuré, cela ne l'avait pas dérangée. Comme sa voix était si douce, suave, chaude ! Il s'était senti presque conquis. Ils avaient longtemps conversé sur leur passé, bien qu'ils eussent évité l'objet principal de leur exil. C'eut été Mantarkh, qui avait été en train de passer là, qui les avait conviés à partager son bâteau, ne voulant plus faire le voyage seule.
Ce fut ainsi que les trois compagnons, que tout différait, finirent par se trouver aux portes de Myréthnopole, à converser avec la plus étrange des humaines, affublée de sa perceptrice ailée.
— Aujourd'hui, je ne prendrais aucune décision, hormis si vous avez besoin de main-d'œuvre, déclara l'Ornithantrope. Et si cela ne vous gêne pas, j'aimerais auparavant profiter du confort d'un lit.
Et il s'en fut par la grande porte et pénétra dans la ville.
— Mais attends ! Attendez ! supplia l'ingénieure en voyant ses interlocuteurs se dispatcher dans la capitale, impuissante.
— A plus tard, Typhlodème. Rassurez-vous, notre discussion n'est pas terminée. Seulement, cela fait deux semaines que nous descendons la rivière. L'antique cité du Grand Cèdre est détruite, l'humanité est jetée à la dérive une fois de plus. Mais nous sommes trop épuisés pour faire quoi que ce soit d'utile, expliqua l'Oracle avant de s'éclipser elle aussi dans la ville.
Dépitée, l'ingénieure abandonna son chantier et retrouva la quiétude de son atelier, où elle pouvait libre cours à ses idées, ses envies, ses pulsions. Son amie entra à sa suite, remplit des jarres d'eau pure et activa le verrou de la porte. Elles ne devaient pas être dérangées.
Le seigneur des airs finit par se dégoter une taverne fraîchement réhabilitée. Lorsqu'il y pénétra, il trouva une grande pièce éclairée par des luminaires fixés au plafond. Des tables en bois occupaient l'espace avec intelligence : il était facile de circuler entre et, depuis le bar au fond de la pièce, on pouvait observer tout un chacun. La patronne, une fée aux courbes très généreuses, secondée par un homme affable, l'accueillit avec la froideur coutumière des locaux envers les étrangers, avant de retourner à sa discussion animée avec deux clients qui lorgnaient sans vergogne sur son décolleté qu'elle agitait sous leurs yeux.
Son collègue s'occupa alors de l'accompagner vers une chambre qui se trouvait à l'étage, selon son désir, et engagea la conversation avec intérêt. Lorsqu'il découvrit son logis pour ce premier cycle, il en fut enchanté et remercia avec chaleur l'employé, qui s'en trouva fort surpris de cette réaction. Et il le fut encore plus quand, alors que le Jour brillait encore haut, il vit son client s'affaler sans façon dans le lit confortable. Il ferma alors la porte après avoir déposé la clef sur la console à l'entrée et retourna en salle.
Pendant ce temps, l'oracle errait dans la ville, sans réel but. Parfois, elle reconnaissait une bâtisse ou une rue. Elle croisait beaucoup de gens qui s'affairaient. Ceux-ci la dévisageaient sans retenue. Elle ne leur en tenait rigueur : elle était bien loin de son habitat naturel. Elle se sentait bien alors elle chantonna pour elle-même, mais, dans son sillage, germaient de jeunes pousses qui deviendraient, pour certaines de simples fleurs, et pour les autres des arbres en tout genre. D'ailleurs, les plantes abîmées par l'incident, l'Echo Tardif, semblaient se soigner avec brio. Elle l'aimait bien, cette jeune humaine qu'ils avaient rencontrée. Elle l'avait fait montre d'efficacité et elle paraissait dotée de capacités bien maîtrisées. Les derniers mots de sa perceptrice lui restaient également en mémoire : que comptait-elle faire ? Elle ne pouvait réfléchir pour ses compagnons d'infortune, mais elle sentait qu'ils pourraient faire plus que juste rebâtir une cité.
Ses pas la menèrent au pied d'une immense tour d'albâtre. Une sensation étrange la saisit au cœur : des choses magnifiques avaient été faites ici, mais d'autres, qui lui étaient cachées, horribles avaient également été commises. Elle tenta de briser cette barrière, sans succès. Alors elle atteignit le seuil de l'entrée en haut d'une volée de marches et s'engagea à l'intérieur. Les deux vantaux se refermèrent derrière elle. Les impressions qu'elle avait s'évanouirent d'un coup. La lumière du Jour se diffusait dans la grande pièce circulaire qui accueillait deux immenses escaliers hélicoïdaux qui menaient jusqu'au sommet, desservant les nombreux étages de la tour. Des vitraux étaient disposés de façon à ce que les marches fussent toujours éclairées par le Jour ou la Nuit.
Une fois l'émerveillement passé, elle comprit où elle se trouvait : la Tour de Gaïa, l'antique confrérie des sept plus puissants sages homomorphes fondée il y avait plus de mille ans. L'histoire racontait que son objectif avait été l'entente et l'unification des peuples, mais que la dernière génération de sages eurent été dupés et renversés par l'un des leurs, Dynamagos dit le Tyran, il y avait maintenant trois cents ans. Elle ne résista pas à la tentation et entreprit la grimpée des marches. Elle voulait voir la salle où ils s'étaient réunis. L'excitation la gagnait et elle accéléra le pas. Lorsqu'elle finit par atteindre son objectif, quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit de la lumière dansante dans la fameuse pièce entrouverte ! 
Quelqu'un l'avait précédée !
Elle s'avança silencieusement pour surprendre le fautif, bien qu'elle ne fût pas moins condamnable : le Tyran avait décrété l'interdiction d'accès lors de son putsch. Elle trouva à moitié allongée, au milieu de l'immense table ronde qui trônait au centre de la pièce, une fée rousse, a priori nue et en train de se masturber allègrement. Thermoptès. De vraies accros, ces fées ! Elle lui tournait le dos, mais sa position lui permettait de voir qu'elle se triturait les seins rageusement alors que sa main encore disponible fouillait son sexe. Apparemment, le plaisir était au rendez-vous puisqu'elle gémissait assez bruyamment. Elle voyait ses ailes luire de plus en plus fort à mesure que son orgasme devait monter. Mantarkh était stupéfaite par ce dont elle était témoin. Soudain, l'orgasme prit la fée avec une telle force qu'une onde balaya la salle avec puissance et la dryade se retrouva projetée dans les escaliers, la table se brisa et les vitraux volèrent en éclats. Elle n'en fut pas un témoin direct mais elle apprendrait par la suite que toutes les eaux pures de la ville prirent une teinte bleu électrique. La violence du souffle surprit la dryade mais alla tout de même la retrouver, encore ébranlée par son orgasme.
— Tu vas bien, Thermoptès ?
L'interpellée se retourna vivement vers la porte qui s'ouvrait sur son amie récente, la honte d'avoir été surprise la traversa une seconde, avant de constater que ses vêtements étaient encore en lambeaux :
— Que fais-tu ici ??
— Je venais par hasard. Je ne pensais pas tomber sur toi, ni d'être projetée sous l'effet de ton orgasme dévastateur ! répondit Mantarkh en riant.
— Au moins cela te fait rire ! Moi, j'ai encore perdu mes habits !
— Peut-être devrais-tu arrêter d'essayer de te contenir ?
— Et tout détruire ?? Quand tu auras d'autres idées lumineuses, fais-moi signe ! Je n'ai pas envie d'être encore responsable d'un massacre de masse…
— Tu ne m'as pas comprise : accepte-toi plutôt qu'essayer de te brider et te mentir à toi-même.
La moue boudeuse de la rousse fit place à de l'interrogation mêlée à de la réflexion. Puis l'oracle reprit :
— Je pense que nous allons avoir besoin les uns des autres pour apprendre à nous maîtriser et peut-être faire quelque chose de tout cela.
Son regard se posa sur la table brisée sous la fée et sur les vestiges que les anciens avaient laissés : livres, fioles, schémas, etc.
— La petite fée enseignante te fait réfléchir, pas vrai ? demanda la rousse, en se redressant, nue.
— Bien sûr ! Nous devons comprendre ce qu'il nous est arrivé, et exploiter cela à de meilleures fins. Au moins, pour la mémoire de nos pertes. Et faire mieux qu'eux avant nous.
Elle pointait du doigt les sept sièges renversés.
— Tu penses à quoi exactement ?
— L'espoir. La population a besoin plus que jamais de croire en l'autre. Et nous serions les ambassadeurs les plus à même pour cela. Une dryade, une fée, un changeur de peau.
— N'oublie pas l'humaine ingénieure.
— Exact ! Ensemble, nous pourrions guider les peuples en travaillant directement avec les dirigeants des cités des régions du continent.
— Alors, d'une, on n'a pas le don d'ubiquité. Et de deux, Gaïa a déjà tenté cela et regarde où nous en sommes.
— Simple : il suffit de recruter des gens que nous formerons à maîtriser leurs capacités artisanales et éthériques et développer des qualités de conseillers et de médiateurs. Pour ce qui est du passé, les sages se sont assis sur leurs trônes et n'ont cherché qu'à entretenir leur propre supériorité.
- “Recruter” ?
— Oui, accueillir des personnes dans notre groupe pour les former à réaliser conjointement avec nous notre objectif, somme toute plutôt noble.
— Mouais, il ne faudrait pas que cela sonne trop hypocrite, tout ça…
— On le ferait pour nous, oui. Pour expier nos fautes, si on veut. Mais il ne faut plus que cela se reproduise, et s'il existe un lieu où tous les sensibles à l'Ether pourraient apprendre à se maîtriser , cela profitera au bien commun.
— D'accord, je comprends ce que tu veux dire. On s'appellera “L'Ambassade” ? demanda la rousse, tout sourire.
— Je pensais à quelque chose de plus symbolique : on doit reconstruire notre société, nos villes à partir de leurs cendres, dans l'espoir que les fondations soient solides. Donc quelque chose comme “La Fondation” ou autre.
— Pas mal en effet…
La fée s'était approchée de son interlocutrice pendant leur échange, toujours nue.
— Mais toute cette discussion m'a donné faim.
Mantarkh observa la rousse, son regard mutin, sa bouche entrouverte, le sang qui pulsait dans son cou, sa poitrine massive se soulevant au rythme d'une respiration profonde et lente, son ventre musclé, son sexe qui perlait encore du plaisir qu'elle avait pris. Désormais, l'oracle sentait son souffle brûlant sur sa gorge. Et ses dernières barrières cédèrent. Elle plongea sur la bouche de la fée et leurs langues luttèrent dans un ballet érotique des plus exquis. Leurs mains bataillaient pour débarrasser la dryade de ses vêtements devenus terriblement gênants. Une pluie de feuilles, fleurs et écorces se répandit au sol avant que Mantarkh ne présentât sa nudité à la bouche de la fée vorace allongée au sol.
La lubricité retentit rapidement, au moyen des gémissements sonores de la dryade. Cette dernière profitait d'avoir ses mains libres, d'être à califourchon sur le visage de la rousse pour caresser son corps et jouer avec son petit bouton de plaisir. D'ailleurs, l'autre ne s'en privait pas et sa langue passait allègrement de son bourgeon à l'intérieur de son sexe qui pulsait sous le traitement intensif qu'il subissait. Les doigts de Thermoptès explorèrent également les tréfonds insoupçonnés de son plaisir qui la fit tortiller du cul. Alors, Mantarkh changea sa façon de faire : elle se pencha pour lécher et sucer le bouton de plaisir pendant que ses doigts fouillaient avec ferveur les deux orifices dont elle avait pleine disposition. Alors s'ensuivit un duel, à qui ferait exulter l'autre la première, à qui jouirait la dernière. Mais les coups de langue et les doigts ne suffirent pas à les départager. Elles étaient toutes deux au bord du précipice mais aucune ne voulait sauter sans l'autre.
Alors la dryade choisit de se redresser et de faire face à son amante du soir. Elles s'embrassèrent avec passion, goûtant leurs sécrétions dans une obscénité érotique la plus totale. Leurs poitrines voluptueuses frottaient l'une contre l'autre, faisant ériger leurs tétons. La température grimpait tellement que la fée semblait brûler. Assises l'une en face de l'autre, leurs jambes se croisant afin de plaquer leur sexe l'un contre l'autre, elles entamèrent des va-et-vient et des frottements qui les firent gémir audiblement. Le concert était on ne pouvait plus éloquent. Les deux amantes trempaient le sol et leurs entrecuisse. Chacune saisit les tétons de l'autre, les tortillant, les étirant. Cela ne fit qu'accentuer leur exutoire croissant. Les frottements s'intensifièrent. Et dans une ultime ruade, les deux nymphes crièrent leur orgasme simultané dans des gerbes de flamme pour Thermoptès et de glace pour Mantarkh.
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Wedreca
27 septembre 2024 à 18:26
Tout reconstruire ne semble pas une mince affaire... Surtout si les protagonistes n'arrêtent pas de baiser dans tous les coins :P. Il s'agirait de se mettre au travail... ou la fondation n'est pas près d'atteindre son but ;).

Et un chapitre de plus qui nous rapproche... du prochain ^^.
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Utilisateur supprimé
16 septembre 2024 à 21:21
En tout cas le doute est permis :)

Merci Monsieur Plume !
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Monsieur Plume
16 septembre 2024 à 21:11
Remarque judicieuse ! En fait je m’étais déjà posé la question et, à vrai dire, si cela se passe dans le futur, l’histoire devient encore plus intrigante.
Quoi qu’il en soit je te dis encore une fois bravo pour ce récit passionnant.
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Monsieur Plume
16 septembre 2024 à 20:19
Les choses se mettent en place avec cette réunion des personnages déjà rencontrés dans les chapitres précédents !
J’ai beaucoup aimé ici l’idée des golems animés par l’énergie des morts, c’est vraiment joli.
Et pour terminer en pinaillant un peu, l’utilisation de « bionique » et « dispatcher » me semble un peu trop moderne pour l’univers décrit. Mais c’est vraiment histoire de dire un truc parce que l’ensemble reste vraiment prenant…
Soyez respectueux
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