00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Pulsar05 Les Chroniques de l'Ether XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les Chroniques de l'Ether — Chapitre 23 · L'Ultime Alliance

17 minutes
761
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

Utilisateur supprimé Ce compte a été fermé. Le pseudo reste affiché pour préserver l'attribution de l'œuvre.

Les Chroniques de l'Ether

Chapitre 23 · L'Ultime Alliance

Chapitre 23 - L'Ultime Alliance
La ville de Zincheng était en pleine ébullition. Les révélations de Scylla avaient complètement bouleversées la paix ambiante qui régnait sur la cité. Cependant, Kryphakalos fut littéralement ébahi par l'organisation que les régents déployèrent pour répondre à l'appel.
En effet, à l'issue de l'échange vif et houleux sur les quais du port, le message d'Aerkyr avait été décortiqué par les notaires de la ville avant d'être diffusé dans les rues. Les façons sont différentes ici, constata le jeune homme. Tous les citoyens étaient consultés sur des questions aussi graves, sans distinction de métiers, de races ou de responsabilités. Aussi, la mairie offrait aux habitants le choix de traverser le continent pour apporter leur soutien à Myréthnopole, la Ville Aux Mille Peuples, L'Assiégée, comme ils l'appelaient désormais. Berceau de la nouvelle civilisation de l'Euprotochore, le dilemme prenait un sens pur, gonflé par l'altruisme, le devoir et le désir de sauver le cœur de leur passé.
Scylla et lui observèrent cette levée d'armée, avec des yeux ronds de stupéfaction. L'essentiel des valides et bien portants répondaient présent à cet appel pour des individus qu'ils ne connaissaient pas. Ils risquaient de mourir pour un allié qu'ils n'avaient jamais vu. Pourtant, ils étaient là. Kryphakalos se demanda s'il aurait lui-même ce choix. En moins de temps qu'il n'en fallut pour le dire, tous furent équipés, selon leurs coutumes, et s'engagèrent dans leurs aéronefs gigantesques. Quantités de pièces d'artillerie furent chargées dans les puissants dirigeables. On n'aurait jamais cru qu'un tel déploiement prendrait aussi peu de temps.
Le Maire était présent lors du départ de la flotte et transmit ses consignes à ses généraux. Puis, il se tourna vers les deux étrangers :
— J'espère sincèrement vous voir revenir ici pour que vous puissiez honorer la parole de l'ambassadrice. Autrement, je souhaite que le courage étreigne votre coeur plus fortement que la peur. Mais n'oubliez point ceci : l'un ne peut exister sans l'autre. Puissiez-vous trouver la force de pardonner à vos ennemis. Ce sera votre plus grande victoire.
— Merci pour votre immense confiance. Je ferai tout mon possible pour honorer la parole de ma regrettée épouse.
— Soit. A vous, s'adressa-t-il à Scylla, je ne cautionne pas votre présence ici. Mais j'ai foi que vous saurez rendre le pardon inestimable qu'il vous a offert.
L'interpellée baissa les yeux docilement, bien que son compagnon de bord remarqua qu'elle n'avait cure de sa réflexion. Après quelques poignées de mains fermes, le Maire quitta les aéroquais. Les généraux se séparèrent dans un salut fier et pompeux. L'un deux accompagna les deux étrangers montèrent à bord du plus grand dirigeable.
Les ordres furent donnés et l'ascension commença. Le spectacle vu depuis la terre ferme était extraordinaire : une centaine d'aéronefs s'élevait dans le ciel, tels d'immenses nuages noirs, crachotant des volutes de fumées charbonneuses. Juchés sur le poste d'observation, Kryphakalos et Scylla contemplaient la cité qui rapetissait progressivement. Puis les moteurs vrombirent et propulsèrent la flotte à vive allure.
Un lieutenant les rejoignit, vêtu dans un uniforme net et dépourvu du moindre pli, et, dans une révérence polie, s'adressa à eux :
— Nous allons bientôt atteindre notre vitesse de croisière, autour de 300 nœuds
1 nœud = 1 mile nautique par heure = 1.85km/h, soit = + de 550 km/h
. Aussi, l'Amiral vous suggère vivement de regagner vos quartiers. Je vous accompagne.
D'un geste du bras, il les invita à le suivre dans un dédale de couloirs. Ils paraissaient tous identiques avec leurs soubassements tapissés de bois flotté, poncé et lasuré. Toutes les portes étaient peintes d'un blanc cassé et étaient équipées d'un petit hublot occultable. Tout en leur indiquant le chemin, il leur expliqua également que, la Capitale étant éloignée de plus de 3200 milles nautiques, le trajet durerait tout le cycle. La flotte arriverait aux abords de la cité lorsque la Nuit serait haute.
Après avoir grimpé moults volées de marches et parcouru autant de corridors étroits et animés, ils arrivèrent sur le pont supérieur dédié aux quartiers privés, non loin de la capitainerie, d'où les ordres étaient donnés, puis s'arrêtèrent devant une porte blanche, similaire à toutes les autres :
— Voici la clef de votre chambre, déclara-t-il en leur tendant le précieux sésame, la mienne est située non loin dans le couloir. Je vous conseille de vous reposer. Je viendrais vous chercher au coucher du Jour, pour tenir un conseil avec les amiraux et commandants de bords.
— Il n'y a qu'une chambre pour nous deux ? interrogea le jeune homme, interloqué.
— Estimez-vous heureux de ne pas dormir avec les matelots, réagit-il vivement en adressant un regard plein de sous-entendus à la femme aux cheveux de métal.
Et il les laissa, tournant les talons, dans son uniforme impeccable.
Les deux étrangers découvrirent la chambre, assez spartiate : une couche, un fauteuil et deux tables de nuit meublaient la pièce, tandis que la décoration ne dénaturait pas par ses murs blancs et le bois qui revêtait le sol et les soubassements. Un renfoncement attenant était équipé d'une pièce d'eau. Kryphakalos ne savait pas qu'il était possible d'équiper de tels vaisseaux de cette façon. Un hublot dans le mur de la chambre offrait une vue plongée dans la nue.
Il resta debout, à contempler le ciel et la courbure au loin. La mélancolie le prenait doucement, alors que ses pensées vagabondaient vers les contrées de son enfance, les affres de son bonheur effacé, les senteurs des semis et de la terre fraîchement retournée. Il aurait tellement aimé faire découvrir à Tectheria l'authentique et simple plaisir de son labeur. Ils auraient été si heureux, ensemble et loin de toutes les problématiques du monde. Ils auraient pu faire l'amour quand ils l'auraient voulu, brûler leurs peines dans des brasiers orgasmiques, consumer leurs douleurs dans les soieries de leur couche. Sa vue se brouilla, au rappel vif et dolent de sa perte inestimable.
Dans son dos, il ignora les bruissements d'étoffes ainsi que le gémissement du matelas sous le poids de Scylla qui devait s'y installer ; pour se reposer, supposa-t-il. Il ne tenait pas à montrer sa peine. Cela lui était suffisamment affligeant de supporter sa présence, bien qu'il eût requise. Par conséquent, il se vida la tête dans les nuages qui flottaient au-dessus de la plaine escarpée. Tout paraissait si petit, si insignifiant.
Il s'interrogea sur le sens de tout ceci : le pourquoi de cette bataille ancestrale, les raisons qui poussèrent Zincheng à entrer en guerre, l'identité de leurs ennemis, leurs raisons qui les poussaient à l'affrontement. A l'échelle du continent, cela semblait bien dérisoire. Avait-il lui-même envie de risquer sa vie pour autant de personnes, qui ne le connaissaient pas ? D'ailleurs, n'avait-il pas été molesté lors de son arrivée à la Capitale ? Toutes ces questions sans réponse embrouillaient son esprit, plutôt que le vider. Et, sans cesse, l'image de son épouse revenait.
Un bruit dans son dos fit réagir son oreille, bien malgré lui. Il tenta de chasser l'impertinence du bruit, mais il fut forcé d'identifier une espèce de clapotis discret jumelé à des soupirs d'aise. Dormait-elle ? Ou… Quand même pas ??
Si…
Il ne put réprimer la velléité de se retourner et fut paralysé devant le spectacle dont il était témoin, tant la surprise et l'obscénité de l'instant se bousculaient dans son crâne.
Elle était nue. C'était la première chose qu'il constatait. Ensuite, tous les détails de la scène sordide l'assaillirent et le bloquèrent.
Scylla était avachie confortablement sur la couche, les coussins étant disposés contre le mur pour lui octroyer une assise digne d'un trône. Les serpents gesticulaient silencieusement, formant une couronne mouvante de métal. Son visage au port altier reflétait le bien-être et un désir sauvage qui transpirait de ses yeux d'or. De sa bouche entrouverte sortaient des gémissements qu'elle n'étouffait plus, avant de s'étirer en un large sourire lascif. Sa poitrine massive et charnue tombait légèrement de chaque côté de son buste et se soulevait au rythme des respirations saccadées. Le téton sombre de gauche était malmené par ses doigts agiles et se dressait fièrement sous les pincées et les torsions qui lui étaient infligées. L'autre bras s'appuyait nonchalamment sur le bassin pour que la main droite pût s'activer avec délice au cœur du bonheur. Les jambes écartées, trois doigts vigoureux s'enfonçaient avec frénésie, d'où les fameux clapotis, tandis que le pouce stimulait le petit bourgeon érigé.
Scylla, sous le regard fiévreux de son compagnon de chambrée, ne refoulait plus son plaisir. Elle voulait profiter et lui faire profiter, en remerciement de sa gratitude. Elle gémissait de plus en plus fort, alors que son corps se tendait sous l'exaltation qui se rapprochait. Kryphakalos la vit accentuer ses mouvements, imposant un rythme impossible à son sexe distendu par les aller et venues. Le creux de ses reins subirent la pulsion d'une envie à laquelle il voulait rester sourd. Son bas-ventre le démangeait furieusement alors que la créature dans le lit l'appelait au lâcher-prise en intensifiant ses glapissements de jouissance. Ses chausses se trouvèrent rapidement serrées et inconfortables.
Enfin, un jet de fluide combiné à un râle extatique fut la conclusion de ce spectacle improvisé et personnalisé. Scylla reprit son souffle, puis :
— Viens s'il te plaît. J'ai envie de toi.
Il lui adressa alors un regard perçant, qu'elle n'oublierait jamais. Et, bien qu'il brûlait d'envie d'honorer sa requête, ses yeux se durcirent et, sans un mot, il quitta la chambre en claquant la porte.
Il erra dans les couloirs du pont, tentant de reprendre contenance. Elle ne manquait pas de toupet, il fallait le reconnaître. Mais il ne comprenait pas ce genre d'attitude, surtout envers lui, compte tenu de ce qu'elle lui avait fait subir.
Il parvint à calmer sa respiration et refouler l'érection qui le gênait. Il trouva une double porte sur laquelle il y avait une inscription qu'il ne comprenait pas. Il frappa et, n'ayant pas de réponse, entra.
Ce fut le second choc.
Il reconnut l'Amiral de la flotte en pleine étreinte charnelle avec son second et deux lieutenantes Hylédiptères. Cependant, il ne comprit pas immédiatement leurs pratiques qu'il trouva bizarres : les deux individus masculins étaient à quatre pattes sur un lit du dortoir privatif, tandis que les deux fées les besognaient avec vigueur avec un membre factice harnaché à leurs bassins. Les cris de plaisir étaient bestiaux et ne laissaient aucun doute quant au plaisir pris par les quatre partenaires.
Il referma la porte sans bruit, n'étant pas plus d'humeur qu'auparavant, bien qu'intrigué cependant. Il s'en retourna, contri, s'éloignant de toutes ces déviances comportementales.
Il parvint à la pointe de l'aéronef. Elle était constituée d'une bulle de verre qui offrait un panorama rare et pur. Le Jour était sur le déclin. Au loin, par-delà la forêt, les plaines et les rivières, un œil acéré pouvait distinguer la grande Capitale, de laquelle des volutes de fumées noires s'élevaient.
Soudain, une présence féminine s'accola nue dans son dos. Il sentait ses tétons pointer sur sa peau, ses bras enserrer son ventre, telle une étreinte amoureuse. Son souffle chaud lui faisait frémir l'échine. Sa langue embrasait sa colonne vertébrale à chaque passage. Ses mains se dirigeaient insidieusement vers son bas-ventre, qui réagit instinctivement.
— Je peux être celle que tu souhaites, mais s'il te plaît, prends-moi.
Le ton était doux ; la voix, chaude. Cependant, un sec mouvement d'ailes, Kryphakalos se dégagea et se retourna vers la Gorgone, un léger sourire sur ses lèvres :
— Laisse-moi ! Je ne te désire pas, quand bien même tu pourrais être plus belle qu'elle. Elle avait mille fois ta valeur. Alors dégage !!
Son visage se déforma en un rictus peiné, avant qu'elle n'ajoutât :
— Avant la fin, tu auras besoin de moi. J'espère simplement que tu sauras mettre ta fierté de côté.
Et elle s'en fut, l'abandonnant à ses réflexions, toujours nue et magnifique. Et il reporta son attention vers la ville en détresse. La peur et la résolution menaient un combat acharné, mais il ne savait dire si cela se passait là-bas ou dans son cœur.
Un appel au branle-bas de combat retentit dans les couloirs. Déterminé, pour ne pas céder à la couardise, il prit la direction de la Capitainerie.
***
La pluie de feu qui s'abattit sur ses compagnons d'arme le bouleversa beaucoup. Le pire, cependant, était la lâcheté dont il avait fait preuve, les abandonnant à l'instant le plus critique. Aerkyr venait de s'envoler du champ de bataille, offrant à l'ennemi une exécution gratuite des dix soldats de fortune. Atterrissant sur les remparts un peu plus loin, il constata avec effroi l'ampleur de son mal.
Ailleurs, son regard se porta vers la lutte terrible entre Thermoptès et une créature ignoble. Elles étaient entourées d'un véritable amphithéâtre de cadavres. L'une combattant avec la flamme, l'autre armée de la glace, chacune défendait sa position avec un acharnement tenace. Et chaque armée semblait hypnotisée par la puissance du duel, duquel tout semblait se jouer. Les projections de lumières rouges et bleues faisaient de nombreuses victimes collatérales. Des impacts fragilisaient même la structure de la muraille qui protégeait la cité assiégée.
Plusieurs détails attirèrent son attention.
Le premier était un individu immense et noir qui fendait son armée en deux, derrière lequel se traînaient deux gigantesques aurochs tirant un attelage de bois et de métal. Une sombre machinerie tourbillonnait, diffusant une aura rougeâtre, attisant les soldats morts-vivants, réveillant en eux une volonté d'en découdre qui faisait frémir Aerkyr.
Le second était un freux noir qui volait vers lui. Il lui était familier. Se pouvait-il que…
La simultanéité des deux événements était on ne peut plus déroutante. Et pourtant, dans l'obscurité croissante de la Nuit, le ciel s'était empli de puissants dirigeables. Ceux-ci engagèrent immédiatement le combat dans des rafales meurtrières d'artillerie qui pilonnaient l'armée adverse, tandis que des troupes au sol lançaient leur premier assaut sur leur flanc gauche.
Sans qu'il n'eût donné le moindre ordre, les portes de la cité s'ouvrèrent et vomirent tous les citoyens, Mantarkh en tête, criant et hurlant, armés et prêts à défendre la ville qui leur était chère ainsi que la fée en danger. En l'espace de quelques instants, la situation s'équilibra, et la surprise fut telle que l'ennemi fut contraint, dans un premier temps, de battre en retraite. Aerkyr profita de la panique pour rejoindre la charge, planant au-dessus de leurs têtes.
Thermoptès était toujours aux prises avec cette femme-créature écoeurante. Il rallia la lutte dans l'espoir de forcer leurs chances de la vaincre. Il usa de rafales pour déstabiliser l'adversaire, tandis que la fée propulsait de puissants orbes enflammés. L'air était brûlant mais leur cruelle adversaire donnait le change avec vaillance et âpreté. Ses rayons de givre contrebalançaient sans effort les assauts brûlants de la fée. Malgré la présence d'Aerkyr pour la harceler depuis les airs, le combat n'était pas à l'avantage des Fondateurs. La lutte, autant physique que mentale, était menée par Charya, qui déployait des trésors de lubricité et de cruauté pour fatiguer ses adversaires. Et bientôt Aerkyr fut jeté au sol par un trait de glace noire.
Ce fut alors que le grand individu tout de noir vêtu entra dans la danse. Sa puissance transpirait de tous ses pores. Chaque pas assourdissait l'air. Son aura pernicieuse se diffusait de plus en plus intensément. Puis, surprenant tout le monde, il frappa dans ses mains, générant une violente onde de choc qui terrassa tous les combattants. Charya fut la première debout, mais Thermoptès et Aerkyr étaient épuisés et peinaient à se redresser.
— Cela suffit ! déclara l'homme en noir. Nous voulons tous la même chose : libérer les peuples. Alors rendez les armes !
Sa voix portait partout sur le champ de bataille, devenu bien silencieux. Mantarkh, qui arrivait tout juste, réagit alors :
— Il s'agit d'une curieuse manière que de libérer les peuples en les assiégeant, Dynamagos ! On ne parle même pas des tortures dont vous êtes responsables ! Vous avez couvert d'opprobre la Confrérie de Gaïa ! Vous n'avez nulle voix ! Vous n'avez plus de nom ! Retournez dans l'obscurité !
Elle aussi avait une voix, et elle emplit le cœur des armées d'une étrange sensation : l'espoir. L'espoir dans la lutte. Leur ennemi était identifié et cela rengorgea leur détermination.
Soudain, un bruit retentit dans l'air, une rafale dans le ciel, une tempête dans les nuages, un ouragan dans les ténèbres. Une forme immense et noire couvrit la lumière de la Nuit, provoquant la terreur dans les deux armées. Puis, l'ombre plongea vers le sol, vomissant des trombes d'éclairs bleutés. Sa vitesse était folle. Et l'impact fut terrible lorsqu'elle s'abattit en plein milieu de l'armée des morts. Des hurlements retentirent, la terre trembla et craqua sous la violence du choc.
Tous étaient dans l'expectative : qu'est-ce qui était tombé ?
Seule Mantarkh souriait. Elle savait qui était-ce. Elle l'avait toujours su.
La chose ravagea les troupes, les détruisant sur son passage. Chaque pas faisait vibrer le sol stérile, tel un orage. Au loin, des éclairs illuminaient la vallée. Et cela se rapprochait. Les soldats frémissaient, effrayés par cette monstrueuse créature. Charya et Dynamagos se regardaient interloqués, avant de s'apprêter à l'offensive. Thermoptès et Aerkyr rejoignirent Mantarkh, l'interrogeant du regard.
Puis, le silence tomba de nouveau. S'était-il envolé ? Dynamagos et Charya se mirent à incanter, dans une langue inconnue. Ils luirent d'une aura répugnante, noire et opaque. Les cadavres se relevèrent à nouveau, provoquant des hurlements de terreur parmi les vivants. Il se délectèrent de l'effet produit et se préparèrent à l'ass…
BOOOOOOOOUUUUUUUUUUMMMMMM
Un immense cratère fut creusé aux pieds des deux pernicieux comparses par le dragon titanesque et noir qui se dressa face à eux, les défiant. Mantarkh vit quelqu'un en descendre discrètement. Elle remarqua qu'il s'agissait d'une femme, bien qu'elle ne reconnût guère Tectheria, qui disparut ensuite derrière la créature. Kryphakalos voulait en finir et cracha le tonnerre depuis sa gueule ouverte sur les ennemis bien esseulés. Cependant, leur aura obscure garantit leur protection et cela eut nul effet, au grand désarroi des Fondateurs.
Alors ils ripostèrent avec une vigueur redoutable. D'un souffle noir, ils infectèrent la créature qui accusa difficilement le coup et rapetissa peu à peu sous le regard impuissant de Mantarkh.
— Je suis votre maître à tous, en tout temps et tout lieu. Vous ne pouvez rien contre moi ! hurla Dynamagos, dans une rage conquérante.
Puis, il se détourna vers les trois Fondateurs, rejoints par Typhlodème et son armée de golems :
— Vous êtes encore plus faibles que lui, idiots ! ricana Charya, balançant ses gros seins ostensiblement.
— Exécute-les maintenant, ordonna le Tyran. Je m'occupe du petit salaud.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Utilisateur supprimé
16 décembre 2024 à 19:44
Toujours aussi captivant… La bataille est très bien décrite sans lourdeur. Je sens la fin approcher à grand pas et je le répète, ton histoire va me manquer.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Wedreca
Wedreca
15 décembre 2024 à 12:18
La bataille fait rage ! On se croirait à la fin de Game of Thrones ^^'

En tout cas, je n'aimerais pas être dans les parages, pauvre petite créature que je suis :P.

Bravo pour ce chapitre plein d'action, Pulsar :).
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
15 décembre 2024 à 10:30
Que de rebondissements et pourtant l’issue de cette bataille semble toujours bien incertaine !
Je suis admiratif des trésors d’imagination que tu déploies depuis le début pour faire vivre ce monde imaginaire de manière cohérente. Sincèrement, bravo !
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Agentchelateur Teikoku, épisode 2 XSTORY
Teikoku, épisode 2
Chapitre unique
Par Agentchelateur
6
2
2.9k
Hétéro
✦ Loco2016 L'ordre du chaos : saison 2 XSTORY
L'ordre du chaos : saison 2
Chapitre 6
Par Loco2016
89
7
3.3k
Hétéro
✦ BrusselX [Sci-Fi / Tentacles] Le réveil d'Odin XSTORY
[Sci-Fi / Tentacles] Le réveil d'Odin
Chapitre 5
Par BrusselX
70
3
3.2k
Hétéro
✦ El'Macho Le Cycle de Gorka XSTORY
Le Cycle de Gorka
Chapitre 2
Par
6
0
1.1k
Hétéro
✦ Mister cat Le champion d'arène XSTORY
Le champion d'arène
Chapitre 8
Par Mister cat
12
1
2.5k
Gays
✦ BrusselX [Sci-Fi / Tentacles] Le réveil d'Odin XSTORY
[Sci-Fi / Tentacles] Le réveil d'Odin
Chapitre 2
Par BrusselX
103
0
6.9k
Hétéro
✦ El'Macho Le Cycle de Gorka XSTORY
Le Cycle de Gorka
Chapitre 6
Par
4
0
838
Hétéro
✦ BrusselX [Sci-Fi / Tentacles] Le réveil d'Odin XSTORY
[Sci-Fi / Tentacles] Le réveil d'Odin
Chapitre 4
Par BrusselX
62
0
3.7k
Hétéro
✦ Scribe du Nord Le sang des dragons XSTORY
Le sang des dragons
Chapitre unique
Par Scribe du Nord
81
6
3.2k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio